Mécanique 2 (PCSI)/Loi du moment cinétique : Pendule de torsion

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Modèle:Chapitre

Nous nous plaçons, dans ce chapitre, dans le cadre de la dynamique newtonienne.

Notion de fil de torsion

Modèle:AlLes fils introduits jusqu'à présent ne travaillaient qu'à la tension sans faire intervenir la « torsion »[1], l'action qu'ils exercent sur les corps auxquels ils sont attachés était purement « longitudinale »[2] et pour les distinguer des « fils de torsion » que nous allons introduire maintenant, on qualifie ces fils ne travaillant qu'à la tension de « fil sans torsion » ;

Schémas de définition de la torsion d'un fil

Modèle:Alpour différencier un « fil sans torsion » d'un « fil de torsion », on pose le fil légèrement tendu sur un plan horizontal sans aucune action rotatoire déformante de façon à ce qu'il suive une ligne rectiligne et soit « non tordu » (voir ci-contre) ;

Modèle:Alsur la surface latérale du « fil légèrement tendu et non tordu » on peut repérer une génératrice du tuyau cylindrique représentant la surface latérale du fil, cette génératrice est rectiligne dans la mesure où le fil est non tordu (voir figure supérieure ci-contre) ;

Modèle:Albloquant une extrémité du fil et exerçant une action de torsion dans un sens choisi comme sens «+» à l'autre extrémité, on constate d'une part que la génératrice prend la forme d'une hélice plus ou moins allongée (voir figure supérieure ci-contre) et d'autre part, quand on lâche l'extrémité tordue sans lui communiquer de vitesse initiale, deux cas limites peuvent se présenter :

  • soit le fil reste en l'état c'est-à-dire tordu sans reprendre son état initial, il s'agit alors d’« un fil sans torsion », c'est-à-dire les fils utilisés jusqu'à présent,
  • soit le fil se détord ce qu'on observe par le fait que l'extrémité tordue dans le sens «+» ainsi que tous les brins intermédiaires tordus dans le même sens de façon différentielle jusqu'à l’extrémité fixe subissent une diminution de déformation transversale (correspondant à une rotation des brins dans le sens «») également de façon différentielle « jusqu'à ce que le fil reprenne son état initial »[3], il s'agit alors d'« un fil de torsion ».

Couple exercé par le fil de torsion sur le solide auquel il est fixé, constante de torsion du fil

Actions d’un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la « résultante des actions de translation exercées par le fil » et couple de torsion du fil défini par le « moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil »

Modèle:AlReprenons le fil de torsion du paragraphe précédent en le mettant vertical avec l'extrémité supérieure maintenue fixe et l'extrémité inférieure reliée au « solide »[4] étudié, puis

Modèle:Alexerçons une torsion initiale d'un angle «α0» sur l'extrémité inférieure reliée au solide, ce dernier étant lâché sans vitesse initiale (voir schéma ci-dessous représenté à un instant t avec liaison inférieure du solide par un fil sans torsion) ;

Schéma d'un pendule de torsion représenté sans masselottes additives et avec fil inférieur sans torsion avec ajout des actions exercées sur la tige à l'instant t

Modèle:Alsur ce schéma, «A0B0», représenté en tiretés, est la position du solide quand le fil de torsion supérieur n'est pas tordu servant de position de référence pour repérer l'angle de torsion du fil supérieur «α(t)={A0B0,AB(t)}^»[5], «α0» étant la valeur de «α(t) à l'instant initial t=0» ;

Modèle:Alseules les actions des fils sur le solide (représenté sans ajout des éventuelles masselottes situées de part et d'autre du point d'attache C de la tige aux fils) figurent sur le schéma :

  • celles du fil de torsion supérieur [tension du fil Tsup et couple de torsion de moment Γtors[6]] et
  • celle du « fil sans torsion inférieur [tension du fil Tinf]»[7] ;

Modèle:Alle fil de torsion supérieur étant orienté par le vecteur unitaire ascendant «uCOsup» lequel définit aussi le sens «+» des angles dans le plan horizontal passant par C, l'angle de torsion «α(t)»[5] sur le schéma ci-dessus est «>0» correspondant à une génératrice de la surface latérale du fil tordue selon une « hélice gauche »[8], le fil se détordant par une action modélisée par un couple de torsion agissant sur le solide dans le sens «»[9] dont le vecteur moment «Γtors» est colinéaire et « de sens contraire à uCOsup»[9].

Modèle:AlLe vecteur moment du couple de torsion «Γtors(t)» que le fil de torsion supérieur exerce sur le solide auquel il est accroché s'explicite partiellement, à l'instant t, sous la forme
«Γtors(t)=Γtors(t)uCOsup»
dans lequel «Γtors(t) est toujours de signe contraire à l'angle de torsion α(t)»[5].

Modèle:AlRemarque 1 : Le vecteur moment du couple de torsion «Γtors(t)» que le fil de torsion supérieur exerce sur le solide auquel il est accroché n'est pas représenté par un vecteur colinéaire et de sens contraire à uCOsup pour éviter la confusion avec une force,
Modèle:AlModèle:Transparenton représente le couple de torsion par le sens de rotation dont il serait la cause s'il agissait seul en indiquant à côté de cette flèche incurvée le nom du vecteur moment du couple «Γtors(t)» Modèle:Nobr sur le schéma ci-dessus, la flèche incurvée étant positionnée autour de C, point d'attache du fil au solide).

Modèle:AlRemarque 2 : Le fil de torsion supérieur exerce aussi sur le solide une force de tension «Tsup» dont le vecteur moment par rapport à C étant nul n'a aucune influence sur une éventuelle rotation du solide dans le plan horizontal.

Modèle:AlRemarque 3 : Si le fil sans torsion inférieur est remplacé par un fil de torsion fixé à son extrémité inférieure Oinf et tel que les deux fils de torsion soient simultanément non tordus quand «α=0», l'angle de torsion «α(t)»[5] sur le schéma ci-dessus étant «>0» correspond à une génératrice de la surface latérale du fil de torsion inférieur tordue selon une « hélice droite »[8] (le fil de torsion inférieur étant le symétrique par rapport au plan horizontal passant par C du fil de torsion supérieur),
Modèle:AlModèle:Transparentle fil inférieur se détordant par une action modélisée par un couple de torsion agissant sur le solide dans le sens «»[9] dont le vecteur moment «Γtors. inf.» est colinéaire et « de sens contraire à uCOsup»[9], [c'est en fait le même couple de torsion donc le même vecteur moment soit encore «Γtors. inf.=Γtors. sup. tous deux notés Γtors»].

Expression du vecteur moment du couple de torsion exercé par le fil en fonction de l'angle de torsion « α(t) », notion de constante de torsion « C » du fil de torsion

Modèle:AlExpérimentalement on constate, en restant dans le domaine des torsions modérées, que «

Γtors(t)

est

à l'angle de torsion

α(t)

[5] », le « cœfficient de proportionnalité étant

<0

», « de valeur absolue notée

C>0

» et appelée « constante de torsion du fil » soit

«Γtors(t)=Cα(t)uCOsup» ou
«Γtors(t)=Γtors(t)uCOsup avec Γtors(t)=Cα(t)»,
«C» s’exprimant en «Nmrad1» ou simplement en «Nm»[10].

Complément, « dépendance » de la constante de torsion d’un fil de torsion

Modèle:AlEn théorie la constante de torsion «

C

» d'un fil cylindrique de longueur «

𝑙

», de diamètre «

d

» et de module d'élasticité transversale

(

ou module de cisaillement ou encore module de Coulomb[11]

)

Modèle:Nobr s’exprimant en «

Nm2=Pa

», se calcule par

«C=π2d4𝑙G».

