Outils mathématiques pour la physique (PCSI)/Équations différentielles

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Modèle:Chapitre

Définition d'une équation différentielle ordinaire

Modèle:AlOn se propose de définir une équation différentielle ordinaire concernant une fonction réelle f de la variable réelle x. Modèle:Définition

Équation différentielle non linéaire

Modèle:AlLa fonction ou ses dérivées peuvent intervenir :

  • élevées à une certaine puissance c.-à-d. [f(x)]p0, [f(x)]p1[f(x)]p2 avec p0,p1,p2 ou
  • multipliées entre elles c.-à-d. [f(x)][f(x)], [f(x)][f(x)], [f(x)][f(x)]

Modèle:AlSi tel est le cas, l'équation différentielle est dite non linéaire.

Équation différentielle linéaire

Modèle:AlSi la fonction et ses dérivées interviennent sans être élevées à une certaine puissance et si elles ne sont pas multipliées entre elles, l'équation différentielle est linéaire et se présente sous la forme :

a2(x)f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=d(x)

d,a0,a1eta2

sont des fonctions de

x

, l'équation différentielle étant d'ordre deux si

a20 [

dans ce cas, usuellement, on divise les deux membres de l'équation différentielle par

a2(x)

de façon à ce que le cœfficient de la dérivée seconde soit

1

, l'équation différentielle étant alors dite « normalisée »

]

Modèle:Ald(x) est l'excitation de l'équation différentielle, celle-ci est dite :

  • hétérogène dans la mesure où d(x)0 et
  • homogène si d(x)=0.

Modèle:AlRemarques : Si a2=0, le plus haut ordre n'est pas deux, mais un si a10 ;

Modèle:AlModèle:Transparentsi a20 avec a0=0, il s'agit d'une équation différentielle linéaire d'ordre deux en f mais on peut également considérer que cette équation différentielle est d'ordre un en f dans la mesure où a10 puisque s'écrivant a2(x)f(x)+a1(x)f(x)=d(x)[1].

Équation différentielle linéaire à coefficients constants

Modèle:AlUne équation différentielle de ce type doit être linéaire et telle que les coefficients de

f(x),f(x),f(x)

sont des constantes et non des fonctions de

x

 ; elle se présente sous la forme :

a2f(x)+a1f(x)+a0f(x)=d(x)

d(x)

est encore une fonction de

x

,

a0,a1eta2

étant des constantes réelles, l'équation différentielle linéaire à coefficients constants étant :

  • d'ordre deux en f dans la mesure où a20,
  • homogène si d(x)=0 » et
  • sinon, hétérogène.

Modèle:AlNormalisation de l'équation différentielle :
Modèle:AlLa forme normalisée de l'équation différentielle du 2ème ordre en

f [

obtenue après avoir divisé les deux membres de l'équation différentielle par

a20]

s'écrit :

f(x)+bf(x)+cf(x)=e(x)
 en posant b=a1a2, c=a0a2 ainsi que e(x)=d(x)a2 et

Modèle:Alla forme normalisée de l'équation différentielle du 1er ordre en

f [

obtenue en supposant

a2=0

et après avoir divisé les deux membres de l'équation différentielle par

a10]

s'écrit :

f(x)+kf(x)=e(x)
 en posant k=a0a1 ainsi que e(x)=d(x)a1.

Méthode de résolution d'une équation différentielle linéaire à coefficients constants homogène

Préliminaire : notion d'espace vectoriel à une ou deux dimensions sur l'exemple des vecteurs géométriques

Modèle:AlTous les vecteurs d'une droite forment un espace vectoriel à une dimension c.-à-d. qu'il suffit d'un vecteur de base pour obtenir tous les vecteurs possibles de la droite comme « multiple » du vecteur de base ; quand un ensemble peut être engendré complètement de la même façon à partir d'un élément de l'ensemble, il constitue un « espace vectoriel à une dimension » et « l'élément particulier définit la base de l'ensemble » [2] ;

Modèle:Altous les vecteurs d'un plan forment un espace vectoriel à deux dimensions c.-à-d. qu'il suffit de deux vecteurs de base [3] pour obtenir tous les vecteurs possibles du plan comme C.L.[4] des deux vecteurs de base ; quand un ensemble peut être engendré complètement de la même façon à partir de deux éléments indépendants [5] de l'ensemble, il constitue un « espace vectoriel à deux dimensions » et « ces deux éléments indépendants particuliers définissent la base de l'ensemble » [6].

Propriété (admise) de l'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du premier ou deuxième ordre homogène

Modèle:AlL'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du premier ordre homogène est un « espace vectoriel à une dimension » et
Modèle:Alcelui des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du deuxième ordre homogène, un « espace vectoriel à deux dimensions » [7] ;

Modèle:Alil suffit donc de déterminer une base de l'ensemble cherché pour obtenir tout l'ensemble c.-à-d. de trouver :

  • une solution particulière d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ordre homogène pour obtenir toutes les solutions possibles de l'équation [c.-à-d. les multiples de la solution particulière] ou,
  • deux solutions particulières indépendantes d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2ème ordre homogène pour obtenir toutes les solutions possibles de l'équation [c.-à-d. les Modèle:Nobr des deux solutions particulières indépendantes].

Méthode de recherche d'une (ou de deux indépendantes) solution(s) particulière(s) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du premier (ou deuxième) ordre homogène

Modèle:AlOn cherche une solution du type exp(sx) car ses dérivées première sexp(sx) et seconde s2exp(sx) lui étant proportionnelles, l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants homogène du 1er ou 2ème ordre en f(x) se transforme en équation algébrique du 1er ou 2ème degré en s après simplification par exp(sx)[8] ; l'équation algébrique ainsi obtenue est appelée « équation caractéristique de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants homogène ».

Résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du premier ordre homogène

Modèle:AlSoit

f(x)+kf(x)=0

, l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ordre homogène, l'équation caractéristique correspondante s'écrivant

s+k=0

et
Modèle:AlModèle:Transparentse résolvant en

s=k

, on en déduit

la solution particulière (c.-à-d. la base de l'ensemble des solutions) exp(kx)
et par suite la « solution générale de l'équation différentielle » f(x)=Aexp(kx)A est une constante réelle arbitraire.

Résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du deuxième ordre homogène sans terme du premier ordre

Modèle:AlSoit f(x)+cf(x)=0 avec c, l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2ème ordre homogène sans terme du 1er ordre ;
Modèle:AlModèle:Transparentla recherche de deux solutions particulières indépendantes sous la forme exponentielle nécessite que de telles solutions existent et, en faisant cette hypothèse
Modèle:AlModèle:Transparentnous obtenons l'équation caractéristique s2+c=0 qui admet
Modèle:AlModèle:Transparentdeux racines réelles distincts si c est <0 ;
Modèle:AlModèle:Transparentaussi nous allons discuter de la forme des solutions particulières indépendantes de l'équation différentielle suivant le signe de c :

Cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est strictement négatif

Modèle:AlAvec

c<0

, l'équation caractéristique «

s2+c=0

» admettant comme racines réelles distinctes

s±=±c

, on en déduit :

les deux solutions indépendantes de l'équation différentielle (base de l'ensemble des solutions) «exp(s±x)=exp(±cx)»
et la solution générale de l'équation différentielle «f(x)=A+exp(cx)+Aexp(cx)»
avec A+etA deux constantes réelles arbitraires.

Cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est nul

Modèle:AlAvec

c=0

, l'équation caractéristique «

s2=0

» admettant comme racine réelle double

sd=0

, on en déduit :

une seule solution particulière de l'équation différentielle sous forme exponentielle «exp(sdx)=exp(0x)=1»[9],
ce qui est insuffisant pour en déduire la solution générale de l'équation différentielle ;
il faudrait donc trouver une 2ème solution particulière indépendante de la 1ère c.-à-d. non constante mais

Modèle:AlModèle:TransparentDans le cas présent il y a plus simple, l'équation différentielle s'écrivant f(x)=0, il suffit d'intégrer deux fois successivement et on obtient
Modèle:AlModèle:Transparentf(x)=A avec A constante réelle arbitraire puis
Modèle:AlModèle:Transparentf(x)=Ax+B avec B 2ème constante réelle arbitraire ;

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle est donc «

f(x)=Ax+B

» avec

AetB

deux constantes réelles arbitraires, montrant que cette solution est construite à partir

des deux solutions particulières indépendantes «1etx»[10] (base de l'ensemble des solutions).

Cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est strictement positif

Modèle:AlAvec c>0, l'équation caractéristique s2+c=0 n'admettant aucune racine réelle, il n'y a pas de solutions particulières ayant une forme exponentielle de l'équation différentielle.

Modèle:AlModèle:TransparentToutefois si on résout l'équation différentielle sur au lieu de résoudre sur [11], l'ensemble des solutions complexes formant alors un espace vectoriel de dimension deux sur [12],
Modèle:AlModèle:Transparentla recherche de solutions complexes particulières indépendantes de forme exponentielle l'équation caractéristique s2+c=0
Modèle:AlModèle:Transparentoù s et
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation caractéristique y admettant deux racines imaginaires conjuguées s±=±ic, on en déduit
Modèle:AlModèle:Transparentles deux solutions complexes particulières et indépendantes de l'équation différentielle «exp(s±x)=exp(±icx)» et
Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale complexe de l'équation différentielle s'écrit selon «f(x)=λ+exp(icx)+λexp(icx)»
Modèle:AlModèle:Transparentavec λ+etλ deux constantes complexes arbitraires ;
Modèle:AlModèle:Transparenton peut alors en déduire la solution générale réelle de l'équation différentielle en imposant des relations de liaison entre λ+etλ
Modèle:AlModèle:Transparentde façon à ce que λ+exp(icx)+λexp(icx) soit réelle[13].

Modèle:AlModèle:TransparentCompte-tenu de ce qui précède, à partir des deux solutions particulières complexes indépendantes exp(s±x)=exp(±icx) de l'équation différentielle,
Modèle:AlModèle:Transparentil est possible de trouver, par C.L.[4] à cœfficients complexes, deux solutions particulières réelles indépendantes, «cos(cx) et sin(cx)»[14]Modèle:,[15]
Modèle:AlModèle:Transparent(base de l'ensemble des solutions[16])
Modèle:AlModèle:Transparentet la solution générale (réelle) de l'équation différentielle s'écrit «f(x)=Acos(cx)+Bsin(cx)»
Modèle:AlModèle:Transparentavec AetB deux constantes réelles arbitraires.

Modèle:AlRemarques : On établit que «Acos(cx)+Bsin(cx)=Ccos(cx+φ)x» avec Cetφ dépendant de AetB ;
Modèle:AlModèle:Transparenten effet, posant {A=Ccos(φ)B=Csin(φ)} Acos(cx)+Bsin(cx)=Ccos(φ)cos(cx)Csin(φ)sin(cx)=Ccos(cx+φ)[17] ;
Modèle:AlModèle:Transparentdu système d'équations {A=Ccos(φ)B=Csin(φ)} on en déduit «{C=A2+B2tan(φ)=BA}» permettant de choisir la détermination de φ suivant les signes de AetB[18] :

Modèle:AlModèle:Transparentsi AetB sont tous deux >0, φ]π2,0[, d'où «φ=arctan(BA)»[19],

Modèle:AlModèle:Transparentsi AetB sont tous deux <0, φ]π2,π[, d'où «φ=arctan(BA)+π»[19],

Modèle:AlModèle:Transparentsi A>0etB<0, φ]0,π2[, d'où «φ=arctan(BA)»[19],

Modèle:AlModèle:Transparentsi A<0etB>0, φ]π,π2[, d'où «φ=arctan(BA)π»[19].

Méthode de résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants hétérogène

But recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du premier ou du deuxième ordre hétérogène

Modèle:AlTrouver une solution particulière de cette équation différentielle hétérogène dans le but d'effectuer un changement de fonction permettant d'obtenir la même équation différentielle mais homogène.

Modèle:AlJustification [20] : soient respectivement fgéné de l'équa hétéro(x) et fpart de l'équa hétéro(x) la solution générale et une solution particulière de l'équation hétérogène c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent{fgéné de l'équa hétéro(x)+bf'géné de l'équa hétéro(x)+cfgéné de l'équa hétéro(x)=e(x)(1)fpart de l'équa hétéro(x)+bf'part de l'équa hétéro(x)+cfpart de l'équa hétéro(x)=e(x)(2), nous pouvons vérifier aisément en formant la différence «(1)(2)» que
Modèle:AlModèle:Transparentla fonction f(x)=fgéné de l'équa hétéro(x)fpart de l'équa hétéro(x) est solution de la même équation différentielle mais homogène[21] soit
Modèle:AlModèle:Transparent(1)(2):f(x)+bf(x)+cf(x)=0[22] ;

Modèle:Alainsi la solution générale de l'équation hétérogène est la somme de la solution générale de l'équation homogène [23] et d'une solution particulière de l'équation hétérogène c.-à-d.

«fgéné de l'équa hétéro(x)=fgéné de l'équa homo(x)+fpart de l'équa hétéro(x)» ;

Modèle:Aldans quasiment tous les cas on peut trouver une solution particulière de l'équation différentielle hétérogène de même forme que l'excitation [24] et alors, on peut écrire

«f(x)=flibre(x)+fforcée(x)»
où «flibre(x)[25] est la solution générale de l'équation homogène » et
«fforcée(x)[26] la solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation » [27].

Recherche de la solution forcée (quand celle-ci existe)

Modèle:AlLa solution forcée est la solution particulière d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou du 2ème ordre hétérogène de même forme que l'excitation ;
Modèle:Alles principaux cas se présentant sont «e(x)=cste», recherche sous la forme fforcée=αα est une constante réelle à déterminer ;
Modèle:AlModèle:Transparent«e(x)=px+m,petm», recherche sous la forme fforcée=αx+βα et β sont des constantes réelles à déterminer ;
Modèle:AlModèle:Transparent«e(x)=Aexp(px),Aetp», recherche sous la forme fforcée=αexp(px)α est une constante réelle à déterminer ;
Modèle:AlModèle:Transparent«e(x)=Acos(kx+φ),A,ketφ», recherche sous la forme fforcée=αcos(kx+ψ)α et ψ sont des constantes réelles à déterminer ;

Modèle:Aldans ce qui suit nous privilégions le cas d'une excitation constante, la démarche pour les autres formes d'excitation étant identique.

Premier ordre à excitation constante

Modèle:AlSoit «f(x)+kf(x)=DD est l'excitation constante » ;

Modèle:Aldans la mesure où

k0

[28] il existe toujours une solution forcée c.-à-d. une solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation c.-à-d. de forme constante
Modèle:AlModèle:Transparentcar la dérivée étant identiquement nulle on obtient

kfforcée=D

soit

fforcée=Dk

et par suite

la solution générale de l'équation différentielle hétérogène s'écrit f(x)=flibre(x)+fforcée ou,
connaissant la solution libre de l'équation différentielle[29] flibre(x)=Aexp(kx) avec A constante arbitraire,
la solution générale de l'équation hétérogène se réécrit «f(x)=Aexp(kx)+Dk».

Deuxième ordre sans terme du premier ordre à excitation constante

Modèle:AlSoit «f(x)+cf(x)=DD est l'excitation constante » ;

Modèle:Aldans la mesure où

c0

[30] il existe toujours une solution forcée c.-à-d. une solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation c.-à-d. de forme constante
Modèle:AlModèle:Transparentcar la dérivée 2nde étant identiquement nulle on obtient

cfforcée=D

soit

fforcée =Dc

et par suite

la solution générale de l'équation différentielle hétérogène s'écrit f(x)=flibre(x)+fforcée ou,
connaissant la solution libre de l'équation différentielle[29] flibre(x)={Acos(cx)+Bsin(cx)ou Ccos(cx+φ) avec A,B,C,φ constantes arbitraires,
la solution générale de l'équation hétérogène se réécrit «f(x)={Acos(cx)+Bsin(cx)+DcouCcos(cx+φ)+Dc».

