Outils mathématiques pour la physique - bis (PCSI)/Les matrices, généralités

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Modèle:Chapitre

Introduction des « matrices » en mathématiques

Modèle:AlEn mathématiques, les « matrices » sont des tableaux rectangulaires de nombres pour interpréter, en termes calculatoires,
Modèle:AlModèle:Transparentles résultats théoriques de l'algèbre linéaire [1] et
Modèle:AlModèle:Transparentdes applications linéaires [2].

Modèle:AlUne matrice m×n {avec (m,n)[*]2[3]Modèle:, [4] tels qu'au moins un des nombres est de 1[5]}
Modèle:AlModèle:Transparentest un tableau rectangulaire [A] de m lignes et n colonnes,
Modèle:AlModèle:Transparentle terme générique de la matrice [A] définie sur [6], noté ai,j[7]
Modèle:AlModèle:Transparentoccupant la case de la ième ligne et la jème colonne,
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice étant encore notée (ai,j)1im,1jn[8] (voir ci-contre) ;
Modèle:Alles appellations suivantes sont utilisées pour les cas particuliers de matrices :
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice nulle si ai,j=0(i,j)»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice colonne si n=1»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice ligne si m=1»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice carrée si m=n1»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice triangulaire supérieure pour une matrice carrée telle que ai,j=0j>i et (i,ji):ai,j0»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice triangulaire inférieure pour une matrice carrée telle que ai,j=0j<i et (i,ji):ai,j0»,
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice diagonale pour une matrice carrée telle que ai,j=0ji[9] et j:aj,j0[10] » et
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice identité notée [I] pour une matrice diagonale telle que j:ij,j=1».
Modèle:Al Dans toute la suite du chapitre, nous nous intéressons (sauf avis contraire) à des matrices définies sur .

Opérations sur les matrices

Transposition de matrices

Modèle:Définition

Modèle:AlExemple : soit la matrice [A]=[123456] de dimension (ou taille) (3,2),
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice transposée de [A] est la matrice de dimension (ou taille) (2,3) s'écrivant t[A]=[135246],
Modèle:AlModèle:Transparentelle s'obtient pratiquement par symétrie axiale par rapport à la diagonale principale [11] de la matrice [A]
Modèle:AlModèle:Transparent(ou en permutant lignes et colonnes de la matrice de départ),
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice transposée de t[A] redonnant la matrice [A] soit t{t[A]}=[A] ;
Modèle:AlModèle:Transparentci-contre une animation permettant de visualiser la formation de la matrice transposée t[A][12] de la matrice [A][12] et
Modèle:AlModèle:Transparentson itération (c.-à-d. la formation de la matrice transposée t{t[A]}[12] de la transposée t[A][12])

Addition de matrices et multiplication par un scalaire

Modèle:AlCes opérations sont définies sur l'« ensemble des matrices de dimension (ou de taille) (m,n)[13] définies sur » et noté «Mm,n()».

Addition de matrices de même dimension (ou taille)

Modèle:AlSur «Mm,n()» on définit la loi de composition interne « addition de matrices » notée «+» {Mm,n()}2+Mm,n() définie selon
Modèle:AlModèle:Transparent«{(ai,j),(bi,j)}{Mm,n()}2», «{(ai,j),(bi,j)}+(ai,j)+(bi,j)=(ai,j+bi,j)Mm,n()» ;
Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble «Mm,n()» muni de l'addition «+» est un groupe abélien (ou commutatif) [14], en effet
Modèle:AlModèle:Transparentla loi de composition interne possède les propriétés : associativité «(ai,j)+{(bi,j)+(ci,j)}=(ai,j)+(bi,j+ci,j)=(ai,j+bi,j+ci,j)={(ai,j)+(bi,j)}+(ci,j)»,
Modèle:AlModèle:Transparentcommutativité «(ai,j)+(bi,j)=(ai,j+bi,j)=(bi,j+ai,j)=(bi,j)+(ai,j)»,
Modèle:AlModèle:Transparentexistence d'un élément neutre « la matrice nulle » qui vérifie «(ai,j)+(0i,j)=(ai,j+0i,j)=(ai,j)» et
Modèle:AlModèle:Transparenttelle que toute matrice admet un opposé unique «(ai,j) ! un opposé (ai,j) vérifiant ai,j=ai,j» car
Modèle:AlModèle:Transparent«(ai,j)+(ai,j)=(ai,j+ai,j)=(ai,jai,j)=(0i,j)».

Multiplication par un scalaire

Modèle:AlSur «Mm,n()» on définit la loi de composition externe « multiplication par un scalaire de » notée «» ×Mm,n()Mm,n()[15] définie selon
Modèle:AlModèle:Transparent«λ,(ai,j)Mm,n()», «{λ,(ai,j)}λ(ai,j)=(λai,j)Mm,n()» ou
Modèle:AlModèle:Transparent«λ,(ai,j)Mm,n()», «{(ai,j),λ}(ai,j)λ=(ai,jλ)=(λai,j)Mm,n()» ;
Modèle:AlModèle:Transparentcette loi de composition externe « multiplication par un scalaire de » définie sur le groupe abélien (ou commutatif) [14] «{Mm,n(),+}» et notée «»
Modèle:AlModèle:Transparentpossède les propriétés : « distributivité par rapport à l'addition de Mm,n()»
Modèle:AlModèle:Transparent«λ{(ai,j)+(bi,j)}=λ(ai,j)+λ(bi,j)=(λai,j)+(λbi,j)=(λai,j+λbi,j)=(λ{ai,j+bi,j})»,
Modèle:AlModèle:Transparent« distributivité par rapport à l'addition de »
Modèle:AlModèle:Transparent«{λ+μ}(ai,j)=λ(ai,j)+μ(bi,j)=(λai,j)+(μai,j)=(λai,j+μai,j)=({λ+μ}ai,j)»,
Modèle:AlModèle:Transparent« associativité mixte par rapport à la multiplication dans »
Modèle:AlModèle:Transparent«{λμ}(ai,j)=λ{μ(ai,j)}=λ(μai,j)=(λμai,j)=({λμ}ai,j)» et
Modèle:AlModèle:Transparenttelle que « l'élément neutre de la multiplication dans noté 1 est neutre pour “” » «1(ai,j)=(1ai,j)=(ai,j)».

Conséquence sur l'ensemble des matrices de dimension (ou taille) fixée

Structure d'espace vectoriel de l'ensemble des matrices de dimension (ou taille) fixée

Modèle:AlL'ensemble «Mm,n()» muni de l'addition «+» étant un groupe abélien (ou commutatif) [14]Modèle:, [16] et
Modèle:AlModèle:Transparentla loi de composition externe « multiplication par un scalaire de » étant « distributive par rapport à l'addition de Mm,n()» [17] ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparent« Modèle:Transparentpar rapport à l'addition de » [17],
Modèle:AlModèle:Transparent« associative mixte par rapport à la multiplication dans » [17] et
Modèle:AlModèle:Transparent« telle que l'élément neutre 1 de la multiplication dans
Modèle:AlModèle:Transparentest neutre pour la loi de composition externe » [17],
Modèle:AlModèle:Transparentnous en déduisons que «Mm,n()» est un «-espace vectoriel » et
Modèle:AlModèle:Transparentnous pourrions démontrer [18] que « la dimension de cet espace vectoriel [19] est m×n».

Base canonique de l'ensemble des matrices de dimension (ou taille) fixée et décomposition d'une matrice sur la base canonique

Modèle:AlTout élément de Mm,n() est décomposable de façon unique sur sa base canonique composée des «mn matrices [E]p,q»
Modèle:AlModèle:Transparent{dans [E]p,q tous les éléments sont nuls à l'exception de l'élément d'indices p,q qui vaut 1, ou
Modèle:AlModèle:Transparenten utilisant le symbole de Kronecker [20] δk,l={0si kl1si k=l}, l'écriture suivante
Modèle:AlModèle:Transparent[E]p,q=(ei,jp,q)p,q avec ei,jp,q=δi,pδj,q pour i[[1,m]] et j[[1,n]]},
Modèle:AlModèle:Transparentla décomposition de la matrice [A]=(ai,j)1im,1jn[8] sur la base canonique s'écrivant
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]=(ai,j)1im,1jn=1pm1qnap,q[E]p,q=1pm1qnap,q(ei,jp,q)p,q=1pm1qnap,q(δi,pδj,q)p,q».