Modèle:AlExemples : considérons un fil cylindrique, homogène, constitué de matière différente mais de même longueur 𝑙=1,0m et de même diamètre d=0,20mm, la valeur de la constante de torsion du fil suivant la nature du matériau le composant est :
Modèle:AlModèle:Transparentpour un fil en acier «Cacier=π2d4𝑙Gacierπ2×(0,20103)41,0×81109»[12] soit «Cacier2,0104Nm» {valeur correspondant à un fil fin sensible à la torsion car un angle de torsion[5] de valeur absolue «0,1rad6°» nécessite un couple de moment «2,0105Nm relativement faible (d'où une grande sensibilité) mais suffisamment grand pour ne pas être considéré comme nul »},
Modèle:AlModèle:Transparentpour un fil en tungstène «CW=π2d4𝑙GWπ2×(0,20103)41,0×150109»[12] soit «CW3,8104Nm» {valeur correspondant à un fil fin un peu moins sensible à la torsion car un angle de torsion[5] de valeur absolue «0,1rad6°» nécessite un couple de moment «3,8105Nm approximativement deux fois plus grand que le précédent (d'où une sensibilité approximativement deux fois plus faible que le précédent)»} et
Modèle:AlModèle:Transparentpour un fil en caoutchouc «Ccaoutchouc=π2d4𝑙Gcaoutchoucπ2×(0,20103)41,0×0,5109»[12] soit «Ccaoutchouc1,3106Nm» {valeur correspondant à un fil fin quasi insensible à la torsion car un angle de torsion[5] de valeur absolue «0,1rad6°» nécessite un couple de moment «1,3107Nm quasi nul (d'où une très faible sensibilité) permettant de considérer le fil comme un fil sans torsion »}.

Présentation du pendule de torsion (non amorti)

Photographie d'un pendule de torsion

Modèle:AlCi-contre un pendule de torsion (non amorti) avec deux fils de torsion identiques de même constante de torsion «C» et positionnement de masselottes apparemment identiques (sauf pour la couleur) de part et d'autre du point C[13] (point d’attache des deux fils de torsion sur la Modèle:Nobr

Modèle:Alcontrairement à ce qui est exposé dans le paragraphe « actions d'un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la résultante des actions de translation exercées par le fil et couple de torsion du fil défini par le moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil (remarque 3) » plus haut dans le chapitre, seule l'extrémité Oinf du fil de torsion inférieur est fixe (position servant de référence), l'extrémité Osup pouvant être fixée avec la torsion d'un certain angle «2θ1» (repéré sur le cercle gradué supérieur par rapport à Oinf, position de référence du cercle gradué), la conséquence de ce choix étant que

Modèle:Alle solide défini par l'ensemble constitué de « la tige et des masselottes » adopte, après quelques oscillations,

une position d’équilibre repérée par l'angle «θ1»

Modèle:Al en effet, si on oriente les deux fils de torsion du bas vers le haut, pour cette position, le fil de torsion supérieur étant tordu suivant une hélice droite[8] d'un angle «

θ12θ1=θ1

»[14] par rapport à l'extrémité

Osup

, exerce un couple de torsion sur le solide de vecteur moment

«Γtors. sup.=C(θ1)uCOsup=Cθ1uCOsup» et

Modèle:AlModèle:Transparentle fil de torsion inférieur étant également tordu suivant une hélice droite[8] d’un angle «

θ10=θ1

»[14] par rapport à l’extrémité

Oinf

, exerce un couple de torsion sur le solide de vecteur moment

«Γtors. inf.=C(θ1)uCOsup=Cθ1uCOsup»,

Modèle:AlModèle:Transparentla somme des vecteurs moments des actions extérieures non nuls s'exerçant sur le solide vérifiant «Γtors. sup.+Γtors. inf.=0» le solide est effectivement en équilibre dans cette position

Établissement de l'équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti)

Moment d’inertie du solide « tige + masselottes » relativement à l’axe des fils de torsion

Modèle:AlLa tige étant homogène, de masse

mtige

et de longueur

𝑙tige

, le moment d’inertie par rapport à un axe médiatrice

ΔC

de celle-ci s’écrit

«JΔC(tige)=112mtige𝑙tige2»[15] ;

Modèle:Alchaque masselotte étant un cylindre homogène, de masse

mmasselotte

, de rayon

Rmasselotte

et de longueur

𝑙masselotte

, le moment d’inertie de chacune d'elle par rapport à un axe

ΔG

à

ΔC

, passant par le C.D.I[16].

G

de la masselotte considérée et

à l'axe de révolution de cette dernière[17] s’écrit

«JΔG(masselotte)=14mmasselotteRmasselotte2+112mmasselotte𝑙masselotte2»[18] ;

Modèle:Alle C.D.I[16].

G

de chaque masselotte étant situé de part et d’autre de

C

à la distance

x

, le moment d’inertie de chaque masselotte par rapport à l’axe

ΔC

se détermine par utilisation du « théorème de Huygens »[19] «

JΔC(masselotte)=JΔG(masselotte)+mmasselottex2

» soit finalement

«JΔC(masselotte)=mmasselotte(14Rmasselotte2+112𝑙masselotte2+x2)» ;

Modèle:Alfinalement le moment d'inertie autour d'un même axe étant une grandeur additive[20] on en déduit l'expression du moment d'inertie du solide « tige + masselottes » relativement à l’axe

ΔC

des fils de torsion soit

«JΔC=JΔC(tige)+2JΔC(masselotte)=112mtige𝑙tige2+2mmasselotte(14Rmasselotte2+112𝑙masselotte2+x2)».

Mise en équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti)

Modèle:AlIl s'agit de l'équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti) décrit au paragraphe « présentation du pendule de torsion (non amorti) » plus haut dans ce chapitre avec, comme C.I[21]. de lancement, une abscisse angulaire initiale du solide « tige + masselottes » égale à θ0>θ1[22]θ1 est l'abscisse angulaire d'équilibre du solide[23] (toutes ces abscisses angulaires étant repérées par rapport à la position de l'extrémité inférieure Oinf du fil de torsion inférieur) et un lâcher du solide « tige + masselottes » sans vitesse angulaire initiale ;

Modèle:Alrepérant le solide « tige + masselottes » à l’instant t par son abscisse angulaire θ(t) (repérée par rapport à la position de l'extrémité inférieure Oinf du fil de torsion inférieur),

  • l'angle de torsion du fil supérieur étant alors égal à «θ(t)2θ1»[24] à l'instant t, le fil de torsion supérieur {COsup} exerce sur le solide « tige + masselottes » un couple de torsion de moment scalaire par rapport à l'axe ΔC «Γtors. sup.ΔC=C[θ(t)2θ1]» et
  • l’angle de torsion du fil inférieur étant égal à «θ(t)0=θ(t)»[24] à l'instant t, le fil de torsion inférieur {COinf} exerce sur le solide « tige + masselottes » un couple de torsion de moment scalaire par rapport à l'axe ΔC «Γtors. inf.ΔC=Cθ(t)» d'où

Modèle:Ald’où l'application du théorème du moment cinétique scalaire au solide « tige + masselottes » par rapport à l'axe

ΔC

, compte-tenu du fait que « les autres actions extérieures appliquées au solide sont toutes de moment scalaire nulles »[25], nous conduit à «

Γtors. sup.ΔC+Γtors. inf.ΔC=JΔCθ¨(t)

» soit encore «

C[θ(t)2θ1]Cθ(t)=JΔCθ¨(t)

»[26] et finalement, en ordonnant l'équation différentielle en

θ(t)
«JΔCθ¨(t)+2Cθ(t)=2Cθ1».