Retour sur la résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre avec terme du premier ordre

Rappel de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre avec terme du premier ordre en f(x) sous forme normalisée

Modèle:AlLa forme normalisée d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2nd ordre avec terme du 1er ordre en

f(x)

correspondant au cœfficient de la dérivée 2nde égal à

1

s'écrit

«f(x)+bf(x)+cf(x)=e(x)» où
«b et c sont des réels non nuls »[31] et
«e(x) une fonction réelle » appelée « excitation ».

Modèle:AlSi e(x)=0x l'équation est dite homogène et

Modèle:Alsi x0 tel que e(x0)0 l'équation est dite hétérogène.

Rappel de la forme de la solution générale de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre hétérogène avec terme du premier ordre en f(x)

Modèle:AlNous avons établi dans le paragraphe intitulé « but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou 2ème ordre hétérogène » plus haut dans ce chapitre que

Modèle:Alla solution générale de l'équation hétérogène est la somme de la solution générale de l'équation homogène [23] et d'une solution particulière de l'équation hétérogène c.-à-d.

«fgéné de l'équa hétéro(x)=fgéné de l'équa homo(x)+fpart de l'équa hétéro(x)» ;

Modèle:Aldans quasiment tous les cas il existe une solution particulière de l'équation différentielle hétérogène de même forme que l'excitation [24] et alors, la solution générale de l'équation hétérogène se réécrit

«f(x)=flibre(x)+fforcée(x)»
où «flibre(x)[25] est la solution générale de l'équation homogène » et
«fforcée(x)[26] la solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation » [27].

Recherche de la solution générale de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre homogène avec terme du premier ordre en f(x)

Modèle:AlOn cherche donc à résoudre f(x)+bf(x)+cf(x)=0 avec b et c des constantes réelles non nulles, pour cela on applique la méthode exposée dans le paragraphe « méthode de recherche d'une (ou de deux indépendantes) solution(s) particulière(s) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er (ou 2ème) ordre homogène » plus haut dans ce chapitre à savoir

Modèle:Alchercher des solutions du type exp(sx) car ses dérivées 1ère sexp(sx) et 2nde s2exp(sx) lui étant , l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants homogène du 2ème ordre en f(x) se transforme en équation algébrique du 2ème degré en s après simplification par exp(sx)[8], l'équation algébrique ainsi obtenue étant appelée « équation caractéristique de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants homogène ».

Équation caractéristique de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre homogène avec terme du premier ordre en f(x)

Modèle:AlAppliquant la méthode précédemment rappelée on obtient l'équation caractéristique du 2ème degré en la variable algébrique réelle

s

suivante

«s2+bs+c=0».

Résolution de l'équation caractéristique de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre homogène avec terme du premier ordre en f(x) et forme de la solution libre réelle de cette équation différentielle

Modèle:AlLa résolution de l'équation caractéristique passe par l'évaluation de son « discriminant Δ=b24c» et
Modèle:AlModèle:Transparentl'étude de son signe :

Cas où le discriminant Δ est positif, solution libre apériodique

Modèle:Al« Si Δ=b24c est >0»[32], l'équation caractéristique admet deux solutions réelles distinctes «s±=b±Δ2» et

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale libre étant générée par la base constituée des deux solutions particulières exponentielles[33] s'écrit

«fl(x)=A+exp(s+x)+Aexp(sx)»[34],
A+ et A étant deux constantes réelles arbitraires.
Cas où le discriminant Δ est nul, solution libre apériodique critique

Modèle:Al« Si Δ=b24c est =0»[35], l'équation caractéristique admet une solution réelle double «sd=b2» et
Modèle:AlModèle:Transparenton en déduit une seule solution particulière de forme exponentielle exp(sdx), il faut donc chercher une 2ème solution particulière d'une autre forme,
Modèle:AlModèle:Transparenton vérifie ci-dessous que xexp(sdx) convient ;

Modèle:AlModèle:Transparentvérification : si fpart(x)=xexp(b2x), la dérivée 1ère vaut fpart(x)=exp(b2x)+x(b2)exp(b2x) et
Modèle:AlModèle:Transparentla dérivée 2nde Modèle:Transparentfpart(x)=2(b2)exp(b2x)+x(b2)2exp(b2x),
Modèle:AlModèle:Transparentformant alors la C.L.[4] du 1er membre de l'équation différentielle, on trouve 0[36]
Modèle:AlModèle:Transparentce qui prouve que xexp(b2x) est bien solution particulière de l'équation différentielle homogène ;

Modèle:Alla solution générale libre étant générée par la base constituée des deux solutions particulières «

exp(sdx)

et

xexp(sdx)

»[33] s'écrit

«fl(x)=(A+Bx)exp(sdx)»[35],
A et B étant deux constantes réelles arbitraires.
Cas où le discriminant Δ est négatif, solution libre pseudo-périodique

Modèle:Al« Si Δ=b24c est <0»[37], l'équation caractéristique n'admet aucune solution réelle, il n'y a alors pas de solution libre particulière réelle de forme exponentielle à l'équation différentielle,
Modèle:AlModèle:Transparentil faudrait donc chercher deux solutions particulières sous une autre forme mais
Modèle:AlModèle:Transparentnous allons procéder autrement de façon à utiliser l'équation caractéristique déjà écrite :

Modèle:AlModèle:Transparentsi cette équation caractéristique n'a pas de solutions réelles, elle a néanmoins deux solutions complexes conjuguées distinctes, et par suite
Modèle:AlModèle:Transparentil y a deux solutions libres particulières complexes de forme exponentielle à cette équation différentielle
Modèle:AlModèle:Transparentservant de base à l'espace vectoriel de ses solutions libres complexes,
Modèle:AlModèle:Transparentles deux cœfficients générateurs étant complexes et correspondant à quatre cœfficients générateurs réels ;
Modèle:AlModèle:Transparentà partir de la solution générale libre complexe nous obtiendrons la solution générale libre réelle en écrivant que
Modèle:AlModèle:Transparentla partie imaginaire de la solution générale libre complexe est identiquement nulle,
Modèle:AlModèle:Transparentce qui, donnant deux relations de liaison entre les quatre cœfficients générateurs réels,
Modèle:AlModèle:Transparentlaissera uniquement deux cœfficients générateurs réels

Modèle:AlRésolution de l'équation caractéristique en complexe et solution générale libre complexe de l'équation différentielle homogène :
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation caractéristique ayant deux solutions complexes conjuguées distinctes «s±_=b±i|Δ|2»[38],
Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale libre complexe de l'équation différentielle homogène s'écrit
Modèle:AlModèle:Transparent«fl_(x)=A+_exp(s+_x)+A_exp(s_x)=A+_exp(b+i|Δ|2x)+A_exp(bi|Δ|2x)»,
Modèle:AlModèle:TransparentA+_ et A_ étant deux constantes complexes arbitraires[39].

Modèle:AlDétermination de la solution générale libre réelle de l'équation différentielle homogène à partir de la solution générale libre complexe :
Modèle:AlModèle:Transparentil faut écrire que la partie imaginaire de fl_(x) est identiquement nulle et pour cela
Modèle:AlModèle:Transparentnous définissons les cœfficients générateurs complexes sous leur forme trigonométrique[40] A+_=A+exp(iφ+) et A_=Aexp(iφ)
Modèle:AlModèle:Transparentréécriture de fl_(x) selon «fl_(x)=exp(b2x){A+exp[i(|Δ|2x+φ+)]+Aexp[i(|Δ|2xφ)]}»
Modèle:AlModèle:Transparentde partie imaginaire [fl_(x)]=exp(b2x)[A+sin(|Δ|2x+φ+)Asin(|Δ|2xφ)] ;
Modèle:AlModèle:Transparentla nullité du terme imaginaire est réalisé pour tout x si la nullité du terme entre crochets l'est et pour cela on décompose les sinus
Modèle:AlModèle:Transparentà l'aide des formules de trigonométrie[41] {sin(|Δ|2x+φ+)=sin(|Δ|2x)cos(φ+)+sin(φ+)cos(|Δ|2x)sin(|Δ|2xφ)=sin(|Δ|2x)cos(φ)sin(φ)cos(|Δ|2x)} d'où
Modèle:AlModèle:Transparentla réécriture du terme entre crochets [fl_(x)]exp(b2x)=
Modèle:AlModèle:Transparent[A+cos(φ+)Acos(φ)]sin(|Δ|2x)+[A+sin(φ+)+Asin(φ)]cos(|Δ|2x) dont
Modèle:AlModèle:Transparentla nullité x la nullité simultanée des cœfficients de sin(|Δ|2x) et de cos(|Δ|2x) «{A+cos(φ+)=Acos(φ)A+sin(φ+)=Asin(φ)}» soit
Modèle:AlModèle:Transparenten faisant la somme membre à membre des carrés A+2=A2 ou, les modules étant nécessairement positifs, «A+=A»,
Modèle:AlModèle:Transparent«A+=A» les arguments φ+ et φ suivent {cos(φ+)=cos(φ)sin(φ+)=sin(φ)} réalisés pour «φ=φ+»[42] ;

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale libre complexe est réelle ssi les cœfficients générateurs A+_ et A_ sont conjugués l'un de l'autre «A_=[A+_]*»[38], d'où
Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale libre réelle fl(x)= à la partie réelle de la solution générale libre complexe [fl_(x)] soit
Modèle:AlModèle:Transparent«fl(x)=[fl_(x)]=exp(b2x)[A+cos(|Δ|2x+φ+)+Acos(|Δ|2xφ)]» ou encore,
Modèle:AlModèle:Transparentavec A_=[A+_]* {A+=Aφ+=φ}, «fl(x)=2A+exp(b2x)cos(|Δ|2x+φ+)»[43].

Modèle:AlForme de la solution générale libre réelle de l'équation différentielle siΔest<0 : «fl(x)=Aexp(b2x)cos(|Δ|2x+φ)»[44] avec «A et φ constantes réelles arbitraires »[45].

Modèle:AlAutre forme(moins utilisée)de la solution générale libre réelle de l'équation différentielle siΔest<0 : «fl(x)=exp(b2x)[Acos(|Δ|2x)+Bsin(|Δ|2x)]»[46]
Modèle:AlModèle:Transparentavec «A et B constantes réelles arbitraires ».

Modèle:AlRemarque : On retrouve les deux formes de « solution libre de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants homogène du 2ème ordre en f(x) sans terme du 1er ordre » dans les deux formes de solution libre pseudo-périodique ci-dessus en faisant tendre le cœfficient du terme d'ordre un vers zéro c.-à-d. b0 Δ4c d'où Δ2c.

Solution forcée de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre hétérogène avec terme du premier ordre en f(x), dans le cas d'une excitation constante

Modèle:AlSoit «f(x)+bf(x)+cf(x)=DD est l'excitation constante » ;

Modèle:Aldans la mesure où c0[47], il existe toujours une solution forcée c.-à-d. une solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation c.-à-d. de forme constante
Modèle:AlModèle:Transparentcar les dérivées 2nde et 1ère étant identiquement nulles on obtient cff=D soit «ff=Dc».

Solution générale de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du second ordre hétérogène avec terme du premier ordre en f(x), dans le cas d'une excitation constante

Modèle:AlDans la mesure où c0[48], nous avons vu au paragraphe « solution forcée de l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2nd ordre hétérogène avec terme du 1er ordre en f(x), dans le cas d'une excitation constante » plus haut dans ce chapitre, qu'il existe toujours une solution forcée égale à ff=Dc et par suite
Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle hétérogène s'écrit «f(x)=fl(x)+ff=fl(x)+Dc» dans laquelle fl(x) est
Modèle:AlModèle:Transparentla solution libre de l'équation différentielle[29] prenant, suivant le signe du discriminant Δ=b24c de l'équation caractéristique s2+bs+c=0[49],
Modèle:AlModèle:Transparentla forme apériodique[50],
Modèle:AlModèle:Transparentapériodique critique[51] ou
Modèle:AlModèle:Transparentpseudo-périodique[52]
Modèle:AlModèle:Transparent

Méthode « des complexes » de détermination de la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants réels hétérogène à excitation sinusoïdale

Exposé de la recherche de la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale

Modèle:AlOn cherche la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) de l'équation différentielle linéaire normalisée à cœfficients réels constants hétérogène du 1er ou du 2ème ordre en f(x)
Modèle:AlModèle:Transparentd'excitation sinusoïdale[53] c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparentde l'équation différentielle en f(x) suivante f(x)+kf(x)=e(x), k*[54] ou
Modèle:AlModèle:Transparentf(x)+bf(x)+cf(x)=e(x), b et c*[55],
Modèle:AlModèle:Transparente(x) étant l'excitation sinusoïdale de fréquence σ et d'amplitude Em, toutes deux fixées, et
Modèle:AlModèle:Transparenton cherche, dans le cas où elle existe, la solution forcée sinusoïdale de même fréquence σ.

Les deux faces identiques de la recherche de la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale suivant que celle-ci est sous la forme d'un cosinus ou d'un sinus

Modèle:AlSupposons que l'excitation s'écrive e1(x)=Emcos(2πσx+φe), nous cherchons la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) sous la forme ff,1(x)=Amcos(2πσx+ψ)
Modèle:AlModèle:Transparentdans laquelle Am et ψ sont à déterminer en fonction des cœfficients caractérisant l'équation différentielle,
Modèle:AlModèle:Transparentde la fréquence commune σ, de l'amplitude Em et de la phase à l'origine φe de l'excitation,
Modèle:AlModèle:Transparentce 1er problème étant noté (1) ;

Modèle:Alsupposons maintenant que l'excitation s'écrive e2(x)=Emsin(2πσx+φe)[56], nous cherchons la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) selon ff,2(x)=Amsin(2πσx+ψ)
Modèle:AlModèle:Transparentavec les mêmes valeurs Am et ψ que dans le 1er problème précédent[57],
Modèle:AlModèle:Transparentce 2ème problème étant noté (2) ;

Modèle:Alainsi les deux faces de la recherche de la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale
Modèle:AlModèle:Transparentsuivant que celle-ci est sous la forme d'un cosinus ou d'un sinus sont :
Modèle:AlModèle:Transparentpour une équation du 1er ordre {dff,1dx(x)+kff,1(x)=e1(x)=Emcos(2πσx+φe)(1)dff,2dx(x)+kff,2(x)=e2(x)=Emsin(2πσx+φe)(2)}
Modèle:AlModèle:Transparentavec recherche de solution forcée selon {ff,1(x)=Amcos(2πσx+ψ) sol. forcée de (1)ff,2(x)=Amsin(2πσx+ψ) sol. forcée de (2)} et
Modèle:AlModèle:Transparentpour une équation du 2ème ordre {d2ff,1dx2(x)+bdff,1dx(x)+cff,1(x)=e1(x)=Emcos(2πσx+φe)(1)d2ff,2dx2(x)+bdff,2dx(x)+cff,2(x)=e2(x)=Emsin(2πσx+φe)(2)}
Modèle:AlModèle:Transparentavec recherche de solution forcée selon {ff,1(x)=Amcos(2πσx+ψ) sol. forcée de (1)ff,2(x)=Amsin(2πσx+ψ) sol. forcée de (2)}.

