Signaux physiques (PCSI)/Optique géométrique : lentilles minces

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Modèle:Chapitre


Retour sur les systèmes dioptriques « centrés », exemple des lentilles sphériques, cas particulier des précédentes : les lentilles minces

Modèle:AlRappel : Un système dioptrique centré est un cas particulier de « système optique (dioptrique) » [paragraphe du chap.12 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) »] à caractère « centré » [paragraphe du chap.13 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) »] (c.-à-d. possédant un axe de symétrie de révolution).

Retour sur les systèmes dioptriques « centrés »

Modèle:AlIl n'y a « pas stigmatisme rigoureux » pour les systèmes dioptriques centrés[1], mais on admet que l'utilisation de « rayons incidents paraxiaux » [voir le paragraphe « énoncé des conditions de Gauss de stigmatisme approché d'un système optique centré »[2] du chap.13 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) »] confère aux systèmes dioptriques centrés le « stigmatisme approché » ;

Modèle:Alde même il n'y a « pas aplanétisme rigoureux » pour les systèmes dioptriques centrés, mais on admet que l'utilisation d'« objets linéiques transverses “vus de la face d'entrée” sous un petit angle » [voir le paragraphe « conditions supplémentaires de Gauss d'aplanétisme approché d'un système optique centré »[2] du chap.13 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) »[3]] confère aux systèmes dioptriques centrés l'« aplanétisme approché » ;

Modèle:Alun système dioptrique centré est dit

Fichier:Système dioptrique centré afocal.jpg
Schéma de définition d'un système dioptrique centré afocal
  • « afocal » si le point à l'infini de l'axe optique principal est un point double, cela entraîne que
    Modèle:Transparent tout rayon incident à l'axe optique principal émerge parallèlement à ce même axe, et que
    Modèle:Transparent tout pinceau incident à l'axe optique principal émerge en un pinceau à ce même axe mais non nécessairement de même diamètre Modèle:Nobr figure ci-contre) ;
Modèle:AlModèle:Transparentcomme il y a aplanétisme approché, « un objet linéique transverse du plan de front à l'infini donne une image linéique transverse du même plan de front à l'infini » mais non nécessairement superposable, cela entraîne que
Modèle:Transparent tout pinceau incident de direction inclinée relativement à l'axe optique principal émerge en un pinceau d'inclinaison par rapport à ce même axe a priori différente (voir figure ci-contre) ;
Fichier:Système dioptrique centré focal.jpg
Schémas de définition des foyers principaux d'un système dioptrique centré focal
  • « focal » si le point objet à l'infini de l'axe optique principal est conjugué d'un point image à distance finie, ce dernier étant le « foyer principal image » noté Fi soit «Ao,𝒟Fi» (voir la disposition de gauche de la figure ci-contre) et
    Modèle:Transparentsi le point image à l'infini de l'axe optique principal a pour conjugué un point objet à distance finie, ce dernier étant le « foyer principal objet » noté Fo soit «Fo𝒟Ai,» (voir la disposition de droite de la figure ci-contre) ;
Fichier:Système dioptrique centré focal - bis.jpg
Schémas de définition de foyers secondaires d'un système dioptrique centré focal suivant l'axe optique secondaire choisi
Modèle:Transparentchacun des points du « plan focal image », c.-à-d. du plan de front passant par le foyer principal image Fi, étant l'image du point objet à l'infini d'une direction (δo) inclinée relativement à l'axe optique principal Δ est appelé « foyer secondaire image φi(δo)[4] associé à la direction (δo) soit Bo,deδo𝒟φi(δo)» (voir la disposition de gauche de la figure Modèle:Nobr et
Modèle:Transparentchacun des points du « plan focal objet », c.-à-d. du plan de front passant par le foyer principal objet Fo, étant conjugué du point image à l'infini d'une direction (δi) inclinée relativement à l'axe optique principal Δ est appelé « foyer secondaire objet φo(δi)[5] associé à la direction (δi) soit φo(δi)𝒟Bi,deδi» (voir la disposition de droite de la figure ci-contre).

Exemple de systèmes dioptriques « centrés » : les lentilles sphériques

Modèle:AlUne lentille sphérique « épaisse »[6] est la juxtaposition de deux « dioptres sphériques »[7] de même espace optique intermédiaire d'indice n, les deux espaces optiques extrêmes (celui d'entrée et celui de sortie) étant le plus souvent l'air d'indice nair1,00 ;

Modèle:Alle 1er dioptre sphérique « le dioptre d'entrée » noté 𝒟e[8] ayant pour centre de courbure Ce et pour sommet Se[9] et
Modèle:Alle 2ème dioptre sphérique « le dioptre de sortie » noté 𝒟s[10] ayant pour centre de courbure Cs et pour sommet Ss[9],
Modèle:Alon algébrise physiquement l'axe optique principal de la face d'entrée vers la face de sortie en définissant l'épaisseur de la lentille sphérique par e=SeSs[11] ;
Modèle:Alon introduit également les rayons de courbure « algébrisés »[12] :

  • le rayon de courbure (algébrisé) de la face d'entrée Re=SeCe[13],
  • le rayon de courbure (algébrisé) de la face de sortie Rs=SsCs[14].

Modèle:AlUne lentille sphérique peut être :

  • biconvexe (voir ci-dessus le 1er schéma à partir de la gauche) si la face d'entrée est « convexe », la face de sortie étant « concave »[15] [on peut citer un cas particulier de lentille biconvexe, la lentille « boule », les rayons de courbure non algébrisés y sont les mêmes, les centres de courbure étant confondus et l'épaisseur égale à deux fois le rayon de courbure commun non algébrisé[16]],
  • plan - convexe (voir ci-dessus les 2èmes schémas à partir de la gauche) si la face d'entrée est « convexe », la face de sortie étant « plane »[17] [cas particulier de lentille plan - convexe, la lentille « demi-boule », le centre de courbure de la face sphérique étant confondu avec le sommet de la face plane et l'épaisseur étant égale au rayon de courbure non algébrisé de la face sphérique[18]],
  • ménisque convergent (voir ci-dessus les 3èmes schémas à partir de la gauche) si la face d'entrée est « convexe », la face de sortie étant « convexe » de rayon non algébrisé plus grand que celui de la face d'entrée[19],
  • biconcave (voir ci-dessus le 4ème schéma à partir de la gauche) si la face d'entrée est « concave », la face de sortie étant « convexe »[15],
  • plan - concave (voir ci-dessus les 5èmes schémas à partir de la gauche) si la face d'entrée est « concave », la face de sortie étant « plane »[20] et
  • ménisque divergent (voir ci-dessus les 6èmes schémas à partir de la gauche) si la face d'entrée est « concave », la face de sortie étant « concave » de rayon non algébrisé plus grand que celui de la face d'entrée[21].
Fichier:Lentille demi-boule.jpg
Lentille demi-boule non diaphragmée et absence de stigmatisme rigoureux pour le point à l' de l'axe optique principal Δ, stigmatisme approché pour le même point si la lentille demi-boule est suffisamment diaphragmée

Modèle:AlCaractère « stigmatique non rigoureux mais approché » d'une lentille « demi-boule » pour le point à l'infini de son axe optique principal (voir schéma ci-contre, la demi-boule étant d'indice «n1,50») :

Modèle:Alles rayons incidents étant à l'axe optique principal traversent le 1er dioptre plan air - verre sans être déviés puis
Modèle:AlModèle:Transparentarrivant sur le 2ème dioptre sphérique verre - air sous un angle d'incidence d'autant plus grand en valeur absolue que le point d'incidence sur ce dioptre sphérique est éloigné de l'axe optique principal Δ,
Modèle:AlModèle:Transparentsubissent une réflexion totale sur ce dioptre sphérique verre - air dès lors que « leur angle d'incidence est, en valeur absolue à l'angle limite du dioptre[22] 𝑙=arcsin(1n) 41,8°»[23] {c.-à-d. pour les rayons incidents dont la distance à l'axe optique principal Δ est hRsin(𝑙)=Rn 2R3} ou
Modèle:AlModèle:Transparentémergent par réfraction sur ce dioptre sphérique verre - air en suivant les 1ère et 2ème lois de Snell-Descartes[24]Modèle:,[25] de la réfraction[26] dès lors que « leur angle d'incidence est, en valeur absolue à l'angle limite du dioptre[22] {les rayons réfractés étant d'autant plus inclinés en direction de l'axe optique principal Δ que la distance séparant le rayon incident de Δ est grande[27]} ;

  • on observe l'absence de convergence ponctuelle d'un faisceau parallèle à l'axe optique principal couvrant la quasi totalité de la face d'entrée (voir schéma ci-dessus à droite) d'où l'« absence de stigmatisme rigoureux de la lentille demi-boule pour le point à l'infini de l'axe optique principal »[27], par contre
  • si on limite suffisamment la largeur du faisceau parallèle à l'aide d'un diaphragme positionné contre la face d'entrée (en rouge sur le schéma ci-dessus à droite), on observe l'apparition d'une « convergence ponctuelle en Fi»[28], ce qui justifie le « stigmatisme approché de la lentille demi-boule pour le point à l'infini de l'axe optique principal ».

Cas particulier de lentilles sphériques : les lentilles minces

Modèle:AlUne lentille sphérique est dite « mince » si « son épaisseur est très petite »[29] soit encore si « les sommets des faces d'entrée et de sortie peuvent être confondus » ou «SeSs» ;

Modèle:Alnous admettrons le stigmatisme et l'aplanétisme « approchés »[30] d'une lentille sphérique mince dans les conditions de Gauss[2] à savoir

Centre optique d'une lentille mince, son axe optique principal et ses axes optiques secondaires

Définition du centre optique d'une lentille mince

Modèle:Définition

Axe optique principal d'une lentille mince

Modèle:AlL'« axe optique principal d'une lentille mince » est l'« axe de symétrie, noté Δ, de la lentille sphérique que la lentille mince modélise dans les conditions de faible épaisseur »,
Modèle:AlModèle:Transparentson algébrisation physique est dans le sens de la propagation (comme pour tout système dioptrique centré) ;
Modèle:AlModèle:Transparent«Δ est la commune en O, centre optique de la lentille mince, aux faces d'entrée et de sortie de cette dernière ».

Axes optiques secondaires d'une lentille mince

Modèle:AlLes « axes optiques secondaires d'une lentille mince » sont les « associations d'un rayon incident passant par le centre optique O, incliné par rapport à l'axe optique principal Δ, et
Modèle:AlModèle:Transparentde l'émergent correspondant »[31].

Rappel des conditions de Gauss de stigmatisme et d'aplanétisme approchés d'une lentille mince

Modèle:AlConditions de Gauss du stigmatisme approché d'une lentille mince : « les rayons incidents doivent être paraxiaux » [c.-à-d. peu inclinés relativement à l'axe optique principal Δ et dont le point d'incidence reste proche du centre optique O[32]].

Modèle:AlConditions supplémentaires de Gauss d'aplanétisme approché d'une lentille mince : « si l'objet linéique transverse n'est pas proche du centre optique O il doit être vu de O sous un petit angle β» et
Modèle:AlModèle:Transparent« s'il en est proche il doit être de petites dimensions »[33].

Propriété d'un rayon incident passant par le centre optique d'une lentille mince, stigmatisme rigoureux de cette dernière pour son centre optique et notion de point double

Propriété d'un rayon incident passant par le centre optique d'une lentille mince

Modèle:Proposition

Déviation d'un rayon incident par une lentille sphérique d'épaisseur e tel que le rayon intermédiaire passe par O et limite quand e0

Modèle:AlTentative de justification à partir de l'observation du tracé sur une lentille sphérique épaisse biconvexe quand cette dernière devient mince :
Modèle:AlModèle:TransparentCi-contre un rayon incident de point d'incidence I sur la face d'entrée d'une lentille sphérique d'épaisseur e donnant
Modèle:AlModèle:Transparentun rayon émergent de point d'incidence J sur la face de sortie de cette dernière avec
Modèle:AlModèle:Transparentun rayon intermédiaire coupant l'axe optique principal de celle-ci en un point O[IJ] ;
Modèle:AlModèle:Transparenten I le rayon intermédiaire s'est rapproché de la normale au dioptre d'entrée par rapport au rayon incident[34] et
Modèle:AlModèle:Transparenten J il est plus éloigné de la normale au dioptre de sortie que le rayon émergent[35],
Modèle:AlModèle:Transparentces deux effets antagonistes n'étant pas réalisés relativement à une même direction [la normale au dioptre d'entrée en I n'étant pas confondue avec la normale au dioptre de sortie en J], cela fournit une direction pour le rayon émergent a priori différente de celle du rayon incident ;
Modèle:AlModèle:Transparenttoutefois si on fait tendre, par la pensée, l'épaisseur e vers 0, le point I et le point J tendent tous deux vers le centre optique O de la lentille mince qui modélise la lentille sphérique d'épaisseur infiniment petite et
Modèle:AlModèle:Transparentla normale au dioptre d'entrée en I et celle au dioptre de sortie en J tendent toutes deux vers la normale commune aux faces d'entrée et de sortie de la lentille mince en O c.-à-d. vers l'axe optique principal Δ de cette dernière,
Modèle:AlModèle:Transparentle rayon incident tendant vers un rayon incident faisant l'angle d'incidence ie avec Δ,
Modèle:AlModèle:Transparentle rayon intermédiaire tendant vers un rayon intermédiaire de longueur tendant vers 0 faisant un angle iinterm avec Δ et
Modèle:AlModèle:Transparentle rayon émergent tendant vers un rayon émergent faisant l'angle d'émergence is avec Δ
Modèle:AlModèle:Transparenttels que «{sin(ie)=nsin(iinterm)nsin(iinterm)=sin(is)}» c.-à-d. tels que «ie=is», donc une absence de déviation du rayon émergent relativement au rayon incident et ceci quelle que soit la valeur de l'angle d'incidence.