Modèle:AlRemarque : Dans l'hypothèse d'un pendule de torsion qui serait relié à un fil de torsion supérieur et à un fil sans torsion inférieur comme décrit dans le schéma du paragraphe « actions d'un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la résultante des actions de translation exercées par le fil et couple de torsion du fil défini par le moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil » plus haut dans ce chapitre avec, comme C.I[21]. de lancement, une abscisse angulaire initiale du solide « tige + masselottes » égale à α0>0 Modèle:Nobr angulaire repérée par rapport à la position de l'extrémité supérieure Osup du fil de torsion supérieur laquelle est aussi celle de l'extrémité inférieure Oinf du fil inférieur sans ou avec torsion) et un lâcher du solide « tige + masselottes » sans vitesse angulaire initiale,

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est sans torsion, la seule action de rotation de moment scalaire non nul relativement à

ΔC

est celle du fil supérieur[25], l'angle de torsion de ce dernier étant à l'instant

t

Modèle:Nobr

«

Γtors. sup.ΔC(t)=Cα(t)

» au même instant

t

et l'application du théorème du moment cinétique scalaire au solide « tige + masselottes » par rapport à l'axe

ΔC

nous conduit à «

Γtors. sup.ΔC(t)=JΔCα¨(t)

» soit encore «

Cα(t)=JΔCα¨(t)

» et finalement, en ordonnant l'équation différentielle en

α(t)
«JΔCα¨(t)+Cα(t)=0» et

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est avec torsion, les actions de rotation de moment scalaire non nul relativement à

ΔC

sont celle du fil supérieur et celle du fil inférieur[25], l'angle de torsion du fil supérieur ou inférieur étant, à l'instant

t

, «

α(t)0=α(t)

»[24]

«

Γtors. sup.ΔC(t)=Γtors. inf.ΔC(t)=Cα(t)

» au même instant

t

et l'application du théorème du moment cinétique scalaire au solide « tige + masselottes » par rapport à l'axe

ΔC

nous conduit à «

Γtors. sup.ΔC(t)+Γtors. inf.ΔC(t)=JΔCα¨(t)

» soit encore «

2Cα(t)=JΔCα¨(t)

» et finalement, en ordonnant l'équation différentielle en

α(t)
«JΔCα¨(t)+2Cα(t)=0».

Pendule de torsion (non amorti) : oscillateur harmonique non amorti de rotation

Ce paragraphe est traité avec le pendule de torsion décrit au paragraphe « présentation du pendule de torsion (non amorti) » plus haut dans ce chapitre.

Forme normalisée de l'équation différentielle en « θ(t) » du pendule de torsion (non amorti)

Modèle:AlAu paragraphe « Mise en équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti) » nous avons établi l'équation différentielle du mouvement du pendule de torsion

(

non amorti

)

sous la forme «

JΔCθ¨(t)+2Cθ(t)=2Cθ1

», nous en déduisons sa forme normalisée en divisant les deux membres par

JΔC

soit

«θ¨(t)+2CJΔCθ(t)=2CJΔCθ1».

Modèle:AlRemarque : Dans l'hypothèse d'un pendule de torsion qui serait relié à un fil de torsion supérieur et à un fil sans torsion inférieur comme décrit dans le schéma du paragraphe « actions d'un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la résultante des actions de translation exercées par le fil et couple de torsion du fil défini par le moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil » plus haut dans ce chapitre avec, comme C.I[21]. de lancement, une abscisse angulaire initiale du solide « tige + masselottes » égale à α0>0 Modèle:Nobr angulaire repérée par rapport à la position de l'extrémité supérieure Osup du fil de torsion supérieur laquelle est aussi celle de l'extrémité inférieure Oinf du fil inférieur sans ou avec torsion) et un lâcher du solide « tige + masselottes » sans vitesse angulaire initiale,

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est sans torsion, de l'équation différentielle en

α(t)

déterminée précédemment «

JΔCα¨(t)+Cα(t)=0

», nous en déduisons sa forme normalisée en divisant par

JΔC

soit

«α¨(t)+CJΔCα(t)=0» et

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est avec torsion, de l'équation différentielle en

α(t)

déterminée précédemment «

JΔCα¨(t)+2Cα(t)=0

», nous en déduisons sa forme normalisée en divisant par

JΔC

soit

«α¨(t)+2CJΔCα(t)=0».

Conséquence « le pendule de torsion (non amorti) est un oscillateur harmonique non amorti de rotation »

Modèle:AlL'équation différentielle normalisée du pendule de torsion (non amorti) «θ¨(t)+2CJΔCθ(t)=2CJΔCθ1» étant une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants positifs du 2ème ordre sans terme du Modèle:1er ordre avec un 2nd membre constant est effectivement la Modèle:1re définition d'un « oscillateur harmonique non amorti »[27] ;

Modèle:Alon vérifie que θ1 est la solution forcée de l'équation différentielle hétérogène[28], laquelle représente l'abscisse angulaire de la position d’équilibre du solide que l'on obtiendrait dans l'hypothèse de frottements,

Modèle:Alla pulsation propre «ω0» du pendule de torsion (non amorti) étant «ω0=2CJΔC»[29], la solution libre de l'équation différentielle de ce dernier s'écrit sous la forme «θ𝑙(t)= Acos(ω0t)+Bsin(ω0t)»[30]Modèle:, [31] ;

Modèle:Alon en déduit la solution transitoire «θ(t)=θ1+Acos(ω0t)+Bsin(ω0t)»[32]A et B se déterminant à l’aide des C.I[21]. soit

  • θ(0)=θ0 θ1+A=θ0 d'où A=θ0θ1 et
  • θ˙(0)=0 Bω0=0[33] d'où B=0

Modèle:Alfinalement la loi horaire de position angulaire du pendule de torsion

(

non amorti

)

avec ces C.I[21]. « abscisse angulaire initiale

θ0

et absence de vitesse angulaire initiale » s'écrit selon

«θ(t)=θ1+(θ0θ1)cos(ω0t)»[34] ;

Modèle:AlModèle:Transparentla période propre d’oscillation du pendule de torsion s’écrit selon «𝒯0=2πω0=2πJΔC2C»,
Modèle:AlModèle:Transparent𝒯0 quand l’inertie du solide « tige + masselottes » c'est-à-dire quand JΔC ce qui est réalisé en écartant les masselottes de l'axe ΔC (correspondant à x) ou
Modèle:AlModèle:Transparentquand la constante de torsion des fils C [d'après le « complément : dépendance de la constante de torsion d'un fil de torsion » exposé plus haut dans ce chapitre «C= Modèle:Nobr avec G le module d'élasticité transversale[35] du matériau composant le fil de torsion[12], d étant son diamètre et 𝑙 sa longueur, on en déduit que «C» quand le diamètre du fil «d» ou quand sa longueur «𝑙» ou encore quand le module d'élasticité transversale[35] du matériau composant le fil «G»[12]Modèle:,[36]] ;

Modèle:AlModèle:Transparenton notera l’isochronisme des oscillations[37], cette propriété étant caractéristique de tout oscillateur harmonique.

Modèle:AlExemple numérique : Considérant un fil d'acier de module d'élasticité transversale[35] Gacier=81GPa[12], de diamètre d=0,50mm et de longueur 𝑙=0,50m, sa constante de torsion C est évaluée à C=π2d4𝑙G=π2×(0,50103)40,50×81109 soit «C1,59102Nm»,
Modèle:AlModèle:Transparentun solide constitué d'une tige de masse mtige=100g, de longueur 𝑙tige=30cm et
Modèle:AlModèle:Transparentde deux masselottes de masse individuelle mmasselotte=150g, de rayon Rmasselotte=2,0cm et de longueur 𝑙masselotte= 3,0cm, positionnées symétriquement, de part et d'autre de ΔC, à la distance x=10cm, d'où
Modèle:AlModèle:Transparentle moment d'inertie du solide JΔC=JΔC(tige)+2JΔC(masselotte) d'après le caractère additif du moment d'inertie[20] avec
Modèle:AlModèle:Transparent JΔC(tige)=112mtige𝑙tige2[15] =0,10×(0,30)212=7,5104kgm2 et
Modèle:AlModèle:Transparent JΔC(masselotte)=mmasselotte(14Rmasselotte2+112𝑙masselotte2+x2)[18]Modèle:,[19] donnant numériquement 0,15×[(2,0102)24+(3,0102)212+(0,10)2]15,26103kgm2 d'où
Modèle:AlModèle:Transparentle moment d'inertie du solide JΔC est évalué selon JΔC=JΔC(tige)+2JΔC(masselotte)7,5104+2×15,26103 soit Modèle:Nobr

Modèle:AlModèle:Transparentla période propre d'oscillation du pendule de torsion, lorsque les masselottes sont fixées sur la tige, est 𝒯0,tige + masselottes=2πJΔC2C soit numériquement 𝒯0,tige + masselottes2×π×3,81032×1,591022,17s et
Modèle:AlModèle:Transparenten absence de masselottes 𝒯0,tige=2πJΔC(tige)2C2×π×7,41042×1,591020,96s.