Modèle:AlExemple : [A]=[123456] de dimension (ou taille) (3,2),
Modèle:AlModèle:Transparentles six vecteurs de la base canonique étant [E]1,1=[100000], [E]1,2=[010000], [E]2,1=[001000], [E]2,2=[000100], [E]3,1=[000010] et [E]3,2=[000001],
Modèle:AlModèle:Transparentla décomposition de [A] sur sa base canonique s'écrit «[A]=1[E]1,1+2[E]1,2+3[E]2,1+4[E]2,2+5[E]3,1+6[E]3,2».

Multiplication matricielle à droite (ou à gauche)

Définition et exemple de multiplication matricielle à droite (ou à gauche)

Description du mode opératoire de la multiplication à droite de la matrice [A]M4,2() par la matrice [B]M2,3()

Modèle:AlLa multiplication matricielle à droite d'une matrice de l'ensemble Mm,n() des matrices de dimension (ou de taille) (m,n)[13] définies sur
Modèle:AlModèle:Transparentest une loi de composition externe nécessitant l'intervention, à droite, d'une matrice de l'ensemble Mn,p()
Modèle:AlModèle:Transparentdes matrices de dimension (ou de taille) (n,p)[21] définies sur ,
Modèle:AlModèle:Transparentle résultat de cette multiplication matricielle à droite
Modèle:AlModèle:Transparentétant une matrice de l'ensemble Mm,p() des matrices de dimension (ou de taille) (m,p)[22] soit,
Modèle:AlModèle:Transparenten notant «×» la multiplication matricielle (à droite), la définition de la loi de composition externe suivante
Modèle:AlModèle:TransparentMm,n()×Mn,p()×Mm,p() telle que
Modèle:AlModèle:Transparent« pour [A]=(ai,j)Mm,n() et [B]=(bi,j)Mn,p()», «[A]×[B]=[C]Mm,p()» ou
Modèle:AlModèle:Transparent«(ai,j)1im,1jn×(bi,j)1in,1jp=(ci,j)1im,1jp» où «ci,j=k=[[1,n]]ai,kbk,j»,
Modèle:AlModèle:Transparentvoir mode opératoire de la multiplication matricielle à droite ci-contre.

Modèle:AlLa multiplication matricielle à gauche d'une matrice de l'ensemble Mm,n() des matrices de dimension (ou de taille) (m,n)[13] définies sur
Modèle:AlModèle:Transparentest une loi de composition externe nécessitant l'intervention, à gauche, d'une matrice de l'ensemble Mq,m()
Modèle:AlModèle:Transparentdes matrices de dimension (ou de taille) (q,m)[23] définies sur ,
Modèle:AlModèle:Transparentle résultat de cette multiplication matricielle à gauche
Modèle:AlModèle:Transparentétant une matrice de l'ensemble Mq,n() des matrices de dimension (ou de taille) (q,n)[24] soit,
Modèle:AlModèle:Transparenten notant «×» la multiplication matricielle (à gauche), la définition de la loi de composition externe suivante
Modèle:AlModèle:TransparentMq,m()×Mm,n()×Mq,n() telle que
Modèle:AlModèle:Transparent« pour [A]=(ai,j)Mm,n() et [B]=(bi,j)Mq,m()», «[B]×[A]=[D]Mq,n()» ou
Modèle:AlModèle:Transparent«(bi,j)1iq,1jm×(ai,j)1im,1jn=(di,j)1iq,1jn» avec «di,j=l=[[1,m]]bi,lal,j»,
Modèle:AlModèle:Transparentle mode opératoire de la multiplication matricielle à gauche est le même que celui décrit dans le schéma ci-dessus
Modèle:AlModèle:Transparentà condition de permuter la position de [A] avec celle de [B].

Modèle:AlExemple : soit la matrice [A]=[123456]M3,2() à multiplier à droite par la matrice [B]=[791181012]M2,3(), on obtient la matrice [A]×[B]=[C]M3,3() soit [C]=
Modèle:AlModèle:Transparent[123456]×[791181012]=[23293553678183105127][25] ;

Modèle:AlModèle:Transparentle choix des dimensions (ou tailles) des matrices ci-dessus a été fait pour que la multiplication à gauche de la matrice [A]M3,2() par la matrice [B]M2,3() soit aussi possible,
Modèle:AlModèle:Transparenton obtient alors la matrice [B]×[A]=[D]M2,2() soit
Modèle:AlModèle:Transparent[D]=[791181012]×[123456] =[8911698128][26] ;

Modèle:AlModèle:Transparenton vérifie que «[B]×[A]=[D]M2,2()» est de «[A]×[B]=[C]M3,3()», les dimensions (ou tailles) étant (d'ailleurs) différentes [27] toutefois,
Modèle:AlModèle:Transparentsi les matrices facteurs [A] et [B] sont carrées de même dimension (ou taille), «[A]×[B] reste, en général, de [B]×[A]»,
Modèle:AlModèle:Transparentles matrices produits étant carrées de même dimension (ou taille) que les matrices facteurs [28].

Relation de transposition d'un produit matriciel

Modèle:Propriété Modèle:AlDémonstration : soit «[A]=(ai,j)1im,1jnMm,n() et [B]=(bi,j)1in,1jpMn,p()»,
Modèle:AlModèle:Transparent« le produit [A]×[B] est une matrice [C]Mm,p()» selon «(ai,j)1im,1jn×(bi,j)1in,1jp=(ci,j)1im,1jp» où «ci,j=k=[[1,n]]ai,kbk,j» ;
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice transposée de [C] s'écrit alors t[C]=(cj,i)1jp,1im» avec «cj,i=ci,j=k=[[1,n]]ai,kbk,j» ;
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice transposée de [B] s'écrivant t[B]=(bj,i)1jp,1in» avec «bj,i=bi,j» et
Modèle:AlModèle:Transparent« Modèle:Alcelle transposée de [A] Modèle:Transparentt[A]=(aj,i)1jn,1im» avec «aj,i=ai,j», on en déduit
Modèle:AlModèle:Transparent« le produit t[B]×t[A]=[D]=(dji)1jp,1im» tel que «dj,i=k=[[1,n]]bj,kak,i=k=[[1,n]]bk,jai,k=cj,i» «[D]=t[C]» et par suite
Modèle:AlModèle:Transparent«t[B]×t[A]=t{[A]×[B]}» C.Q.F.D. [29].

Particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée et conséquence sur la structure de cet ensemble

Particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée

Modèle:AlToute matrice de l'ensemble Mn() des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30] pouvant être multipliée à droite (ou à gauche) par n'importe matrice de Mn(),
Modèle:AlModèle:Transparent« la multiplication matricielle à droite (ou à gauche) définie sur Mn()» devient alors « une loi de composition interne {Mn()}2×Mn()»
Modèle:AlModèle:Transparentpossédant les propriétés : « associativité de la multiplication matricielle » c.-à-d. «{[A]×[B]}×[C]=[A]×{[B]×[C]}»,
Modèle:AlModèle:Transparent« distributivité de la multiplication matricielle à gauche relativement à l'addition matricielle » soit
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]×{[B]+[C]}=[A]×[B]+[A]×[C]»,
Modèle:AlModèle:Transparent« distributivité de la multiplication matricielle à droite relativement à l'addition matricielle » soit
Modèle:AlModèle:Transparent«{[A]+[B]}×[C]=[A]×[C]+[B]×[C]» et
Modèle:AlModèle:Transparent« existence d'un élément neutre de la multiplication matricielle “la matrice identité [I]” » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]×[I]=[A] et [I]×[A]=[A]».

Modèle:AlModèle:Transparent« La multiplication matricielle n'est pas commutative » c.-à-d. qu'usuellement «[A]×[B][B]×[A]» (voir la note « 30 » plus haut dans ce chapitre).