Conséquence sur les axes optiques secondaires d'une lentille mince

Modèle:AlUne 1ère conséquence est qu'« un axe optique secondaire d'une lentille mince formé d'un rayon incident passant par le centre optique de cette dernière en étant incliné d'un angle β relativement à l'axe optique principal Δ et de l'émergent correspondant » est une « droite(δ)_passant parO_ en étant inclinée de l'angle β relativement à Δ», l'inclinaison pouvant être quelconque.

Centre optique, point double de la lentille mince et stigmatisme rigoureux de cette dernière pour le centre optique

Modèle:AlUne 2ème conséquence est qu'« un faisceau convergent au centre optique O d'une lentille mince poursuit sans déviation en divergeant à partir de O» et on en déduit que :

  • O étant sa propre image [OO] est un « point double »,
  • le caractère ponctuel de l'image étant indépendant de l'ouverture du faisceau, « la lentille sphérique mince est stigmatique rigoureux pour le centre optique ».

Caractère focal d'une lentille mince, foyers principal objet et principal image, plans focaux, foyers secondaire objet et secondaire image associés à un axe optique secondaire

Lentille sphérique mince : système focal

Modèle:AlUne lentille sphérique mince est un système « focal » c.-à-d. que

  • le point à l'infini de l'axe optique principal Δ a pour image un point de Δ à distance finie[36] et
  • il existe un point de Δ à distance finie ayant pour image le point à l'infini de Δ[37] ;

Modèle:Alon peut également dire que « le point à l'infini deΔ_n'est pas un point double ».

Foyer principal objet, foyer principal image

Modèle:Al

Le « foyer principal objet

Fo

d'une lentille mince » est le « point de l'axe optique principal

Δ

ayant pour image

Ai,

le point à l'infini de

Δ

»

soit «FoAi,» ; une conséquence est que

Modèle:AlModèle:Transparent« tout rayon incident passant (réellement ou virtuellement) par Fo émerge parallèlement à l'axe optique principal Δ».

Modèle:Al

Le « foyer principal image

Fi

d'une lentille mince » est le « point de l'axe optique principal

Δ

, image de

Ao,

le point à l'infini de

Δ

»

soit «Ao,Fi» ; une conséquence est que

Modèle:AlModèle:Transparent« tout rayon incident à l'axe optique principal Δ émerge en passant (réellement ou virtuellement) par Fi».

Modèle:AlOn établit que «Fo et Fi occupent des positions géométriquement symétriques relativement à O»[38].

Modèle:AlOn distingue deux types de lentilles minces suivant le caractère réel ou virtuel des foyers principaux :

  • les lentilles convergentes (biconvexe, plan convexe et ménisque convergent)[39] pour lesquelles les foyers principaux objet et image sont réels (voir ci-dessous à gauche avec la représentation symbolique d'une lentille convergente) et
  • les lentilles divergentes (biconcave, plan concave et ménisque divergent)[40] pour lesquelles les foyers principaux objet et image sont virtuels (voir ci-dessous à droite avec la représentation symbolique d'une lentille divergente).

Plan focal objet, plan focal image, foyer secondaire objet associé à un axe optique secondaire, foyer secondaire image associé à un axe optique secondaire

Modèle:AlLe « plan focal objet est le plan de front passant par le foyer principal objet Fo», il est de même nature que le foyer principal objet à savoir « réel pour une lentille convergente » et « virtuel pour une lentille divergente » ;

Modèle:Alle « plan focal image est le plan de front passant par le foyer principal image Fi», il est de même nature que le foyer principal image à savoir « réel pour une lentille convergente » et « virtuel pour une lentille divergente ».

Modèle:Al

L'« intersection d'un axe optique secondaire

δ

avec le plan focal objet » définit « le foyer secondaire objet associé à cet axe optique secondaire » noté «

φo,δ

»[41] ;
Modèle:AlModèle:Transparentc'est aussi, dans la mesure où l'axe optique secondaire

δ

est peu incliné relativement à l'axe optique principal

Δ

[42], « le point de l'axe optique secondaire ayant pour image le point à l'infini de cet axe »

soit «φo,δBi,deδ» ; une conséquence est que

Modèle:AlModèle:Transparent« tout rayon incident passant

(

réellement ou virtuellement

)

par

φo,δ

émerge parallèlement à

δ

»[43] ;
Modèle:Al

l'« intersection d'un axe optique secondaire

δ

avec le plan focal image » définit « le foyer secondaire image associé à cet axe optique secondaire » noté «

φi,δ

»[44] ;
Modèle:AlModèle:Transparentc'est aussi, dans la mesure où l'axe optique secondaire

δ

est peu incliné relativement à l'axe optique principal

Δ

[42], « le point de l'axe optique secondaire, image du point à l'infini de cet axe »

soit «Bo,deδφi,δ» ; une conséquence est que

Modèle:AlModèle:Transparent« tout rayon incident

à

δ

émerge en passant

(

réellement ou virtuellement

)

par

φi,δ

»[43].

Distance focale et vergence d'une lentille mince

Modèle:AlLa « distance focale objet d'une lentille mince est la distance algébrique fo=OFo»[45]Modèle:,[46], elle est telle que :

  • «fo<0 pour une lentille mince convergente » et
  • «fo>0 pour une lentille mince divergente » ;

Modèle:Alla « distance focale image[47] d'une lentille mince est la distance algébrique fi=OFi»[45]Modèle:,[48], elle est telle que :

  • «fi>0 pour une lentille convergente » et
  • «fi<0 pour une lentille divergente » ;

Modèle:Alles foyers principaux objet Fo et image Fi d'une lentille mince étant géométriquement symétriques relativement au centre optique O de cette dernière,
Modèle:Alles « distances focale objet et image de la lentille mince sont opposées » c.-à-d. «fo=fi».

Modèle:AlLa « vergence d'une lentille mince est définie selon C=1fi=1fo»[49],
Modèle:Alelle est exprimée en « dioptries de symbole δ», les distances focales étant alors en m soit «1δ=1m1» ;

  • si «C>0 la lentille est convergente », les foyers principaux objet et image étant « réels » ;
    Modèle:Al « un faisceau incident divergeant à partir de Fo émerge parallèlement » et
    Modèle:Al « un faisceau incident converge vers Fi» ;
  • si «C<0 la lentille est divergente », les foyers principaux objet et image étant « virtuels » ;
    Modèle:Al « un faisceau incident convergeant virtuellement vers Fo (situé au-delà de ) émerge parallèlement » et
    Modèle:Al « un faisceau incident diverge virtuellement à partir de Fi (situé en-deçà de )».

Construction de l'image d'un objet linéique transverse situé à distance finie (ou de l'objet conjugué d'une image linéique transverse située à distance finie) à l'aide de rayons lumineux

Construction de l'image d'un objet linéique transverse situé à distance finie à l'aide de rayons lumineux judicieusement choisis

Modèle:AlSoit «AoBo l'objet linéique transverse dont on cherche à déterminer l'image AiBi dans les conditions de stigmatisme et d'aplanétisme approchés de la lentille mince », pour faire ceci il suffit de
Modèle:Aldéterminer « l'image Bi de l'objet Bo»,
Modèle:AlModèle:Transparent«Ai le pied de l'image AiBi s'obtenant en projetant orthogonalement Bi sur l'axe optique principal Δ» ;

Modèle:Alon considère alors « deux rayons incidents issus du point objet Bo parmi les trois particuliers » :

  • un rayon incident passant par O n'étant pas dévié, le point image Bi appartient (réellement ou virtuellement) à ce rayon émergent,
  • un rayon incident à l'axe optique principal Δ émergeant en passant (réellement ou virtuellement) par le foyer principal image Fi, le point image Bi appartient (réellement ou virtuellement) à ce rayon émergent ou
  • un rayon incident passant (réellement ou virtuellement) par le foyer principal objet Fo émergeant parallèlement à l'axe optique principalΔ, le point image Bi appartient (réellement ou Modèle:Nobr à ce rayon émergent ;

Modèle:Alau final le point image Bi est l'intersection des deux rayons émergents « choisis »[50] ;

Modèle:Alvoir schémas ci-dessous : à gauche, objet réel en deçà du plan focal objet d'une lentille mince convergente, l'image est réelle inversée,
Modèle:AlModèle:Transparentau centre, objet réel entre plan focal objet et face d'entrée d'une lentille mince convergente, l'image est virtuelle droite agrandie[51],
Modèle:AlModèle:Transparentà droite, objet virtuel, l'image par une lentille mince convergente est réelle droite.

Modèle:Alvoir schémas ci-dessus : à gauche, objet réel, l'image par une lentille mince divergente est virtuelle droite,
Modèle:AlModèle:Transparentau centre, objet virtuel entre face de sortie et plan focal objet d'une lentille mince divergente, l'image est réelle droite agrandie,
Modèle:AlModèle:Transparentà droite, objet virtuel au-delà du plan focal objet d'une lentille mince divergente, l'image est virtuelle inversée.

Construction de l'objet conjugué d'une image linéique transverse située à distance finie à l'aide de rayons lumineux judicieusement choisis

Modèle:AlSoit «AiBi l'image linéique transverse dont on cherche à déterminer l'objet conjugué AoBo dans les conditions de stigmatisme et d'aplanétisme approchés de la lentille mince », pour faire ceci il suffit
Modèle:Alde déterminer «Bo l'objet conjugué de l'image Bi»,
Modèle:AlModèle:Transparent«Ao le pied de l'objet AoBo s'obtenant en projetant orthogonalement Bo sur l'axe optique principal Δ» ;

Modèle:Alon considère alors « deux rayons émergents passant par le point image Bi parmi les trois particuliers » :

  • un rayon émergent passant par O provenant d'un rayon incident non dévié, le point objet Bo appartient (réellement ou virtuellement) à ce rayon incident,
  • un rayon émergent à l'axe optique principal Δ correspondant à un incident passant (réellement ou virtuellement) par le foyer principal objet Fo, le point objet Bo appartient (réellement ou virtuellement) à ce rayon incident ou
  • un rayon émergent passant (réellement ou virtuellement) par le foyer principal image Fi correspondant à un incident à l'axe optique principal Δ, le point objet Bo appartient (réellement ou virtuellement) à ce rayon incident ;

Modèle:Alau final le point objet Bo est l'intersection des deux rayons émergents « choisis »[50] ;

schémas identiques à ceux du paragraphe précédent mais en partant de l'image et en remontant vers l'objet.

Construction de l'image d'un objet linéique transverse situé à distance infinie ou dans le plan focal objet

Construction de l'image d'un objet linéique transverse situé à l'infini et tracés des pinceaux émergents associés aux pinceaux incidents parallèles

Modèle:AlSoit «Ao,Bo,deδ l'objet linéique transverse à l'infini dont on cherche l'image par une lentille mince, Ao, étant le point à l'infini de l'axe optique principal de cette dernière » ;
Modèle:Al« l'image de Ao, étant le foyer principal image Fi» et
Modèle:Alla lentille étant aplanétique (approchée), l'image de Ao,Bo,deδ est dans le plan focal image de la lentille, par suite
Modèle:AlModèle:Transparent« l'image de Bo,deδ est le foyer secondaire image φi,δ associé à l'axe optique secondaire δ», c.-à-d. que
Modèle:AlModèle:Transparent« l'image de Ao,Bo,deδ est AiBi=Fiφi,δ» ;
Modèle:Alil suffit alors de déterminer « le foyer secondaire image φi,δ associé à l'axe optique secondaire δ»,
Modèle:AlModèle:Transparentles pinceaux émergents correspondant aux pinceaux issus de Ao, convergeant en Fi et
Modèle:AlModèle:Transparentceux correspondant aux pinceaux issus de Bo,deδ convergeant en φi,δ ;

Modèle:Alvoir schémas ci-dessous : à gauche l'image de l'objet réel Ao,Bo,deδ[52] par une lentille convergente, l'image est réelle inversée dans le plan focal image,
Modèle:AlModèle:Transparentà droite l'image de l'objet réel Ao,Bo,deδ[52] par une lentille divergente, l'image est virtuelle droite dans le plan focal image.

Construction de l'image d'un objet linéique transverse situé dans le plan focal objet et tracé du cheminement des pinceaux

Modèle:AlSoit «AoBo l'objet linéique transverse dans le plan focal objet dont on cherche l'image par une lentille mince, Ao étant le point de l'axe optique principal de cette dernière » ;
Modèle:Al«Ao coïncidant avec le foyer principal objet Fo», « son image est le point à l'infini Ai, de l'axe optique principal » et
Modèle:Alla lentille étant aplanétique (approchée), l'image de AoBo est dans le plan focal image de la lentille, par suite
Modèle:AlModèle:Transparent« l'image de Bo coïncide avec le foyer secondaire image φi,δ associé à l'axe optique secondaire δ», c.-à-d. que
Modèle:AlModèle:Transparent« l'image de AoBo=Foφo est Ai,Bi,deδ» ;
Modèle:Alil suffit alors de déterminer « l'axe optique secondaire δ associé au foyer secondaire objet φo=Bo»,
Modèle:AlModèle:Transparentles pinceaux émergents correspondant aux pinceaux incidents issus de Ao émergeant à l'axe optique principal et
Modèle:AlModèle:Transparentceux correspondant aux pinceaux incidents issus de Bo émergeant à l'axe optique secondaire δ ;

Modèle:Alvoir schémas ci-dessous : à gauche l'image de l'objet réel AoBo dans le plan focal objet d'une lentille convergente, l'image est réelle[53] inversée à l'infini,
Modèle:AlModèle:Transparentà droite l'image de l'objet virtuel AoBo dans le plan focal objet d'une lentille divergente, l'image est réelle[54] droite à l'infini.