Modèle:AlRemarque : Dans l'hypothèse d'un pendule de torsion qui serait relié à un fil de torsion supérieur et à un fil sans torsion inférieur comme décrit dans le schéma du paragraphe « actions d'un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la résultante des actions de translation exercées par le fil et couple de torsion du fil défini par le moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil » plus haut dans ce chapitre avec, comme C.I[21]. de lancement, une abscisse angulaire initiale du solide « tige + masselottes » égale à α0>0 Modèle:Nobr angulaire repérée par rapport à la position de l'extrémité supérieure Osup du fil de torsion supérieur laquelle est aussi celle de l'extrémité inférieure Oinf du fil inférieur sans ou avec torsion) et un lâcher du solide « tige + masselottes » sans vitesse angulaire initiale,

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est sans torsion, l'équation différentielle normalisée en α(t) s'écrivant «α¨(t)+CJΔCα(t)=0», on en déduit la pulsation propre «ω0=CJΔC»[29] puis la période propre d'oscillation «𝒯0=2πω0=2πJΔCC», suivi de la loi horaire d'abscisse angulaire du pendule de torsion «α(t)=α0cos(ω0t)»[38]Modèle:,[34] (numériquement, avec le même fil de torsion, la période propre d'oscillation est multipliée par 2 par rapport à celle déterminée hors remarque soit 𝒯0,tige + masselottes2,17×23,07s ou 𝒯0,tige0,96×21,36s) et

Modèle:AlModèle:Transparentsi le fil inférieur est avec torsion, l'équation différentielle normalisée en α(t) s'écrivant «α¨(t)+2CJΔCα(t)=0», on en déduit la pulsation propre «ω0=2CJΔC»[29] puis la période propre d'oscillation «𝒯0=2πω0=2πJΔC2C», suivi de la loi horaire d'abscisse angulaire du pendule de torsion «α(t)=α0cos(ω0t)»[38]Modèle:,[34] (numériquement, avec le même fil de torsion, la période propre d'oscillation reste la même que celle déterminée hors remarque soit 𝒯0,tige + masselottes2,17s ou 𝒯0,tige0,96s).

Complément, pendule de torsion amorti

Vue de dessus d'un pendule de torsion amorti par substitution d'ailettes planes aux masselottes fixées sur la tige (les fils de torsion supérieur et inférieur perpendiculaires au plan de la figure ne peuvent y être représentés)

Modification du dispositif pour obtenir un pendule de torsion amorti

Modèle:AlOn reprend le dispositif représenté au paragraphe « présentation du pendule de torsion » en remplaçant les masselottes par des ailettes en carton (ou autre matériau) positionnées perpendiculairement à leur déplacement (c'est-à-dire en position verticale parallèlement à la tige les supportant) voir figure ci-contre en vue de dessus.

Modèle:AlRemarque : On peut faire un « enregistrement »[39] par oscilloscope numérique (le balayage devant être très lent de façon ce que la durée de l'enregistrement soit de quelques dizaines de secondes) à l’aide d’un capteur transformant la position angulaire en tension électrique permanente (la position angulaire θ=θ1 correspondant à la position d'équilibre du pendule étant transformée en tension nulle), l’interfaçage au niveau du pendule est réalisé par un montage potentiométrique (voir ci-dessous à droite) : Modèle:Clr

Vue de dessus décrivant l'interfaçage d'un pendule de torsion dans le but d'enregistrer la variation de la tension entre électrode mobile liée à la tige du pendule et l'électrode fixe repérant sa position d'équilibre

Modèle:AlModèle:TransparentDescription de l'interfaçage (voir ci-contre) : une cuve contenant une solution conductrice est positionnée sous la tige, deux électrodes fixes aux bornes desquelles on impose une tension permanente engendrée par une alimentation stabilisée (A.S.)[40] plongent dans la solution au-dessous des endroits extrêmes que les extrémités de la tige peuvent atteindre lors de toutes les oscillations envisageables de celle-ci[41], une 3ème électrode fixe est positionnée sous la position d'équilibre du pendule et une 4ème électrode est solidaire de la tige ;
Modèle:AlModèle:Transparentainsi entre la 4ème électrode mobile solidaire du pendule et la 3ème électrode fixe positionnée en la position d'équilibre du pendule, on prélève une tension à l’angle de rotation du pendule par rapport à sa position d’équilibre soit «θ(t)θ1».

Couple de frottement fluide linéaire agissant sur le pendule par l’intermédiaire des ailettes

Modèle:AlLes ailettes se déplaçant perpendiculairement à leur surface plane dans l'air immobile (ou dans un liquide plus ou moins visqueux[42] immobile) sont chacune soumises à des forces de frottement fluide que nous supposerons linéaires, la vitesse des ailettes dans le référentiel d'étude du mouvement du pendule restant faible[43] ;

Modèle:Alles ailettes étant disposées symétriquement relativement à l'axe

ΔC

de rotation, chaque point

Mi,1

de l'ailette

(1)

ayant un symétrique

Mi,2

de l'ailette

(2)

de vecteurs vitesse opposés, on en déduit que ces deux points subissent des forces de frottement fluide opposées correspondant à un couple de forces[44] et par suite que l'ensemble des deux ailettes subit l'action d'un couple de frottement fluide linéaire[45] dont le moment scalaire relativement à

ΔC

est la somme des moments scalaires de chaque couple de forces de frottement s'exerçant sur

{Mi,1,Mi,2}

pour

i

variant de

1

à

N

le nombre de points matériels de l'ailette

(1) [

ou

(2)]

soit

Γflui.ΔC=i=1..N{flu(Mi,1)(Mi,1Mi,2)}

[46] ou, avec

(Mi,1Mi,2)= 2ri (ri

étant la distance orthogonale commune de

Mi,1

ou

Mi,2

à

ΔC)

et

flu(Mi,1)=hriθ˙(t)

on en déduit

Γflui.ΔC=i=1..N{hriθ˙(t)(2ri)}={2h[i=1..Nri2]}θ˙(t)

soit finalement
Modèle:Alun couple de frottement fluide linéaire s'exerçant sur le solide « tige + ailettes » de moment scalaire relativement à

ΔC

s'écrivant selon

«Γflui.ΔC=Hθ˙(t)» avec H une constante positive exprimée en «Nms=kgm2s»
Modèle:Aldépendant de la nature du matériau des ailettes,
Modèle:AlModèle:Transparentde la disposition de celles-ci par rapport à l'axe et
Modèle:AlModèle:Transparentdu fluide sur lequel frottent les ailettes.