Structure de l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée

Modèle:AlL'ensemble Mn() des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30] étant un cas particulier de l'ensemble Mm,n() des matrices de dimension (ou taille) (m,n) fixée
Modèle:AlModèle:Transparentlequel, muni de l'addition «+», est un groupe abélien (ou commutatif) [14]Modèle:, [31]
Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble {Mn(),+} des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30] muni de l'addition «+»
Modèle:AlModèle:Transparentest aussi un groupe abélien (ou commutatif) [14]Modèle:, [31], de plus
Modèle:AlModèle:Transparentla multiplication matricielle [32] étant une loi de composition interne de l'ensemble Mn() ayant les propriétés
Modèle:AlModèle:Transparent« associativité » [33],
Modèle:AlModèle:Transparent« distributivité à gauche et à droite relativement à l'addition matricielle » [33],
Modèle:AlModèle:Transparent« existence d'un élément neutre » [33] et
Modèle:AlModèle:Transparent« absence de commutativité » [33]
Modèle:AlModèle:Transparent« l'ensemble Mn() possède une structure d’anneau unitaire non commutatif » [34] car
Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble {Mn(),+} est un groupe abélien (ou commutatif) [14]Modèle:, [31] avec
Modèle:AlModèle:Transparentles propriétés de la 2nde loi de composition interne «×» ;
Modèle:All'ensemble Mm,n() des matrices de dimension (ou taille) (m,n) fixée étant un -espace vectoriel [31] et l'ensemble Mn() des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30]
Modèle:AlModèle:Transparenten étant un cas particulier
Modèle:AlModèle:Transparent« l'ensemble Mn() des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30]
Modèle:AlModèle:Transparentest aussi un -espace vectoriel »
Modèle:AlModèle:Transparentdont la dimension [19] est n2[31] ;

Modèle:Alla loi de composition externe « multiplication par un scalaire de » sur l'ensemble Mn() des matrices carrées de dimension (ou taille) n fixée [30] Mn() est un -espace vectoriel de par
Modèle:AlModèle:Transparentles propriétés de cette loi rappelées au paragraphe « multiplication par un scalaire » plus haut dans ce chapitre
Modèle:AlModèle:Transparentavec une structure de groupe abélien (ou commutatif) [14]Modèle:, [31] de l'ensemble {Mn(),+},
Modèle:AlModèle:Transparentde plus, cette loi étant « associative mixte par rapport à la multiplication matricielle » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent«λ,{[A],[B]}{Mn()}2, λ{[A]×[B]}={λ[A]}×[B]=[A]×{λ[B]}»
Modèle:AlModèle:Transparentpropriété qui, ajoutée à la structure d'espace vectoriel et d'anneau unitaire que possède Mn(),
Modèle:AlModèle:Transparentconfère à «Mn() une structure de -algèbre associative unitaire(non commutative)» [35].

Interprétations linéaires de matrices

1ère interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) fixée définie sur le corps des réels

Interprétation linéaire d'une matrice colonne de dimension (ou taille) m, matrice coordonnée d'un « m-uplet » dans une base de Rm

Modèle:AlConsidérant l'ensemble m avec m*{1}[36] en tant que -espace vectoriel de dimension [19] m ainsi que « la base canonique {e1,ei,em}1im de cet espace avec
Modèle:AlModèle:Transparentei=(δ1,i,δk,i,δm,i)1km» où «δk,i={0si ki1si k=i} est
Modèle:AlModèle:Transparentle symbole de Kronecker » [20]

Modèle:Alnous pouvons définir une « correspondance bijective entre chaque élément ei=(δ1,i,δk,i,δm,i)1km de la base canonique de m et
Modèle:AlModèle:Transparentchaque matrice colonne [δ1,iδk,iδm,i]1km de l'ensemble des matrices colonnes Mm,1()» et par suite,
Modèle:AlModèle:Transparentune « correspondance bijective entre le m-uplet (a1,ai,am)1im de m et
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice colonne [a1aiam]1im de l'ensemble des matrices colonnes Mm,1()» d'où la définition suivante
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice colonne [a1aiam]1im est la matrice coordonnée canonique du m-uplet (a1,ai,am)1im de m».

Modèle:AlConsidérant l'ensemble m avec m*{1}[36] en tant que -espace vectoriel de dimension [19] m ainsi que « une autre base (non canonique) {b1,bi,bm}1im de m» [37]
Modèle:Alnous pouvons établir une « correspondance bijective entre chaque élément bi=1kmbk,iek[38] » de la base (non canonique) de m et
Modèle:AlModèle:Transparentchaque matrice colonne [b1,ibk,ibm,i]1km de l'ensemble Mm,1()» et
Modèle:AlModèle:Transparentune « correspondance bijective entre le m-uplet de m de décomposition (α1,αi,αm)1im dans la base non canonique {b1,bi,bm}1im[39] et
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice colonne [α1αiαm]1im de l'ensemble des matrices colonnes Mm,1()» [40] d'où la définition suivante
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice colonne [α1αiαm]1im est la matrice coordonnée du m-uplet de m de décomposition (α1,αi,αm)1im
Modèle:AlModèle:Transparentdans la base non canonique {b1,bi,bm}1im[39] » [40].

1ère interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) (m , n), matrice coordonnée d'une famille de n « m-uplets » dans une base de Rm

Modèle:AlAprès avoir défini une correspondance bijective entre « le m-uplet (a1,ai,am)1im de m» et
Modèle:AlModèle:Transparent« sa matrice coordonnée canonique [a1aiam]1imMm,1()» [41] ou
Modèle:AlModèle:Transparentune correspondance bijective entre « le m-uplet (a1,ai,am)1im tel que 1imαibi dans la base (non canonique) {b1,bi,bm}1im de m[40] et
Modèle:AlModèle:Transparent« sa matrice coordonnée [α1αiαm]1imMm,1() dans la base (non canonique) {b1,bi,bm}1im de m» [41],

Modèle:Alon prolonge cette correspondance bijective entre « les familles de n m-uplets de [m]n et
Modèle:AlModèle:Transparent« l'ensemble Mm,n() des matrices de dimension (ou taille) (m,n)» c.-à-d., en utilisant la base canonique de m,
Modèle:AlModèle:Transparententre « l'élément {(a1,1ai,1am,1)1im(a1,jai,jam,j)1im(a1,nai,nam,n)1im}1jn de la famille de nm-uplets ” de [m]n» et
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice de dimension (ou taille) (m,n) [a1,1a1,ja1,nai,1ai,jai,nam,1am,jam,n]1im1jnMm,n()»
Modèle:AlModèle:Transparent[résultant de la juxtaposition des n matrices coordonnées canoniques des “m-uplets ”]
Modèle:AlModèle:Transparentappelée matrice coordonnée canonique de la famille des nm-uplets ” ou,
Modèle:AlModèle:Transparentavec une base non canonique {b1,bi,bm}1im de m,
Modèle:AlModèle:Transparententre « l'élément {(a1,1ai,1am,1)1im(a1,jai,jam,j)1im(a1,nai,nam,n)1im}1jn de la famille de nm-uplets ” de [m]n (m-uplet exprimé en base canonique de m),
Modèle:AlModèle:Transparent{le m-uplet générique de la famille (a1,jai,jam,j)1im se décomposant en
Modèle:AlModèle:Transparentbase non canonique {b1,bi,bm}1im de m selon 1imαi,jbi}» et
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice de dimension (ou taille) (m,n) [α1,1α1,jα1,nαi,1αi,jαi,nαm,1αm,jαm,n]1im1jnMm,n()
Modèle:AlModèle:Transparent[résultant de la juxtaposition des n matrices coordonnées (non canoniques) des “m-uplets ”],
Modèle:AlModèle:Transparentappelée matrice coordonnée non canonique de la famille des nm-uplets ” en base non canonique {b1,bi,bm}1im de m». Modèle:Définition

Matrice de passage entre deux bases de Rm, réécriture de la matrice coordonnée d'un « m-uplet » par changement de base de Rm

Modèle:AlConsidérant « le “m-uplet ” (a1,ai,am)1im de m décomposé dans une base non canonique {B}={b1,bi,bm}1im de m selon 1imαibi» et
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice coordonnée non canonique [X]=[α1αiαm]1im du “m-uplet ” dans la base {B}» [41] puis
Modèle:Transparent« le même “m-uplet ” (a1,ai,am)1im de m décomposé dans une autre base non canonique {C}={c1,ci,cm}1im de m selon 1imβici» et
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice coordonnée non canonique [X]=[β1βiβm]1im du “m-uplet ” dans la base {C}» [41],