Construction de l'image d'un objet ponctuel situé sur l'axe optique principal à distance finie (ou de l'objet conjugué d'une image ponctuelle située sur l'axe optique principal à distance finie) par utilisation de la notion de foyers secondaires

Construction de l'image d'un objet ponctuel situé sur l'axe optique principal à distance finie par utilisation des foyers secondaires

Modèle:AlSoit «Ao un objet ponctuel de l'axe optique principal Δ d'une lentille mince » par laquelle on cherche à déterminer l'image Ai, (avec l'objet ponctuel à distance finie sur Δ[55]), la lentille étant stigmatique (approché) il suffit de
Modèle:Al« choisir un rayon incident paraxial passant par Ao» et de
Modèle:Al« déterminer le rayon émergent correspondant »,
Modèle:Alce dernier devant « passer par Ai» d'une part et d'autre part « l'image d'un point de l'axe optique principal Δ étant un point de Δ»,
Modèle:Al«Ai est déterminée par l'intersection du rayon émergent avec l'axe optique principal » ;
Modèle:Alles rayons incidents les plus pratiques parmi ceux possibles à choisir sont :

  • un rayon incident (ou son prolongement) passant (réellement ou virtuellement) par Ao coupant le plan focal objet en φo d'axe optique secondaire associé δ, support de Oφo, émerge, à partir du point d'incidence I sur la lentille, parallèlement à δ ou
  • un rayon incident (ou son prolongement) passant (réellement ou virtuellement) par Ao, à un axe optique secondaire δ[56], l'axe optique secondaire δ coupant le plan focal image de la lentille en φi,δ, foyer secondaire image associé à δ, émerge, à partir du point d'incidence I sur la lentille, en passant (réellement ou virtuellement) par φi,δ ;

Modèle:Alvoir schémas ci-dessous : à gauche la construction de l'image par une lentille mince convergente d'un objet réel avec utilisation de la notion de foyer secondaire objet,
Modèle:AlModèle:Transparentà droite la construction de l'image par une lentille mince convergente d'un objet réel avec utilisation de la notion de foyer secondaire image.

Construction de l'objet conjugué d'une image ponctuelle située sur l'axe optique principal à distance finie par utilisation des foyers secondaires

Modèle:AlSoit «Ai une image ponctuelle de l'axe optique principal Δ d'une lentille mince » par laquelle on cherche à déterminer l'objet conjugué Ao, (avec l'image ponctuelle à distance finie sur Δ[58]), la lentille étant stigmatique (approché) il suffit de
Modèle:Al« choisir un rayon émergent paraxial passant par Ai» et de
Modèle:Al« déterminer le rayon incident correspondant »,
Modèle:Alce dernier devant « passer par Ao» d'une part et d'autre part « l'objet conjugué d'un point de l'axe optique principal Δ étant un point de Δ»,
Modèle:Al«Ao est déterminée par l'intersection du rayon incident avec l'axe optique principal » ;
Modèle:Alles rayons émergents les plus pratiques parmi ceux possibles à choisir sont :

  • un rayon émergent (ou son prolongement) passant (réellement ou virtuellement) par Ai coupant le plan focal image en φi d'axe optique secondaire associé δ, support de Oφi, correspond à un incident, en deçà du point d'incidence I sur la lentille, à δ ou
  • un rayon émergent (ou son prolongement) passant (réellement ou virtuellement) par Ai, à un axe optique secondaire δ[59], l'axe optique secondaire δ coupant le plan focal objet de la lentille en φo,δ, foyer secondaire objet associé à δ, correspond à un incident, en deçà du point d'incidence I sur la lentille, passant (réellement ou virtuellement) par φo,δ ;

Modèle:Alvoir schémas ci-dessous : à gauche la construction de l'objet conjugué par une lentille mince divergente d'une image réelle avec utilisation de la notion de foyer secondaire image,
Modèle:AlModèle:Transparentà droite la construction de l'objet conjugué par une lentille mince divergente d'une image réelle avec utilisation de la notion de foyer secondaire objet.

Relations de conjugaison approchée de Descartes et de Newton d'une lentille mince

Orientation des espaces objet et image

Modèle:AlChaque espace objet ou image est « orienté à droite »[60] avec choix d'une « base (commune) orthonormée directe »[61] (c.-à-d. déterminée par la « règle de la main droite »[62]) dont

  • « le 1er vecteur est celui orientant l'axe optique principal dans sa partie incidente ou émergente »[63],
  • « les 2ème et 3ème orientant les plans transverses objets ou images »,
    « le 2ème étant commun aux deux espaces, choisi à l'objet linéique transverse AoBo étudié »,
    « le 3ème, également commun aux deux espaces, orientant les angles du plan d'incidence et d'émergence ».

Repérage de Descartes des points objet et image

Modèle:AlL'« origine des abscisses objet et image de Descartes[25] des points de l'axe optique principal Δ d'une lentille mince », (Δ étant préalablement algébrisé dans le sens incident de propagation de la lumière), « est commune choisie au centre optique O de cette dernière » ;

  • un « point objet Ao de l'axe optique principal est repéré par son abscisse objet de Descartes[25] po=OAo» «<0 pour un objet réel » et «>0 pour un objet virtuel »[64] ;
  • un « point image Ai de l'axe optique principal est repéré par son abscisse image de Descartes[25] pi=OAi» «>0 pour une image réelle » et «<0 pour une image virtuelle »[65].

Repérage de Newton des points objet et image

Modèle:AlL'« origine des abscisses objet et image de Newton[66] des points de l'axe optique principal Δ d'une lentille mince », (Δ étant préalablement algébrisé dans le sens incident de propagation de la lumière), « est choisie différemment suivant la nature objet ou image du point à repérer », l'origine étant choisie
Modèle:AlModèle:Transparentau foyer principal objet Fo de la lentille pour un point objet et
Modèle:AlModèle:Transparentau foyer principal image Fi de cette dernière pour un point image ;

  • un « point objet Ao de l'axe optique principal est repéré par son abscisse objet de Newton[66] σo=FoAo» «<0 pour un objet situé en deçà du foyer principal objet Fo» et «>0 pour un objet situé au-delà du foyer principal objet »[67] ;
  • un « point image Ai de l'axe optique principal est repéré par son abscisse image de Newton[66] σi=FiAi» «>0 pour une image située au-delà du foyer principal image Fi» et «<0 pour une image située en deçà du foyer principal image Fi»[68].

Relations de conjugaison approchée de Descartes

Modèle:AlLa 1ère relation de conjugaison (approchée) [ou relation de conjugaison (approchée) de position] de Descartes[25] traduit le stigmatisme approché de la lentille mince pour un point objet Ao de l'axe optique principal et

Modèle:Alla 2ème relation de conjugaison (approchée) [ou relation de conjugaison (approchée) de grandissement transverse] de Descartes[25] Modèle:Transparentl'aplanétisme approché de cette lentille mince pour un objet linéique transverse AoBo.

Première relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Descartes

Modèle:Théorème Modèle:AlL'application de la relation de conjugaison de position de Descartes[25] au couple (Fo,Ai,) conduit à 1pi1fo=V soit «V=1fo» et

Modèle:AlModèle:Transparentau couple (Ao,,Fi) Modèle:Transparent 1fi1po=V soit «V=1fi».

Deuxième relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de grandissement transverse) de Descartes

Modèle:AlRappel de la définition du grandissement transverse d'un objet linéique transverse[69] : AoBo étant un objet linéique transverse de pied Ao sur l'axe optique principal Δ d'une lentille mince et AiBi son image (linéique transverse[70]) par cette dernière, on définit la grandissement transverse de l'objet AoBo par la lentille selon «Gt(Ao)=AiBiAoBo».

Modèle:Théorème Modèle:AlSi «(po,pi) sont de même signe », le grandissement transverse est « positif », l'image est qualifiée de « droite »[71] et

Modèle:Alsi «(po,pi) sont de signe contraire », le grandissement transverse est « négatif », l'image est qualifiée d'« inversée »[72].

Relations de conjugaison approchée de Newton

Modèle:AlComme pour celles de Descartes[25], la 1ère relation de conjugaison (approchée) [ou relation de conjugaison (approchée) de position] de Newton[66] traduit le stigmatisme approché de la lentille mince pour un point objet Ao de l'axe optique principal Δ et

Modèle:AlModèle:Transparentla 2ème relation de conjugaison (approchée) [ou relation de conjugaison (approchée) de grandissement transverse] de Newton[66] Modèle:Transparentl'aplanétisme approché de cette lentille mince pour un objet linéique transverse AoBo.

Première relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Newton

Modèle:Théorème Modèle:AlL'application de la relation de conjugaison de position de Newton[66] au point objet « centre optique O de la lentille », permet de vérifier la « propriété de point double de ce dernier » car
Modèle:AlModèle:Transparentl'abscisse objet de Newton[66] de O valant «σo=FoO=fo», la 1ère relation de conjugaison de Newton[66]
Modèle:AlModèle:Transparentl'abscisse image de Newton[66] de l'image de O, «σi=fifoσo=fi=FiO» l'« image de O est O»[73].

Deuxième relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de grandissement transverse) de Newton

Modèle:AlVoir le paragraphe « 2ème relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de grandissement transverse) de Descartes (rappel de la définition du grandissement transverse d'un objet linéique transverse) » plus haut dans ce chapitre.

Modèle:Théorème Modèle:AlSi «(σo,fo) [respectivement (σi,fi)] sont de même signe », le grandissement transverse est « négatif », l'image est qualifiée d'« inversée »[74] et

Modèle:Alsi «(σo,fo) [respectivement (σi,fi)] sont de signe contraire », le grandissement transverse est « positif », l'image est qualifiée de « droite »[75].

Établissement des relations de conjugaison d'une lentille mince à partir de la construction de l'image d'un objet linéique transverse

Constructions fondamentales de l'image d'un objet linéique transverse pour démontrer les relations de conjugaison de Descartes et de Newton

Fichier:Lentille mince convergente - construction démonstrative image.jpg
Construction de l'image réelle AiBi d'un objet linéique transverse réel AoBo par une lentille mince convergente utilisant trois rayons incidents issus de Bo,
le 1er passant par O,
le 2ème à l'axe optique principal et
le 3ème passant par Fo

Modèle:AlOn construit l'image AiBi d'un « objet linéique transverse réel » AoBo par une lentille sphérique mince[76] « convergente »[77] dans le cas où « l'image est réelle »[78] en utilisant trois rayons incidents issus de Bo :

  • un 1er représenté par > passant par le centre optique O, n'est pas dévié (son émergent est aussi représenté par >),
  • un 2nd représenté par >> à l'axe optique principal, émerge par le point d'incidence H sur la lentille en passant par le foyer principal image Fi (cet émergent est aussi représenté par >>) et
  • un 3ème représenté par >>> passant par le foyer principal objet Fo, émerge par le point d'incidence K sur la lentille parallèlement à l'axe optique principal (cet émergent est aussi représenté par >>>) ;

Modèle:Alle point image Bi, conjugué de Bo par la lentille, est alors à l'intersection des trois rayons émergents, Ai s'obtenant en projetant orthogonalement Bi sur l'axe optique principal de cette dernière.

Démonstration des trois relations de conjugaison de grandissement transverse de Descartes et de Newton

Modèle:AlOn utilise la similitude de triangles ayant pour sommet commun respectivement O, Fi et Fo ;

  • on évalue la valeur absolue du grandissement transverse par «similitude des triangles AoBoO et AiBiO» soit «AiBiAoBo=OAiOAo» et on détermine le signe en passant aux mesures algébriques d'où «AiBiAoBo=OAiOAo» en effet sur la figure AiBi>0, AoBo<0, OAi>0 et OAo<0 soit finalement « la relation de conjugaison de grandissement transverse de Descartes »[25]
    «Gt(Ao)=OAiOAo=pipo» ;
  • on évalue la valeur absolue du grandissement transverse par similitude des triangles «OHFi et AiBiFi» soit, avec «OH=AoBo, AiBiAoBo=FiAiOFi» et on détermine le signe en passant aux mesures algébriques d'où «AiBiAoBo=FiAiOFi» en effet sur la figure AiBi>0, AoBo<0, FiAi>0 et OFi>0 soit finalement « une des deux relations de conjugaison de grandissement transverse de Newton »[66]
    «Gt(Ao)=FiAiOFi=σifi» ;
  • on évalue la valeur absolue du grandissement transverse par similitude des triangles «AoBoFo et OKFo» soit, avec «OK=AiBi, AiBiAoBo=OFoFoAo» et on détermine le signe en passant aux mesures algébriques d'où «AiBiAoBo=OFoFoAo» en effet sur la figure AiBi>0, AoBo<0, FoAo<0 et OFo<0 soit finalement « l'autre des deux relations de conjugaison de grandissement transverse de Newton »[66]
    «Gt(Ao)=OFoFoAo=foσo».

Démonstration des deux relations de conjugaison de position de Descartes et de Newton

Modèle:AlIntroduction : On se sert des relations de conjugaison de grandissement transverse déterminées précédemment [voir le paragraphe « démonstration des trois relations de conjugaison de grandissement transverse de Descartes et de Newton »[79] plus haut dans ce chapitre].