Mise en équation différentielle du pendule de torsion amorti

Modèle:AlL’application du théorème du moment cinétique scalaire au solide « tige + ailettes » par rapport à l’axe

ΔC

, compte-tenu du fait que « les seules actions extérieures appliquées au solide de moment scalaire non nul sont celles des couples de torsion des fils supérieur et inférieur et du couple de frottement fluide linéaire dont les moments scalaires par rapport à

ΔC

sont respectivement

Γtors. sup.ΔC=C[θ(t)2θ1]

,

Γtors. inf.ΔC=Cθ(t)

et

Γflui.ΔC=Hθ˙(t)

»[47], « les autres actions extérieures appliquées au solide étant toutes de moment scalaire nulles »[48], nous conduit à Modèle:Nobr

JΔC(tige+ailettes)θ¨(t)

» soit encore «

C[θ(t)2θ1]Cθ(t)Hθ˙(t)= JΔC(tige+ailettes)θ¨(t)

» à résoudre avec les mêmes C.I[21]. que celles du paragraphe « mise en équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti) » plus haut dans ce chapitre[26] et finalement, en ordonnant l'équation différentielle en

θ(t)
«JΔC(tige+ailettes)θ¨(t)+Hθ˙(t)+2Cθ(t)=2Cθ1»,

Modèle:Alsoit enfin, en normalisant, «θ¨(t)+HJΔC(tige+ailettes)θ˙(t)+2CJΔC(tige+ailettes)θ(t)=2CJΔC(tige+ailettes)θ1» c'est-à-dire l'équation différentielle d'un « oscillateur harmonique amorti »[49].

Loi horaire de position angulaire du pendule de torsion amorti

Modèle:AlPréliminaire : si les ailettes utilisées sont en carton, la masse de chacune d'elles restant faible par exemple mailette1,0g, on peut assimiler le moment d'inertie du solide « tige + ailettes » par rapport à l’axe ΔC avec le moment d'inertie de la tige par rapport à ΔC selon «JΔC(tige+ailettes)=JΔC(tige)+2JΔC(ailette)JΔC(tige)» d'où la réécriture de l'équation différentielle normalisée du pendule de torsion amorti «θ¨(t)+HJΔC(tige)θ˙(t)+2CJΔC(tige)θ(t)=2CJΔC(tige)θ1».

Modèle:AlRéduction canonique : la réduction canonique de ce pendule de torsion amorti nous conduit à définir[50] :

  • la pulsation propre du pendule «ω0=2CJΔC(tige)» {dont on déduit «JΔC(tige)ω0=2Cω0»},
  • le cœfficient d'amortissement du pendule «σ» tel que «HJΔC(tige)=2σω0» soit «σ=H2JΔC(tige)ω0=Hω04C=H22JΔC(tige)C» ou
    le facteur de qualité du pendule «Q=12σ=JΔC(tige)ω0H=2CHω0=2JΔC(tige)CH» d'où

Modèle:AlModèle:Transparentla réécriture de l'équation différentielle du pendule de torsion amorti sous forme canonique

«θ¨(t)+2σω0θ˙(t)+ω02θ(t)=ω02θ1»
ou «θ¨(t)+ω0Qθ˙(t)+ω02θ(t)=ω02θ1».

Modèle:AlRésolution de l'équation différentielle : celle-ci étant linéaire à cœfficients réels constants du 2ème ordre à excitation constante, sa solution générale est la somme de la solution forcée et de la solution libre soit Modèle:Nobr θ𝑓+θ𝑙(t)»[32],

  • la solution forcée est la même que celle du pendule de torsion non amorti à savoir «θ𝑓=θ1»[51] et
  • la solution libre nécessite de résoudre l'équation caractéristique «s2+2σω0s+ω02=0»[52], cette résolution dépendant de la discussion suivante selon la valeur de σ[53]
    Modèle:Transparentpour σ<1[54] la solution libre est pseudo-périodique de « pseudo-pulsation ω=ω01σ2» correspondant à une « pseudo-période 𝒯=2πω= 2πω01σ2=𝒯01σ2» >𝒯0 [dans lequel 𝒯0=2πω0=2πJΔC(tige)2C» est la période propre du pendule de torsion non amorti], (la pseudo-période 𝒯 s'écartant d’autant plus de la période propre 𝒯0 que le cœfficient d’amortissement σ se rapproche de 1), la forme de la solution libre étant «θ𝑙(t)=Aexp(σω0t)cos(ωt+φ)», A et φ étant deux constantes réelles arbitraires,
    Modèle:Transparentpour σ=1[55] la solution libre est apériodique critique de forme «θ𝑙(t)=(A+Bt)exp(ω0t)», A et B étant deux constantes réelles arbitraires et
    Modèle:Transparentpour σ>1[56] la solution libre est apériodique de forme «θ𝑙(t)=A+exp[ω0(σσ21)t]+Aexp[ω0(σ+σ21)t]», A+ et A étant deux constantes réelles arbitraires ;

Modèle:AlModèle:Transparentla solution transitoire du pendule de torsion amorti prend donc, suivant le type de régime libre (ou la valeur de σ), la forme suivante :
Modèle:AlModèle:Transparentpour σ<1 (régime pseudo-périodique) «θ(t)=θ1+Aexp(σω0t)cos(ωt+φ)», A et φ se déterminant à l'aide des C.I[21]., la loi horaire de position angulaire du pendule de torsion amorti dans son régime pseudo-périodique traduisant un amortissement exponentiel de la pseudo-amplitude des pseudo-oscillations autour de la valeur d'équilibre θéq=θ1, amortissement exponentiel de constante de temps τamortis=1σω0=2JΔCH, la pseudo-période 𝒯=𝒯01σ2 des pseudo-oscillations Modèle:Nobr 𝒯0=2πJΔC(tige)2C période propre du pendule de torsion non amorti] étant d'autant plus grande que σ est proche de sa valeur critique σc=1 (avec lim\limits σ1𝒯=+),
Modèle:AlModèle:Transparentpour σ=1 (régime apériodique critique) «θ(t)=θ1+(A+Bt)exp(ω0t)», A et B se déterminant à l'aide des C.I[21]., la loi horaire de position angulaire du pendule de torsion amorti dans son régime apériodique critique traduisant un un retour direct à la valeur d'équilibre θéq=θ1 [retour direct dans la mesure où la C.I[21]. de vitesse est θ˙(0)=0] et
Modèle:AlModèle:Transparentpour σ>1 (régime apériodique) «θ(t)=θ1+A+exp[ω0(σσ21)t]+Aexp[ω0(σ+σ21)t]», A+ et A se déterminant à l'aide des C.I[21]., la loi horaire de position angulaire du pendule de torsion amorti dans son régime apériodique critique traduisant un un retour direct à la valeur d'équilibre θéq=θ1 [retour direct dans la mesure où la C.I[21]. de vitesse est θ˙(0)=0], ce retour se faisant plus lentement que lors d'un retour apériodique critique et ceci d'autant plus lentement que σ est grand.

Modèle:AlDiagrammes temporelles de position angulaire : ceux-ci sont de même allure que ceux déjà présentés au paragraphe « relevé expérimental de l'évolution temporelle de la tension aux bornes du condensateur (d'un R L C série) avec observation de sa continuité en t = 0 » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) » en remplaçant
Modèle:AlModèle:TransparentuC(t) par θ(t),
Modèle:AlModèle:TransparentuC(0)=0 par θ(0)=θ0>θ1 et
Modèle:AlModèle:TransparentuC()=E=1V par θ()=θ1.