Exposé de la méthode « des complexes » pour trouver la solution forcée sinusoïdale (quand elle existe) d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale suivant que celle-ci est sous la forme d'un cosinus ou d'un sinus

Modèle:AlFormant l'« équation différentielle (1)=(1)+i(2)» et introduisant l'« excitation instantanée complexe par même C.L.[4] e_(x)=e1(x)+ie2(x)=Emexp[i(2πσx+φe)]» ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparentla « réponse forcée instantanée complexe selon même C.L.[4] ff_(x)=ff,1(x)+iff,2(x)=Amexp[i(2πσx+ψ)]»,
Modèle:AlModèle:Transparentnous obtenons une équation différentielle (1) linéaire à cœfficients réels constants hétérogène en fonction complexe f_(x) et
Modèle:AlModèle:Transparentd'excitation complexe e_(x)
Modèle:AlModèle:Transparents'avérant nettement plus simple pour déterminer la solution forcée ff_(x) et dont
Modèle:AlModèle:Transparentla partie réelle est l'équation différentielle (1) d'excitation e1(x)=[e_(x)],
Modèle:AlModèle:Transparentde solution forcée sinusoïdale (dans la mesure où elle existe) ff,1(x)=[ff_(x)] et
Modèle:AlModèle:Transparentla partie imaginaire est l'équation différentielle (2) d'excitation e2(x)=[e_(x)],
Modèle:AlModèle:Transparentde solution forcée sinusoïdale (dans la mesure où elle existe) ff,2(x)=[ff_(x)].

Modèle:AlRemarque : une fois obtenue la solution forcée complexe ff_(x) (quand celle-ci existe) à partir de l'équation différentielle (1), nous pourrions en déduire la solution sinusoïdale forcée à l'un ou l'autre des problèmes envisagés en en prenant la partie réelle pour le problème (1) et la partie imaginaire pour le problème (2) mais nous n'utiliserons pas cette méthode, en préférant une encore plus simple ne nécessitant pas la prise de partie réelle ou imaginaire.

Grandeurs instantanées complexes et amplitudes complexes associées

Modèle:AlLa « grandeur instantanée complexe » s_(x) associée à la fonction s(x)={Acos(2πσx+φ)ouAsin(2πσx+φ)} est la fonction à valeurs complexes de la variable x dont
Modèle:AlModèle:Transparent«s(x)=Acos(2πσx+φ) est la partie réelle s(x)=[s_(x)]» ou
Modèle:AlModèle:Transparent«s(x)=Asin(2πσx+φ) Modèle:Transparent la partie imaginaire s(x)=[s_(x)]» ; ainsi
Modèle:AlModèle:Transparent«s_(x)=Aexp[i(2πσx+φ)] est telle que s(x)={Acos(2πσx+φ)=[s_(x)]ouAsin(2πσx+φ)=[s_(x)]}».

Modèle:AlOn définit l'« amplitude complexe » comme la grandeur A_ telle que la grandeur instantanée complexe associée s'écrive s_(x)=A_exp[i(2πσx)] ;
Modèle:AlModèle:Transparentl'« amplitude complexe » est donc égale à «A_=Aexp(iφ)»,
Modèle:AlModèle:Transparentson module étant égal à l'amplitude de la fonction sinusoïdale c.-à-d. «|A_|=A» et
Modèle:AlModèle:Transparentson argument Modèle:Transparentà la phase à l'origine de la fonction sinusoïdale c.-à-d. «arg(A_)=φ» ;

Modèle:Alconséquence : la connaissance de l'amplitude complexe est donc équivalente à celle de la grandeur instantanée complexe et par suite
Modèle:AlModèle:Transparentà celle de la fonction sinusoïdale de la variable x à condition de connaître la forme de cette dernière « cosinusoïdale » ou
Modèle:AlModèle:Transparent« sinusoïdale ».

Dérivation première ou seconde des grandeurs instantanées complexes par rapport à la variable x

Modèle:AlLa simplification de la recherche de solution sinusoïdale forcée d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale par la méthode des complexes
Modèle:AlModèle:Transparentprovient du fait que la dérivation 1ère par rapport à x de ff_(x)=Am_exp[i(2πσx)] est équivalente à une « multiplication de ff_(x) par i(2πσ)» et
Modèle:AlModèle:Transparentla dérivation 2ème par rapport à x de ff_(x)=Am_exp[i(2πσx)] est équivalente à une « multiplication de ff_(x) par [i(2πσ)]2=(2πσ)2»

Recherche de la solution forcée complexe de l'équation différentielle (1')

Solution forcée complexe de l'équation différentielle (1') du 1er ordre

Modèle:AlL'équation différentielle (1) s'écrivant «df_dx(x)+kf_(x)=e_(x)» avec «e_(x)=Em_exp[i(2πσx)]» ou,
Modèle:AlModèle:Transparent«e_(x)=Em_exp(ikpulsx)» en introduisant la pulsation (spatiale) kpuls=2πσ[58] de l'excitation,
Modèle:AlModèle:Transparentla solution forcée complexe étant cherchée sous la forme ff_(x)=Am_exp(ikpulsx),
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation (1) de recherche de cette solution se réécrit «ikpulsff_(x)+kff_(x)=e_(x)» ou, en explicitant ff_(x),
Modèle:AlModèle:Transparent«[ikpuls+k]Am_exp(ikpulsx)=Em_exp(ikpulsx)» soit, en simplifiant par exp(ikpulsx),
Modèle:AlModèle:Transparent«[ikpuls+k]Am_=E_» (indépendante de la variable x) établissant l'existence de la solution forcée complexe
Modèle:AlModèle:Transparentdans la mesure où ikpuls+k ne peut pas s'annuler
Modèle:AlModèle:Transparentcorrespondant à une amplitude complexe «Am_=Em_k+ikpuls=Em_k+i2πσ» et
Modèle:AlModèle:Transparentà la solution forcée complexe «ff_(x)=E_k+ikpulsexp(ikpulsx)=Em_k+i2πσexp[i(2πσx)]».

Solution forcée complexe de l'équation différentielle (1') du 2ème ordre

Modèle:AlL'équation différentielle (1) s'écrivant «d2f_dx2(x)+bdf_dx(x)+cf_(x)=e_(x)» avec «e_(x)=Em_exp[i(2πσx)]» ou,
Modèle:AlModèle:Transparent«e_(x)=Em_exp(ikx)» en introduisant la pulsation (spatiale) k=2πσ de l'excitation,
Modèle:AlModèle:Transparentla solution forcée complexe étant cherchée sous la forme ff_(x)=Am_exp(ikx),
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation (1) de recherche de cette solution «k2ff_(x)+bikff_(x)+cff_(x)=e_(x)» ou, en explicitant ff_(x),
Modèle:AlModèle:Transparent«[k2+ibk+c]Am_exp(ikx)=Em_exp(ikx)» soit, en simplifiant par exp(ikx),
Modèle:AlModèle:Transparent«[k2+ibk+c]Am_=Em_» (indépendante de la variable x) établissant l'inexistence de solution forcée complexe
Modèle:AlModèle:Transparent« si b=0 et c>0» pour
Modèle:AlModèle:Transparentune pulsation (spatiale) k=c
Modèle:AlModèle:Transparent[Am_ y serait de module ] mais
Modèle:AlModèle:Transparentétablissant l'existence de la solution forcée complexe
Modèle:AlModèle:Transparent« si b0»[59] ou
Modèle:AlModèle:Transparent« si b=0 et c<0»[59] ou encore
Modèle:AlModèle:Transparent« si b=0 et c>0» pour une
Modèle:AlModèle:Transparentpulsation (spatiale) kc[59],
Modèle:AlModèle:Transparentcorrespondant à une amplitude complexe «Am_=Em_(ck2)+ibk=Em_[c(2πσ)2]+ib2πσ» et
Modèle:AlModèle:Transparentà la solution forcée complexe «ff_(x)=Em_(ck2)+ibkexp(ikx)=Em_[c(2πσ)2]+ib2πσexp[i(2πσx)]».

Solution forcée complexe de l'équation différentielle (1') du nème ordre avec n entier naturel non nul

Modèle:AlL'équation différentielle (1) s'écrivant «dnf_dxn(x)+an1dn1f_dxn1(x)++aidif_dxi(x)++a0f_(x)=e_(x)» avec «e_(x)=Em_exp[i(2πσx)]» ou,
Modèle:AlModèle:Transparent«e_(x)=Em_exp(ikx)» en introduisant la pulsation (spatiale)
Modèle:AlModèle:Transparentk=2πσ de l'excitation,
Modèle:AlModèle:Transparentla solution forcée complexe étant cherchée sous la forme
Modèle:AlModèle:Transparentff_(x)=Am_exp(ikx),
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation (1) de recherche de cette solution se réécrit, en « remplaçant dif_dxi(x) par (ik)iff_(x)» et en factorisant le 1er membre par ff_(x),
Modèle:AlModèle:Transparent«[(ik)n+an1(ik)n1++ai(ik)i++a0]ff_(x)=e_(x)» ou, en explicitant ff_(x),
Modèle:AlModèle:Transparent«[(ik)n+an1(ik)n1++ai(ik)i++a0]Am_exp(ikx)=Em_exp(ikx)» soit,
Modèle:AlModèle:Transparenten simplifiant par exp(ikx), «[(ik)n+an1(ik)n1++ai(ik)i++a0]Am_=Em_»
Modèle:AlModèle:Transparent(indépendante de la variable x) ou encore,
Modèle:AlModèle:Transparentdéfinissant le « polynôme caractéristique de cette équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants d'ordre n»[60] selon
Modèle:AlModèle:Transparent«𝒫n(ik)=(ik)n+an1(ik)n1++ai(ik)i++a0», l'équation (1) de recherche de Am_ se réécrit,
Modèle:AlModèle:Transparent«𝒫n(ik)Am_=Em_» (indépendante de la variable x) établissant l'inexistence de solution forcée complexe pour
Modèle:AlModèle:Transparentles valeurs de pulsation (spatiale) k
Modèle:AlModèle:Transparenttelles que 𝒫n(ik)=0 [Am_ y serait de
Modèle:AlModèle:Transparentmodule ] mais
Modèle:AlModèle:Transparentétablissant l'existence de la solution forcée complexe pour
Modèle:AlModèle:Transparentles valeurs de pulsation (spatiale) k
Modèle:AlModèle:Transparenttelles que 𝒫n(ik)0
Modèle:AlModèle:Transparentcorrespondant à une amplitude complexe «Am_=Em_𝒫n(ik)=Em_𝒫n(i2πσ)» et
Modèle:AlModèle:Transparentà la solution forcée complexe «ff_(x)=Em_𝒫n(ik)exp(ikx)=Em_𝒫n(i2πσ)exp[i(2πσx)]».

Détermination de l'amplitude et de la phase à l'origine de la réponse forcée sinusoïdale (quand celle-ci existe) à partir de l'amplitude complexe de la réponse forcée complexe

Modèle:AlCompte-tenu de la définition de l'amplitude complexe Am_=Amexp(iψ) on en déduit «{Am=|Am_|ψ=arg[Am_]}».

Amplitude et phase à l'origine de la solution sinusoïdale forcée de l'équation différentielle (1) ou (2) du 1er ordre

Modèle:AlAyant introduit la pulsation (spatiale) kpuls=2πσ[58] et
Modèle:AlModèle:Transparenttrouvé, pour toutes valeurs de celle-ci, une valeur d'amplitude complexe «Am_=Em_k+ikpuls=Em_k+i2πσ»
Modèle:Alon en déduit, pour la réponse forcée sinusoïdale, son amplitude «Am=|Am_|=Emk2+kpuls2=Emk2+4π2σ2»[61] et
Modèle:AlModèle:Transparentsa phase à l'origine «ψ=arg[Am_]=φearctan[kpulsk]=φearctan[2πσk]»[62].

Amplitude et phase à l'origine de la solution sinusoïdale forcée de l'équation différentielle (1) ou (2) du 2ème ordre

Modèle:AlAyant introduit la pulsation (spatiale) k=2πσ et
Modèle:AlModèle:Transparenttrouvé, pour toutes valeurs de celle-ci quand {b0b=0avecc<0b=0avecc>0etkc}, une valeur d'amplitude complexe «Am_=Em_(ck2)+ibk=Em_[c(2πσ)2]+ib2πσ»
Modèle:Alon en déduit, pour la réponse forcée sinusoïdale, son amplitude «Am=|Am_|=Em(ck2)2+b2k2=Em(c4π2σ2)2+b24π2σ2»[61] et
Modèle:AlModèle:Transparentsa phase à l'origine «ψ=arg[Am_]=φearg[(ck2)+ibk]=φearg{ibk[1ick2bk]}[62]Modèle:,[63] soit encore
Modèle:AlModèle:Transparentψ=φesgn(b)π2+arctan[ck2bk]=φesgn(b)π2+arctan[c4π2σ2b2πσ]»[62].

Expression de la réponse forcée sinusoïdale (quand celle-ci existe) de l'équation différentielle (1) ou (2) à l'excitation sinusoïdale

Modèle:AlDans l'équation différentielle (1) l'excitation ayant la forme e(x)=Emcos(2πσx+φe), la réponse forcée sinusoïdale de (1) à l'excitation s'écrit ff(x)=Amcos(2πσx+ψ) et

Modèle:Aldans l'équation différentielle (2) l'excitation ayant la forme e(x)=Emsin(2πσx+φe), la réponse forcée sinusoïdale de (2) à l'excitation s'écrit ff(x)=Amsin(2πσx+ψ).

Cas de l'échec de la méthode de recherche de la solution forcée sinusoïdale d'une équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants hétérogène à excitation sinusoïdale, le polynôme caractéristique s'annulant pour la pulsation (spatiale) envisagée

Modèle:AlNous avons vu qu'il n'y avait jamais échec dans le cas d'une équation différentielle du 1er ordre[64] ni
Modèle:AlModèle:Transparentdu 2ème ordre si b0[65] ;

Modèle:AlModèle:Transparentil n'y a pas échec dans le cas d'une équation différentielle du 2ème ordre où b=0 et c<0[65] ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparentb=0 et c>0 pour les pulsations (spatiales) de l'excitation kc[65] mais
Modèle:AlModèle:Transparentil y a échec dans le cas d'une équation différentielle du 2ème ordre où b=0 et c>0 pour la pulsation (spatiale) de l'excitation valant k0=c[65]
Modèle:AlModèle:Transparentà laquelle correspond le polynôme caractéristique de l'équation différentielle s'annulant ;

Modèle:Alnous nous plaçons donc dans le cas d'une équation différentielle du 2ème ordre où b=0 et c>0, la pulsation (spatiale) de l'excitation valant k0=c[65] ;

Modèle:AlModèle:Transparentsoit l'équation différentielle «d2fdx2(x)+cf(x)=e(x) avec c>0 et e(x)=Emcos(cx+φe)» ou encore
Modèle:AlModèle:Transparent«d2fdx2(x)+k02f(x)=e(x) avec e(x)=Emcos(k0x+φe)» (en éliminant c>0 au profit de k0=c) ;
Modèle:AlModèle:Transparentcomme il n'existe pas de solution particulière de l'équation différentielle linéaire hétérogène de même forme que l'excitation[65],
Modèle:AlModèle:Transparentil convient donc d'en chercher une sous une autre forme et nous le ferons
Modèle:AlModèle:Transparentsous la forme «fpart. d'équa hétéro(x)=αxcos(k0x+ψ)».

Détermination directe de α et ψ

Modèle:AlNous cherchons une solution particulière de l'équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants du 2ème ordre «d2fdx2(x)+k02f(x)=Emcos(k0x+φe)»
Modèle:AlModèle:Transparentsous la forme «fpart. d'équa hétéro(x)=αxcos(k0x+ψ)» et
Modèle:AlModèle:Transparentpour cela nous évaluons «dfpart. d'équa hétérodx(x)=αcos(k0x+ψ)αxk0sin(k0x+ψ)» et
Modèle:AlModèle:Transparent«d2fpart. d'équa hétérodx2(x)=2αk0sin(k0x+ψ)αxk02cos(k0x+ψ)» d'où, par report dans le 1er membre de
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle,
Modèle:AlModèle:Transparent«d2fpart. d'équa hétérodx2(x)+k02fpart. d'équa hétéro(x)=[2αk0sin(k0x+ψ)αxk02cos(k0x+ψ)]+k02αxcos(k0x+ψ)
Modèle:AlModèle:Transparent=2αk0sin(k0x+ψ)» à identifier à «Emcos(k0x+φe)» ou, l'identification suivante
Modèle:AlModèle:Transparent«2αk0cos(k0x+ψ+π2)=Emcos(k0x+φe)x»[66] {α=Em2k0ψ=φeπ2} d'où
Modèle:AlModèle:Transparentla solution particulière de l'équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants du 2ème ordre «d2fdx2(x)+k02f(x)=Emcos(k0x+φe)»
Modèle:AlModèle:Transparent«fpart. d'équa hétéro(x)=Em2k0xcos(k0x+φeπ2)=Em2k0xsin(k0x+φe)»[67].