Modèle:AlDémonstration de la relation de conjugaison de position de Newton[66] : on égale les deux expressions de grandissement transverse de Newton[66] d'où

Gt(Ao)=

«

σifi=foσo

» et par « égalité des produits des extrêmes et des moyens » [80] on obtient « la relation de conjugaison de position de Newton »[66]

«σiσo=fifo».

Modèle:AlDémonstration de la relation de conjugaison de position de Descartes[25] : on égale une des expressions de grandissement transverse de Newton[66], par exemple «

Gt(Ao)=σifi

»,
Modèle:AlModèle:Transparentà celle de Descartes[25] «

Gt(Ao)=pipo

» d'où «

σifi=pipo

», puis
Modèle:AlModèle:Transparenton fait le changement d'origine sur l'abscisse de Newton[66] de

Ai

de façon à ne conserver que le repérage de Descartes[25] Modèle:Nobr

FiAi=OAiOFi=pifi

» ce qui donne «

pififi=pipo

» ou encore «

pifi+1=pipo

» et,
Modèle:AlModèle:Transparenten divisant de part et d'autre par

pi

, la relation «

1fi+1pi=1po

» c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent« la relation de conjugaison de position de Modèle:Nobr

«1pi1po=1fi» encore écrit selon «1pi1po=V» où «V=1fi est la vergence de la lentille ».

Grandissement angulaire d'un pinceau lumineux, relation de Lagrange-Helmholtz

Expression de Descartes du grandissement angulaire d'un pinceau lumineux issu d'un point objet de l'axe optique principal

Fichier:Lentille mince convergente - grandissement angulaire.jpg
Schéma de définition du grandissement angulaire d'un pinceau lumineux issu d'un point objet de l'axe optique principal d'une lentille mince convergente

Modèle:AlOn considère un pinceau lumineux issu du point objet Ao[81] de direction d'abscisse angulaire «θo=(Δ,AoI)^» où Δ est l'axe optique principal orienté dans le sens de la propagation et I le point d'incidence du rayon moyen du pinceau sur la lentille, le pinceau émergent correspondant passant par Ai[82] de direction d'abscisse angulaire définie par «θi=(Δ,IAi)^»[83] (voir schéma ci-contre) ;

Modèle:Alle grandissement angulaire du pinceau issu de

Ao [

voir le paragraphe « définition du grandissement angulaire d'un pinceau lumineux issu d'un point objet » du chap.

12

de la leçon « Signaux physiques (PCSI) »

]

se définit selon

«Ga(Ao)=θiθo».
  • Pour évaluer θo, on explicite tan(|θo|)=OIOAo puis on algébrise en utilisant le schéma θo>0, OI>0 et OAo<0 soit tan(θo) =OIOAo et enfin on utilise une « condition de Gauss de stigmatisme approché |θo|1» d'où «tan(θo)θo» et par suite «θoOIOAo=OIpo» ;
  • pour évaluer θi, on explicite tan(|θi|)=OIOAi puis on algébrise en utilisant le schéma θi<0, OI>0 et OAi>0 soit tan(θi)=OIOAi et enfin on utilise une « conséquence des deux conditions de Gauss de stigmatisme[83] |θi|1» d'où «tan(θi)θi» et par suite «θiOIOAi=OIpi» ;
  • on en déduit le grandissement angulaire «Ga(Ao)=θiθoOIpiOIpo» donnant, après simplification, «Ga(Ao)popi» d'où l'expression de Descartes[25] du grandissement angulaire
    «Ga(Ao)=popi»[84].

Relation de Lagrange-Helmholtz d'une lentille (sphérique) mince

Modèle:AlLa « relation de Lagrange - Hemholtz »[85]Modèle:,[86] est le lien entre le grandissement transverse d'un objet linéique transverse AoBo et le grandissement angulaire d'un pinceau issu du point objet Ao ;

Modèle:Alla relation de conjugaison de grandissement transverse de Descartes[25] pour une lentille mince étant «

Gt(Ao)=pipo

» et l'expression de Descartes[25] du grandissement angulaire pour la même lentille mince «

Ga(Ao)=popi

» on en déduit aisément la « relation de Lagrange - Helmholtz »[85]Modèle:,[86] d'une lentille

(

sphérique

)

mince

«Gt(Ao)Ga(Ao)=+1»[87].

Conditions de Bessel séparant un objet linéique transverse réel et son image par une lentille mince convergente pour que l'image soit réelle

Position du problème

Modèle:AlOn veut projeter l'image d'un objet « rétroéclairé » [88] sur un écran de façon à obtenir une image agrandie tout en restant aussi lumineuse et nette que possible, avec une distance D entre l'objet et l'écran imposée par les conditions extérieures.

Nécessité de choix d'une lentille convergente

Modèle:AlL'objet étant réel et l'image devant être réelle, la seule possibilité est une lentille « convergente » [89] séparée de l'objet d'une « distance supérieure à la distance focale fi de la lentille » d'où le choix de fi nécessairement inférieure à la distance D entre l'écran et l'objet[90].

« Condition de Bessel » du choix de lentille pour avoir une image nette sur l'écran

Modèle:AlLa distanceD_entre l'objet et l'écran étant imposée comment choisir la distance focale fi de la lentille et où la placer (c.-à-d. où placer son centre optique) ?

Fichier:Méthode de Bessel - schéma d'analyse.jpg
Schéma de recherche de la distance focale et de la position de la lentille mince convergente en fonction de la distance D fixée entre l'objet et l'écran

Modèle:AlOn cherche simultanément la « distance focale fi de la lentille mince convergente » et
Modèle:AlModèle:Transparent« la distance 𝑙 séparant celle-ci de l'objet » et pour cela
Modèle:Alon va écrire que les plans de front contenant l'objet et l'écran sont conjugués avec, pour
Modèle:AlModèle:Transparent« abscisse de Descartes[25] de l'objet po=𝑙» et
Modèle:AlModèle:Transparent« celle de Descartes[25] de l'image pi=D𝑙» d'où
Modèle:AlModèle:Transparentpar 1ère relation de conjugaison de Descartes[25] «1Dl1l=1fi»[91], équation algébrique en 𝑙 paramétrée par fi, que l'on peut réécrire selon «l+(D𝑙)(D𝑙)𝑙=1fi» ou «Dfi=(D𝑙)𝑙» soit enfin

Modèle:AlModèle:Transparentl'équation du 2ème degré en 𝑙 «𝑙2D𝑙+Dfi=0» ;

Modèle:Alcette équation admet des solutions réelles si son discriminant est positif soit «

Δ=D24Dfi0

» ou «

D(D4fi)0

» nécessitant que

«D4fi» connue sous le nom de « condition (nécessaire) de Bessel[92] de netteté de l'image sur l'écran » ;

Modèle:Alavec le choix nécessaire «fiD4», la distance séparant la lentille de l'objet :

  • est « unique si D=4fi» (distance de Silbermann[93]), correspondant à «fi=D4», sa valeur étant
    «𝑙Silbermann=D2=2fi»,
  • a « deux valeurs si D>4fi» (distances de Bessel[92]), correspondant à «fi<D4», ses valeurs étant
    «𝑙Bessel,1=DD(D4fi)2» et «𝑙Bessel,2=D+D(D4fi)2» 
    l'une ou l'autre des valeurs constituant la 1ère condition de Bessel[92] pour avoir une image nette sur l'écran ;
    ces deux positions de lentilles sont symétriques par rapport à D2 c.-à-d. l'abscisse du plan séparant l'espace entre le plan objet et l'écran en deux sous-espaces d'expansion tridimensionnelle géométriquement identique.

« Condition de Bessel » du choix de la position de la lentille pour avoir un grandissement transverse suffisant

Modèle:AlRemarquons d'abord que si « la distance séparant l'objet de la lentille est 𝑙Bessel,1», 
Modèle:AlModèle:Transparent« celle séparant la lentille de l'écran est D𝑙Bessel,1=DDD(D4fi)2=D+D(D4fi)2= 𝑙Bessel,2» et vice-versa ;
Modèle:AlModèle:Transparentle grandissement transverse vaut donc :

  • si « la distance séparant l'objet de la lentille est 𝑙Bessel,1», «Gt,1(Ao)=𝑙Bessel,2𝑙Bessel,1» soit encore «Gt,1(Ao)=D+D(D4fi)DD(D4fi)<0» de valeur absolue «|Gt,1(Ao)|>1»,
  • si « la distance séparant l'objet de la lentille est 𝑙Bessel,2», «Gt,2(Ao)=𝑙Bessel,1𝑙Bessel,2» soit encore «Gt,2(Ao)=DD(D4fi)D+D(D4fi)<0» de valeur absolue «|Gt,2(Ao)|<1», avec Modèle:Nobr 1|Gt,1(Ao)|» ;

Modèle:Alon constate que les grandissements transverses tous deux négatifs correspondent à une image inversée ;

Modèle:Al« la position de lentille donnant le plus grand grandissement transverse en valeur absolue est celle correspondant à la plus petite distance séparant la lentille de l'objet soit 𝑙Bessel,1», ce choix définissant la 2ème condition de Bessel[92] pour avoir un grandissement transverse suffisant, ce dernier en valeur absolue étant égal à «|Gt,1(Ao)|=D+D(D4fi)DD(D4fi)».

Modèle:AlRemarques : Vérifiant que «|Gt,1(Ao)|=D+D(D4fi)DD(D4fi) est une fonction de fi à D fixée »[94], il faut donc choisir fi assez éloigné de D4 par valeur inférieure pour avoir un grandissement suffisant ;

Modèle:AlModèle:Transparent vérifiant que «|Gt,1(Ao)|=D+D(D4fi)DD(D4fi) est une fonction de D à fi fixée »[95], nous en déduisons, dans la mesure où on travaille avec une lentille de distance focale fixée, qu'il faut choisir une distance D assez éloignée de 4fi par valeur supérieure pour avoir un grandissement suffisant.

Modèle:AlModèle:TransparentSi on choisit la distance de Silbermann[93] «DSilbermann=4fi», la lentille étant au milieu de l'espace séparant l'objet de l'écran, «po=D2» et «pi=D2» d'où un grandissement transverse égal à «Gt,Silbermann(Ao)=1», l'image étant alors de même taille que l'objet (mais inversée), nous sommes loin du but recherché.

Prise en compte des conditions de Gauss

Modèle:Al

Pour que l'image soit suffisamment nette les conditions de stigmatisme et d'aplanétisme de Gauss[2] doivent être respectées

« rayons paraxiaux, points d'incidence restant proches de O et petitesse de l'angle sous lequel de O on voit l'objet » et

Modèle:Alpour que l'image soit suffisamment grande la 2ème condition de Bessel[92] précise qu'il faut choisir

  • d'une part la position de Bessel[92] la plus proche de l'objet (pour avoir la valeur absolue du grandissement transverse soit la plus grande des deux) avec
  • d'autre part fi aussi petit que possible (pour que le grandissement transverse en valeur absolue soit suffisamment grand) ;

Modèle:Alor le choix de fi aussi petit que possible pour « réaliser au mieux la 2ème partie de la 2ème condition de Bessel[92] » entraîne

  • un rapprochement de la lentille de l'objet {en effet «𝑙Bessel,1=DD(D4fi)2 si fi à D fixée »} et par suite
  • une augmentation de l'angle sous lequel l'objet est vu du centre optique O donc « une moins bonne réalisation de la condition d'aplanétisme (approché) de Gauss » [2] simultanément à
  • une augmentation de l'inclinaison des rayons issus des point objets donc « une moins bonne réalisation de l'une des conditions de stigmatisme (approché) de Gauss » [2] {on peut toutefois limiter l'augmentation de l'inclinaison des rayons issus des point objets par utilisation d'un diaphragme placé légèrement avant la lentille}.

Modèle:AlEn conclusion il y a un compromis à trouver entre une taille d'image suffisamment grande nécessitant de « diminuer la focale » de la lentille et une image suffisamment nette qui requiert d'« augmenter sa focale » pour éloigner la lentille de l'objet.

Éclairage de l'objet

Fichier:Rétroéclairage sans condenseur.jpg
Rétroéclairage sans condenseur et perte de lumière ne traversant pas la lentille de projection

Modèle:AlL'objet est éclairé de façon optimale si tous les rayons provenant de l'objet traverse la lentille de projection et pour que ceci soit réalisé il convient d'utiliser une lanterne munie d'un « condenseur » pour éclairer l'objet.

Modèle:AlDéfinition d'un condenseur : un condenseur est souvent formé de l’association de deux lentilles plan convexes dont les faces bombées sont en regard, la distance focale habituelle est de l’ordre de 10cm ;
Modèle:AlModèle:Transparentsouvent utilisé hors conditions de Gauss, le but n'étant pas de former une image, il n’a pas besoin d’être de grande qualité optique, on lui demande seulement d’être de grande dimension car c’est ce qui limite la taille de l’objet projetable, et d’être assez convergent, pour des problèmes d’encombrement.

Modèle:AlEn effet un montage sommaire conduirait à la situation ci-contre, la lentille de projection ne recevant qu'une petite partie de la lumière qui traverse l'objet, la partie visible de l'objet serait fortement réduite.

Fichier:Rétroéclaiarge avec condenseur.jpg
Rétroéclairage avec condenseur permettant que toute la lumière traverse la lentille de projection

Modèle:AlPour y remédier on place donc un « condenseur » entre la lanterne et l'objet ce qui conduit à la situation ci-contre à gauche, la lentille de projection « recevant ainsi toute la lumière qui a traversé l'objet ».