Notes et références

  1. Une torsion est la déformation donnée à un corps allongé par une rotation différentielle transversale (différentielle signifiant que l'angle de rotation dépend de la position longitudinale de la partie subissant la torsion).
  2. C'est-à-dire que l'action était représentée par une force dont le support a pour direction celle du fil au point d'attache.
  3. Usuellement la torsion différentielle des brins du fil se poursuit dans le sens opposé jusqu'à une torsion maximale dans le sens « – » à partir de laquelle le fil se détord de nouveau vers l’état initial du fil en le dépassant vraisemblablement pour atteindre une torsion maximale (en valeur absolue) dans le sens «» moindre que la torsion initiale et, après quelques cycles de torsions de plus en plus amorties dans un sens et dans l'autre, le fil reprend son état initial « non tordu ».
  4. Le solide ici étant une tige horizontale fixée en son centre sur laquelle peuvent coulisser, de chaque côté du point de fixation, des masselottes, la position de ces dernières fixant la valeur du moment d'inertie du solide relativement à l'axe de rotation (c'est-à-dire le fil de torsion) ;
    Modèle:Alpour éviter le balancement transversal du solide, on relie ce dernier par un fil sans torsion à un point situé au-dessous, dans le prolongement du fil de torsion supérieur (l'intérêt de prendre un fil sans torsion est qu'il ne joue aucun rôle dans la rotation du solide et par suite sa présence peut être négligée lors de l'étude de cette dernière) ;
    Modèle:Alpour éviter le balancement transversal du solide, on peut également remplacer le fil inférieur sans torsion par un fil de torsion identique au fil supérieur mais il faut alors tenir compte de l'action de ce fil inférieur sur la rotation du solide, action identique à celle du fil supérieur et par suite penser à mettre un facteur «2» devant l'action d'un des fils de torsion pour tenir compte de l'action des deux fils de torsion
  5. 5,0 5,1 5,2 5,3 5,4 5,5 5,6 et 5,7 L'angle de torsion d'un fil est toujours défini relativement à une extrémité de référence (en fait l'extrémité fixe), il mesure l'angle que fait l'autre extrémité tordue (donc l'extrémité mobile) par rapport à cette extrémité de référence, le sens «+» de mesure correspondant à l'orientation du fil de torsion peut être choisi
  6. Attention : certains auteurs confondent « le couple » et « le moment vectoriel du couple » en écrivant par exemple « couple de torsion Γtors», c'est évidemment à rectifier
  7. Si le fil inférieur est un fil de torsion identique au fil supérieur il y aurait en plus un couple de torsion identique à celui du fil supérieur à savoir de moment «Γtors».
  8. 8,0 8,1 8,2 et 8,3 Une hélice est « droite » si le point tourne sur la gauche (c'est-à-dire dans le sens trigonométrique direct ou encore dans le sens antihoraire) quand il subit une translation dans le sens + de l’axe du cylindre sur lequel l’hélice est tracée et
    Modèle:Alelle est « gauche » si le point tourne sur la droite (c'est-à-dire dans le sens trigonométrique indirect ou encore dans le sens horaire) quand il subit une translation dans le sens + de l’axe du cylindre sur lequel l’hélice est tracée
    Modèle:Al[revoir aussi la distinction « hélices gauche ou droite » dans le paragraphe « nature hélicoïdale uniforme du mouvement de la particule » du chap.24 de la leçon « Mécanique 1 (PCSI) »].
  9. 9,0 9,1 9,2 et 9,3 Plus exactement dans le sens «» si l'angle de torsion est «>0» [le vecteur moment du couple de torsion est alors colinéaire et de sens contraire à uCOsup] et
    Modèle:AlModèle:Transparentdans le sens «+» si l'angle de torsion est «<0» [le vecteur moment du couple de torsion est alors colinéaire et de même sens que uCOsup].
  10. On rappelle que le «rad» n'étant pas une unité physique (c'est-à-dire une unité résultant du choix de conventions qui auraient pu être autres) mais une unité mathématique (c'est-à-dire une unité résultant de la définition même de la grandeur à mesurer, donc intangible) il est inutile de la rappeler au sein d'une unité construite à partir d'unités physiques et mathématiques
  11. Charles-Augustin Coulomb (1736 - 1806) officier, ingénieur et physicien français à qui on doit la formulation précise des lois de frottement « solide » ainsi que l'invention du pendule de torsion qui lui permet de formuler la loi d'attraction des corps électrisés.
  12. 12,0 12,1 12,2 12,3 12,4 et 12,5 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées module d'élasticité transversale
  13. On accepte la même notation pour le point d'attache des deux fils sur la tige et la constante de torsion de ces derniers tant qu'il n'y a pas d'ambiguïté (ce qui ne devrait jamais arriver compte-tenu du fait qu'elles sont de nature différente).
  14. 14,0 et 14,1 L'angle de torsion du fil qui intervient dans le vecteur moment du couple de torsion est l'angle que fait l'extrémité mobile relativement à l'extrémité maintenue fixe même si cette extrémité est fixée avec torsion initiale comme c'est le cas pour le fil supérieur {on peut vérifier que cette définition correspond bien au schéma du paragraphe « actions d'un fil de torsion sur le solide auquel il est fixé : tension du fil définie par la résultante des actions de translation exercées par le fil et couple de torsion du fil défini par le moment vectoriel des actions de rotation exercées par le fil » plus haut dans le chapitre car Modèle:Nobr est lié à l'extrémité Osup du fil supérieur et «AB» à l’extrémité mobile C et il en est de même pour l'éventuel fil de torsion inférieur}.
  15. 15,0 et 15,1 Voir le paragraphe « exemples de solides homogènes modélisés par un milieu continu d'expansion linéique finie » du chap.3 de la leçon « Mécanique 2 (PCSI) » [on rappelle que cette connaissance est hors programme de physique de P.C.S.I., elle devrait donc être fournie (ou au moins la méthode pour la trouver devrait l'être)]
  16. 16,0 et 16,1 Centre D'Inertie.
  17. L'axe de la révolution de la masselotte cylindrique étant matérialisé par la tige du pendule de torsion.
  18. 18,0 et 18,1 Voir le paragraphe « exemples de solides homogènes modélisés par un milieu continu d'expansion tridimensionnelle finie » du chap.3 de la leçon « Mécanique 2 (PCSI) » [on rappelle que cette connaissance est hors programme de physique de P.C.S.I., elle devrait donc être fournie (ou au moins la méthode pour la trouver devrait l'être)]
  19. 19,0 et 19,1 Voir le paragraphe « complément : théorème de Huygens » du chap.3 de la leçon « Mécanique 2 (PCSI) » ;
    Modèle:AlChristian Huygens (1629 – 1695) [ou Huyghens] est un mathématicien, astronome et physicien néerlandais essentiellement connu pour sa théorie ondulatoire de la lumière.
  20. 20,0 et 20,1 Ceci signifiant que le moment d'inertie d'un ensemble (disjoint) de solides autour d'un même axe est la somme des moments d'inertie de chaque solide autour de cet axe.
  21. 21,00 21,01 21,02 21,03 21,04 21,05 21,06 21,07 21,08 21,09 21,10 et 21,11 Condition(s) Initiale(s).
  22. Nous supposerons que θ0 est < à 2θ1 de façon à ce que le fil de torsion supérieur reste tordu initialement dans le même sens que celui qu'il prend à l'équilibre, ceci ayant pour conséquence que ce fil est toujours tordu dans le même sens quel que soit t ;
    Modèle:AlModèle:Transparentsi θ0 était > à 2θ1, le fil de torsion supérieur serait tordu initialement dans le sens contraire de celui qu'il prend à l'équilibre, le sens de torsion de ce fil s'inversant une Modèle:1re fois à l'instant tinv. tors. sup., 1 tel que θ(tinv. tors. sup., 1)=2θ1 en , instant à partir duquel ce fil resterait tordu dans le même sens que celui qu'il prend à l'équilibre jusqu'à l'instant tinv. tors. sup., 2 tel que θ(tinv. tors. sup., 2)=2θ1 en à partir duquel ce fil serait de nouveau tordu dans le sens contraire de celui qu'il prend à l'équilibre