Détermination de α et ψ par prolongement de la méthode « des complexes »

Modèle:AlNous cherchons une solution particulière de l'équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants du 2ème ordre «d2fdx2(x)+k02f(x)=e(x)=Emcos(k0x+φe)(1)»
Modèle:AlModèle:Transparentsous la forme «fpart. d'équa hétéro(x)=αxcos(k0x+ψ)» par prolongement de la méthode « des complexes » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparenten introduisant l'excitation complexe e_(x)=Em_exp(ik0x) associée à l'excitation sinusoïdale e(x)=Emcos(k0x+φe),
Modèle:AlModèle:Transparentl'amplitude complexe étant Em_=Emexp(iφe) et
Modèle:Alen cherchant la solution particulière complexe de l'équation différentielle «(1)d2f_dx2(x)+k02f_(x)=e_(x)»[68] sous la forme «fpart. équa hétéro_(x)=α_xexp(ik0x)», avec
Modèle:AlModèle:Transparent«α_=αexp(iψ) cœfficient multiplicateur de x dans la pseudo-amplitude
Modèle:AlModèle:Transparentcomplexe de fpart. équa hétéro_(x)»,
Modèle:AlModèle:Transparentla solution particulière de l'équation différentielle (1)[68] étant «fpart. équa hétéro(x)=αxcos(k0x+ψ) partie réelle de fpart. équa hétéro_(x)=α_xexp(ik0x)» ;

Modèle:AlModèle:Transparentpour cela nous évaluons «dfpart. d'équa hétéro_dx(x)=α_exp(ik0x)+ik0α_xexp(ik0x)»[69] et
Modèle:AlModèle:Transparent«d2fpart. d'équa hétéro_dx2(x)=2ik0α_exp(ik0x)+(ik0)2α_xexp(ik0x)»[69] d'où, par report dans le 1er membre de
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle (1),
Modèle:AlModèle:Transparent«d2fpart. d'équa hétéro_dx2(x)+k02fpart. d'équa hétéro_(x)=[2ik0α_exp(ik0x)+(ik0)2α_xexp(ik0x)]+k02α_xexp(ik0x)
Modèle:AlModèle:Transparent=2ik0α_exp(ik0x)» à identifier à «Em_exp(ik0x)» «2ik0α_=Em_» d'où
Modèle:AlModèle:Transparentle cœfficient multiplicateur de x dans la pseudo-amplitude complexe de fpart. équa hétéro_(x), «α_=iEm_2k0» dont on tire
Modèle:AlModèle:Transparent«α=|α_|=Em2k0» ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparent«ψ=arg[α_]=φeπ2» et par suite

Modèle:AlModèle:Transparentla solution particulière de l'équation différentielle (1)[68] «d2fdx2(x)+k02f(x)=Emcos(k0x+φe)» s'écrit selon
Modèle:AlModèle:Transparent«fpart. d'équa hétéro(x)=Em2k0xcos(k0x+φeπ2)=Em2k0xsin(k0x+φe)»[67].

Modèle:AlRemarque : La méthode directe de détermination de la solution particulière de l'équation différentielle d2fdx2(x)+k02f(x)=Emcos(k0x+φe) étant relativement simple[70],
Modèle:AlModèle:Transparentl'utilisation de la généralisation de la méthode « des complexes » ne se justifie absolument pas

Résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre

Cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre homogène

Modèle:AlSoit l'équation différentielle linéaire normalisée du 1er ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a0(x)f(x)=0» avec «a0(x) fonction réelle connue de la variable réelle x» ;
Modèle:Alci-après nous indiquons deux méthodes pour résoudre cette équation différentielle :

  • une 1ère n'utilisant pas le caractère « linéaire » de l'équation différentielle, « méthode de séparation des variables »[72] : l'équation différentielle se réécrivant, après « adoption de la notation différentielle de la dérivée f(x)=dfdx(x)[73] », selon «dfdx+a0(x)f(x)=0» dont nous déduisons, par séparation des variables, «dff=a0(x)dx» dans la mesure où f(x) n'est pas la fonction nulle {f(x)=0x étant une solution triviale de l'équation différentielle, la supprimer pour poursuivre la résolution ne restreindra pas l'ensemble des solutions} ;
    Modèle:Transparentnotant A0(x) une primitive de la fonction a0(x),
    Modèle:Transparent«dff=a0(x)dx s'intègre en ln(|f|)=A0(x)+A avec A constante d'intégration » ou
    Modèle:AlModèle:Transparenten «ln(|f|)=A0(x)+ln(|λ|) avec λ* telle que |λ|=exp(A)»
    Modèle:AlModèle:Transparentqui s'inverse en «f(x)=λexp[A0(x)] avec λ* constante d'intégration » ;
    Modèle:Transparentfinalement en ajoutant la solution triviale f(x)=0x à la solution précédente, nous en déduisons que
    Modèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle linéaire normalisée du 1er ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a0(x)f(x)=0» avec a0(x) fonction réelle connue de la variable réelle x s'écrit «f(x)=λexp[A0(x)] avec λ constante d'intégration », «A0(x) étant une primitive de a0(x)» ;
  • une 2ème utilisant le caractère « linéaire » de l'équation différentielle et le qualificatif « homogène » de celle-ci, ce qui permet d'utiliser la « propriété (admise) de l'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou 2ème ordre homogène » énoncée plus haut dans ce chapitre[7] ;
    Modèle:Transparentl'ensemble des solutions de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a0(x)f(x)=0»
    Modèle:AlModèle:Transparentétant un espace vectoriel à une dimension, il suffit de
    Modèle:Transparentdéterminer une base de l'ensemble cherché pour obtenir tout l'ensemble c.-à-d. de
    Modèle:Transparenttrouver une solution particulière de cette équation différentielle linéaire du 1er ordre homogène pour obtenir toutes les solutions possibles de cette équation
    Modèle:Transparent[c.-à-d. les multiples de la solution particulière] d'où
    Modèle:Transparentla recherche d'une « solution particulière fpart(x) de forme exponentielle exp[s(x)]» car sa « dérivée 1ère s(x)exp[s(x)] étant à fpart(x)» et
    Modèle:Transparentl'« équation différentielle étant homogène »,
    Modèle:Transparentnous pouvons « simplifier par exp[s(x)]» d'où
    Modèle:Transparentla réécriture de l'équation différentielle après simplification «s(x)+a0(x)=0» qui s'intègre en «s(x)=xa0(x)dx» et par suite
    Modèle:Transparentla solution particulière fpart(x) de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a0(x)f(x)=0», s'écrit
    Modèle:Transparentfpart(x)=exp[A0(x)] avec A0(x) primitive de a0(x) ;
    Modèle:Transparentfinalement la solution générale de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a0(x)f(x)=0» avec a0(x) fonction réelle connue de la variable réelle x s'écrit «f(x)=λfpart(x)=λexp[A0(x)] avec λ constante d'intégration », «A0(x) étant une primitive de a0(x)».

Modèle:AlRemarque : Bien que la 2ème méthode soit la plus directe[74] (donc la plus rapide), ce n'est celle qui est utilisée préférentiellement par les physiciens[75].

Cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre hétérogène

Modèle:AlSoit l'équation différentielle linéaire normalisée du 1er ordre en f(x)[71] hétérogène «f(x)+a0(x)f(x)=e(x)» avec «a0(x) et e(x) fonctions réelles connues de la variable réelle x»,
Modèle:AlModèle:Transparent«e(x) étant l'excitation de l'équation différentielle »,
Modèle:AlModèle:Transparentnous utiliserons la méthode de résolution d'une équation différentielle linéaire du 1er ou 2ème ordre hétérogène
Modèle:AlModèle:Transparentexposée dans le cas de cœfficients constants plus haut dans ce chapitre[76] mais
Modèle:AlModèle:Transparentrestant applicable dans le cas de cœfficients non constants[77],
Modèle:AlModèle:Transparentméthode fondée sur la propriété suivante
Modèle:AlModèle:Transparent« la solution générale d'une équation différentielle linéaire hétérogène est
Modèle:AlModèle:Transparentla somme de la solution générale de l'équation homogène correspondante et
Modèle:AlModèle:Transparentd'une solution particulière de l'équation hétérogène » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=fgéné de l'équa homo(x)+fpart de l'équa hétéro(x)» ;

Modèle:AlModèle:Transparentor la solution générale de l'équation différentielle linéaire normalisée du 1er ordre en f(x)[71] homogène
Modèle:AlModèle:Transparent«f(x)+a0(x)f(x)=0» étant «fgéné de l'équa homo(x)=λexp[A0(x)]
Modèle:AlModèle:Transparentavec λ constante d'intégration et
Modèle:AlModèle:TransparentA0(x) une primitive de a0(x)»[78],

Modèle:AlModèle:Transparentpour fixer la solution générale de l'équation différentielle linéaire normalisée du 1er ordre en f(x)[71] hétérogène
Modèle:AlModèle:Transparent«f(x)+a0(x)f(x)=e(x)» il reste à en déterminer une solution particulière et,
Modèle:AlModèle:Transparentpour cela, nous appliquons la « méthode de variation des constantes »[79] {inventée par Pierre-Simon Laplace[80]
Modèle:AlModèle:Transparentapplicable à des équations différentielles linéaires hétérogènes d'ordre quelconque}
Modèle:AlModèle:Transparentd'où, recherche d'une solution particulière sous la forme «fpart de l'équa hétéro(x)=g(x)exp[A0(x)]
Modèle:AlModèle:Transparentavec g(x) fonction à déterminer et
Modèle:AlModèle:TransparentA0(x) une primitive de a0(x)»,
Modèle:AlModèle:Transparent«fpart de l'équa hétéro(x)=g(x)exp[A0(x)]+g(x)exp[A0(x)][A0(x)]
Modèle:AlModèle:Transparent=g(x)exp[A0(x)]g(x)a0(x)exp[A0(x)]», le report des
Modèle:AlModèle:Transparentexpressions de la fonction et de sa dérivée dans l'équation différentielle linéaire hétérogène donnant
Modèle:AlModèle:Transparent«{g(x)exp[A0(x)]g(x)a0(x)exp[A0(x)]}+a0(x){g(x)exp[A0(x)]}=e(x)» soit,
Modèle:AlModèle:Transparentaprès simplification, «g(x)exp[A0(x)]=e(x)» «g(x)=e(x)exp[A0(x)]»
Modèle:AlModèle:Transparent«g(x) est une primitive de e(x)exp[A0(x)]» c.-à-d. «g(x)=xe(x)exp[A0(x)]dx»[81],

Modèle:AlModèle:Transparentd'où «fpart de l'équa hétéro(x)={xe(x)exp[A0(x)]dx}exp[A0(x)]»
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)={xe(x)exp[A0(x)]dx}exp[A0(x)]+λexp[A0(x)]»
Modèle:AlModèle:Transparent(avec λ constante d'intégration) soit, «xe(x)exp[A0(x)]dx étant
Modèle:AlModèle:Transparentdéfinie à une constante additive près »,
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=Λ(x)exp[A0(x)]» avec «Λ(x) primitive quelconque de e(x)exp[A0(x)]»,
Modèle:AlModèle:Transparent«A0(x) étant une primitive quelconque de a0(x)».

Modèle:AlExemple : soit à résoudre «f(x)2xf(x)=x2» dans laquelle «{a0(x)=2xe(x)=x2}»,

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre homogène «f(x)2xf(x)=0» étant «fgéné de l'équa homo(x)=λexp[(x2)]=λexp(x2)[78]Modèle:,[82]
Modèle:AlModèle:Transparentavec λ constante d'intégration »

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre hétérogène «f(x)2xf(x)=x2» selon «fgéné de l'équa hétéro(x)=Λ(x)exp(x2)
Modèle:AlModèle:Transparentavec Λ(x) une primitive de x2exp(x2)»
Modèle:AlModèle:Transparentc.-à-d. «Λ(x)=xx2exp(x2)dx»
Modèle:AlModèle:Transparentou, après une intégration par parties[83] [voir
Modèle:AlModèle:Transparentla note « 85 » plus bas dans ce chapitre],
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=π4erf(x)exp(x2)x2+λexp(x2)»
Modèle:AlModèle:Transparentavec «erf(x)=2π0xexp(x2)dx la fonction d'erreur » et
Modèle:AlModèle:Transparent«λ une constante d'intégration »[84].

Résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre

Cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre homogène

Modèle:AlSoit l'équation différentielle linéaire normalisée du 2ème ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0» avec «a1(x) et a0(x) fonctions réelles connues
Modèle:AlModèle:Transparentde la variable réelle x» ;
Modèle:Alci-après une méthode de résolution de cette équation différentielle utilisant le caractère « linéaire » de cette dernière et
Modèle:AlModèle:Transparentle qualificatif « homogène » de celle-ci,
Modèle:AlModèle:Transparentce qui permet d'utiliser la « propriété (admise) de l'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou 2ème ordre homogène » énoncée plus haut dans ce chapitre[7] ;

Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble des solutions de l'équation différentielle linéaire du 2ème ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0»
Modèle:AlModèle:Transparentétant un espace vectoriel à deux dimensions, il suffit de
Modèle:AlModèle:Transparentdéterminer une base de l'ensemble cherché pour obtenir tout l'ensemble c.-à-d. de
Modèle:AlModèle:Transparenttrouver deux solutions particulières de cette équation différentielle linéaire du 2ème ordre homogène pour obtenir toutes les solutions possibles de cette équation
Modèle:AlModèle:Transparent[c.-à-d. les C.L.[4] des deux solutions particulières]
Modèle:AlModèle:Transparentmais il n'existe pas de méthode pour déterminer ces solutions particulières dans le cas général
Modèle:AlModèle:Transparentpar contre dès lors qu'une solution particulière (non nulle) «f1(x)» de l'équation différentielle linéaire du 2ème ordre homogène est connue, il existe une
Modèle:AlModèle:Transparentméthode pour déterminer une 2ème solution particulière indépendante «f2(x)» faisant intervenir le wronskien de ces deux solutions particulières[85]
Modèle:AlModèle:Transparentdéfini selon «W(x)=|f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)|»[86] «W(x)=f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)», la dérivée de ce dernier par rapport à la variable x étant
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x)=f1(x)f2(x)+f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)f2(x)f1(x)» ou, après simplification,
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x)=f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)» et, avec «f1(x) et f2(x) solutions particulières de
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle linéaire du 2ème ordre homogène f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0
Modèle:AlModèle:Transparent{f1(x)=a1(x)f1(x)a0(x)f1(x)f2(x)=a1(x)f2(x)a0(x)f2(x)}», la réécriture de W(x) selon
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x)=f1(x)[a1(x)f2(x)a0(x)f2(x)]f2(x)[a1(x)f1(x)a0(x)f1(x)]» ou
Modèle:AlModèle:Transparentaprès simplification, «W(x)=a1(x)f1(x)f2(x)+a1(x)f2(x)f1(x)=a1(x)W(x)»
Modèle:AlModèle:Transparent le wronskien de ces deux solutions particulières[85] «W(x)=|f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)|»[86] de l'équation différentielle linéaire du 2ème ordre en f(x)[71]
Modèle:AlModèle:Transparent homogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0»
Modèle:AlModèle:Transparentest solution de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre en W(x) homogène «W(x)+a1(x)W(x)=0» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x) non nul car les deux solutions particulières f1(x) et f2(x) sont indépendantes »[87] ;
Modèle:AlModèle:Transparentrésolvant «W(x)+a1(x)W(x)=0»[78] nous en déduisons «W(x)=λexp[A1(x)] avec λ* constante d'intégration et
Modèle:AlModèle:TransparentA1(x) une primitive de a1(x)» soit encore,
Modèle:AlModèle:Transparent«|f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)|=λexp[A1(x)] avec mêmes λ et A1(x)» ;
Modèle:AlModèle:Transparent«f1(x) connue », il reste à résoudre l'équation différentielle linéaire du 1er ordre en f2(x) hétérogène «f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)=λexp[A1(x)]»[88]
Modèle:AlModèle:Transparentou, sous forme normalisée, «f2(x)f1(x)f1(x)f2(x)=λf1(x)exp[A1(x)]» avec «λ* constante d'intégration et
Modèle:AlModèle:TransparentA1(x) une primitive de a1(x)» ;
Modèle:AlModèle:Transparentune base de l'ensemble des solutions de l'équation différentielle linéaire du 2ème ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0»
Modèle:AlModèle:Transparentétant {f1(x),f2(x)}, nous en déduisons la solution générale de cette équation différentielle selon «f(x)=α1f1(x)+α2f2(x)» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«(α1,α2)2 couple de constantes arbitraires ».