Modèle:Alnous cherchons « la relation permettant de passer de la matrice coordonnée [X] du “m-uplet ” dans la base {B} à la matrice coordonnée [X] du même “m-uplet ” dans la base {C}»
Modèle:AlModèle:Transparentà partir de la connaissance de la décomposition de la base {B} sur la base {C}, matérialisée par une matrice carrée [P] de dimension (ou taille) m appelée
Modèle:AlModèle:Transparent« matrice de passage de la base{C}à la base{B}»
Modèle:AlModèle:Transparent{matrice [P] obtenue en juxtaposant les matrices colonnes de la
Modèle:AlModèle:Transparentdécomposition de chaque élément de la base non canonique {B}
Modèle:AlModèle:Transparentdans la base non canonique {C}[42]} ;
Modèle:AlModèle:Transparentavec la matrice [P] de passage de la base {C} à la base {B}, nous établissons que
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice coordonnée [X] du “m-uplet ” dans la base {C}» se déduit de
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice coordonnée [X] du “m-uplet ” dans la base {B}» par
Modèle:AlModèle:Transparent«[X]=[P]×[X]» [43] ;

Modèle:Alinversement « la relation permettant de passer de la matrice coordonnée

[X]

du “

m

-uplet ” dans la base

{C}

à la matrice coordonnée

[X]

du même “

m

-uplet ” dans la base

{B}

» se détermine
Modèle:AlModèle:Transparentà partir de la décomposition de la base

{B}

sur la base

{C}

matérialisée par la matrice de passage

[P]

de la base

{C}

à la base

{B}

dont on déduit
Modèle:AlModèle:Transparentla décomposition de la base

{C}

sur la base

{B}

matérialisée par la « matrice de passage

[P]1

de la base

{B}

à la base

{C}

» [44],
Modèle:AlModèle:Transparent

{

cette matrice résultant de l'inversion de la « matrice

[P]

de passage
Modèle:AlModèle:Transparentde la base

{C}

à la base

{B}

» [45]

}

et par suite
Modèle:AlModèle:Transparent« la relation permettant de passer de la matrice coordonnée

[X]

du “

m

-uplet ” dans la base

{C}

à la matrice coordonnée

[X]

du même “

m

-uplet ” dans la base

{B}

» s'écrit selon

«[X]=[P]1×[X]» [46].

Réécriture de la matrice coordonnée d'une famille de « m-uplets » par changement de base de Rm

Modèle:Al« La matrice coordonnée d'une famille de nm-uplets ” de [m]n dans la base {B} de m notée [A]» s'obtenant par « juxtaposition des matrices coordonnées de chaque “m-uplet ”
Modèle:AlModèle:Transparentdans la base {B} de m à savoir [Xj]1,jn» soit
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]=[X1,1X1,jX1,nXi,1Xi,jXi,nXm,1Xm,jXm,n]1im1jnMm,n()» [47] et

Modèle:Al« la matrice coordonnée d'un “m-uplet ” dans la base {C} de m, [Xj]1jn» s'obtenant en multipliant à gauche « la matrice coordonnée du “m-uplet ” dans la base {B} de m, [Xj]1jn»
Modèle:AlModèle:Transparentpar « la matrice de passage [P] de la base {C} à la base {B}» selon
Modèle:AlModèle:Transparent«[Xj]1jn=[P]×[Xj]1jn» [48], on en déduit aisément que

Modèle:Al« la matrice coordonnée de la famille des

n

m

-uplets ” de

[m]n

dans la base

{C}

de

m

,

[A]=[X1,1X1,jX1,nXi,1Xi,jXi,nXm,1Xm,jXm,n]1im1jnMm,n()

» s'obtient selon la relation

«[A]=[P]×[A]dans {C}de {C}à {B}dans {B}» ;

Modèle:Alinversement « la matrice coordonnée de la famille des

n

m

-uplets ” de

[m]n

dans la base

{B}

de

m

,

[A]=[X1,1X1,jX1,nXi,1Xi,jXi,nXm,1Xm,jXm,n]1im1jnMm,n()

»
Modèle:AlModèle:Transparents'obtient à l'aide de « la matrice de passage

[P]1

de la base

{B}

à la base

{C}

» selon

«[A]=[P]1×[A]dans {B}de {B}à {C}dans {C}» [49].

2ème interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) fixée définie sur le corps des réels

Définition d'une application linéaire d'un espace vectoriel de dimension n dans un autre espace vectoriel de dimension m

Modèle:Définition Modèle:AlRemarques : On constate qu'« une application du -espace vectoriel E dans le -espace vectoriel F est linéaire » ssi elle respecte les C.L. [50] à savoir
Modèle:AlModèle:Transparentssi «{(λi)i[[1,p]]p(xi)i[[1,p]]Ep}, φ(i[[1,p]]λixi)=i[[1,p]]λiφ(xi)».

Modèle:AlModèle:TransparentL'ensemble des applications linéaires du -espace vectoriel E dans le -espace vectoriel F est noté «L(E,F)» [51] et
Modèle:AlModèle:Transparentcelui des applications linéaires bijectives [c.-à-d. des isomorphismes de E dans F] Modèle:TransparentModèle:Alnoté «Isom(E,F)» [52] ;

Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble des applications linéaires du -espace vectoriel E dans lui-même [c.-à-d. des endomorphismes de E] est noté «L(E)»[53] et
Modèle:AlModèle:Transparentcelui des applications linéaires bijectives du -espace vectoriel E dans E [c.-à-d. des automorphismes de E] Modèle:Alnoté «GL(E)» [54] et encore appelé « groupe linéaire de E» ;

Modèle:AlModèle:Transparentl'ensemble des applications linéaires du -espace vectoriel E dans le corps [corps de construction de l'espace vectoriel où l'application linéaire (alors appelée « forme linéaire »)
Modèle:AlModèle:Transparentest définie]
Modèle:AlModèle:Transparentest noté E* et définit l'« espace dual de E» [E* étant donc l'ensemble des formes linéaires de E[55]].

2ème interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) (m , n), matrice d'une application linéaire d'un espace vectoriel de dimension n de base B dans un autre espace vectoriel de dimension m de base C dans le couple de bases (B, C)

Modèle:AlConsidérant deux -espaces vectoriels avec définition d'une base dans chacun d'eux un « 1er-espace vectoriel E de dimension n avec choix d'une base {B}={b1,bj,bn}1jn»,
Modèle:AlModèle:Transparentun « 2nd-espace vectoriel F de dimension m avec choix d'une base {C}={c1,ci,cm}1im» et
Modèle:AlModèle:Transparentune « application linéaire φ de E dans F» : Modèle:Définition Modèle:AlPropriétés : « à toute application linéaire φ d'un -espace vectoriel E de dimension n de base {B}={b1,bj,bn}1jn
Modèle:AlModèle:Transparentdans un -espace vectoriel F de dimension m de base {C}={c1,ci,cm}1im»
Modèle:AlModèle:Transparenton peut associer « une et une seule matrice d'application linéaire [A] de dimension (ou taille) (m,n)» dans laquelle
Modèle:AlModèle:Transparent« la jème colonne de [A] est la matrice coordonnée de φ(bj) dans la base {C}={c1,ci,cm}1im de F[56] c.-à-d. [φ(bj)1φ(bj)iφ(bj)m]1im»
Modèle:AlModèle:Transparent{la décomposition de φ(bj) dans la base {C}={c1,ci,cm}1im étant «φ(bj)=i=1..mφ(bj)ici»} ;

Modèle:AlModèle:Transparentla matrice [A] appelée « matrice de l'application linéaireφdans le couple de bases({B},{C})» et notée «mat{B},{C}(φ)»
Modèle:AlModèle:Transparentvérifie «xE» et «mat{B}(x) sa matrice coordonnée dans la base {B} de E» [56],
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice coordonnée de φ(x) dans la base {C} de F, notée mat{C}[φ(x)]» [56] s'évalue par
Modèle:AlModèle:Transparent«{mat{C}[φ(x)]=mat{B},{C}(φ)×mat{B}(x)Mm1()Mmn()Mn1()}».

Modèle:AlModèle:TransparentOn déduit que « l'application de l'ensembleL(E,F) des applications linéaires du -espace vectoriel E de dimension n dans le -espace vectoriel F de dimension m
Modèle:AlModèle:Transparentdans l'ensembleMm,n() des matrices de dimension (ou taille) (m,n)»
Modèle:AlModèle:Transparent{application qui, à « chaque application linéaire φL(E,F)» fait correspondre « la matrice de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C}) c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparentmat{B},{C}(φ)Mm,n()»}
Modèle:AlModèle:Transparentest un isomorphisme d'espaces vectoriels [57].