Modèle:AlRéglage d'un condenseur : L'idéal est de « placer le condenseur de façon à ce que l'image du filament de la lampe par le condenseur se fasse sur la lentille de projection », cette dernière donnant alors une image de cette image de filament également confondue sur la lentille et par suite ne se retrouvant pas au-delà de la lentille ou
Modèle:AlModèle:Transparentde faire, comme sur le schéma ci-contre à gauche, l'image du filament légèrement au-delà de la lentille de projection, de façon à ce que l'image qu'en donnera la lentille de projection soit certes réelle (l'image de filament jouant le rôle d'objet virtuel pour cette lentille de projection, son image sera réelle) mais rapprochée de la lentille de projection donc ne risquant pas de se retrouver sur l'écran.

Modélisation d'un dispositif dioptrique d'utilisation courante à l'aide de plusieurs lentilles minces en série

Introduction, réglage pour une observation par un œil n'accommodant pas

Modèle:AlL'œil sera étudié de façon plus approfondie au chapitre suivant mais dès à présent il faut savoir modéliser un œil par une « lentille de vergence variable, le cristallin » et par un « écran, la rétine », cette dernière restant à distance constante du cristallin ; par contraction plus ou moins grande, le cristallin réalise la conjugaison d'un plan de front situé à la distance d de l'œil avec la rétine :

  • quand le cristallin ne se contracte pas, on dit que « l’œil n'accommode pas », la distance d est alors infinie pour un œil « normal » et le plan de front est au « punctum remotum » de l'œil,
  • quand le cristallin se contracte au maximum, on dit que « l’œil accommode au maximum », la distance d est alors de 25cm pour un œil « normal » et le plan de front est au « punctum proximum » de l'œil ;

Modèle:Alpour un minimum de fatigue visuelle il convient de faire les réglages des dispositifs dioptriques d'utilisation courante de façon à ce que l'œil de l'observateur n'accommode pas et par suite l'image d'un objet observé à travers un dispositif dioptrique doit être à l'infini, cette image servant d'objet pour l'œil de l'observateur, ce dernier donnera une image définitive localisée sur la rétine donc visuellement nette.

Lunette de Galilée

Modèle:AlLunette la plus simple permettant d'observer des objets terrestres situés à grande distance donc considérés comme localisés à l'infini ; on modélise la lunette par deux lentilles minces :

  • l'une 1 appelée « objectif » située du côté de l'objet observé et par laquelle la lumière provenant de cet objet entrera cette lentille jouera donc le rôle de « face d'entrée » convergente à grande focale dans le cas de la lunette de Galilée[96], exemple fi,1=60cm,
  • l'autre 2 appelée « oculaire » située du côté de l'œil de l'observateur et par laquelle la lumière sortira pour ensuite pénétrer dans l'œil cette lentille jouera donc le rôle de « face de sortie » divergente à petite focale en valeur absolue dans le cas de la lunette de Galilée, exemple fi,2=5cm.

Nécessité du caractère afocal de la lunette et conséquence sur la disposition des deux lentilles

Modèle:AlUn objet à l'infini de l'axe optique principal Δ devant être conjugué par la lunette d'une image à l'infini de Δ, la « lunette de Galilée doit être afocale » ; on a donc,

  • en partant de l'objet observé situé à l'infini, la conjugaison par l'objectif «Ao,1Fi,1» et,
  • en partant de l'image finale également à l'infini, la conjugaison par l'oculaire «Fo,22Ai,»

Modèle:Aldonnant globalement «

Ao,lun. de Gal.Ai,

» dans la mesure où

«Fi,1=Fo,2» c.-à-d. si
« le plan focal image de l'objectif est confondu avec le plan focal objet de l'oculaire »
(condition pour qu'un doublet de lentilles soit afocal).

Conséquence sur l'encombrement de la lunette

Modèle:AlL'encombrement de la lunette est défini comme la distance séparant la face d'entrée de la lunette de celle de sortie soit «

O1O2= O1Fi,1+Fo,2O2

»[97] ou «

O1O2=O1Fi,1+O2Fi,2

»[98]

soit «O1O2=fi,1+fi,2»[99]
donnant numériquement «O1O2=605=55cm».

Tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet

Modèle:AlOn sait que «Ao,1Fi,1=Fo,22Ai,» pour le point objet à l'infini Ao, sur l'axe optique principal Δ donnant au final le point image à l'infini Ai, de l'axe optique principal Δ et
Modèle:AlModèle:Transparentque «Bo,deδ1φi,1,δ=φo,2,δ2Bi,deδ» pour le point objet à l'infini Bo,deδ de l'axe optique secondaire δ de l'objectif [Bo,deδ étant l'autre extrémité de l'objet linéique transverse à l'infini Ao,Bo,deδ], ce point objet à l'infini Bo,deδ donnant au final le point image à l'infini Bi,deδ de l'axe optique secondaire δ de l'oculaire[100] d'où le schéma ci-dessus :

Définition du grossissement de la lunette de Galilée et son évaluation

Modèle:Al«

α

étant l'angle algébrisé sous lequel l'observateur voit l'objet à travers la lunette » et «

α

l'angle algébrisé sous lequel il le voit à l'œil nu »,

le grossissement de la lunette est défini par «G=αα»[101]Modèle:,[102] ;

Modèle:Alson évaluation se fait par l'intermédiaire de la « tangente des angles » [103] dans les triangles rectangles faisant intervenir la hauteur (algébrisée) de l'image intermédiaire «Fi,1φi,1,δ=Fo,2φo,2,δ» (<0 sur le schéma du paragraphe « tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet » plus haut dans ce chapitre) à savoir les triangles «O1φi,1,δFi,1» et «O2φo,2,δFo,2» :

  • « dans le triangle rectangle O1φi,1,δFi,1» on a «tan(α)=Fi,1φi,1,δO1Fi,1»[104] ou, avec |α|1, l'évaluation «αFi,1φi,1,δfi,1» ;
  • « dans le triangle rectangle O2φo,2,δFo,2» on a «tan(α)=Fo,2φo,2,δO2Fo,2»[105] ou, avec |α|1, l'évaluation «αFo,2φo,2,δfo,2» ;

Modèle:Alfaisant le rapport nous en déduisons le grossissement cherché «

G=ααFo,2φo,2,δfo,2Fi,1φi,1,δfi,1

» et, utilisant

Fi,1φi,1,δ=Fo,2φo,2,δ

, nous obtenons

«G=fi,1fo,2»[106]Modèle:,[107] ou numériquement «G=605=12».

Définition du cercle oculaire, établissement de sa position et de sa taille

Modèle:AlTous les rayons pénétrant dans la lunette traversent inévitablement sa face d'entrée c.-à-d. l'objectif de la lunette, ils sortiront de la lunette en passant nécessairement par l'image de l'objectif par la lunette ;
Modèle:Alsachant que «objectif1objectif2?» on constate que « l'image de l'objectif par la lunette est aussi l'image de l'objectif par l'oculaire » d'où la définition du « cercle oculaire » ci-dessous et sa conséquence sur la traversée des rayons.

Définition du cercle oculaire de la lunette et propriétés des rayons traversant la lunette

Modèle:Al« Le cercle oculaire de la lunette est l'image de l'objectif par l'oculaire » ;

Modèle:Al« tous les rayons pénétrant dans la lunette ressortent en traversant le cercle oculaire » et
Modèle:Alcomme ce dernier est aussi l'endroit de « resserrement maximal autour de l'axe optique principal des rayons émergents » (propriété admise), c'est sur le cercle oculaire que l'éclairement est maximal,
Modèle:Alc'est donc sur le cercle oculaire qu'il serait préférable de positionner l'œil de l'observateur (à condition toutefois que ce soit possible c.-à-d. que le cercle oculaire soit réel et non virtuel[108])

Position du centre du cercle oculaire

Modèle:AlNotant «

O1

le centre du cercle oculaire », c.-à-d. le conjugué du centre optique

O1

de l'objectif par l'oculaire «

O12O1

», on obtient
Modèle:AlModèle:Transparentsa position en utilisant l'une des relations de conjugaison de position de Descartes[25] ou de Newton[66],
Modèle:AlModèle:Transparentpar exemple celle de Newton[66] avec «

σo,2=Fo,2O1=Fi,1O1

»[109] soit «

σo,2=fi,1

» et «

σi,2=Fi,2O1=?

» déterminée par «

σo,2σi,2=fo,2fi,2=fi,22

»[110]
Modèle:AlModèle:Transparentd'où «

σi,2=fi,22fi,1

» positionnant le centre

O1

du cercle oculaire relativement au foyer principal image

Fi,2

de l'oculaire soit

«Fi,2O1=fi,22fi,1» donnant numériquement Fi,2O1=5260cm ou «Fi,2O10,42cm» ;

Modèle:Al« le centre du cercle oculaire O1 se trouve légèrement au-delà du foyer principal image de l'oculaire, à 4,2mm au-delà de Fi,2», il est donc virtuel « pratiquement confondu avec Fi,2», plus exactement «O2O1=O2Fi,2+Fi,2O15+0,42 en cm» soit finalement «O2O14,58cm» et l'observateur ne pourra pas y positionner son œil [108] !

Taille du cercle oculaire pour un objectif de taille précisée

Modèle:AlPour déterminer la taille du cercle oculaire il suffit d'évaluer « le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1», P1 étant le bord « supérieur » de l'objectif dans le plan d'incidence contenant l'axe optique principal de la lunette de Galilée[96] et au vecteur unitaire (2) {voir le schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif plus bas dans ce chapitre}, «O1P1 étant l'image correspondante par l'oculaire » le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1 valant,

  • «Gt,2(O1)=défO1P1O1P1» par définition et
  • «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2σo,2»[111] par une 2ème relation de conjugaison de Newton[66] soit, avec «σo,2=fi,1», «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2fi,1»

Modèle:Ald'où «

O1P1O1P1=fo,2fi,1

» dont on déduit la taille de l'image linéique transverse

«O1P1=fo,2fi,1O1P1» soit, numériquement, «O1P1=560O1P1=O1P112»,

Modèle:Alce qui donne, pour un objectif de

10cm

de diamètre

(

ou

5cm

de rayon

)

un cercle oculaire virtuel de «

512cm0,42cm

de rayon »,

soit un cercle oculaire de «8,5mm de diamètre ».
Schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif
Fichier:Lunette de Galilée - cercle oculaire.jpg
Schéma de positionnement du cercle oculaire d'une lunette de Galilée et des rayons extrêmes traversant l'objectif

Modèle:AlVoir ci-contre :

Inconvénient de la lunette de Galilée

Modèle:AlLe cercle oculaire étant virtuel il y a impossibilité d'y positionner l'œil, il faut donc le mettre dans l'espace image réelle de la lunette de Galilée[96] au plus près de sa face de sortie Modèle:Nobr l'oculaire[108] mais

Modèle:AlModèle:Transparentil y a nécessairement perte de puissance lumineuse Modèle:Nobr car c'est alors la « pupille de l'œil » [112] qui la limite, celle-ci étant certainement de diamètre inférieur à celui de l'oculaire

Avantage de la lunette de Galilée

Modèle:AlRelativement à la « lunette astronomique » étudiée plus bas dans ce chapitre : L'encombrement est moins grand et
Modèle:AlModèle:Transparentl'image est droite ce qui est utile lorsque l'on fait une observation terrestre (pour des objets éloignés bien sûr) mais
Modèle:AlModèle:Transparentn'est pas indispensable pour une observation céleste.

Lunette astronomique

Modèle:AlLunette permettant d'observer des objets célestes (situés à très grande distance) donc considérés comme localisés à l'infini ; on modélise la lunette par deux lentilles minces :

  • l'une 1 appelée « objectif » située du côté de l'objet observé et par laquelle la lumière provenant de cet objet entrera cette lentille jouera donc le rôle de « face d'entrée » convergente à grande focale dans le cas de la lunette astronomique, exemple fi,1=60cm,
  • l'autre 2 appelée « oculaire » située du côté de l'œil de l'observateur et par laquelle la lumière sortira pour ensuite pénétrer dans l'œil cette lentille jouera donc le rôle de « face de sortie » également convergente à petite focale dans le cas de la lunette astronomique, exemple fi,2=5cm.

Nécessité du caractère afocal de la lunette et conséquence sur la disposition des deux lentilles

Modèle:AlUn objet à l'infini de l'axe optique principal Δ devant être conjugué par la lunette d'une image à l'infini de Δ pour un œil n'accommodant pas, la « lunette astronomique doit être afocale » ;
Modèle:Alon a donc,

  • en partant de l'objet observé situé à l'infini, la conjugaison par l'objectif «Ao,1Fi,1» et,
  • en partant de l'image finale également à l'infini, la conjugaison par l'oculaire «Fo,22Ai,»

Modèle:Aldonnant globalement «

Ao,lun. de Gal.Ai,

» dans la mesure où

«Fi,1=Fo,2» c.-à-d. si
« le plan focal image de l'objectif est confondu avec le plan focal objet de l'oculaire »
(condition pour qu'un doublet de lentilles soit afocal).

Conséquence sur l'encombrement de la lunette

Modèle:AlL'encombrement de la lunette est défini comme la distance séparant la face d'entrée de la lunette de celle de sortie soit «

O1O2= O1Fi,1+Fo,2O2

»[97] ou «

O1O2=O1Fi,1+O2Fi,2

»[98]

«O1O2=fi,1+fi,2»[113]
donnant numériquement «O1O2=60+5=65cm».

Tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet

Modèle:AlOn sait que «Ao,1Fi,1=Fo,22Ai,» pour le point objet à l'infini Ao, sur l'axe optique principal Δ donnant au final le point image à l'infini Ai, de l'axe optique principal Δ et
Modèle:AlModèle:Transparentque «Bo,deδ1φi,1,δ=φo,2,δ2Bi,deδ» pour le point objet à l'infini Bo,deδ de l'axe optique secondaire δ de l'objectif [Bo,deδ étant l'autre extrémité de l'objet linéique transverse à l'infini Ao,Bo,deδ], ce point objet à l'infini Bo,deδ donnant au final le point image à l'infini Bi,deδ de l'axe optique secondaire δ de l'oculaire[100] d'où le schéma ci-dessus :

Modèle:AlRemarque : Contrairement au résultat obtenu avec une lunette de Galilée, l'image par une lunette astronomique est inversée[114].

Définition du grossissement de la lunette astronomique et son évaluation

Modèle:Al«

α

étant l'angle algébrisé sous lequel l'observateur voit l'objet à travers la lunette » et «

α

l'angle algébrisé sous lequel il le voit à l'œil nu »,

le grossissement de la lunette astronomique se définit de la même façon que pour une lunette de Galilée par «G=αα»[101]Modèle:,[102] ;

Modèle:Alson évaluation se fait par l'intermédiaire de la « tangente des angles »[103] dans les triangles rectangles faisant intervenir la hauteur (algébrisée) de l'image intermédiaire «Fi,1φi,1,δ=Fo,2φo,2,δ» (<0 sur le schéma du paragraphe « tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet » plus haut dans ce chapitre) à savoir les triangles «O1φi,1,δFi,1» et «O2φo,2,δFo,2» :

  • « dans le triangle rectangle O1φi,1,δFi,1» on a «tan(α)=Fi,1φi,1,δO1Fi,1»[104] ou, avec |α|1, l'évaluation «αFi,1φi,1,δfi,1» ;
  • « dans le triangle rectangle O2φo,2,δFo,2» on a «tan(α)=Fo,2φo,2,δO2Fo,2»[115] ou, avec |α|1, l'évaluation «αFo,2φo,2,δfo,2» ;

Modèle:Alfaisant le rapport nous en déduisons le grossissement cherché «

G=ααFo,2φo,2,δfo,2Fi,1φi,1,δfi,1

» et, utilisant

Fi,1φi,1,δ=Fo,2φo,2,δ

, nous obtenons

«G=fi,1fo,2»[106]Modèle:,[116] ou numériquement «G=605=12».

Définition du cercle oculaire, établissement de sa position et de sa taille

Modèle:AlVoir aussi le sous paragraphe « définition du cercle oculaire, établissement de sa position et de sa taille » du paragraphe « lunette de Galilée »[96] plus haut dans ce chapitre, nous rappelons ci-dessous les résultats justifiant la définition du cercle oculaire :

Modèle:AlTous les rayons pénétrant dans la lunette traversent inévitablement sa face d'entrée c.-à-d. l'objectif de la lunette, ils sortiront de la lunette en passant nécessairement par l'image de l'objectif par la lunette ;
Modèle:Alsachant que «objectif1objectif2?» on constate que « l'image de l'objectif par la lunette est aussi l'image de l'objectif par l'oculaire » d'où la définition du « cercle oculaire » ci-dessous et sa conséquence sur la traversée des rayons.

« Le cercle oculaire de la lunette est l'image de l'objectif par l'oculaire » ;

Modèle:Al« tous les rayons pénétrant dans la lunette ressortent en traversant le cercle oculaire » et
Modèle:Alcomme ce dernier est aussi l'endroit de « resserrement maximal autour de l'axe optique principal des rayons émergents » (propriété admise), c'est sur le cercle oculaire que l'éclairement est maximal,
Modèle:Alc'est donc sur le cercle oculaire qu'il serait préférable de positionner l'œil de l'observateur (à condition toutefois que ce soit possible c.-à-d. que le cercle oculaire soit réel et non virtuel[108])

Position du centre du cercle oculaire

Modèle:AlNotant «

O1

le centre du cercle oculaire », c.-à-d. le conjugué du centre optique

O1

de l'objectif par l'oculaire «

O12O1

», on obtient
Modèle:AlModèle:Transparentsa position en utilisant l'une des relations de conjugaison de position de Descartes[25] ou de Newton[66],
Modèle:AlModèle:Transparentpar exemple celle de Newton[66] avec «

σo,2=Fo,2O1=Fi,1O1

»[109] soit «

σo,2=fi,1

» et «

σi,2=Fi,2O1=?

» déterminée par «

σo,2σi,2=fo,2fi,2=fi,22

»[110]
Modèle:AlModèle:Transparentd'où «

σi,2=fi,22fi,1

» positionnant le centre

O1

du cercle oculaire relativement au foyer principal image

Fi,2

de l'oculaire soit

«Fi,2O1=fi,22fi,1» donnant numériquement Fi,2O1=5260cm ou «Fi,2O10,42cm» ;

Modèle:Al« le centre du cercle oculaire O1 se trouve légèrement au-delà du foyer principal image de l'oculaire, à 4,2mm au-delà de Fi,2», il est donc réel « pratiquement confondu avec Fi,2», plus exactement «O2O1=O2Fi,2+Fi,2O15+0,42 en cm» soit finalement «O2O15,42cm» et l'observateur y positionne son œil.

Taille du cercle oculaire pour un objectif de taille précisée

Modèle:AlPour déterminer la taille du cercle oculaire il suffit d'évaluer « le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1», P1 étant le bord « supérieur » de l'objectif dans le plan d'incidence contenant l'axe optique principal de la lunette astronomique et au vecteur unitaire (2) {voir le schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif plus bas dans ce chapitre}, «O1P1 étant l'image correspondante par l'oculaire » le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1 valant,

  • «Gt,2(O1)=défO1P1O1P1» par définition et
  • «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2σo,2»[111] par une 2ème relation de conjugaison de Newton[66] soit, avec «σo,2=fi,1», «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2fi,1»

Modèle:Ald'où «

O1P1O1P1=fo,2fi,1

» dont on déduit la taille de l'image linéique transverse

«O1P1=fo,2fi,1O1P1» soit, numériquement, «O1P1=560O1P1=O1P112»,
ou, en valeur absolue «ρcercle oculaire=ρobjectif12»

Modèle:Alce qui donne, pour un objectif de

10cm

de diamètre

(

ou

5cm

de rayon

)

un cercle oculaire réel de «

512cm0,42cm

de rayon »,

soit un cercle oculaire de «8,5mm de diamètre ».
Schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif
Fichier:Lunette astronomique - cercle oculaire.jpg
Schéma de positionnement du cercle oculaire d'une lunette astronomique et des rayons extrêmes traversant l'objectif

Modèle:AlVoir ci-contre :

Avantage de la lunette astronomique (relativement à la lunette de Galilée)

Modèle:AlLe cercle oculaire étant réel il y a possibilité d'y positionner l'œil et c'est ce qui est effectivement fait
Modèle:Alla taille du cercle oculaire étant de même ordre de grandeur que le diamètre de la pupille de l'œil dans l'obscurité[112] (ce qui représente effectivement les conditions d'observation du ciel nocturne) pas de perte de puissance lumineuse (moyenne) !

« Inconvénient » de la lunette astronomique

Modèle:AlL'image est inversée[114] !

Microscope

Modèle:AlAppareil dioptrique permettant d'observer des objets de très petites dimensions (« localisés à distance finie ») avec un grand grossissement (représentant le facteur multiplicatif de l'angle sous lequel on voit l'objet à travers le microscope relativement à l'angle sous lequel on voit l'objet directement)[117] on modélise le microscope par deux lentilles minces :

  • l'une 1 appelée « objectif » située du côté de l'objet observé et par laquelle la lumière provenant de cet objet entrera cette lentille jouera donc le rôle de « face d'entrée » convergente à très petite focale, exemple fi,1=5mm,
  • l'autre 2 appelée « oculaire » située du côté de l'œil de l'observateur et par laquelle la lumière sortira pour ensuite pénétrer dans l'œil cette lentille jouera donc le rôle de « face de sortie » convergente également à petite focale, exemple fi,2=2,5cm.

Caractère focal du microscope, notion d'intervalle optique et ordre de grandeur de sa valeur pour avoir un fort grossissement

Modèle:AlUn objet à distance finie de l'axe optique principal Δ devant être conjugué par le microscope d'une image à l'infini sur Δ pour un œil n'accommodant pas, le « microscope est focal » ;

Modèle:All'endroit de l'axe optique principal où il faut centrer le petit objet à visualiser devant être le conjugué, par le microscope et pour un œil n'accommodant pas, du point image

Ai,

à l'infini sur

Δ

, est
Modèle:Alle « foyer principal objet

Fo

du microscope » c.-à-d. tel que «

FomicroscopeAi,

» ou,
Modèle:AlModèle:Transparenten le définissant relativement aux lentilles composant le microscope «

Fo1Fo,22Ai,

»[118] d'où
Modèle:AlModèle:Transparentle foyer principal objet

Fo

du microscope est l'antécédent par l'objectif du foyer principal objet de l'oculaire

«Fo1Fo,2» (pour un œil n'accommodant pas) ;

Modèle:Alon définit « l'intervalle optique du microscope » comme la « distance séparant le foyer principal image de l'objectif du foyer principal objet de l'oculaire » c.-à-d. «e=Fi1Fo,2»[119] ;
Modèle:All'intervalle optique doit être choisi grand relativement à la distance focale de l'objectif pour que le grossissement du microscope soit grand en valeur absolue[120], exemple «e=25cm».

Conséquence sur l'encombrement du microscope

Modèle:AlL'encombrement du microscope est défini comme la distance séparant la face d'entrée du microscope de celle de sortie soit «

O1O2= O1Fi,1+Fi1Fo,2+Fo,2O2

» s'écrivant encore «

O1O2= O1Fi,1+e+O2Fi,2

»[98]

«O1O2=fi,1+fi,2+e»
donnant numériquement «O1O2=0,5+2,5+25=28cm».

Tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet

Modèle:AlOn sait que Ao point objet de l'axe optique principal Δ doit avoir pour conjugué, par le microscope, le point à l'infini de Δ (l'œil n'accommodant pas) soit «Ao1Fo,22Ai,»[118] et
Modèle:AlModèle:Transparentque le point objet Bo, autre extrémité de l'objet linéique transverse AoBo, a pour conjugué le point image à l'infini Bi,deδ sur l'axe optique secondaire δ de l'oculaire[121] c.-à-d. Modèle:Nobr
Modèle:All'objet linéique transverse réel AoBo donnant par l'objectif une image intermédiaire réelle «Fo,2φo,2deδ quasi à l'infini de l'objectif car efi,1», ce qui nécessite que l'objet soit positionné légèrement en deçà du plan focal objet de l'objectif, d'où le schéma ci-dessus.

Définition du grossissement commercial du microscope et son évaluation

Fichier:Objet au punctum proximum.jpg
Schéma de positionnement d'un objet linéique transverse au punctum proximum d'un œil normal

Modèle:AlLe grossissement du microscope nécessite une définition autre que celle utilisée pour une lunette afocale car l'objet ici étant de petites dimensions ne serait pas visible directement avec un œil n'accommodant pas, un objet de petites dimensions placé à l'infini étant quasi ponctuel !
Modèle:AlIl faut donc préciser la manière dont l'objet est vu à l'œil nu avant de le comparer à son observation à travers le microscope et pour cela il y a « plusieurs façons » mais une seule est indépendante des caractéristiques géométriques du microscope, son choix aboutissant à la définition du grossissement dit « commercial » [122] : Modèle:Définition Modèle:AlSon évaluation se fait par l'intermédiaire de la « tangente des angles »[103] dans le triangle rectangle faisant intervenir la hauteur (algébrisée) de l'image intermédiaire «Fo,2φo,2,δ» (<0 sur le schéma du paragraphe « tracé de l'image d'un objet linéique transverse et cheminement des pinceaux parallèles issus des points extrêmes de l'objet » plus haut dans ce chapitre) à savoir le triangle Modèle:Nobr et aussi dans le triangle rectangle d'observation directe de l'objet faisant intervenir la hauteur (algébrisée) de l'objet «AoBo» (>0 sur le schéma ci-dessus) à savoir le triangle Modèle:Nobr dans lequel O est la position de l'œil :

  • « dans le triangle rectangle O2φo,2,δFo,2» on a «tan(α)=Fo,2φo,2,δO2Fo,2»[115] ou, avec |α|1, l'évaluation «αFo,2φo,2,δfo,2» ;
  • « dans le triangle rectangle OAoBo» on a «tan(α0)=AoBod»[123] ou, avec |α0|1, l'évaluation «α0AoBod» ;

Modèle:Alfaisant le rapport nous en déduisons le grossissement commercial cherché «

Gc=αα0Fo,2φo,2,δfo,2AoBod=dfo,2Fo,2φo,2,δAoBo

» et,
Modèle:AlModèle:Transparenten reconnaissant dans le dernier facteur la définition du grandissement transverse de l'objet par l'objectif «

Gt,1(Ao)=Fo,2φo,2,δAoBo

», on peut réécrire

le grossissement commercial du microscope selon «Gc=dfi,2Gt,1(Ao)»[124].

Évaluation du grandissement transverse de l'objet par l'objectif ainsi que de sa position

Modèle:AlOn peut déterminer le grandissement transverse de

AoBo

par

1

à l'aide de la 2ème relation de conjugaison de Newton[66] «

Gt,1(Ao)=σi,1fi,1

»[111]Modèle:,[125] ou «

Gt,1(Ao)=Fi,1Fo,2fi,1

» soit

finalement «Gt,1(Ao)=efi,1»[126] ou numériquement «Gt,1(Ao)=2505=50».