Modèle:AlExemple : Soit à résoudre «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=0 sur ]0,+[» dans laquelle «{a1(x)=1xa0(x)=1x2}»,
Modèle:AlModèle:Transparentremarquant que «f1(x)=x est une solution particulière » évidente car «{f1(x)=1f1(x)=0} f1(x)1xf1(x)+1x2f1(x)=01x1+1x2x c.-à-d. 0»,
Modèle:AlModèle:Transparentnous formons son wronskien[85] avec une autre solution particulière f2(x) à déterminer soit «W(x)=|xf2(x)1f2(x)|»[86]
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x)=xf2(x)f2(x)»,
Modèle:AlModèle:Transparentce dernier étant solution [non nulle pour que f2(x) soit indépendante de f1(x)=x[87]]
Modèle:AlModèle:Transparentde l'équation différentielle linéaire du 1er ordre homogène «W(x)1xW(x)=0»[89]
Modèle:Transparentsoit «W(x)=λexp{[ln(x)]} avec λ*»[78]Modèle:,[90] ou, après simplification,
Modèle:Transparent=λx avec λ*» ;
Modèle:AlModèle:Transparent«W(x)=xf2(x)f2(x)=λx» étant une équation différentielle linéaire du 1er ordre en f2(x) hétérogène, se réécrivant,
Modèle:AlModèle:Transparentsous forme normalisée, selon «f2(x)1xf2(x)=λ» ;

Modèle:AlModèle:Transparentcette équation différentielle linéaire à coefficients non constants du 1er ordre en f2(x) hétérogène «f2(x)1xf2(x)=λ»
Modèle:AlModèle:Transparentse résout en cherchant d'abord la solution générale de «f2(x)1xf2(x)=0» c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparentde l'équation différentielle homogène associée[78]
Modèle:AlModèle:Transparentsoit «f2,géné de l'équa homo(x)=μx» avec
Modèle:AlModèle:Transparentμ*»[91]
Modèle:AlModèle:Transparentpuis par utilisation de la « méthode de variation des constantes » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparenten cherchant la solution générale de «f2(x)1xf2(x)=λ»
Modèle:AlModèle:Transparentsous la forme «f2(x)=Λ(x)x[88] dans laquelle
Modèle:AlModèle:TransparentΛ(x) est une primitive quelconque de λx»[92] d'où Modèle:AlModèle:Transparent«Λ(x)=λln(x)+cste» avec cste d'où
Modèle:AlModèle:Transparent«f2(x)=λxln(x)+cstex» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«λ* et cste» ;

Modèle:AlModèle:Transparentla 2ème solution particulière de «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=0» étant choisie selon «f2(x)=xln(x)»
Modèle:AlModèle:Transparent[c.-à-d. cste choisie nulle et λ constante d'intégration de W(x)1xW(x)=0 égale à 1],
Modèle:AlModèle:Transparentnous en déduisons la solution générale de l'équation différentielle linéaire du 2ème ordre en f(x)[71] homogène «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=0 sur ]0,+[»
Modèle:AlModèle:Transparentégale à une C.L.[4] des deux solutions particulières indépendantes {x,xln(x)} selon «f(x)=α1x+α2xln(x)» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«α1 et α2 deux constantes réelles d'intégration ».

Cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre hétérogène

Modèle:AlSoit l'équation différentielle linéaire normalisée du 2ème ordre en f(x)[71] hétérogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=e(x)» avec «a1(x), a0(x) et e(x) fonctions réelles connues
Modèle:AlModèle:Transparentde la variable réelle x»,
Modèle:AlModèle:Transparent«e(x) étant l'excitation de l'équation différentielle »,
Modèle:AlModèle:Transparentnous utiliserons la méthode de résolution d'une équation différentielle linéaire du 1er ou 2ème ordre hétérogène
Modèle:AlModèle:Transparentexposée dans le cas de cœfficients constants plus haut dans ce chapitre[76] mais
Modèle:AlModèle:Transparentrestant applicable dans le cas de cœfficients non constants[77],
Modèle:AlModèle:Transparentméthode fondée sur la propriété suivante
Modèle:AlModèle:Transparent« la solution générale d'une équation différentielle linéaire hétérogène est
Modèle:AlModèle:Transparentla somme de la solution générale de l'équation homogène correspondante et
Modèle:AlModèle:Transparentd'une solution particulière de l'équation hétérogène » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=fgéné de l'équa homo(x)+fpart de l'équa hétéro(x)» ;

Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation différentielle homogène associée «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0»
Modèle:AlModèle:Transparentétant supposée connue égale à «fgéné de l'équa homo(x)=α1f1(x)+α2f2(x)[93] avec
Modèle:AlModèle:Transparent(α1,α2)2 constantes d'intégration et
Modèle:AlModèle:Transparent{f1(x),f2(x)} solutions particulières indépendantes de
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle homogène » ;

Modèle:AlModèle:Transparentpour fixer la solution générale de l'équation différentielle linéaire normalisée du 2ème ordre en f(x)[71] hétérogène
Modèle:AlModèle:Transparent«f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=e(x)» il reste à en déterminer
Modèle:AlModèle:Transparentune solution particulière et,
Modèle:AlModèle:Transparentpour cela, appliquons la « méthode de variation des constantes »[94] {inventée par Pierre-Simon Laplace[80]
Modèle:AlModèle:Transparentapplicable à des équations différentielles linéaires hétérogènes d'ordre quelconque}
Modèle:AlModèle:Transparentd'où, recherche d'une solution particulière selon «fpart de l'équa hétéro(x)=μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)
Modèle:AlModèle:Transparentavec {μ1(x),μ2(x)} couple de fonctions à déterminer et
Modèle:AlModèle:Transparent{f1(x),f2(x)} solutions particulières non liées de
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle homogène ».

Modèle:AlPréalable à la recherche d'une solution particulière de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre enf(x)hétérogène :
Modèle:AlModèle:Transparenttransformer l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre en f(x)[71] hétérogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=e(x)»
Modèle:AlModèle:Transparenten un système de deux équations différentielles linéaires à cœfficients non constants du 1er ordre en {f(x),g(x)=f(x)} hétérogène[95]
Modèle:AlModèle:Transparent«{f(x)=g(x)g(x)=a0(x)f(x)a1(x)g(x)+e(x)}»,
Modèle:AlModèle:Transparentsystème qui peut se réécrire sous forme matricielle[96] selon «[X]=[A]×[X]+[E]» dans laquelle
Modèle:AlModèle:Transparent«[X]=[f(x)g(x)]M2,1()»[97] c.-à-d. une matrice colonne de dimension (ou taille) (2,1)
Modèle:AlModèle:Transparentappelée « matrice colonne des inconnues »,
Modèle:AlModèle:Transparent«[X]=[f(x)g(x)]M2,1()»[97] c.-à-d. une matrice colonne de dimension (ou taille) (2,1)
Modèle:AlModèle:Transparentappelée « matrice colonne de la dérivée des inconnues »[98],
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]=[01a0(x)a1(x)]M2()»[99] c.-à-d. une matrice carrée de dimension (ou taille) 2
Modèle:AlModèle:Transparentappelée « matrice des cœfficients du système »[100],
Modèle:AlModèle:Transparent«[E]=[0e(x)]M2,1()»[97] c.-à-d. une matrice colonne de dimension (ou taille) (2,1)
Modèle:AlModèle:Transparentappelée « matrice colonne des excitations » et enfin
Modèle:AlModèle:Transparent«×» l'opération « multiplication matricielle »[101] ;

Modèle:Altraduction matricielle def1(x)ouf2(x)solutions particulières de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre enf(x)homogène :
Modèle:AlModèle:Transparentl'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre en f(x)[71] homogène «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0» étant transformée
Modèle:AlModèle:Transparenten le système de deux équations différentielles linéaires à cœfficients non constants du 1er ordre en {f(x),g(x)=f(x)} homogène[102]
Modèle:AlModèle:Transparent«{f(x)=g(x)g(x)=a0(x)f(x)a1(x)g(x)}»,
Modèle:AlModèle:Transparentsystème qui peut se réécrire sous forme matricielle[96] selon «[X]=[A]×[X]», les matrices étant celles définies précédemment ;

Modèle:AlModèle:Transparentà la solution particulière f1(x) de l'équation différentielle «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0» on associe «[X1]=[f1(x)g1(x)]M2,1()»[97],
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice colonne des inconnues »,
Modèle:AlModèle:Transparent«[X1] étant liée [X1]=[f1(x)g1(x)]M2,1()»[97] par «[X1]=[A]×[X1]» avec «[A]=[01a0(x)a1(x)]M2()»[99],
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice colonne dérivée »[98]Modèle:Al« matrice des cœfficients du système »[100],

Modèle:AlModèle:Transparentà la solution particulière f2(x) de l'équation différentielle «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=0» on associe «[X2]=[f2(x)g2(x)]M2,1()»[97],
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice colonne des inconnues »,
Modèle:AlModèle:Transparent«[X2] étant liée [X2]=[f2(x)g2(x)]M2,1()»[97] par «[X2]=[A]×[X2]» avec «[A]=[01a0(x)a1(x)]M2()»[99],
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice colonne dérivée »[98]Modèle:Al« matrice des cœfficients du système »[100],

Modèle:Altraduction matricielle de la recherche d'une solution particulièreμ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre enf(x)hétérogène :
Modèle:AlModèle:Transparentà la solution particulière de l'équation différentielle «f(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=e(x)» recherchée sous la forme
Modèle:AlModèle:Transparentμ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x) avec {μ1(x),μ2(x)} à déterminer, on associe «[X]=[μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)]M2,1()»[97] ou encore
Modèle:AlModèle:Transparent«[X]=μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]»[97],
Modèle:AlModèle:Transparent«[X] devant être liée à [X]=[{μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)}{μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)}]M2,1()»[97] par «[X]=[A]×[X]+[E]» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]=[01a0(x)a1(x)]M2()»[99] et
Modèle:AlModèle:Transparent«[E]=[0e(x)]M2,1()»[97],

Modèle:AlModèle:Transparentexplicitons «[X]=[{μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)}{μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)}]M2,1()»[97] à l'aide de
Modèle:AlModèle:Transparent«[μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)]=μ1(x)f1(x)+μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)+μ2(x)f2(x)» d'une part et
Modèle:AlModèle:Transparent«[μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)]=μ1(x)g1(x)+μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)+μ2(x)g2(x)» d'autre part d'où
Modèle:AlModèle:Transparent«[X]=μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]»[97] «[X]=μ1(x)[X1]+μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]+μ2(x)[X2]»[103] ;

Modèle:AlModèle:Transparentde [X]=[A]×[X]+[E] on déduit l'équation matricielle suivante
Modèle:AlModèle:Transparent«μ1(x)[X1]+μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]+μ2(x)[X2]=[A]×{μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]}+[E]»
Modèle:AlModèle:Transparentsoit, en utilisant la distributivité de la multiplication matricielle à gauche relativement à l'addition matricielle[104],
Modèle:AlModèle:Transparent«μ1(x)[X1]+μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]+μ2(x)[X2]=μ1(x)[A]×[X1]+μ2(x)[A]×[X2]+[E](𝔞)» ou,

Modèle:AlModèle:Transparentsachant que «{[X1]=[A]×[X1][X2]=[A]×[X2]}», leur report dans l'équation matricielle (𝔞) «μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]=[E](𝔞)»
Modèle:AlModèle:Transparentsi on revient au système d'équations traduisant l'équation matricielle on obtient «{μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)=0μ1(x)g1(x)+μ2(x)g2(x)=e(x)}» ou
Modèle:AlModèle:Transparent«{μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)=0μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)=e(x)}(𝔞)» ;

Modèle:AlModèle:Transparentainsi « les deux inconnues μ1(x) et μ2(x) doivent être solutions du système hétérogène des deux équations algébriques linéaires[105]
Modèle:AlModèle:Transparent{f1(x)μ1(x)+f2(x)μ2(x)=0f1(x)μ1(x)+f2(x)μ2(x)=e(x)}(𝔞)»,
Modèle:AlModèle:Transparentsystème qui se réécrit sous forme matricielle «[𝒲]×[Y]=[E](𝔞)» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«[𝒲]=[f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)]M2()»[99] de déterminant det(𝒲)[86] égal
Modèle:AlModèle:Transparentau wronskien W(x) de {f1(x),f2(x)}[106],
Modèle:AlModèle:Transparent«[Y]=[μ1(x)μ2(x)]M2,1()»[97] la matrice colonne des inconnues et
Modèle:AlModèle:Transparent«[E]=[0e(x)]M2,1()»[97] la matrice colonne des excitations ;

Modèle:Alrésolution du système des deux équations algébriques linéaires[105] en{μ1(x),μ2(x)}hétérogène{μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)=0μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)=e(x)}(𝔞) :
Modèle:AlModèle:Transparentle wronskien de {f1(x),f2(x)} «W(x)=det(𝒲)»[85] étant non nul {f1(x) et f2(x) étant indépendantes}[87], la résolution de ce système
Modèle:AlModèle:Transparentpeut être faite en utilisant la « règle de Cramer »[107]Modèle:,[108]Modèle:,[109] ce qui donne «μ1(x)=0f2(x)e(x)f2(x)f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)=e(x)f2(x)W(x)=e(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)[110] » et
Modèle:AlModèle:Transparent«μ2(x)=f1(x)0f1(x)e(x)f1(x)f2(x)f1(x)f2(x)=e(x)f1(x)W(x)=e(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)[110] » ;

Modèle:Aldétermination de la solution particulière cherchée sous la formeμ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre enf(x)[71] hétérogène :
Modèle:AlModèle:Transparentde «μ1(x)=e(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)» on déduit, par intégration, «μ1(x)=xe(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx»
Modèle:AlModèle:Transparent{primitive quelconque de μ1(x) restant à choisir} et
Modèle:AlModèle:Transparentde «μ2(x)=e(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)» on déduit, par intégration, «μ2(x)=xe(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx»
Modèle:AlModèle:Transparent{primitive quelconque de μ2(x) restant à choisir} d'où
Modèle:AlModèle:Transparent«fpart de l'équa hétéro(x)=f1(x)xe(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx+f2(x)xe(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx»[111] avec
Modèle:AlModèle:Transparent«{f1(x),f2(x)} un couple de solutions particulières indépendantes de l'équation différentielle linéaire homogène associée » ;

Modèle:Aldétermination de la solution générale de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre enf(x)[71] hétérogènef(x)+a1(x)f(x)+a0(x)f(x)=e(x) :
Modèle:AlModèle:Transparent« la solution générale d'une équation différentielle linéaire hétérogène est la somme de la solution générale de l'équation homogène correspondante et
Modèle:AlModèle:Transparentd'une solution particulière de l'équation hétérogène » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=fgéné de l'équa homo(x)+fpart de l'équa hétéro(x)» avec
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa homo(x)=α1f1(x)+α2f2(x)» dans laquelle (α1,α2)2 quelconque et
Modèle:AlModèle:Transparent«fpart de l'équa hétéro(x)=μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x)» dans laquelle μ1(x)=xe(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx
Modèle:AlModèle:Transparentest une primitive à choisir et
Modèle:AlModèle:Transparentμ2(x)=xe(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx
Modèle:AlModèle:Transparentest une primitive à choisir ; finalement
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)=[α1+μ1(x)]f1(x)+[α2+μ2(x)]f2(x)» dans laquelle α1+μ1(x)=α1+xe(x)f2(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx
Modèle:AlModèle:Transparentest une primitive quelconque et
Modèle:AlModèle:Transparentα2+μ2(x)=α2+xe(x)f1(x)f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)dx
Modèle:AlModèle:Transparentest une primitive quelconque, avec
Modèle:AlModèle:Transparent«{f1(x),f2(x)} couple de solutions particulières indépendantes de l'équation différentielle linéaire homogène associée ».