Exemple d'un automorphisme du plan vectoriel, la similitude directe 𝒮 de rapport 2 et d'angle 45°

Modèle:AlExemple : La similitude directe 𝒮 de rapport 2 et d'angle 45°
Modèle:AlModèle:Transparentest un automorphisme du -espace vectoriel euclidien E de dimension 2 ;
Modèle:AlModèle:Transparentavec le choix de la base canonique {Bcan}=(e1,e2) pour décrire les vecteurs de E
Modèle:AlModèle:Transparentdu domaine de définition de l'automorphisme 𝒮 et
Modèle:AlModèle:Transparentde la même base canonique (e1,e2) pour les images par automorphisme 𝒮
Modèle:AlModèle:Transparentdes vecteurs de E
Modèle:AlModèle:Transparent{𝒮(e1)=2[cos(45°)e1+sin(45°)e2]=e1+e2𝒮(e2)=2[cos(135°)e1+sin(135°)e2]=e1+e2},
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice de l'automorphisme 𝒮 de E dans le couple de bases ({Bcan},{Bcan}) s'écrit alors
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{Bcan},{Bcan}(𝒮)=[1111]», d'où :
Modèle:AlModèle:Transparentun vecteur xE de composantes (a,b) dans la base canonique {Bcan} et
Modèle:AlModèle:Transparentde matrice coordonnée mat{Bcan}(x)=[ab]
Modèle:AlModèle:Transparenta pour image, par similitude directe 𝒮,
Modèle:AlModèle:Transparentle vecteur 𝒮(x)E de composantes (a,b)
Modèle:AlModèle:Transparentdans la base canonique {Bcan} et
Modèle:AlModèle:Transparentde matrice coordonnée mat{Bcan}[𝒮(x)]
Modèle:AlModèle:Transparents'obtenant selon
Modèle:AlModèle:Transparentmat{Bcan}[𝒮(x)]=[1111]×[ab]=[aba+b] soit {a=abb=a+b}[58].

Matrice de la composée de deux applications linéaires, la 1ère d'un espace vectoriel E de dimension n de base B dans un autre espace vectoriel F de dimension m de base C et la 2ème de l'espace vectoriel F de dimension m de base C dans un espace vectoriel G de dimension p de base D

Modèle:AlConsidérant trois -espaces vectoriels avec définition d'une base dans chacun d'eux un « 1er -espace vectoriel E de dimension n avec choix d'une base {B}={b1,bj,bn}1jn»,
Modèle:AlModèle:Transparentun « 2nd -espace vectoriel F de dimension m avec choix d'une base {C}={c1,ci,cm}1im» et
Modèle:AlModèle:Transparentun « 3ème -espace vectoriel G de dimension p avec choix d'une base {D}={d1,ck,dp}1kp»
Modèle:Alainsi que deux « applications linéaires φ de E dans F et
Modèle:AlModèle:Transparentψ de F dans G».

Modèle:AlOn appelle « matrice composée de l'application linéaireψφ du -espace vectoriel E de dimension n de base {B}
Modèle:AlModèle:Transparentdans le -espace vectoriel G de dimension p de base {D} avec,
Modèle:AlModèle:Transparentpour -espace vectoriel intermédiaire F de dimension m de base {C}»,
Modèle:AlModèle:Transparentla « matrice de dimension (ou taille) (p,n) notée mat{B},{D}(ψφ)Mp,n()»
Modèle:AlModèle:Transparenttelle que «mat{B},{C}(φ)Mm,n() étant la matrice de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C})» et
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C},{D}(ψ)Mp,m() Modèle:Transparentla matrice de l'application linéaire ψ dans le couple de bases ({C},{D})»,
Modèle:AlModèle:Transparentla « matrice composée de l'application linéaire ψφ dans le couple de bases ({B},{D})» se détermine par
Modèle:AlModèle:Transparent«{mat{B},{D}(ψφ)=mat{C},{D}(ψ)×mat{B},{C}(φ)Mp,n()Mp,m()Mm,n()}».

Changement de bases des espaces vectoriels définition et image d'une application linéaire et conséquence sur la matrice de l'application linéaire dans le couple de bases des espaces vectoriels définition et image

Modèle:AlConsidérant deux -espaces vectoriels avec définition de deux bases distinctes dans chacun d'eux un « 1er -espace vectoriel E de dimension n avec deux bases distinctes
Modèle:AlModèle:Transparent[{B}={b1,bj,bn}1jn{B}={b1,bj,bn}1jn]»,
Modèle:AlModèle:Transparentun « 2nd -espace vectoriel F de dimension m avec deux bases distinctes
Modèle:AlModèle:Transparent[{C}={c1,ci,cm}1im{C}={c1,ci,cm}1im]»
Modèle:AlModèle:Transparentet une « application linéaire φ de E dans F» ainsi que les matrices de l'application linéaire φ dans différents couples de bases :
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice mat{B},{C}(φ)Mm,n() de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C})» et
Modèle:AlModèle:Transparent« la matrice mat{B},{C}(φ)Mm,n() de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C})» ;

Modèle:Alon se propose de « déterminer la matrice mat{B},{C}(φ)Mm,n()» connaissant «mat{B},{C}(φ)Mm,n()» et
Modèle:AlModèle:Transparent« les matrices de passage [P]{B}{B}Mn() de la base {B} à la base {B} ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparent[Q]{C}{C}Mm() de la base {C} à la base {C}», c.-à-d. de
Modèle:AlModèle:Transparent« déterminer les conséquences sur la matrice de l'application linéaire φ du changement simultané de la base dans laquelle les vecteurs de E sont repérés et
Modèle:AlModèle:Transparentde celle dans laquelle ceux de F le sont » ; on établit :
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{B},{C}(φ)=[Q]{C}{C}1×mat{B},{C}(φ)×[P]{B}{B}» Modèle:Aldans laquelle «[Q]{C}{C}1 est la matrice inverse [45] de [Q]{C}{C}» [59].

Modèle:AlModèle:TransparentJustification : Appliquant φ à tout «xE repéré dans la base {B}={b1,bj,bn}1jn par la matrice coordonnée mat{B}(x)» [56]
Modèle:AlModèle:Transparenton obtient «φ(x)F repéré dans la base {C}={c1,ci,cm}1im par la matrice coordonnée mat{C}[φ(x)]» [56] et
Modèle:AlModèle:Transparentnotant «mat{B},{C}(φ)Mm,n() la matrice de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C})», on en déduit
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{C}[φ(x)][56] de celle mat{B}(x) par
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C}[φ(x)]=mat{B},{C}(φ)×mat{B}(x)» [60] ;
Modèle:AlModèle:Transparentnotant «[P]{B}{B}Mn() la matrice de passage de la base {B} à la base {B}»,
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{B}(x) de xE dans {B}[56] est liée à
Modèle:AlModèle:Transparentcelle mat{B}(x) de xE dans {B} selon
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{B}(x)=[P]{B}{B}×mat{B}(x)» [61]
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{C}[φ(x)] de φ(x)F dans {C}[56] se réécrit en fonction de
Modèle:AlModèle:Transparentcelle mat{B}(x) de xE dans {B} selon
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C}[φ(x)]=mat{B},{C}(φ)×{[P]{B}{B}×mat{B}(x)}
Modèle:AlModèle:Transparent={mat{B},{C}(φ)×[P]{B}{B}}×mat{B}(x)»
Modèle:AlModèle:Transparentpar utilisation de l'associativité de la multiplication matricielle [62] ;
Modèle:AlModèle:Transparentnotant «[Q]{C}{C}Mm() la matrice de passage de la base {C} à la base {C}» dont on déduit en inversant [45]
Modèle:AlModèle:Transparent«[Q]{C}{C}1Mm() la matrice de passage de la base {C} à la base {C}» et par suite
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{C}[φ(x)] de φ(x)F dans {C}[56] se réécrit en fonction de
Modèle:AlModèle:Transparentcelle mat{C}[φ(x)] de φ(x)F dans {C} selon
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C}[φ(x)]=[Q]{C}{C}1×mat{C}[φ(x)]» [61] et finalement
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{C}[φ(x)] de φ(x)F dans {C}[56] se réécrit en fonction de
Modèle:AlModèle:Transparentcelle mat{B}(x) de xE dans {B} selon
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C}[φ(x)]=[Q]{C}{C}1×{mat{B},{C}(φ)×[P]{B}{B}}×mat{B}(x)
Modèle:AlModèle:Transparent={[Q]{C}{C}1×mat{B},{C}(φ)×[P]{B}{B}}×mat{B}(x)(𝔞)»
Modèle:AlModèle:Transparentpar utilisation de l'associativité de la multiplication matricielle [62] ;
Modèle:AlModèle:Transparentpour terminer, notant «mat{B},{C}(φ)Mm,n() la matrice de l'application linéaire φ dans le couple de bases ({B},{C})»,
Modèle:AlModèle:Transparentla matrice coordonnée mat{C}[φ(x)] de φ(x)F dans {C}[56] se déduit de
Modèle:AlModèle:Transparentcelle mat{B}(x) de xE dans {B} par
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{C}[φ(x)]=mat{B},{C}(φ)×mat{B}(x)» [60] soit
Modèle:AlModèle:Transparentpar identification avec la relation (𝔞), valable xE, «mat{B},{C}(φ)=[Q]{C}{C}1×mat{B},{C}(φ)×[P]{B}{B}» C.Q.F.D. [29].