Modèle:AlLa position de

Ao

se détermine à l'aide de la 1ère relation de conjugaison de Newton[66] «

σo,1σi,1=fo,1fi,1

»[110] soit, avec

fo,1=fi,1

, «

σo,1σi,1=fi,12

» dont on déduit «

σo,1= fi,12σi,1

» ou encore «

Fo,1Ao=fi,12Fi,1Fo,2

» et

finalement «Fo,1Ao=fi,12e» donnant numériquement Fo,1Ao=(5)2250 en mm ou «Fo,1Ao=0,1mm»
c.-à-d. « 0,1mm en deçà du foyer principal objet de l'objectif Fo,1» [127] ou encore
«O1Ao=O1Fo,1+Fo,1Ao=fo,1+Fo,1Ao=50,1 en mm» soit «O1Ao=5,1mm»
c.-à-d. «5,1mm en deçà du centre optique de l'objectif O1».

Retour sur le calcul du grossissement commercial du microscope

Modèle:AlReportant la valeur du grandissement transverse de l'objet par l'objectif dans l'expression du « grossissement commercial du microscope Gc=dfi,2Gt,1(Ao)» on trouve effectivement un grossissement commercial de grande valeur absolue, en effet

  • la distance focale fi,2 de l'oculaire du microscope est nettement < à la distance minimale de vision distincte d et
  • la valeur absolue du grandissement transverse de l'objet par l'objectif du microscope |Gt,1(Ao)| est grand (l'intervalle optique e du microscope étant choisi grand devant la distance focale fi,1 de son objectif),

Modèle:Alsa valeur numérique étant

Gc=252,5×(50)

soit finalement

«Gc=500»[128].

Définition du cercle oculaire, établissement de sa position et de sa taille

Modèle:AlVoir aussi le sous paragraphe « définition du cercle oculaire, établissement de sa position et de sa taille » du paragraphe « lunette de Galilée »[96] plus haut dans ce chapitre, nous rappelons ci-dessous les résultats justifiant la définition du cercle oculaire :

Modèle:AlTous les rayons pénétrant dans le microscope traversent inévitablement sa face d'entrée c.-à-d. l'objectif du microscope, ils en sortiront en passant nécessairement par l'image de l'objectif par le microscope ;
Modèle:Alsachant que «objectif1objectif2?» on constate que « l'image de l'objectif par le microscope est aussi l'image de l'objectif par l'oculaire » d'où la définition du « cercle oculaire » ci-dessous et sa conséquence sur la traversée des rayons.

« Le cercle oculaire du microscope est l'image de l'objectif par l'oculaire » ;

Modèle:Al« tous les rayons pénétrant dans le microscope ressortent en traversant le cercle oculaire » et
Modèle:Alcomme ce dernier est aussi l'endroit de « resserrement maximal autour de l'axe optique principal des rayons émergents » (propriété admise), c'est sur le cercle oculaire que l'éclairement est maximal,
Modèle:Alc'est donc sur le cercle oculaire qu'il serait préférable de positionner l'œil de l'observateur (à condition toutefois que ce soit possible c.-à-d. que le cercle oculaire soit réel et non virtuel[129])

Position du centre du cercle oculaire

Modèle:AlNotant «

O1

le centre du cercle oculaire », c.-à-d. le conjugué du centre optique

O1

de l'objectif par l'oculaire «

O12O1

», on obtient
Modèle:AlModèle:Transparentsa position en utilisant l'une des relations de conjugaison de position de Descartes[25] ou de Newton[66],
Modèle:AlModèle:Transparentpar exemple celle de Newton[66] avec «

σo,2=Fo,2O1=Fo,2Fi,1+Fi,1O1

» soit «

σo,2=efi,1

» et «

σi,2=Fi,2O1=?

» déterminée par «

σo,2σi,2=fo,2fi,2

»[110]
Modèle:AlModèle:Transparentd'où, après remplacement de

fo,2

par

fi,2

, «

σi,2=fi,22fi,1e

» positionnant le centre

O1

du cercle oculaire relativement au foyer principal image

Fi,2

de l'oculaire soit

«Fi,2O1=fi,22fi,1+e» donnant numériquement Fi,2O1=(2,5)20,5+25cm ou «Fi,2O10,25cm» ;

Modèle:Alle centre du cercle oculaire O1 se trouve légèrement au-delà du foyer principal image de l'oculaire, à 2,5mm au-delà de Fi,2, il est donc réel « pratiquement confondu avec Fi,2», plus exactement O2O1=O2Fi,2+Fi,2O12,5+0,25 en cm soit finalement «O2O12,75cm» et l'observateur y positionne son œil.

Modèle:AlAutre façon de définir le grossissement d'un microscope : Nous avons vu, dans la note « 130 » plus haut dans ce chapitre, une autre façon de définir le grossissement en comparant α à α angle algébrisé sous lequel l'observateur verrait l'objet en gardant la « même distance objet - œil » mais par observation directe sans passer par le microscope ;
Modèle:AlModèle:Transparentdans cette définition la « distance minimale de vision distincte » d=25cm intervenant pour définir α0 est remplacée, dans la définition de α, par «d=AoO1=AoO1+O1O2+O2O10,51+27,5+2,75 en cm» soit «d30,75cm» d'où
Modèle:AlModèle:Transparentun « grossissement G=αα=dfi,2Gt,1(Ao)30,752,5×(50)615» c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparentde valeur absolue légèrement supérieure à celle du grossissement commercial.

Taille du cercle oculaire pour un objectif de taille précisée

Modèle:AlPour déterminer la taille du cercle oculaire il suffit d'évaluer « le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1», P1 étant le bord « supérieur » de l'objectif dans le plan d'incidence contenant l'axe optique principal du microscope et au vecteur unitaire (2) {voir le schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif plus bas dans ce chapitre}, «O1P1 étant l'image (inversée) correspondante par l'oculaire » le grandissement transverse par l'oculaire de l'objet linéique transverse O1P1 valant,

  • «Gt,2(O1)=défO1P1O1P1» par définition et
  • «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2σo,2»[111] par une 2ème relation de conjugaison de Newton[66] soit, avec «σo,2=fi,1e», «Gt,2(O1)=rel. Newt.fo,2fi,1e»

Modèle:Ald'où «

O1P1O1P1=fo,2fi,1+e

» dont on déduit la taille de l'image linéique transverse

«O1P1=fo,2fi,1+eO1P1» soit, numériquement, «O1P1=2,525+0,5O1P1=O1P110,2»,
ou, en valeur absolue «ρcercle oculaire=ρobjectif10,2»

Modèle:Alce qui donne, pour un objectif de

4cm

de diamètre

(

ou

2cm

de rayon

)

un cercle oculaire réel de «

210,2cm0,20cm

de rayon »,

soit un cercle oculaire de «4mm de diamètre ».

Modèle:AlLe positionnement de l'œil dans le plan du cercle oculaire est possible dans la mesure où ce dernier est réel et c'est ce qui est fait la taille du cercle oculaire étant de même ordre de grandeur que le diamètre de la pupille de l'œil sous éclairement modéré[112], il n'y a pas de perte de puissance lumineuse (moyenne).

Schéma de positionnement du cercle oculaire et des rayons extrêmes traversant l'objectif
Fichier:Microscope - cercle oculaire.jpg
Schéma de positionnement du cercle oculaire d'un microscope et des rayons extrêmes traversant l'objectif

Modèle:AlVoir ci-contre :

Modèle:AlIl existe de nombreux perfectionnements ou utilisations spécifiques d'un microscope optique que l'on peut consulter au paragraphe utilisations et perfectionnement de l'article « Microscope optique » de wikipédia ;

Modèle:AlIl y a d'autre part des techniques non optiques de microscopie comme celles décrites dans le paragraphe principaux types de microscopie de l'article « Microscopie » de wikipédia.

Latitude de mise au point du microscope tenant compte de l'accommodation de l'œil de l'observateur

Modèle:AlEn accommodant, un œil normal peut observer nettement un objet situé à une distance comprise entre d=25cm (distance minimale de vision directe avec accommodation maximale) et l'infini (sans accommodation).

Modèle:AlAyant déterminé la position Ao,s du pied Ao de l'objet linéique transverse AoBo pour qu'un œil normal, n'accommodant pas, puisse observer son image à l'infini à travers le microscope soit Modèle:Nobr =fi,12Fi,1Fo,2=fi,12e=0,1mm» ou «O1Ao,s=5,1mm» c.-à-d. «5,1mm en deçà du centre optique de l'objectif O1»,
Modèle:AlModèle:Transparenton se propose d'évaluer de quelle distance et dans quel sens il faut déplacer l'objet pour qu'un œil normal, accommodant au maximum, puisse observer l'image de l'objet à la distance d de la position de l'œil (ce dernier restant situé au centre du cercle oculaire du microscope), cette variation définissant la latitude de mise au point du microscope ;

Modèle:Alpour un œil normal, accommodant au maximum, le pied Ai,a de l'image de l'objet Ao,aBo,a doit être situé d=25cm en avant du centre du cercle oculaire O1 lequel est positionné selon Modèle:Nobr =fi,22fi,1+e0,25cm»[130] ou «O2O12,75cm», d'où la position de Ai,a relativement au foyer principal image de l'oculaire «Fi,2Ai,a=Fi,2O1d=fi,22fi,1+ed 24,75cm» ou relativement au centre optique de l'oculaire «O2Ai,a= O2O1d22,25cm» ;

Modèle:AlModèle:Transparentpour déterminer la position du pied Ao,a de l'objet Ao,aBo,a on utilise les conjugaisons suivantes «Ao,a1A1,a2Ai,a» et, à partir de la position de Ai,a on remonte à celle de Ao,a par utilisation de la 1ère relation de conjugaison de Newton[66] (ou de Descartes[25]) appliquée à l'oculaire puis à l'objectif :

  • «A1,a2Ai,a» avec «σi,2(Ai,a)=Fi,2Ai,a=fi,22fi,1+ed24,75cm» et «σo,2(A1,a)=Fo,2A1,a=?» que nous déterminons par application de la 1ère relation de conjugaison de Newton[66] «σo,2(A1,a)σi,2(Ai,a)=fo,2fi,2»[110] soit, en utilisant fo,2=fi,2, «σo,2(A1,a)=fi,22σi,2(Ai,a)=fi,22dfi,22fi,1+e(2,5)224,75 en cm» soit
    «σo,2(A1,a)=Fo,2A1,a=fi,22(fi,1+e)d(fi,1+e)fi,220,25cm» ;
  • «Ao,a1A1,a» avec «σi,1(A1,a)=Fi,1A1,a=Fi,1Fo,2+Fo,2A1,a=e+fi,22(fi,1+e)d(fi,1+e)fi,2225+0,25 en cm» «σi,1(A1,a)=ed(fi,1+e)+fi,22fi,1d(fi,1+e)fi,2225,25cm» et Modèle:Nobr Fo,1Ao,a=?» que nous déterminons par application de la 1ère relation de conjugaison de Newton[66] «σo,1(Ao,a)σi,1(A1,a)=fo,1fi,1»[110] soit, en utilisant fo,1=fi,1, Modèle:Nobr =fi,12σi,1(A1,a)=fi,12ed(fi,1+e)+fi,22fi,1d(fi,1+e)fi,22(0,5)225,25 en cm» soit
    «σo,1(Ao,a)=Fo,1Ao,a=fi,12[d(fi,1+e)fi,22]ed(fi,1+e)+fi,22fi,10,01cm».

Modèle:AlFinalement définissant la « latitude de mise au point algébrisée du microscope selon

Ao,sAo,a=Fo,1Ao,aFo,1Ao,s

» nous obtenons,
Modèle:AlModèle:Transparenten reportant les expressions précédemment trouvées, «

Ao,sAo,a=fi,12[d(fi,1+e)fi,22]ed(fi,1+e)+fi,22fi,1+fi,12e

» puis,
Modèle:AlModèle:Transparenten factorisant par «

fi,12e

», «

Ao,sAo,a =fi,12e[1d(fi,1+e)fi,22d(fi,1+e)+fi,22fi,1e]=fi,12efi,22(1+fi,1e)d(fi,1+e)+fi,22fi,1e

» soit,
Modèle:AlModèle:Transparenten tenant compte de «

fi,1=fi,25=e50=d50

», «

Ao,sAo,a=fi,12efi,22(1+fi,1e)d(fi,1+e)+fi,22fi,1e

» et finalement

«Ao,sAo,afi,12fi,22e2d=(0,5)2×(2,5)2(25)3 en cm» soit «Ao,sAo,a0,0001cm=1μm» ;

Modèle:Alil convient donc de rapprocher l'objet de 1μm de l'objectif pour que la vision à travers le microscope par un œil n'accommodant pas initialement reste nette lorsque ce dernier accommode au maximum, on dira que la latitude de mise au point du microscope est de1μm_.