    Modèle:Transparent nous ne présentons pas d'exposé dans cette 2ème hypothèse, le résultat de l'équation différentielle obtenu restant le même dans la mesure où la notion de torsion d'un fil est algébrique (ce qui est bien ce que nous avons considéré).
  23. Voir le paragraphe « présentation du pendule de torsion (non amorti) » plus haut dans ce chapitre.
  24. 24,0 24,1 et 24,2 Voir la règle d'algébrisation des angles de torsion donnée en note « 14 » plus haut dans ce chapitre.
  25. 25,0 25,1 et 25,2 C'est-à-dire le poids de la tige appliqué en C, celui de chaque masselotte lequel est à l'axe ΔC et les tensions des fils supérieur et inférieur également appliquées en C [voir le paragraphe « définition du moment scalaire d'une force par rapport à un axe Δ » du chap.4 de la leçon « Mécanique 2 (PCSI) »].
  26. 26,0 et 26,1 Initialement quand «θ1<θ0<2θ1», le moment scalaire du couple de torsion du fil supérieur étant à cet instant «C[θ02θ1]>0» et celui du couple de torsion du fil inférieur au même instant Modèle:Nobr de valeur absolue Cθ0 plus grande que le précédent car Cθ0{C[θ02θ1]}=2C[θ0θ1]>0 on en déduit une rotation initiale dans le sens «» ;
    Modèle:Alsi initialement on imposait «θ0>2θ1», le moment scalaire du couple de torsion du fil supérieur aurait été à cet instant «C[θ02θ1]<0» et celui du couple de torsion du fil inférieur au même instant «Cθ0<0», la valeur absolue du 2ème Cθ0 étant plus grande que celle du Modèle:1er C[θ02θ1] car Cθ0C[θ02θ1]=2Cθ1>0, on en déduirait encore une rotation initiale dans le sens «» ;
    Modèle:Alnous voyons que le sens de rotation initiale est indépendant du placement de θ0 relativement à 2θ1 [en fait il ne dépend que du placement de θ0 par rapport à θ1 et comme θ0 est > à θ1 le sens initial de rotation est le sens «», il serait le sens «+» si on choisissait θ0< à θ1].
  27. Voir le paragraphe « définition non énergétique d'un oscillateur harmonique » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  28. Voir le paragraphe « solution forcée d'une équation différentielle linéaire du [[Outils_mathématiques_pour_la_physique_(PCSI)/Équations_différentielles#Deuxième_ordre_sans_terme_du_premier_ordre_à_excitation_constante|2ème ordre (à cœfficients réels constants) sans terme du Modèle:1er ordre à excitation constante]] » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  29. 29,0 29,1 et 29,2 Voir le paragraphe « mise en équation (sous forme canonique) » du chap.1 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », k devant être substitué par 2C.
  30. Voir le paragraphe « solution libre d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants du 2ème ordre sans terme du Modèle:1er ordre dans le cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est strictement positif » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  31. La solution libre pourrait encore être écrite selon «θ𝑙(t)=Acos(ω0t+φ)» mais ce choix est maladroit quand la vitesse angulaire initiale est nulle.
  32. 32,0 et 32,1 Voir le paragraphe « [[Outils_mathématiques_pour_la_physique_(PCSI)/Équations_différentielles#But_recherché_pour_résoudre_une_équation_différentielle_linéaire_à_cœfficients_constants_du_premier_ou_du_deuxième_ordre_hétérogène|but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du Modèle:1er ou du 2ème ordre hétérogène]] (solution générale de l'équation hétérogène) » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  33. En effet la vitesse angulaire à l'instant t se calcule selon θ˙(t)=Aω0sin(ω0t)+Bω0cos(ω0t).
  34. 34,0 34,1 et 34,2 La solution transitoire «θ(t)=θ1+(θ0θ1)cos(ω0t)» {ou «α(t)=α0cos(ω0t)»} ne tenant pas compte de l’amortissement réel du pendule nécessiterait d’être « corrigée » (en effet cette solution transitoire ne peut représenter la réalité car elle correspond à une oscillation autour de la position d’équilibre d'abscisse angulaire «θéq=θ1» {ou «αéq=0»} sans que celle-ci ne soit atteinte à demeure au bout d’un temps infini comme c’est nécessairement le cas dans la réalité) mais cette correction n’est pas explicitement indiquée dans le programme de physique de P.C.S.I. ;
    Modèle:Altoutefois nous la voyons en complément au paragraphe « loi horaire de position angulaire du pendule de torsion amorti » plus bas dans ce chapitre, cela ne présentant pas plus de difficulté que la présentation de l'amortissement d'un pendule élastique
  35. 35,0 35,1 et 35,2 Ou module de cisaillement ou encore module de Coulomb ;
    Modèle:AlCharles-Augustin Coulomb (1736 - 1806) officier, ingénieur et physicien français à qui on doit la formulation précise des lois de frottement « solide » ainsi que l'invention du pendule de torsion qui lui permet de formuler la loi d'attraction des corps électrisés.
  36. Ainsi, avec un module d'élasticité transversale (ou module de cisaillement ou encore module de Coulomb) du matériau très faible {par exemple en choisissant du caoutchouc} la constante de torsion également très faible entraîne une valeur de la période propre d'oscillation du pendule de torsion très grande [soit 𝒯0 quand G0, ce cas limite de mouvement de rotation infiniment lent correspond, en pratique, à une absence de mouvement, c'est-à-dire à un pendule de torsion inopérant {un fil de caoutchouc considéré en pratique comme un fil sans torsion ne peut convenir pour construire un pendule de torsion}] ;
    Modèle:AlCharles-Augustin Coulomb (1736 - 1806) officier, ingénieur et physicien français à qui on doit la formulation précise des lois de frottement « solide » ainsi que l'invention du pendule de torsion qui lui permet de formuler la loi d'attraction des corps électrisés.
  37. Voir le paragraphe « définition d'isochronisme d'un oscillateur » dans le chap.12 de la leçon « Mécanique 1 (PCSI) ».
  38. 38,0 et 38,1 En effet α(t)=Acos(ω0t)+Bsin(ω0t) dans laquelle A se détermine par α(0)=α0 soit A=α0 et
    Modèle:Alavec α˙(t)=Aω0sin(ω0t)+Bω0cos(ω0t) Modèle:AlBModèle:Transparentpar α˙(0)=0 soit Bω0=0 ou B=0.
  39. Méthode d’enregistrement également utilisable pour un pendule de torsion non amorti.
  40. Voir le paragraphe « notion d'alimentation stabilisée (A.S.) » du chap.22 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  41. Il est nécessaire de limiter le courant délivré par l’A.S. pour éviter l’électrolyse de la solution.
  42. À condition d'ajouter, au-dessus de la cuve électrolytique, un récipient pouvant contenir le liquide et dans lequel les ailettes fixées sur la tige resteront partiellement immergées
  43. Voir le paragraphe « forme de la résistance du fluide s'exerçant sur le système de points matériels fermé indéformable dans le domaine des faibles vitesses (de translation) » du chap6 de la leçon « Mécanique 1 (PCSI) » en l'adaptant aux mouvements de rotation autour d'un axe, chaque point Mi situé à la distance orthogonale ri de l'axe ΔC de rotation d'une ailette subissant la force de frottement fluide flu(Mi)=hVMi(t)=hriθ˙(t)uθi(t) avec h constante positive (exprimée en kgs1) caractéristique de la viscosité dynamique du fluide {ηflu de l'air vers la glycérine} ainsi que de la densité de ce dernier {par exemple un objet rentrant dans l'atmosphère subira une résultante de forces de frottement fluide plus faible dans la haute atmosphère (où la densité est faible, l'atmosphère y étant raréfiée) que dans l'atmosphère proche du sol} et uθi(t) le 2ème vecteur de base cylindro-polaire lié au point Mi d'axe ΔC orienté par le 3ème vecteur uΔC de la base.
    Modèle:AlLa définition de la viscosité dynamique d'un fluide ηflu n'est pas au programme de physique de P.C.S.I. mais on peut en donner une Modèle:1re notion élémentaire en considérant une couche de fluide de faible épaisseur se déplaçant sur un plan immobile, le plan exercera sur la couche une force de frottement qui tendra à ralentir le déplacement de la couche et ceci d'autant plus que le fluide sera visqueux Modèle:Nobr qu'il « collera » au plan) ;