Modèle:AlCas particulier : Soit «φL(E) un endomorphisme du -espace vectoriel E de dimension n dans lequel on choisit deux bases distinctes ({B}={b1,bj,bn}1jn{B}={b1,bj,bn}1jn)» et
Modèle:AlModèle:Transparent«[P]{B}{B}Mn() la matrice de passage de la base {B} à la base {B}»,
Modèle:AlModèle:Transparent« les matrices de l'endomorphisme φ de E dans chaque couple de bases ({B},{B}) et ({B},{B})» étant liées par
Modèle:AlModèle:Transparent«mat{B},{B}(φ)=[P]{B}{B}1×mat{B},{B}(φ)×[P]{B}{B}»
Modèle:AlModèle:Transparentsont qualifiées de « matrices semblables »,
Modèle:AlModèle:Transparent{« deux matrices ([A],[B]){Mn()}2 sont semblables » ssi «[P]Mn() inversible » telle que
Modèle:AlModèle:Transparent«[A]×[P]=[P]×[B] [A]=[P]×[B]×[P]1
Modèle:AlModèle:Transparent [B]=[P]1×[A]×[P]»}.

Notes et références

  1. Branche des mathématiques s'intéressant aux espaces vectoriels {ensembles E définis sur un corps commutatif K comme le corps des réels,
    Modèle:AlModèle:Transparentmunis de deux lois : une loi de composition interne notée «+» appelée « addition ou somme vectorielle »
    Modèle:AlModèle:Transparent«E2+E» ainsi que
    Modèle:AlModèle:Transparentune loi de composition externe à gauche notée «» appelée « multiplication par un scalaire »
    Modèle:AlModèle:Transparent«K×EE»,
    Modèle:AlModèle:Transparentavec les propriétés suivantes : (E,+) est un groupe abélien (ou commutatif)
    Modèle:AlModèle:Transparent[la loi «+» est associative,
    Modèle:AlModèle:Transparentadmet un élément neutre noté 0E appelé vecteur nul et
    Modèle:AlModèle:Transparenttelle que tout vecteur v a un opposé v, de plus
    Modèle:AlModèle:Transparentest commutative] et
    Modèle:AlModèle:Transparentla loi «» est distributive à gauche par rapport à la loi «+» de E
    Modèle:AlModèle:Transparent[pour λK et (u,v)E2, λ(u+v)=λu+λv] et
    Modèle:AlModèle:Transparentà droite par rapport à l'addition de K
    Modèle:AlModèle:Transparent[pour (λ,μ)K2 et uE, (λ+μ)u=λu+μu],
    Modèle:AlModèle:Transparentassociative mixte par rapport à la multiplication dans K
    Modèle:AlModèle:Transparent[pour (λ,μ)K2 et uE, (λμ)u=λ(μu)] et
    Modèle:AlModèle:Transparenttelle que l'élément neutre multiplicatif de K noté 1K
    Modèle:AlModèle:Transparentest neutre à gauche pour «»
    Modèle:AlModèle:Transparent[pour uE, 1Ku=u]} ;
    Modèle:AlNiels Henrich Abel (1802 - 1829) mathématicien norvégien, connu pour ses travaux divers en analyse mathématique et aussi sur la résolution des équations en algèbre
  2. Pour E et F deux espaces vectoriels à gauche sur un même corps K, l'application f:EF est dite linéaire (c'est alors un morphisme de K-espaces vectoriels)
    Modèle:AlModèle:Transparentssi {(u,v)E2,f(u+v)=f(u)+f(v)λK,uE,f(λu)=λf(u)}.
  3. En toute rigueur il est possible d'admettre les valeurs nulles pour m ou (et) n, la matrice correspondante en absence de lignes ou (et) de colonnes définit la « matrice vide » ;
    Modèle:Alpour l'exposé que nous faisons par la suite son introduction n'a pas d'intérêt d'où la limitation de (m,n) à [*]2.
  4. Le couple (m,n) est appelé « dimension (ou taille)» de la matrice.
  5. Les matrices de taille (1,1) théoriquement possibles sont aussi éliminées [car leurs propriétés s'identifient pratiquement à celles d'un élément de K],
    Modèle:Alelles n'interviendront pas dans l'exposé de cette leçon d'où l'ajout qu'« au moins un des nombres de (i,j) doit être de 1».
  6. Nous nous limiterons a priori aux matrices définies sur mais tout ce qui est exposé pourrait être répété pour les matrices définies sur
  7. Le terme générique de la matrice [A] définie sur est donc tel que ai,j,
    Modèle:Alcelui d'une matrice [A] définie sur serait tel que ai,j
  8. 8,0 et 8,1 Ou plus simplement (ai,j) en absence d'ambiguïté.
  9. Ces éléments sont appelés « extradiagonaux ».
  10. Ces éléments sont appelés « diagonaux ».
  11. La diagonale principale d'une matrice est l'ensemble des positions pour lesquelles le numéro de ligne est égal au numéro de colonne.
  12. 12,0 12,1 12,2 et 12,3 Sur l'animation la matrice [A] est simplement notée A, la matrice transposée t[A] simplement notée AT et la matrice transposée de la transposée t{t[A]} notée (AT)T.
  13. 13,0 13,1 et 13,2 Les nombres m et n appartenant à * avec au moins un des nombres de 1
  14. 14,0 14,1 14,2 14,3 14,4 14,5 et 14,6 C.-à-d. que la loi de composition interne est associative, commutative, admet un élément neutre et possède la propriété suivante : pour tout élément de l'ensemble existe un élément unique telle que la composition de ces deux éléments donne l'élément neutre [dans le cas d'une addition, l'élément neutre est noté 0 et l'élément unique dont le composé avec l'élément a donne 0 est noté a et appelé l'opposé de a) ;
    Modèle:AlNiels Henrich Abel (1802 - 1829) mathématicien norvégien, connu pour ses travaux divers en analyse mathématique et aussi sur la résolution des équations en algèbre
  15. La multiplication par un scalaire se fait aussi bien à gauche qu'à droite, dans ce cas la loi est l'application Mm,n()×Mm,n().
  16. Voir le paragraphe « addition de matrices de même dimension (ou taille) » plus haut dans ce chapitre.
  17. 17,0 17,1 17,2 et 17,3 Voir le paragraphe « multiplication par un scalaire » plus haut dans ce chapitre.
  18. Mais nous l'admettrons.
  19. 19,0 19,1 19,2 et 19,3 C'est le nombre de vecteurs indépendants permettant de générer un élément quelconque de l'espace vectoriel.
  20. 20,0 et 20,1 Leopold Kronecker (1823 - 1891) mathématicien et logicien allemand, s'est intéressé entre autres à la résolution algébrique des équations, publiant en 1850 la démonstration de la non-résolubilité par radicaux de l'équation quintique en utilisant la théorie des groupes.
  21. Les nombres n et p appartenant à * avec au moins un des nombres de 1, n étant le nombre défini dans le 1er facteur du produit
  22. Avec les restrictions pratiques imposées sur (m,n) et sur (n,p) [les nombres m et n appartiennent à * avec au moins un des nombres de 1 puis le nombre p appartient à * avec au moins un des nombres n et p de 1], rien n'interdit que le résultat soit une matrice de dimension (ou de taille) (1,1) si une matrice ligne de M1,n() est multipliée à droite par une matrice colonne de Mn,1()
  23. Les nombres q et m appartenant à * avec au moins un des nombres de 1, m étant le nombre défini dans le 2ème facteur du produit
  24. Avec les restrictions pratiques imposées sur (m,n) et sur (q,m) [les nombres m et n appartiennent à * avec au moins un des nombres de 1 puis le nombre q appartient à * avec au moins un des nombres q et m de 1], rien n'interdit que le résultat soit une matrice de dimension (ou de taille) (1,1) si une matrice colonne de Mm,1() est multipliée à gauche par une matrice ligne de M1,m()