Modèle:AlExemple : Soit à résoudre l'équation différentielle linéaire normalisée du 2ème ordre en f(x)[71] hétérogène «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=e(x) sur ]0,+[» où «{a1(x)=1xa0(x)=1x2}»,
Modèle:AlModèle:Transparentle couple de solutions particulières indépendantes de l'équation différentielle linéaire homogène associée «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=0 sur ]0,+[»
Modèle:AlModèle:Transparentétant «{f1(x)=x,f2(x)=xln(x)}» [«f1(x)=x étant une solution particulière évidente et
Modèle:AlModèle:Transparent«f2(x)=xln(x)» une autre solution particulière indépendante déterminée par
Modèle:AlModèle:Transparentrésolution de l'équation différentielle linéaire homogène du 1er ordre
Modèle:AlModèle:Transparenten le « wronskien W(x) de {f1(x),f2(x)}»[85]Modèle:,[112]], nous cherchons,

Modèle:AlModèle:Transparenten utilisant la méthode de variation des constantes, une solution particulière de l'équation différentielle linéaire hétérogène «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=e(x)»
Modèle:AlModèle:Transparentsous la forme «fpart de l'équa hétéro(x)=μ1(x)x+μ2(x)xln(x)» avec
Modèle:AlModèle:Transparent{μ1(x),μ2(x)} un couple de fonctions à déterminer,
Modèle:AlModèle:Transparentles dérivées 1ères par rapport à la variable x de ces dernières étant
Modèle:AlModèle:Transparentsolutions du système hétérogène des deux équations algébriques linéaires
Modèle:AlModèle:Transparent«{xμ1(x)+xln(x)μ2(x)=01μ1(x)+[ln(x)+1]μ2(x)=e(x)}(𝔞)[113] »[105]
Modèle:AlModèle:Transparentpar la règle de Cramer[107] «μ1(x)=0xln(x)e(x)ln(x)+1xxln(x)1ln(x)+1=e(x)xln(x)x[ln(x)+1]xln(x)=e(x)ln(x)» et
Modèle:AlModèle:Transparent«μ2(x)=x01e(x)xxln(x)1ln(x)+1=e(x)xx[ln(x)+1]xln(x)=e(x)» ;

Modèle:AlModèle:Transparentune primitive de «μ1(x)=e(x)ln(x) s'écrit μ1(x)=0+xe(x)ln(x)dx[114] »[115] et
Modèle:AlModèle:Transparentde «μ2(x)=e(x) s'écrit μ2(x)=0+xe(x)dx[116] »[115] ;

Modèle:AlModèle:Transparentsi «e(x)=x», la primitive de «μ1(x)=e(x)ln(x) s'écrivant μ1(x)=0+xxln(x)dx[114]
Modèle:AlModèle:Transparentest convergente[117] et s'évalue par intégration par parties (i.p.p.)[83] selon
Modèle:AlModèle:Transparentμ1(x)=[x2ln(x)2]0+x0+xx221xdx
Modèle:AlModèle:Transparent=x2ln(x)2+x24=x24[1ln(x2)][118] » et
Modèle:AlModèle:Transparentla primitive de «μ2(x)=e(x) s'écrivant μ2(x)=0+xxdx=[x22]0+x=x22», d'où
Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de «f(x)1xf(x)+1x2f(x)=x sur ]0,+[» s'écrit
Modèle:AlModèle:Transparent«fgéné de l'équa hétéro(x)={α1+x24[1ln(x2)]}x+{α2+x22}xln(x)
Modèle:AlModèle:Transparent=α1x+α2xln(x)+x34[119] » avec
Modèle:AlModèle:Transparent(α1,α2)2 constantes d'intégration quelconque.

Méthode pratique de résolution d'une équation différentielle non linéaire

Il n'est en aucun cas question d'être exhaustif, le sujet étant beaucoup trop vaste, seul un exemple de chaque cas est présenté.

Exemple d'une équation différentielle non linéaire du 1er ordre

Modèle:AlSoit à résoudre l'équation différentielle non linéaire du 1er ordre en f(x) «xf(x)+[f(x)]2=A avec A+*» :

Modèle:Alune méthode pratique de résolution consiste à « séparer les variables » après adoption de la notation différentielle de la dérivée f(x)=dfdx[73] «xdfdx+[f(x)]2=A avec A+*»,
Modèle:AlModèle:Transparentla « séparation des variables » regrouper les termes définis directement à partir de la variable f dans le même membre que sa différentielle df et
Modèle:AlModèle:TransparentModèle:Transparentles termes définis directement à partir de la variable x dans l'autre membre avec sa différentielle dx soit
Modèle:AlModèle:Transparent«xdfdx+[f(x)]2=A xdfdx=A[f(x)]2 dfAf2=dxx»[120] ;

Modèle:AlModèle:Transparenton termine en intégrant membre à membre, le 1er membre relativement à la variable f et
Modèle:AlModèle:Transparentle 2nd membre par rapport à la variable x :

Modèle:Alintégration du 1er membrefdgAg2[121] : la fonction rationnelle[122] 1g2A de pôles[123] connus {A,+A} se décompose en éléments simples αgA et βg+A c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent1g2A=αgA+βg+A avec α et β constantes réelles à déterminer {α=12A,β=12A}[124] d'où
Modèle:AlModèle:Transparentla réécriture de l'intégrale «fdgAg2=12A[fdggA+fdgg+A]=12A{[ln|gA|+ln|g+A|]f}
Modèle:AlModèle:Transparent=12Aln|f+AfA|+cste1» et

Modèle:Alintégration du 2nd membrexdξξ : ne pose aucune difficulté «xdξξ=ln|x|+cste2» d'où

Modèle:AlModèle:Transparentl'expression implicite de la solution générale «12Aln|f(x)+Af(x)A|ln|x|=cste»[125] à laquelle il faut ajouter
Modèle:AlModèle:Transparentles deux solutions particulières «fpart,±(x)=±A»[120].

Exemple d'une équation différentielle non linéaire du 2ème ordre sans terme du 1er ordre

Modèle:AlSoit à résoudre l'équation différentielle non linéaire du 2ème ordre en f(x) sans terme du 1er ordre «f(x)+Asin[f(x)]=0 avec A+*» :

Modèle:Alune méthode pratique de résolution consiste à « intégrer une 1ère fois » de façon à obtenir une équation différentielle[126] du 1er ordre en f(x) et pour cela,
Modèle:AlModèle:Transparentmultiplier les deux membres par f(x) «f(x)f(x)+Asin[f(x)]f(x)=0»
Modèle:AlModèle:Transparentdans laquelle on reconnaît dans f(x)f(x) la dérivée de [f(x)]22 et
Modèle:AlModèle:Transparentdans Asin[f(x)]f(x) la dérivée de Acos[f(x)],
Modèle:AlModèle:Transparentintégrer une fois par rapport à x «[f(x)]22Acos[f(x)]=cste»[127] c.-à-d. une équation différentielle non linéaire du 1er ordre en f(x) :
Modèle:AlModèle:Transparent«f(x)=±2{cste+Acos[f(x)]}» ;

Modèle:AlModèle:Transparentpuis à « intégrer une 2ème fois, quand cela est possible », par utilisation de la méthode pratique de « séparation des variables »
Modèle:AlModèle:Transparentaprès adoption de la notation différentielle de la dérivée f(x)=dfdx[73] ce qui conduit à
Modèle:AlModèle:Transparentchercher la solution de dfcste+Acos(f)=±2dx mais dans le cas présent,
Modèle:AlModèle:Transparentla solution n'étant pas exprimable à l'aide des fonctions usuelles nous n'irons pas plus loin