    Modèle:Alsi on considère maintenant le fluide visqueux d'épaisseur e non petite se déplaçant sur le plan immobile par entrainement de sa couche supérieure (cette couche supérieure étant entraînée par ce qu'il y a au-dessus, par exemple le vent sur un cours d'eau ou un plan mobile sur de l'huile), la vitesse en son sein varie suivant l'altitude z car la couche inférieure à l'altitude zi=0 tend à avoir la même vitesse que le plan sur lequel elle repose alors que la couche supérieure à l'altitude zs=e>0 a la même vitesse que l'objet qui l'entraîne : une couche intermédiaire de fluide de faible épaisseur à l'altitude z]0,e[ va donc subir deux forces de contact, celle de la couche immédiatement supérieure d'altitude z+ qui va plus vite qu'elle et tend à l'entraîner et celle de la couche immédiatement inférieure d'altitude z qui va moins vite qu'elle et tend à la ralentir, on parlera de forces de cisaillement car les deux forces agissent en sens contraires ; on établit que la contrainte de cisaillement Modèle:Nobr la norme commune des forces tangentielles de cisaillement rapportée à l'unité de surface des couches en regard] que l'on notera τcis=dfzz+dΣ=dfzzdΣ s'exprimant en Pa, dΣ étant l'aire élémentaire commune des couches en regard, est liée à la viscosité dynamique ηflu du fluide par τcis=ηfludVcouchezdz avec Vcouchez le vecteur vitesse de translation de la couche d'altitude z, ceci impliquant que la viscosité dynamique ηflu du fluide s'exprime en Pas [encore appelé « poiseuille » de symbole Pl, ce nom ayant été donné en hommage à Jean-Léonard-Marie Poiseuille (1797 - 1869) physicien et médecin français pour son étude de l'écoulement du sang dans les vaisseaux et la généralisation de celle-ci aux écoulements laminaires des fluides visqueux dans les tuyaux cylindriques] ;
    Modèle:Alc'est aussi ce qu'on observe lors de la circulation d'un fluide dans une conduite, les molécules de fluide au contact de la conduite tendant à rester immobiles alors que celles sur l'axe de la conduite Modèle:Nobr les molécules les plus éloignées des parois de la conduite) ont la vitesse maximale
    Modèle:Alon définit aussi une autre viscosité appelée viscosité cinématique notée νflu qui dépend de la viscosité dynamique ηflu du fluide ainsi que de sa masse volumique ρflu selon νflu=ηfluρflu s'exprimant donc en m2s1 [mais cette unité étant relativement grande on en a introduit une mieux adaptée le « stokes » de symbole St égal à 1St= 104m2s1] ; George Gabriel Stokes (1819 - 1903) est un mathématicien et physicien britannique à qui on doit, dans le domaine de la physique, d'importants travaux en mécanique des fluides, l'étude des variations de la gravitation à la surface de la terre (il est considéré comme l'un des initiateurs de la géodésie) et aussi l'explication du phénomène de fluorescence.
  44. Un système de forces dont la résultante est nulle mais dont le moment résultant ne l'est pas constitue un couple de forces [voir aussi le paragraphe « définition d'un torseur couple » du chap.1 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) »].
  45. En effet la somme de deux couples est un couple dans la mesure où les moments des couples ne sont pas opposés (ce qui est le cas ici), résultat qu'on peut aisément généraliser à un nombre fini de couples [voir aussi le paragraphe « somme de deux couples » du chap.1 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) »].
  46. Les deux forces de frottement fluide flu(Mi,1) et flu(Mi,2) opposées tendent à faire tourner le couple {Mi,1,Mi,2} dans le même sens ;
    Modèle:Alnotant {flu(Mi,1)=flu(Mi,1)uθ(1)flu(Mi,2)=flu(Mi,2)uθ(2)}, de {flu(Mi,2)=flu(Mi,1)uθ(2)=uθ(1)} on en déduit flu(Mi,2)=flu(Mi,1) valeur commune qui est <0 si le mouvement à l'instant t se fait dans le sens + et >0 s'il se fait dans le sens  ;
    Modèle:Alle bras de levier de flu(Mi,1) étant d(ΔC,Mi,1) et celui de flu(Mi,2), d(ΔC,Mi,2) avec d(ΔC,Mi,2)=d(ΔC,Mi,1)=(Mi,1Mi,2)2 on en déduit ΔC[flu(Mi,1)]+ΔC[flu(Mi,2)]=flu(Mi,1)d(ΔC,Mi,1)+flu(Mi,2)d(ΔC,Mi,2)=flu(Mi,1)(Mi,1Mi,2).
  47. Les paramètres étant définis au paragraphe « mise en équation différentielle du mouvement du pendule de torsion (non amorti) » plus haut dans ce chapitre.
  48. C'est-à-dire le poids de la tige appliqué en C, celui de chaque ailette lequel est à l'axe ΔC et les tensions des fils supérieur et inférieur également appliquées en C [voir le paragraphe « définition du moment scalaire d'une force par rapport à un axe Δ » du chap.4 de la leçon « Mécanique 2 (PCSI) »].
  49. Voir le paragraphe « définition non énergétique d'un oscillateur harmonique » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  50. Voir le paragraphe « analogie électromécanique entre le P.E.V.A. lâché, sans vitesse initiale, de la position de repos du ressort, dans le champ de pesanteur terrestre et le dipôle R L C série soumis à un échelon de tension, le condensateur étant initialement déchargé et la bobine (parfaite) initialement traversée par aucun courant » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », la constante de raideur k du ressort devant être remplacée par la constante de torsion des deux fils 2C, la masse m du solide relié au ressort remplacée par le moment d'inertie JΔC(tige) de la tige par rapport à l'axe ΔC et l'allongement total du ressort x par l'abscisse angulaire θ de la tige.
  51. Voir le paragraphe « [[Outils_mathématiques_pour_la_physique_(PCSI)/Équations_différentielles#Solution_forcée_de_l'équation_différentielle_linéaire_à_cœfficients_constants_du_second_ordre_hétérogène_avec_terme_du_premier_ordre_en_f(x),_dans_le_cas_d'une_excitation_constante|solution forcée de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2ème ordre hétérogène avec terme du Modèle:1er ordre en f(x), dans le cas d'une excitation constante]] » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  52. Voir le paragraphe « [[Outils_mathématiques_pour_la_physique_(PCSI)/Équations_différentielles#Recherche_de_la_solution_générale_de_l'équation_différentielle_linéaire_à_cœfficients_constants_du_second_ordre_homogène_avec_terme_du_premier_ordre_en_f(x)|recherche de la solution générale de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2nd ordre homogène avec terme du Modèle:1er ordre en f(x)]] » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  53. Voir le paragraphe « [[Outils_mathématiques_pour_la_physique_(PCSI)/Équations_différentielles#Résolution_de_l'équation_caractéristique_de_l'équation_différentielle_linéaire_à_cœfficients_constants_du_second_ordre_homogène_avec_terme_du_premier_ordre_en_f(x)_et_forme_de_la_solution_libre_réelle_de_cette_équation_différentielle|résolution de l'équation caractéristique de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2nd ordre homogène avec terme du Modèle:1er ordre en f(x) et forme de la solution libre réelle de cette équation différentielle]] » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  54. Voir le paragraphe « solution libre de la réponse en tension uC(t) aux bornes du condensateur d'un R L C série dans le cas σ < 1 (faible amortissement) » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », la tension uC(t) devant être remplacée par l'élongation angulaire θ(t).
  55. Voir le paragraphe « solution libre de la réponse en tension uC(t) aux bornes du condensateur d'un R L C série dans le cas σ = 1 (amortissement critique) » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », la tension uC(t) devant être remplacée par l'élongation angulaire θ(t).
  56. Voir le paragraphe « solution libre de la réponse en tension uC(t) aux bornes du condensateur d'un R L C série dans le cas σ > 1 (fort amortissement) » du chap.28 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », la tension uC(t) devant être remplacée par l'élongation angulaire θ(t).

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