  25. En effet c1,1=a1,1b1,1+a1,2b2,1=1×7+2×8=23, c1,2=a1,1b1,2+a1,2b2,2=1×9+2×10=29,
    Modèle:AlModèle:Transparentc1,3=a1,1b1,3+a1,2b2,3=1×11+2×12=35, c2,1=a2,1b1,1+a2,2b2,1=3×7+4×8=53,
    Modèle:AlModèle:Transparentc2,2=a2,1b1,2+a2,2b2,2=3×9+4×10=67, c2,3=a2,1b1,3+a2,2b2,3=3×11+4×12=81,
    Modèle:AlModèle:Transparentc3,1=a3,1b1,1+a3,2b2,1=5×7+6×8=83, c3,2=a3,1b1,2+a3,2b2,2=5×9+6×10=105 et
    Modèle:AlModèle:Transparentc3,3=a3,1b1,3+a3,2b2,3=5×11+6×12=127.
  26. En effet d1,1=b1,1a1,1+b1,2a2,1+b1,3a3,1=7×1+9×3+11×5=89,
    Modèle:AlModèle:Transparentd1,2=b1,1a1,2+b1,2a2,2+b1,3a3,2=7×2+9×4+11×6=116
    Modèle:AlModèle:Transparentd2,1=b2,1a1,1+b2,2a2,1+b2,3a3,1=8×1+10×3+12×5=98 et
    Modèle:AlModèle:Transparentd2,2=b2,1a1,2+b2,2a2,2+b2,3a3,2=8×2+10×4+12×6=128.
  27. Sauf quand les deux matrices facteurs sont carrées de même dimension (ou taille), les matrices produit de l'une des matrices facteurs par multiplication à droite ou à gauche par l'autre matrice facteur étant alors de même dimension (ou taille) que les matrices facteurs.
  28. On vérifie aisément que la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de même dimension (ou taille) est (sauf cas particulier) non commutative c.-à-d., pour des matrices Modèle:Nobr et [A]» carrées de même dimension (ou taille), «[B]×[A][A]×[B]» : vérification ci-dessous avec des matrices carrées de dimension (ou taille) (2,2)
    Modèle:Alsoit «[A]=[1234]M2,2() et [B]=[2345]M2,2()» «{[C]=[A]×[B]=[1234]×[2345]=[10132229][D]=[B]×[A]=[2345]×[1234]=[11161928]}»
    Modèle:Alen effet c1,1=a1,1b1,1+a1,2b2,1=1×2+2×4=10, Modèle:Ald1,1=b1,1a1,1+b1,2a2,1=2×1+3×3=11,
    Modèle:AlModèle:Transparentc1,2=a1,1b1,2+a1,2b2,2=1×3+2×5=13, Modèle:Ald1,2=b1,1a1,2+b1,2a2,2=2×2+3×4=16,
    Modèle:AlModèle:Transparentc2,1=a2,1b1,1+a2,2b2,1=3×2+4×4=22, Modèle:Ald2,1=b2,1a1,1+b2,2a2,1=4×1+5×3=19
    Modèle:AlModèle:Transparentc2,2=a2,1b1,2+a2,2b2,2=3×3+4×5=29, Modèle:Ald2,2=b2,1a1,2+b2,2a2,2=4×2+5×4=28.
  29. 29,0 et 29,1 Ce Qu'il Fallait Démontrer.
  30. 30,0 30,1 30,2 30,3 30,4 et 30,5 Les matrices de dimension (ou taille) (n,n) sont dites « carrées de taille n» et l'ensemble de ces matrices définies sur est noté, de façon simplifiée, Mn().
  31. 31,0 31,1 31,2 31,3 31,4 et 31,5 Voir le paragraphe « structure d'espace vectoriel de l'ensemble des matrices de dimension (ou taille) fixée » plus haut dans ce chapitre.
  32. À droite (ou à gauche).
  33. 33,0 33,1 33,2 et 33,3 Voir le paragraphe « particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée » plus haut dans ce chapitre.
  34. Un ensemble 𝒜 est un anneau unitaire s'il est muni de deux lois de composition interne noté + et × avec {𝒜,+} groupe abélien (ou commutatif),
    Modèle:AlModèle:Transparent{𝒜,×} monoïde (nécessitant × associatif possédant un élément neutre) et
    Modèle:AlModèle:Transparentdistributivité (à droite et à gauche) de × par rapport à +, de plus
    Modèle:AlModèle:Transparentsi × n'est pas commutative, l'anneau unitaire est dit non commutatif.
    Modèle:AlRemarques : le qualificatif « unitaire » ajouté au substantif « anneau » n'est pas indispensable car la définition de ce dernier inclut l'existence d'un élément neutre pour ×, {𝒜,×} étant un monoïde ;
    Modèle:AlModèle:Transparentquand toutes les propriétés sont présentes sans l'existence d'un élément neutre pour ×, on parle de pseudo-anneau, {𝒜,×} étant alors un demi-groupe (nécessitant × associatif) ;
    Modèle:AlModèle:Transparentsi tous les éléments non nuls du monoïde {𝒜,×} admettent un inverse, 𝒜0 est un groupe multiplicatif, 𝒜 est alors un corps (commutatif ou non suivant que × l'est ou non).
  35. Un ensemble 𝒜 a une structure d'algèbre associative sur le corps si, sur 𝒜 on définit deux lois de composition interne l'« addition +» et la « multiplication ×»
    Modèle:AlModèle:Transparenttelles que {𝒜,+} est un groupe abélien (ou commutatif) ainsi que
    Modèle:AlModèle:Transparent{𝒜0,×} Modèle:Transparent un groupe multiplicatif, soit globalement,
    Modèle:AlModèle:Transparent𝒜 est un anneau unitaire (commutatif ou non) et
    Modèle:AlModèle:Transparentune loi de composition externe la « multiplication par un scalaire réel »
    Modèle:AlModèle:Transparenttelle que {𝒜,+,} est un -espace vectoriel, enfin
    Modèle:AlModèle:Transparentla propriété d'« associativité mixte mixte par rapport à la multiplication ×».
    Modèle:AlRemarques : le qualificatif « unitaire » ajouté à « algèbre associative » peut être omis, la définition de ce dernier incluant l'existence d'un élément neutre pour ×, {𝒜0,×} étant un groupe ;
    Modèle:AlModèle:Transparentl'« algèbre associative 𝒜» est dite commutative si {𝒜0,×} est un groupe multiplicatif commutatif.
  36. 36,0 et 36,1 En fait la valeur 1 pour m pourrait être admise, nous l'éliminons pour conserver la restriction pratique précédemment envisagée « pas de matrices colonnes de dimension (ou taille) (1,1)»
  37. Par exemple une base non canonique de 2 pourrait être {b1,b2} avec b1=(1,1) et b2=(1,1) c.-à-d. b1=e1+e2 et b2=e1e2 dont nous déduisons les composantes de b1 et b2 dans la base canonique
    Modèle:AlDans cet exemple il y a une correspondance bijective entre b1 et la matrice colonne [b1,1=1b2,1=1] de l'ensemble M2,1() ainsi que
    Modèle:AlModèle:Transparententre b2 et la matrice colonne [b1,2=1b2,2=1] de l'ensemble M2,1()
  38. «bk,i étant le projeté de bi (ième élément de la base non canonique de m) sur ek (kème élément de la base canonique de m), voir l'exemple des bases canonique et non canonique de 2 exposé dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre.
  39. 39,0 et 39,1 Le m-uplet de m ayant pour décomposition basique 1imαibi dans laquelle chaque élément bi de la base non canonique {b1,bi,bm}1im de m est un m-uplet particulier, voir l'exemple de 2 dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre.
  40. 40,0 40,1 et 40,2 Considérant la base non canonique de 2 choisie dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre à savoir {b1,b2} telle que avec b1=e1+e2 et b2=e1e2 ainsi que
    Modèle:AlModèle:Transparentle 2-uplet (ou couple) (a,b) ayant pour décomposition sur la base canonique (a,b)=ae1+be2 soit, en utilisant {b1=e1+e2b2=e1e2} {e1=b1+b22e2=b1b22} permettant d'en déduire la décomposition dans la base non canonique «(a,b)=ab1+b22+bb1b22=a+b2b1+ab2b2» une correspondance bijective entre le 2-uplet (ou couple) (a,b) et la matrice colonne [a+b2ab2]
  41. 41,0 41,1 41,2 et 41,3 Voir le paragraphe « interprétation linéaire d'une matrice colonne de dimension (ou taille) m, matrice coordonnée d'un m-uplet dans une base de Rm » plus haut dans ce chapitre.