Notes et références

  1. C'est ce que nous ferons par la suite ; une fois l'équation différentielle d'ordre un en f résolue, on connaît alors f(x) et l'obtention de f(x) n'est qu'une simple prise de primitive.
  2. Il suffit donc de déterminer un élément particulier de l'ensemble (élément non unique) pour pouvoir générer tout élément de l'ensemble et cet élément particulier est appelé « base » de cet espace vectoriel à une dimension.
  3. Ces deux vecteurs doivent être indépendants c.-à-d. qu'ils ne doivent pas être colinéaires ou « multiples » l'un de l'autre.
  4. 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 et 4,6 Combinaison(s) Linéaire(s).
  5. C.-à-d. qu'ils ne doivent pas être « multiples » l'un de l'autre.
  6. Il suffit donc de déterminer deux éléments particuliers indépendants de l'ensemble (éléments non uniques) pour pouvoir générer tout élément de l'ensemble et ces deux éléments particuliers indépendants constitue la « base » de cet espace vectoriel à deux dimensions.
  7. 7,0 7,1 et 7,2 La propriété reste vraie si l'équation différentielle linéaire homogène n'est pas à cœfficients constants, seul le caractère linéaire et l'homogénéité sont nécessaires.
  8. 8,0 et 8,1 La simplification est possible car l'équation différentielle est homogène.
  9. Cette fonction exponentielle particulière peut être qualifiée de « dégénérée ».
  10. En fait, quand on obtient une solution double sd de l'équation caractéristique associée à une équation différentielle, donnant une 1ère solution particulière à cette dernière exp(sdx), on établit que la solution xexp(sdx) est aussi solution particulière de l'équation différentielle et indépendante de la 1ère ; dans le cas présent, 1 étant une 1ère solution particulière de l'équation différentielle correspondant à une racine double de l'équation caractéristique, x est une 2nde solution particulière de l'équation différentielle, indépendante de la 1ère.
  11. On cherche donc les solutions f(x) à valeurs complexes, la variable x restant quant à elle réelle.
  12. On admet la généralisation de la propriété du paragraphe « propriété (admise) de l'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou 2ème ordre homogène » énoncée plus haut dans ce chapitre aux fonctions complexes d'une variable réelle (cette propriété serait encore vraie si la variables était complexe).
  13. Comme λ+etλ dépendent chacune de deux constantes réelles (parties réelle et imaginaire) donc au total de quatre constantes réelles, écrire la nullité de la partie imaginaire de λ+exp(icx)+λexp(icx) pour tout x imposera deux relations entre les quatre constantes réelles [la partie imaginaire faisant intervenir une combinaison linéaire (C.L.) de cos(cx) et sin(cx) où les cœfficients dépendent des quatre constantes réelles, sa nullité nécessite que chacun des cœfficients de cos(cx) et de sin(cx) soit nul d'où deux relations de liaison], c.-à-d. qu'il ne restera que deux constantes réelles arbitraires.
  14. Les combinaisons linéaires (C.L.) étant exp(icx)+exp(icx)2=cos(cx) et exp(icx)exp(icx)2i=sin(cx), ces deux formules constituant les formules d'Euler relatives aux définitions respectives des fonctions cosinus et sinus.
    Modèle:AlLéonard Euler (1707 - 1783) mathématicien et physicien suisse, connu pour ses travaux en analyse mathématique ainsi qu'en mécanique des fluides, optique et astronomie, considéré comme l'un des plus grands et plus prolifiques mathématiciens de tous les temps.
  15. On peut vérifier directement que chaque solution particulière est solution de l'équation différentielle et qu'elles sont indépendantes l'une de l'autre :
    Modèle:Alf1(x)=cos(cx)f1(x)=csin(cx)f1(x)=(c)2cos(cx) =cf1(x) d'où f1(x)+cf1(x)=0, et
    Modèle:Alf2(x)=sin(cx)f2(x)=ccos(cx)f2(x)=(c)2sin(cx) =cf2(x) d'où f2(x)+cf2(x)=0 ;
    Modèle:Alde plus ces deux solutions réelles sont effectivement indépendantes car si l'une était à l'autre cela nécessiterait qu'elles s'annulent simultanément, ce qui n'est pas le cas.
  16. Les solutions particulières indépendantes étant réelles elles forment une base de l'ensemble des solutions réelles, de solution générale réelle une C.L. à cœfficients réels des éléments de la base et
    Modèle:AlModèle:Transparentelles forment une base de l'ensemble des solutions complexes, de solution générale complexe une C.L. à cœfficients complexes des éléments de la base.
  17. Selon la formule d'addition de trigonométrie cos(a+b)=cos(a)cos(b)sin(a)sin(b).
  18. Représenter le cercle trigonométrique pour justifier ce qui est énoncé ci-après.
  19. 19,0 19,1 19,2 et 19,3 Un angle ne peut être mis sous la forme d'un arctan() que s'il est compris entre π2etπ2, voir le paragraphe « fonction arctangente » du chap.9 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  20. Exposée dans le cas d'une équation différentielle du 2ème ordre, pour une équation différentielle du 1er ordre la justification très semblable n'est pas présentée.
  21. Le second membre étant le même dans les deux équations disparaît lors de la différence.
  22. Équation différentielle dont on connaît la solution générale.
  23. 23,0 et 23,1 La solution générale de l'équation homogène est appelée « solution libre » de l'équation différentielle.
  24. 24,0 et 24,1 On donne alors à cette solution particulière de même forme que l'excitation le nom de « solution forcée ».
  25. 25,0 et 25,1 Que l'on notera par la suite simplement fl(x).
  26. 26,0 et 26,1 Que l'on notera par la suite simplement ff(x).
  27. 27,0 et 27,1 Bien sûr cela nécessite que cette solution particulière de même forme que l'excitation existe ; dans les cas très peu nombreux où elle n'existe pas nous pouvons toujours trouver une solution particulière et écrire la relation f(x)=flibre(x)+fpart de l'équa hétéro(x).
  28. Si k=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)=D se résout par simple prise de primitive (la méthode de recherche de solution libre puis de solution particulière de l'équation hétérogène étant évidemment mal venue) soit f(x)=Dx+A, A étant une constante arbitraire d'intégration ;
    Modèle:Alvérifions que la méthode par recherche de solution libre puis de solution particulière de l'équation hétérogène donnerait le même résultat :
    Modèle:Alla solution libre s'obtient par équation caractéristique s=0 la base de l'ensemble des solutions de l'équation homogène est donc exp(0×x)=1 (fonction exponentielle dégénérée) d'où flibre(x)=AA est une constante arbitraire,
    Modèle:Alla solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation n'existant pas [si fforcée=α sa dérivée est nulle et ne peut être égale à D], le résultat obtenu par simple prise de primitive fpart. de l'équa hétéro(x)=Dx, montrant que lorsqu'il n'existe pas de solution forcée, c.-à-d. pas de solution particulière de même forme que l'excitation, on peut chercher une solution particulière de même forme que l'excitation multipliée par x c.-à-d. de forme fpart. de l'équa hétéro(x)=αx fpart. de l'équa hétéro(x)=α identifiée à D et par suite
    Modèle:Alla solution générale de l'équation hétérogène s'écrit bien «f(x)=flibre(x)+fpart. de l'équa hétéro(x)=A+Dx».
  29. 29,0 29,1 et 29,2 C.-à-d. la solution générale de l'équation différentielle homogène.
  30. Si c=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)=D se résout par deux prises de primitive successives (la méthode de recherche de solution libre puis de solution particulière de l'équation hétérogène étant évidemment mal venue) soit f(x)=Dx+A, A étant une 1ère constante arbitraire d'intégration puis f(x)=Dx22+Ax+B, B étant une 2nde constante arbitraire d'intégration ;
    Modèle:Alvérifions que la méthode par recherche de solution libre puis de solution particulière de l'équation hétérogène donnerait le même résultat :
    Modèle:Alla solution libre s'obtient par équation caractéristique s2=0 la base de l'ensemble des solutions de l'équation homogène est donc composée de exp(0×x)=1 (fonction exponentielle dégénérée) et de xexp(0×x)=x [voir le paragraphe « cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est nul (les deux solutions particulières indépendantes de l'équation homogène) » plus haut dans ce chapitre] d'où flibre(x)=Ax+BAetB sont des constantes arbitraires,
    Modèle:Alla solution particulière de l'équation hétérogène de même forme que l'excitation n'existant pas [si fforcée=α sa dérivée seconde est nulle et ne peut être égale à D], le résultat obtenu par prises de primitive successives fpart. équa hétéro(x)=Dx22, montrant que lorsqu'il n'existe pas de solution forcée, c.-à-d. pas de solution particulière de même forme que l'excitation, on essaie une solution particulière de même forme que l'excitation multipliée par x et si cette forme n'est toujours pas solution particulière [ce qui est le cas ici car fpart. de l'équa hétéro(x)=αx fpart. de l'équa hétéro(x)=0 non identifiable à D], on essaie une solution particulière de même forme que l'excitation multipliée par x2 c.-à-d. de forme fpart. de l'équa hétéro(x)=αx2 fpart. de l'équa hétéro(x) =2αx fpart. de l'équa hétéro(x)=2α identifiée à D et par suite
    Modèle:Alla solution générale de l'équation hétérogène s'écrit bien «f(x)=flibre(x)+fpart. de l'équa hétéro(x)=Ax+B+Dx22».
  31. c=0 avec b0 conduisant à une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ordre en f(x) et
    Modèle:Alb=0 avec c0 ayant déjà été traité plus haut dans ce chapitre au paragraphe « résolution d'une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2ème ordre homogène sans terme du 1er ordre » pour la solution libre et au paragraphe « but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou du 2ème ordre hétérogène » pour une solution forcée.
  32. Toujours réalisé si c est <0, et nécessite, si c est >0, que |b|>2c.
  33. 33,0 et 33,1 On rappelle que l'ensemble des solutions libres d'une équation différentielle linéaire du 2ème ordre homogène constitue un espace vectoriel de dimension deux et que pour générer une solution libre quelconque il suffit de déterminer deux solutions particulières indépendantes qui forment alors une base de l'ensemble des solutions libres.
  34. Seul type de solution libre pour c<0, le cas c>0 pour ce type de solution libre nécessitant que |b|>2c.
  35. 35,0 et 35,1 Nécessite que c soit >0 et que |b|=2c.
  36. La C.L. du 1er membre doit être exprimée uniquement avec b en tenant compte de b24c=0 soit c=b24 d'où la réécriture de la C.L. du 1er membre fpart(x)+bfpart(x)+b24fpart(x).
  37. Nécessite que c soit >0 et que |b|<2c.
  38. 38,0 et 38,1 Tout nombre de est souligné comme sur l'exemple z_ [voir la note « 4 » du chap.10 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »], une prise de conjugué précisé comme sur l'exemple z_* [voir le paragraphe « notion de complexe conjugué » du chap.10 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »].
  39. Soit effectivement quatre constantes réelles arbitraires.
  40. Voir le paragraphe « forme trigonométrique d'un complexe, module et argument » du chap.10 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  41. On rappelle les formules d'addition de trigonométrie {sin(a+b)=sin(a)cos(b)+sin(b)cos(a)sin(ab)=sin(a)cos(b)sin(b)cos(a)}.
  42. En effet même cosinus angles égaux ou opposés,
    Modèle:AlModèle:Transparentsinus opposés angles opposés ou dont la différence est π [cercle trigonométrique à tracer pour valider ces affirmations],
    Modèle:AlModèle:Transparentl'association des deux angles opposés.
  43. Par la suite on notera A=2A+ et φ=φ+.
  44. La démarche de résolution quand on a constaté que le discriminant est <0 est
    • de calculer les solutions complexes conjuguées de l'équation caractéristiques_+ et s_ puis
    • d'écrire directement la forme précisée ici
      Modèle:Transparentsachant que le cœfficient multiplicateur de la variable dans l'argument de l'exponentielle=la partie réelle commune des_+ et s_ et
      Modèle:Transparentque celui de la variable dans l'argument du cosinus est la partie>0commune des parties imaginaires des_+ et s_.
  45. Usuellement on choisit A>0 et φ]π;+π].
  46. En effet nous avons établi au paragraphe « cas où le cœfficient du terme d'ordre zéro est strictement positif (en absence de terme d'ordre un) » plus haut dans ce chapitre que
    • Acos(kx)+Bsin(kx) peut encore être écrit Ccos(kx+φ) avec C=A2+B2 et φ]π;+π] tel que {cos(φ)=AA2+B2sin(φ)=BA2+B2} ou inversement que
    • Ccos(kx+φ) peut s'écrire Acos(kx)+Bsin(kx) avec A=Ccos(φ)B=Csin(φ).
  47. Si c=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)+bf(x)=D est une équation différentielle linéaire du 1er ordre en f(x) dans la mesure de b0, la recherche d'une solution particulière en f(x) de forme constante se résout selon la méthode exposée au paragraphe « 1er ordre à excitation constante » plus haut dans ce chapitre, elle donne fpart. de l'équa hétéro=Db et par prise de primitive fpart. de l'équa hétéro=Dbx (comme il s'agit d'une solution particulière ajouter une constante d'intégration ne se justifierait pas) ;
    Modèle:Alsi c=0 et b=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)=D, sa résolution a déjà été exposée dans la note « 31 » plus haut dans ce chapitre.
  48. Si c=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)+bf(x)=D est une équation différentielle linéaire du 1er ordre en f(x) dans la mesure de b0, la recherche d'une solution particulière en f(x) a déjà été exposée dans la note « 48 » plus haut dans ce chapitre, elle a donné fpart. de l'équa hétéro=Dbx,
    Modèle:AlModèle:Transparentla solution libre nécessitant la résolution de l'équation caractéristique s2+bs=0 correspond aux deux racines distinctes s1=0 et s2=b la base de l'ensemble des solutions de l'équation homogène est composée de exp(0×x)=1 (fonction exponentielle dégénérée) et de exp(b×x)=exp(bx), la solution libre s'écrivant fl(x)=A+Bexp(bx), A et B étant des constantes réelles génératrices et par suite
    Modèle:AlModèle:Transparentla solution générale de l'équation hétérogène s'en déduisant selon f(x)=fl(x)+fpart. de l'équa hétéro [voir le paragraphe « but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou du 2ème ordre hétérogène » plus haut dans ce chapitre] se réécrit «f(x)=A+Bexp(bx)+Dbx» avec A et B constantes réelles d'intégration.
    Modèle:AlSi c=0 et b=0, l'équation différentielle s'écrivant f(x)=D, sa résolution a déjà été exposée dans la note « 31 » plus haut dans ce chapitre.
  49. Cette équation caractéristique étant associée à l'équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 2nd ordre homogène avec terme du 1er ordre f(x)+bf(x)+cf(x)=0.
  50. Voir paragraphe « cas où le discriminant Δ est > 0, solution libre apériodique » plus haut dans ce chapitre.
  51. Voir paragraphe « cas où le discriminant Δ est = 0, solution libre apériodique critique » plus haut dans ce chapitre.
  52. Voir paragraphe « cas où le discriminant Δ est < 0, solution libre pseudo-périodique » plus haut dans ce chapitre.
  53. En fait l'équation différentielle linéaire normalisée à cœfficients réels constants hétérogène en f(x) à excitation sinusoïdale peut être de n'importe quel ordre n*, on se limite au 1er et 2ème ordre car ce sont ces ordres qui interviennent en pratique en physique [les ordres supérieurs pouvant, par contre, intervenir en S.I. (science de l'ingénieur)].
  54. Le cas k=0 correspondant à une simple prise de primitive.
  55. Le cas c=0 correspondant à une équation différentielle linéaire normalisée à cœfficients réels constants hétérogène du 1er ordre en f(x) d'excitation sinusoïdale
  56. Cette expression est identique à celle du 1er problème précédent avec changement d'origine du repérage des x car Emsin(2πσx+φe)=Emcos(2πσx+φeπ2)= Emcos[2πσ(x14σ)+φe] c.-à-d. de même forme d'excitation que celle du 1er problème précédent à condition de faire un décalage d'origine de repérage des x de 14σ=λ4λ est la période de l'excitation.
  57. En effet l'excitation de ce 2ème problème s'identifiant à celle du 1er par changement d'origine du repérage des x de 14σ=λ4λ est la période de l'excitation, il doit en être de même de la solution forcée sinusoïdale, c.-à-d. une même amplitude Am et une même phase à l'origine ψ mais avec un même changement d'origine du repérage des x de 14σ=λ4 par rapport à la solution du 1er problème (c.-à-d. y remplacer cosinus par sinus).
  58. 58,0 et 58,1 Usuellement la pulsation (spatiale\;) est notée k mais ici k est déjà pris comme cœfficient de f(x) dans les équations différentielles (1) ou (2).
  59. 59,0 59,1 et 59,2 Car dans ces conditions (ck2)+ibk ne peut jamais s'annuler.
  60. Polynôme de degré n en la variable (ik) formé à partir de l'équation différentielle linéaire à cœfficients réels constants (1) de la même façon que l'équation caractéristique nécessaire à la détermination de la solution libre mais en remplaçant la variable s par la variable ik, de plus on obtient un polynôme et non une équation
  61. 61,0 et 61,1 Voir le paragraphe « détermination du module (à partir de la forme algébrique d'un complexe) » du chap.10 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  62. 62,0 62,1 et 62,2 Voir le paragraphe « détermination de l'argument (à partir de la forme algébrique d'un complexe) » du chap.10 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  63. Pour déterminer l'argument de (ck2)+ibk dans la mesure où le signe de sa partie réelle est conditionnel, on met la partie imaginaire ibk en facteur pour que la partie imaginaire du complexe devienne 1 dans l'autre facteur et qu'ainsi le signe de la partie réelle de cet autre facteur ne soit pas conditionnel et que son argument puisse s'écrire sous la forme d'un arctan()
  64. Voir le paragraphe « solution forcée complexe de l'équation différentielle (1') du 1er ordre » plus haut dans ce chapitre.
  65. 65,0 65,1 65,2 65,3 65,4 et 65,5 Voir le paragraphe « solution forcée complexe de l'équation différentielle (1') du 2ème ordre » plus haut dans ce chapitre.
  66. En utilisant la formule de trigonométrie sin(a)=cos(a+π2).
  67. 67,0 et 67,1 On constate que la solution est pseudo-sinusoïdale avec une pseudo-amplitude qui croît linéairement jusqu'à devenir infinie.
  68. 68,0 68,1 et 68,2 L'équation (1) en étant la partie réelle.
  69. 69,0 et 69,1 Les dérivées successives de fpart. équa hétéro_(x) par rapport à x ne se limitant par à multiplier la fonction complexe par ik0 ou (ik0)2, l'utilisation de la généralisation de la méthode « des complexes » est nettement moins intéressante.
  70. Voir le paragraphe « détermination directe de α et ψ » plus haut dans ce chapitre.
  71. 71,00 71,01 71,02 71,03 71,04 71,05 71,06 71,07 71,08 71,09 71,10 71,11 71,12 71,13 71,14 71,15 71,16 71,17 71,18 et 71,19 La fonction f(x) à l'ensemble des fonctions réelles de la variable réelle x.
  72. Voir le paragraphe « exemple d'une équation différentielle non linéaire du 1er ordre » plus loin dans ce chapitre.