  42. Par exemple sur 2 considérant comme 1ère base {B}={b1,b2} introduite dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre telle que avec b1=e1+e2 et b2=e1e2 avec {e1,e2} la base canonique de 2 correspondant à {e1=(1,0)e2=(0,1)} et
    Modèle:AlModèle:Transparentcomme 2ème base {C}={e1,e2} c.-à-d. la base canonique de 2,
    Modèle:Alde {b1=e1+e2b1=e1e2} nous déduisons l'identification {b1=(1,1)b2=(1,1)} d'où
    Modèle:Alla matrice coordonnée de b1 dans la base {C}={e1,e2} «[11]» ainsi que
    Modèle:AlModèle:TransparentModèle:Alcelle de b2 dans la même base {C}={e1,e2} «[11]» et par suite
    Modèle:Alla matrice de passage de la base {C} à la base {B} notée [P] s'obtenant en juxtaposant les deux matrices colonnes précédentes soit «[P]=[1111]».
  43. Par exemple sur 2 considérant comme 1ère base {B}={b1,b2} introduite dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre telle que avec b1=e1+e2 et b2=e1e2 avec {e1,e2} la base canonique de 2 correspondant à {e1=(1,0)e2=(0,1)} et
    Modèle:AlModèle:Transparentcomme 2ème base {C}={e1,e2} c.-à-d. la base canonique de 2,
    Modèle:Alnous avons établi dans la note « 44 » plus haut dans ce chapitre, la matrice de passage [P] de la base {C} à la base {B} «[P]=[1111]» ;
    Modèle:Alayant établi dans la note « 42 » plus haut dans ce chapitre que la décomposition du “2-uplet ” (ou couple) (a,b) dans la base {B} conduisait à la matrice coordonnée [X]=[a+b2ab2] du Modèle:Nobr (ou couple) (a,b) dans {B}, nous vérifions effectivement que «[P]×[X]=[1111]×[a+b2ab2]=[a+b2+ab2a+b2ab2]=[ab]=[X]» matrice coordonnée du “2-uplet ” Modèle:Nobr couple) (a,b) dans la base canonique {C}
  44. Par exemple sur 2 considérant comme 1ère base {B}={b1,b2} introduite dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre telle que avec b1=e1+e2 et b2=e1e2 avec {e1,e2} la base canonique de 2 correspondant à {e1=(1,0)e2=(0,1)} et
    Modèle:AlModèle:Transparentcomme 2ème base {C}={e1,e2} c.-à-d. la base canonique de 2,
    Modèle:Alnous avons établi dans la note « 44 » plus haut dans ce chapitre, la matrice de passage [P] de la base {C} à la base {B} «[P]=[1111]» et
    Modèle:AlModèle:Transparentinversé dans la note « 42 » plus haut dans ce chapitre la décomposition de la base {B} dans la base {C} selon {b1=e1+e2b2=e1e2} {e1=b1+b22e2=b1b22} dont nous déduisons la matrice [P]1 de passage de la base {B} à la base {C} soit «[P]1=[12121212]» {juxtaposition de la matrice colonne [1212] de la décomposition de c1=e1 dans {B} et de celle [1212] de la décomposition de c2=e2 dans {B}}.
  45. 45,0 45,1 et 45,2 Une matrice carrée n'est pas toujours « inversible » mais ici elle l'est puisque la décomposition d'une 1ère base sur une 2nde se déduit sans difficulté de celle de la 2nde sur la 1ère (et inversement).
  46. Par exemple sur 2 considérant comme 1ère base {B}={b1,b2} introduite dans la note « 39 » plus haut dans ce chapitre telle que avec b1=e1+e2 et b2=e1e2 avec {e1,e2} la base canonique de 2 correspondant à {e1=(1,0)e2=(0,1)} et
    Modèle:AlModèle:Transparentcomme 2ème base {C}={e1,e2} c.-à-d. la base canonique de 2,
    Modèle:Alayant établi dans la note « 46 » plus haut dans ce chapitre la matrice [P]1 de passage de la base {B} à la base {C} soit «[P]1=[12121212]» et
    Modèle:Alsachant que la matrice coordonnée du “2-uplet ” (ou couple) (a,b) dans la base {C} est [X]=[ab] nous vérifions effectivement que [P]1×[X]=[12121212]×[ab]=[a+b2ab2] c.-à-d. la matrice coordonnée [X] du “2-uplet ” (ou couple) (a,b) dans la base (non canonique) {B} comme cela a été établi dans la note « 42 » plus haut dans ce chapitre.
  47. Voir le paragraphe « 1ère interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) (m, n), matrice coordonnée d'une famille de n “ m-uplet ” dans une base de Rm » plus haut dans ce chapitre.
  48. Voir le paragraphe « matrice de passage entre deux bases de Rm, réécriture de la matrice coordonnée d'un “ m-uplet ” par changement de base de Rm » plus haut dans ce chapitre.
  49. En effet si on multiplie les deux membres de la relation «[A]=[P]×[A]» précédemment obtenue, à gauche par la matrice de passage [P]1 de la base {B} à la base {C} Modèle:Nobr
    Modèle:AlModèle:Transparentsi on utilise l'associativité de la multiplication matricielle des matrices carrées de même dimension (ou taille) [voir le paragraphe « particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée (1ère propriété) » plus haut dans ce chapitre] «[P]1×[A]={[P]1×[P]}×[A]»,
    Modèle:AlModèle:Transparentsi on utilise que les matrices [P] et [P]1 sont inverses l'une de l'autre «[P]1×[A]=[I]n×[A]» et enfin
    Modèle:AlModèle:Transparentsi on utilise la neutralité de la matrice identité pour la multiplication matricielle ayant un sens «[P]1×[A]=[A]» C.Q.F.D. (Ce Qu'il Fallait Démontrer).
  50. Combinaison(s) Linéaire(s).
  51. Ou «L(E,F)» ou encore «Hom(E,F)» pour « ensemble des homomorphismes de E dans F».
  52. Ou «Isom(E,F)».
  53. Ou «L(E)» ou encore «End(E)».
  54. Ou plus rarement «Aut(E)».
  55. Un élément de E* (c.-à-d. une forme linéaire définie dans l'espace vectoriel E) est encore appelé « covecteur de E».
  56. 56,00 56,01 56,02 56,03 56,04 56,05 56,06 56,07 56,08 56,09 et 56,10 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées matrice coordonnée d'un vecteur d'un espace vectoriel
  57. Compte-tenu de cet isomorphisme, une confusion entre l'application linéaire et la matrice de l'application linéaire est un abus toléré (même s'il est préférable de l'éviter)
  58. Ce qu'on vérifie aisément sur le diagramme ci-joint : AB=(2,0) AB=(20=2,2+0=2),
    Modèle:AlModèle:TransparentBC=(0,1) BC=(01=1,0+1=1),
    Modèle:AlModèle:TransparentCD=(1,1) CD=(11=2,1+1=0),
    Modèle:AlModèle:TransparentDE=(0,1) DE=(0+1=1,01=1),
    Modèle:AlModèle:TransparentEF=(1,1) EF=(11=2,1+1=0) et
    Modèle:AlModèle:TransparentFA=(0,2) FA=(0+2=2,02=2).
  59. [Q]{C}{C}1 est donc la matrice de passage de la base {C} à la base {C}.
  60. 60,0 et 60,1 Voir le paragraphe 2ème interprétation linéaire d'une matrice de dimension (ou taille) (m , n), matrice d'une application linéaire d'un espace vectoriel de dimension n de base B dans un autre espace vectoriel de dimension m de base C dans le couple de bases (B, C) (1ère propriété) plus haut dans ce chapitre.
  61. 61,0 et 61,1 Voir le paragraphe « matrice de passage entre deux bases de Rm, réécriture de la matrice coordonnée d'un m-uplet par changement de base de Rm » associé à la note « 58 » plus haut dans ce chapitre.
  62. 62,0 et 62,1 Généralisation de l'associativité vue dans le paragraphe particularité de la multiplication matricielle définie sur l'ensemble des matrices carrées de dimension (ou taille) fixée plus haut dans ce chapitre, l'associativité restant applicable dès lors que la multiplication matricielle est possible

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