  73. 73,0 73,1 et 73,2 Voir le sous-paragraphe « Remarque » du paragraphe « Différentielle d'une fonction scalaire d'une variable » du chap.4 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  74. En effet, dans cette 2ème méthode, il n'y a pas à éliminer le cas de la solution triviale identiquement nulle avant de poursuivre pour regrouper la solution générale obtenue avec la solution triviale identiquement nulle.
  75. Sans doute est-ce parce que la solution triviale identiquement nulle n'étant pas une solution intéressante en physique, les physiciens ne l'évoque même pas d'où une 1ère méthode devenant concurrentielle avec la 2nde
  76. 76,0 et 76,1 Voir le paragraphe « but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou du 2ème ordre hétérogène » exposée plus haut dans ce chapitre.
  77. 77,0 et 77,1 La justification fournie au paragraphe « but recherché pour résoudre une équation différentielle linéaire à cœfficients constants du 1er ou du 2ème ordre hétérogène » plus haut dans ce chapitre est intégralement transposable, sans aucune autre modification que le remplacement des cœfficients constants par des fonctions de x.
  78. 78,0 78,1 78,2 78,3 et 78,4 Voir le paragraphe « cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre homogène » plus haut dans ce chapitre.
  79. Cette méthode de variation des constantes consiste à utiliser la solution générale de l'équation homogène dans laquelle la constante est remplacée par une fonction à déterminer pour trouver une solution particulière de l'équation hétérogène.
  80. 80,0 et 80,1 Pierre-Simon Laplace (1749 – 1827) mathématicien, astronome et physicien français, à qui on doit des contributions fondamentales dans différents champs des mathématiques, de l'astronomie [il contribue de façon décisive à l’émergence de l’astronomie mathématique : il vérifie (mathématiquement) la stabilité du Système solaire et ébauche l’histoire de ce dernier (à partir de l’hypothèse de la nébuleuse), il est aussi l’un des 1ers scientifiques à concevoir l’existence de trous noirs et la notion de « collapsus (ou effondrement) gravitationnel »] et de la théorie des probabilités Modèle:Nobr 1774 il retrouve indépendamment le théorème de Bayes, lequel permet, pour un événement ayant seulement deux tirages possibles « succès ou insuccès », de déterminer la probabilité que le tirage suivant soit un succès quand on connaît le nombre total de succès observés sur le nombre total de tirage, il y utilise la transformation de Laplace (qui porte son nom en son honneur, celle-ci ayant été découverte par Léonard Euler)] ;
    Modèle:Aldans le domaine de la physique pratique on lui doit la théorie de l'attraction capillaire (expliquant ce qui se passe dans les tubes capillaires ou dans les bulles d'air d'un liquide) en statique des fluides, il est aussi le 1er à mettre en évidence la raison pour laquelle la théorie de Newton du mouvement oscillatoire (purement mécanique) fournit une valeur sous-estimée de la vitesse du son Modèle:Nobr cela il introduit un traitement thermodynamique, le son se propageant de façon adiabatique et non isotherme comme le supposait Isaac Newton, sans doute est-ce à cette époque qu’il énonce les lois des adiabatiques quasi-statiques).
    Modèle:AlThomas Bayes (1702 - 1761) mathématicien et pasteur britannique qui fut le 1er à établir le théorème de Bayes en théorie des probabilités (on rappelle que ce théorème permet, pour un événement ayant seulement deux tirages possibles « succès ou insuccès », de déterminer la probabilité que le tirage suivant soit un succès quand on connaît le nombre total de succès observés sur le nombre total de tirage).
    Modèle:AlLéonard Euler (1707 - 1783) mathématicien et physicien suisse, connu pour ses travaux en analyse mathématique ainsi qu'en mécanique des fluides, optique et astronomie, considéré comme l'un des plus grands et plus prolifiques mathématiciens de tous les temps.
    Modèle:AlIsaac Newton (1643 - 1727) philosophe, mathématicien, physicien, astronome, alchimiste et théologien anglais, connu essentiellement de nos jours pour avoir fondé la mécanique classique, pour sa théorie de la gravitation et aussi pour la création du calcul infinitésimal (partagée de façon plus ou moins indépendante avec Gottfried Leibniz) ; en optique il a développé une théorie de la couleur et a aussi inventé un télescope composé d'un miroir primaire concave et d'un miroir secondaire plan, télescope connu de nos jours sous le nom de télescope de Newton.
    Modèle:AlGottfried Leibniz (1646 - 1716) entre autres philosophe, scientifique, mathématicien allemand dont la contribution principale, dans le domaine mathématique, est l'invention du calcul infinitésimal Modèle:Nobr et calcul intégral) dont la paternité doit être partagée avec Isaac Newton.
  81. Le plus souvent g(x) n'est pas exprimable à l'aide des fonctions usuelles ni à l'aide de fonctions tout simplement
  82. Une primitive de a0(x)=2x relativement à x étant A0(x)=x2.
  83. 83,0 et 83,1 Évoqué au paragraphe « développement de quelques méthodes de calcul (d'intégrale ou de primitive) » du chap.15 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) » renvoyant à l'« intégration par parties » du chap.4 de la leçon « Initiation au calcul d'intégral » ou au paragraphe « intégration par parties » du chap.3 de la leçon « Intégration de Riemann »
    Modèle:AlBernhard Riemann (1826 - 1866) mathématicien allemand ayant apporté de nombreuses contributions à l'analyse (partie des mathématiques traitant explicitement de la notion de limite, continuité, dérivation et intégration) et à la géométrie différentielle (partie des mathématiques utilisant les outils du calcul différentiel à l'étude de la géométrie, sa principale application physique s'étant retrouvée dans la théorie de la relativité générale pour modéliser une courbure de l'espace-temps).
  84. L'intégration par parties de Λ(x)=xx2exp(x2)dx nécessite la réécriture de l'intégrale selon Λ(x)=xx2[2xexp(x2)dx]=xx2d[exp(x2)] Λ(x)=[x2exp(x2)]xxexp(x2)dx2=12{xexp(x2)+xexp(x2)dx} soit finalement, en introduisant la « fonction d'erreur erf(x)= 2π0xexp(x2)dx» fonction spéciale utilisée dans le domaine des probabilités et statistiques, «Λ(x)=π4erf(x)12xexp(x2)+λ avec λ constante d'intégration » expression avec laquelle nous pouvons réécrire la solution générale de l'équation différentielle linéaire du 1er ordre hétérogène «f(x)2xf(x)=x2» à savoir «fgéné de l'équa hétéro(x)= Λ(x)exp(x2)» selon «fgéné de l'équa hétéro(x)=π4erf(x)exp(x2)x2+λexp(x2)».
  85. 85,0 85,1 85,2 85,3 et 85,4 Cet élément mathématique défini à partir de deux solutions particulières a été baptisé wronskien pour rendre hommage à Josef Hoëné-Wronski.
    Modèle:AlJósef Hoëné-Wroński (1776 - 1853) philosophe, mathématicien et scientifique polonais, naturalisé français vers 1800 ; son 1er mémoire sur les bases des mathématiques édité à Paris en 1810 lui vaut des comptes-rendus assez réservés des mathématiciens français renommés de l'époque Sylvestre-François Lacroix, Joseph-Louis Lagrange et Pierre-Simon Laplace, ces deux derniers jugeant "incompréhensible" la philosophie des mathématiques de Wroński ; à partir de cette époque Wroński critiqua les travaux de Lagrange en particulier l'utilisation des séries infinies par ce dernier, introduisant sa propre idée du développement en série d'une fonction.
    Modèle:AlSylvestre-François Lacroix (1765 - 1843) mathématicien français à qui on doit un traité du calcul différentiel et du calcul intégral en trois volumes publiés en 17971798 et ayant eu une très grande influence au XIXème siècle.
    Modèle:AlJoseph-Louis Lagrange (1736 - 1813) mathématicien, mécanicien et astronome italien, a acquis la nationalité française vers la fin du XVIIIème siècle ; on lui doit, entre autres, d'avoir jeté en mathématiques les bases du calcul variationnel, calcul qu'il appliqua en mécanique pour résoudre quelques problèmes [propagation du son, corde vibrante, librations de la Lune (c.-à-d. petites variations de son orbite)] ; en 1788, alors installé à Paris, il publia son livre de mécanique analytique dont le formalisme a permis, un siècle et demi plus tard, l'ébauche de la mécanique quantique, il est aussi l'un des pères du système métrique et de la division décimale des unités.
    Modèle:AlPierre-Simon Laplace (1749 – 1827) mathématicien, astronome et physicien français, à qui on doit des contributions fondamentales dans différents champs des mathématiques, de l'astronomie Modèle:Nobr la note « 81 » pour plus de détails plus haut dans ce chapitre].
  86. 86,0 86,1 86,2 et 86,3 Voir le paragraphe « notion de déterminant d'une matrice carrée » du chap.3 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  87. 87,0 87,1 et 87,2 En effet si le déterminant d'une matrice carrée de dimension 2 est nul, cela correspond à une relation de liaison entre les colonnes (c.-à-d. que l'une est à l(autre), voir la propriété 5 du paragraphe « énoncé et démonstration de quelques propriétés pratiques du déterminant d'une matrice carrée de dimension (ou taille) n » du chap.3 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  88. 88,0 et 88,1 Voir le paragraphe « cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre hétérogène » plus haut dans ce chapitre.
  89. En effet nous avons vu, plus haut dans ce paragraphe, que «W(x) est solution de W(x)+a1(x)W(x)=0».
  90. En effet une primitive de a1(x)=1x étant A1(x)=ln(x) sur ]0,+[ et la solution de l'équation W(x)+a1(x)W(x)=0 s'écrivant W(x)=λexp[A1(x)] dans laquelle A1(x) est une primitive de a1(x).
  91. L'équation différentielle linéaire du 1er ordre en f2(x) homogène étant identique à celle en W(x), la solution générale est de même forme (la constante d'intégration n'étant pas, a priori, la même est notée ici μ).
  92. D'après le paragraphe « cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 1er ordre hétérogène » plus haut dans ce chapitre, Λ(x) est une primitive de e(x)exp[A0(x)]e(x) est l'excitation c.-à-d. ici λ et A0(x) une primitive du cœfficient de la fonction dont on cherche la solution dans l'équation différentielle c.-à-d. ici une primitive de a1(x)=1x A0(x) =ln(x) et exp[A0(x)]=x et par suite son inverse exp[A0(x)]=1x d'où «Λ(x) est une primitive de λx».
  93. Voir le paragraphe « cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre homogène » plus haut dans ce chapitre, la méthode exposée nécessitant qu'une des solutions particulières, par exemple f1(x), soit déjà déterminée (selon une méthode qui dépend de l'équation différentielle et qui ne peut donc être précisée dans le cas général).
  94. Cette méthode de variation des constantes consiste à utiliser la solution générale de l'équation homogène dans laquelle les constantes sont remplacées par des fonctions à déterminer pour trouver une solution particulière de l'équation hétérogène.
  95. Un système de deux équations différentielles linéaires du 1er ordre en {f(x),g(x)} est dit hétérogène s'il fait intervenir, dans au moins une équation, une fonction réelle connue autre que les cœfficients non constants des fonctions inconnues ou de leur dérivée 1ère.
  96. 96,0 et 96,1 Voir le paragraphe « introduction des matrices en mathématiques » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  97. 97,00 97,01 97,02 97,03 97,04 97,05 97,06 97,07 97,08 97,09 97,10 97,11 97,12 97,13 et 97,14 Voir le paragraphe « interprétation linéaire d'une matrice colonne de dimension (ou taille) m, matrice coordonnée d'un m-uplet dans une base de Rm » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  98. 98,0 98,1 et 98,2 Que l'on pourrait appeler « dérivée » de la matrice colonne des inconnues.
  99. 99,0 99,1 99,2 99,3 et 99,4 Voir le paragraphe « structure de l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  100. 100,0 100,1 et 100,2 Ou plus simplement « matrice du système ».
  101. Voir le paragraphe « définition et exemple de multiplication matricielle à droite (ou à gauche) » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) ».
  102. Un système de deux équations différentielles linéaires du 1er ordre en {f(x),g(x)} est dit homogène s'il ne fait intervenir, dans aucune équation, de fonction réelle connue autre que les cœfficients non constants des fonctions inconnues ou de leur dérivée 1ère.
  103. Nous remarquons que la propriété de dérivation d'un produit de fonctions scalaires est encore applicable quand une fonction scalaire est remplacée par une matrice colonne de fonctions scalaires, la dérivée de cette dernière ayant pour éléments la dérivée des éléments de la matrice colonne initiale en effet nous avons établi que
    Modèle:Al«[X]=μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2] [X]=μ1(x)[X1]+μ1(x)[X1]+μ2(x)[X2]+μ2(x)[X2]».
  104. Voir le paragraphe « particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou de taille) fixée (distributivité de la multiplication matricielle à gauche relativement à l'addition matricielle) » du chap.2 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI) », la propriété énoncée pour les matrices carrées est en fait applicable entre matrices non carrées de tailles telles que le produit de matrices soit défini par exemple
    Modèle:Alla multiplication à gauche d'une matrice de taille (m,n) nécessite l'intervention d'une matrice de taille (q,m) et
    Modèle:Alla multiplication à droite d'une matrice de taille (m,n) nécessite l'intervention d'une matrice de taille (n,p).
  105. 105,0 105,1 et 105,2 Dans la mesure où μ1(x) et μ2(x) n'interviennent plus, les équations qui étaient initialement différentielles sont devenues algébriques
  106. Voir la notion de wronskien dans le paragraphe « cad d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre homogène » plus haut dans ce chapitre.
  107. 107,0 et 107,1 Gabriel Cramer (1704 - 1752) mathématicien suisse ayant apporté des contributions dans le domaine de l'algèbre et de la géométrie en particulier par son traité sur les courbes algébriques mais de nos jours il reste essentiellement connu pour la règle portant son nom utilisable dans la résolution d'un système algébrique de Cramer (c.-à-d. un système d'équations linéaires avec autant d'équations que d'inconnues et dont le déterminant de la matrice des cœfficients est non nul).
  108. La règle de Cramer est énoncée par Gabriel Cramer sans utiliser la notion de déterminant de matrice qui n'était pas encore connue.
  109. Voir le paragraphe de la « résolution d'un système hétérogène de deux équations algébriques linéaires à deux inconnues dans le cas où le déterminant de la matrice des cœfficients du système est non nul » du chap.3 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  110. 110,0 et 110,1 On rappelle que «W(x)=f1(x)f2(x)f2(x)f1(x)».
  111. On rappelle que la solution particulière de l'équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre en f(x) hétérogène est cherchée sous la forme fpart de l'équa hétéro(x)= μ1(x)f1(x)+μ2(x)f2(x) dans laquelle {f1(x),f2(x)} sont des solutions particulières indépendantes de l'équation différentielle linéaire homogène associée.
  112. Voir le paragraphe « cas d'une équation différentielle linéaire à cœfficients non constants du 2ème ordre homogène (exemple) » plus haut dans ce chapitre.
  113. La dérivée 1ère de f1(x)=x étant f1(x)=1 et celle de f2(x)=xln(x) étant f2(x)=ln(x)+x1x=ln(x)+1.
  114. 114,0 et 114,1 Voir le paragraphe « intégrale généralisée d'une fonction continue par morceaux sur un intervalle fermé à l'exception d'au moins une des bornes pour laquelle la fonction diverge » du chap.18 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  115. 115,0 et 115,1 Le plus souvent l'évaluation de l'intégrale (quand celle-ci ne diverge pas) n'est pas possible à l'aide des fonctions usuelles {et quand c'est possible pour l'une par exemple μ2(x), c'est le plus souvent impossible pour l'autre c.-à-d. μ1(x)}.
  116. L'intégrale étant propre [si e(x) ne diverge pas en x=0] ou impropre {ou généralisée (voir la note « 115 » plus haut dans ce chapitre)} [si e(x) diverge en x=0].
  117. La justification correspondant au fait que x converge plus rapidement vers 0 que ln(x) ne diverge vers l'infini le comportement de x l'emporte que celui de ln(x).
  118. En effet «lim\limits x0+[x2ln(x)]=0+» cela résulte de x2ln(x)=x22ln(x2) ou, en posant y=1x2, «x2ln(x)=12yln(y)=ln(y)y» dont on cherche la limite quand y+ ;
    Modèle:Alor t>1, ln(t)<t1 [le graphe de ln(t) est entièrement situé au-dessous de sa tangente au point {t=1,ln(t)=0} dont l'équation est Ytang=t1], dont on déduit
    Modèle:AlModèle:Transparenty>1, ln(y)y<y1y d'une part et ln(y)y>0 d'autre part soit finalement «0<ln(y)y<y1y» avec «lim\limits y+[y1y]=lim\limits y+[1y1y]=0+» d'où, par utilisation du théorème des gendarmes, le résultat cherché.
  119. Les termes «x24[ln(x2)]x=x34ln(x2)» et «x22xln(x)=x34ln(x2)» s'éliminant d'où cette simplification.
  120. 120,0 et 120,1 Dans la mesure où A[f(x)]2 n'est pas identiquement nulle correspondant à f(x) une fonction constante égale à ±A ;
    Modèle:Alon vérifie directement que les fonctions constantes égales à ±A sont des solutions particulières fpart(x)=±A fpart(x)=0 validant «xfpart(x)+[fpart(x)]2=A».
  121. Voir le paragraphe « développement de quelques méthodes de calcul (intégrer une fonction rationnelle par décomposition en éléments simples) » du chap.15 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  122. Quotient irréductible de deux polynômes exprimés à l'aide d'une variable.
  123. C.-à-d. les racines du polynôme dénominateur (les racines du polynôme numérateur définissant les racines de la fonction rationnelle).
  124. La façon la plus rapide étant de multiplier les deux membres par gA (respectivement g+A) et d'y faire g=A (respectivement g=A) soit :
    • (gA)g2A=α+β(gA)g+A1g+A=α+β(gA)g+A, on y fait g=A d'où 12A=α+[β(gA)g+A]g=A,
    • (g+A)g2A=α(g+A)gA+β1gA=α(g+A)gA+β ou, avec g=A, 12A=[α(g+A)gA]g=A+β ;
    Modèle:Alsoit finalement α=12A et β=12A ; ce qui rend cette méthode rapide c'est qu'elle peut se faire en calcul mental
  125. Trouver une expression explicite de la solution générale sous la forme f(x)= est possible mais sans intérêt, de plus elle nécessite une discussion, en effet la forme implicite se réécrivant ln|f(x)+Af(x)A|ln[|x|2A]=cste2A=cste ln{|f(x)+Af(x)A|1|x|2A}=cste |f(x)+Af(x)A|1|x|2A=exp(cste)=cste |f(x)+Af(x)A|=cste|x|2A ;
    • si f(x)]A,+A[ l'équation se réécrit f(x)+AAf(x)=cste(x2)A f(x)[cste(x2)A+1]=A[cste(x2)A1] «f(x)=Acste(x2)A1cste(x2)A+1» Modèle:Nobr vérifie que cette forme effectivement à ]A,+A[},
    • si f(x)]+A,+[ l'équation se réécrit f(x)+Af(x)A=cste(x2)A f(x)[cste(x2)A1]=A[cste(x2)A+1] «f(x)=Acste(x2)A+1cste(x2)A1» Modèle:Nobr vérifie que cette forme effectivement à ]+A,+[ pour cste(x2)A>1},
    • si f(x)],A[ l'équation se réécrit f(x)Af(x)+A=cste(x2)A f(x)[cste(x2)A1]=A[cste(x2)A+1] «f(x)=Acste(x2)A+1cste(x2)A1» Modèle:Nobr vérifie que cette forme effectivement à ],A[ pour cste(x2)A<1}.
  126. Vraisemblablement non linéaire.
  127. La constante dépendant des conditions aux limites de la solution cherchée

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