Notes et références

  1. Sauf pour un ou deux points particuliers
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 et 2,6 Carl Friedrich Gauss (1777 - 1855), mathématicien, astronome et physicien allemand, est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens de tous les temps (il fut surnommé « le prince des mathématiciens »), on lui doit d'importantes contributions dans les trois domaines.
    Modèle:AlEn 1796, à l'âge de dix-neuf ans, Gauss caractérisa presque complètement tous les polygones réguliers constructibles à la règle et au compas et il demanda par la suite qu'un heptadécagone Modèle:Nobr régulier de 17 côtés) soit gravé sur son tombeau ; bien d'autres découvertes de mathématiques lui sont dues dont, en particulier, en 1801 la 1ère démonstration de la loi de réciprocité quadratique conjecturée par Euler en 1772 [un nombre premier est congru à un carré de nombre entier modulo un autre nombre premier, par exemple 1132(mod2) ou 1942(mod3) ou encore 4162(mod5) de même que 4362(mod7)] ;
    Modèle:Aldans le domaine de l'astronomie il publia un travail très important sur le mouvement des corps célestes contenant le développement de la méthode des moindres carrés ; auparavant, en 1801, il développa une nouvelle méthode de calcul lui permettant de prédire où doit se trouver Cérès (une planète naine de la ceinture des astéroïdes entre Mars et Jupiter) ;
    Modèle:Aldans le domaine de la physique il est l'auteur de deux des quatre équations de Maxwell gérant l'électromagnétisme ;
    Modèle:Alcertaines de ses contributions n'ont été mises à jour qu'à titre posthume, à la fin du XIXème siècle, Gauss n'ayant publié qu'une partie de ses découvertes.
    Modèle:AlLeonhard Euler (1707 - 1783) mathématicien et physicien suisse qui passa la plus grande partie de sa vie dans l'Empire russe et en Allemagne ; en mathématiques il fit d'importantes découvertes dans des domaines aussi variés que le calcul infinitésimal et la théorie des graphes, il introduisit également une grande partie de la terminologie et de la notation des mathématiques modernes, en particulier pour l'analyse mathématique, comme la notion de fonction mathématique ; il est aussi connu pour ses travaux en mécanique, en dynamique des fluides, en optique et en astronomie.
    Modèle:AlJames Clerk Maxwell (1831 - 1879) physicien et mathématicien écossais, principalement connu pour ses équations unifiant l'électricité, le magnétisme et l'induction ainsi que pour l'établissement du caractère électromagnétique des ondes lumineuses, mais aussi pour sa distribution des vitesses utilisée dans une description statistique de la théorie cinétique des gaz ; le tire-bouchon fictif permettant de déterminer l'orientation à droite d'un espace tridimensionnel ou le caractère direct d'un triplet de vecteurs a été baptisé « tire-bouchon de Maxwell » en son honneur.
  3. 3,0 et 3,1 Plus précisément « objets linéiques transverses non proches de la face d'entrée et vus du sommet Se de celle-ci sous un petit angle » ou « proches de la face d'entrée et vus du centre de courbure Ce de celle-ci sous un petit angle ».
  4. Noté simplement φi en absence d'ambiguïté.
  5. Noté simplement φo en absence d'ambiguïté.
  6. Les lentilles sphériques « épaisses » ne sont introduites que pour préciser leur cas particulier, les lentilles sphériques « minces », la définition de ces dernières étant donnée relativement aux 1ères.
  7. Il est rappelé que les dioptres sphériques ne sont pas au programme de physique de PCSI mais qu'ils peuvent être introduits pour utiliser des notions au programme comme les lois de Snell–Descartes de la réfraction ou les notions de stigmatisme (et aplanétisme) approchés.
  8. Lequel définit la face d'entrée.
  9. 9,0 et 9,1 C.-à-d. l'intersection du dioptre avec l'axe optique principal.
  10. Lequel définit la face de sortie.
  11. Qui est toujours positive par définition de l'algébrisation.
  12. Même si leur algébrisation ne nous sert pas par la suite.
  13. Positif si le dioptre d'entrée est convexe c.-à-d. si le centre de courbure Ce est au-delà du sommet Se dans le sens de la propagation,
    Modèle:Alnégatif si le dioptre d'entrée est concave c.-à-d. si le centre de courbure Ce est en-deçà du sommet Se dans le sens de la propagation.
  14. Négatif si le dioptre de sortie est concave c.-à-d. si le centre de courbure Cs est en-deçà du sommet Ss dans le sens de la propagation,
    Modèle:Alpositif si le dioptre de sortie est convexe c.-à-d. si le centre de courbure Cs est au-delà du sommet Ss dans le sens de la propagation.
  15. 15,0 et 15,1 En fait les faces d'entrée et de sortie ne sont définies qu'à partir du moment où la lentille sphérique est insérée dans un montage, ceci définissant le sens de propagation de la lumière ;
    Modèle:Alavant insertion le caractère convexe (ou concave) d'un dioptre sphérique air-verre est défini « de l'air vers le verre », « convexe » si le centre de courbure est du côté du verre et « concave » s'il est du côté de l'air d'où
    Modèle:Alun dioptre qualifié de « convexe » avant insertion de la lentille dans un montage définit une « face convexe » s'il est à l'« entrée » de la lentille et une « face concave » s'il est à sa « sortie ».
  16. La lentille boule est simplement une boule.
  17. Ou si la face d'entrée est « plane », la face de sortie étant « concave » [voir la note « 15 » plus haut dans le chapitre].
  18. La lentille demi-boule est simplement une demi-boule.
  19. Ou, en inversant la lentille, si la face d'entrée (qui était celle de sortie) est « concave », la face de sortie étant également « concave » de rayon non algébrisé plus petit que celui de la face d'entrée Modèle:Nobr la note « 15 » plus haut dans le chapitre] ;
    Modèle:Alon démontre que cette lentille est convergente dans les conditions de stigmatisme approché de Gauss d'où son nom.
  20. Ou si la face d'entrée est « plane », la face de sortie étant « convexe » [voir la note « 15 » plus haut dans le chapitre].
  21. Ou, en inversant la lentille, si la face d'entrée (qui était celle de sortie) est « convexe », la face de sortie étant également « convexe » de rayon non algébrisé plus petit que celui de la face d'entrée Modèle:Nobr la note « 15 » plus haut dans le chapitre] ;
    Modèle:Alon démontre que cette lentille est divergente dans les conditions de stigmatisme approché de Gauss d'où son nom.
  22. 22,0 et 22,1 Voir le paragraphe « angle limite d'un dioptre » du chap.11 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  23. Les rayons incidents plus éloignés de l'axe que les deux limites d'angle d'incidence en valeur absolue égal à l'angle limite 𝑙=arcsin(1n)=arcsin(11,50)41,8° ne sont pas représentés, ils subiraient une réflexion totale sur l'« intérieur » de la face de sortie
  24. Willebrord Snell Van Royen ou Snellius (1580 - 1626) humaniste, mathématicien et physicien néerlandais, semble avoir découvert les lois portant son nom avant Descartes (sans que ce soit Modèle:Nobr
  25. 25,00 25,01 25,02 25,03 25,04 25,05 25,06 25,07 25,08 25,09 25,10 25,11 25,12 25,13 25,14 25,15 25,16 25,17 25,18 25,19 25,20 et 25,21 René Descartes (1596 - 1650) mathématicien, physicien et philosophe français, considéré comme l'un des fondateurs de la philosophie moderne, en physique a contribué à l'optique géométrique et en mathématiques est à l'origine de la géométrie analytique.
  26. Voir les paragraphes « 1ère loi de Snell-Descartes de la réfraction » et « 2ème loi de Snell-Descartes de la réfraction » du chap.11 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  27. 27,0 et 27,1 Pour le rayon incident arrivant sur le dioptre sphérique verre - air sous l'angle d'incidence limite «𝑙=arcsin(1n)41,8°», l'émergence étant rasante et par suite « l'inclinaison du rayon réfracté rasant sur l'axe optique principal Δ étant égale à π2𝑙», le point d'intersection Ai(𝑙) de ce rayon réfracté rasant avec l'axe optique principal Δ a pour abscisse, à partir de Cs Modèle:Nobr centre de courbure du dioptre sphérique, lequel est situé sur la face d'entrée de la lentille demi-boule), «CsAi(𝑙)=CsH(𝑙)+H(𝑙)Ai(𝑙)» avec «H(𝑙) le projeté orthogonal du point d'incidence I(𝑙) sur Δ» d'une part «CsH(𝑙)=Rcos(𝑙)=R11n2R149=R53» et d'autre part l'inclinaison du rayon réfracté sur Δ tan(π2𝑙)=H(𝑙)I(𝑙)H(𝑙)Ai(𝑙) cos(𝑙)sin(𝑙)= Rsin(𝑙)H(𝑙)Ai(𝑙) «H(𝑙)Ai(𝑙)=Rsin2(𝑙)cos(𝑙)=Rn211n24R9149=4R35» d'où «CsAi(𝑙)R53+4R35=3R5» ;
    Modèle:Alpour un rayon incident très proche de l'axe optique principal Δ arrivant sur le dioptre sphérique verre - air sous un angle d'incidence ε de valeur absolue très petite (ε étant considéré comme un infiniment petit d'ordre un), l'émergence se fait sous l'angle de réfraction r(ε) déterminé par les lois de Snell-Descartes de la réfraction (référence note « 26 » plus haut dans ce chapitre) soit, en utilisant la 2ème loi «nsin(ε)=sin[r(ε)]» dont le développement limité (D.L.) à l'ordre un est «sin[r(ε)]nε» «r(ε)arcsin(nε)nε» [voir le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »] l'angle de réfraction «r(ε)nε» est aussi un infiniment petit d'ordre un de valeur absolue légèrement plus grande dont la conséquence est que « le rayon réfracté se dirige vers l'axe optique principal Δ incliné par rapport à ce dernier d'un angle r(ε)ε(n1)ε» également un infiniment petit d'ordre un ; le point d'intersection Ai(ε) de ce rayon réfracté avec l'axe optique principal Δ a pour abscisse, à partir de Cs, «CsAi(ε)=CsH(ε)+H(ε)Ai(ε)» avec «H(ε) le projeté orthogonal du point d'incidence I(ε) sur Δ» d'une part «CsH(ε)=Rcos(ε)R» [voir le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »] et d'autre part l'inclinaison du rayon réfracté sur Δ tan[(n1)ε]=H(ε)I(ε)H(ε)Ai(ε) sin[(n1)ε]cos[(n1)ε] Rsin(ε)H(ε)Ai(ε) «H(ε)Ai(ε) Rn1» d'où «CsAi(ε)R+Rn1=3R» ;
    Modèle:Alles rayons émergents correspondant aux rayons incidents choisis ci-dessus provenant du même point objet Ao,deΔΔ ne recoupant pas l'axe Δ au même endroit, la lentille demi-boule n'est donc pas stigmatique rigoureuse pour le point Ao,deΔ.
  28. Utiliser un diaphragme suffisamment étroit ayant pour axe l'axe optique principal Δ de la lentille demi-boule, revient à ne considérer que les rayons incidents très proches de Δ ; ces derniers arrivant sur le dioptre sphérique verre - air sous un angle d'incidence ε de valeur absolue très petite (ε considéré comme un infiniment petit d'ordre un), l'émergence se fait alors sous un angle de réfraction r(ε) déterminé par les lois de Snell-Descartes de la réfraction (référence note « 26 » plus haut dans ce chapitre) soit, en utilisant la 2ème loi «nsin(ε)=sin[r(ε)]» dont le D.L. à l'ordre un est Modèle:Nobr nε r(ε)arcsin(nε)nε» [voir le paragraphe « D.L. à l'ordre un de quelques fonctions usuelles » du chap.14 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »] l'angle de réfraction «r(ε)nε» est aussi un infiniment petit d'ordre un de valeur absolue légèrement plus grande dont la conséquence est que « les rayons réfractés sélectionnés se dirigent vers l'axe optique principal Δ inclinés par rapport à ce dernier d'un angle r(ε)ε(n1)ε» également un infiniment petit d'ordre un ; l'intersection Ai(ε) de Δ et des rayons réfractés sélectionnés ayant été déterminée dans la note « 27 » plus haut dans ce chapitre «CsAi(ε)R+Rn1=3R à l'ordre un en ε» et cette abscisse étant indépendante de ε nous en déduisons qu'il y convergence de tous les rayons réfractés en un point fixe noté «Fi», cette convergence assurant le stigmatisme approché de la lentille demi-boule pour Ao,deΔ.
  29. Plus précisément si «eRe, eRs et e|ReRs|» ;
    Modèle:Alcomme «ReRs=SeCeSsCs=SeSs+SsCeSsCs=e+CsCe», la condition «e|ReRs|» peut être remplacée par «|CsCe| non petit ».
  30. Sauf pour un point qui sera précisé ultérieurement où le stigmatisme est rigoureux.
  31. Nous voyons, dans le paragraphe «conséquence sur les axes optiques secondaires d'une lentille mince» plus bas dans ce chapitre, que l'émergent est dans le prolongement de l'incident correspondant, ce qui fait que l'« axe optique secondaire associé un incident est une droite, usuellement notée δ».
  32. En effet le rayon incident sur le dioptre d'entrée ainsi que le rayon réfracté servant de rayon incident sur le dioptre de sortie doivent rester proches du sommet de chaque dioptre donc du point commun les modélisant.
  33. En effet si l'objet est accolé à la face d'entrée, il ne peut être « considéré comme linéique » que si on peut négliger la courbure de la face d'entrée et ceci nécessite que l'arc de cercle puisse être confondu avec un segment c.-à-d. qu'il soit petit ;
    Modèle:Alceci est effectivement en accord avec les conditions générales qui sont que l'angle α sous lequel l'objet accolé à la face d'entrée (respectivement de sortie) est vu du centre de courbure du dioptre d'entrée (respectivement de sortie) sous un petit angle car les centres de courbure du dioptre d'entrée et de sortie sont éloignés du centre optique.
  34. En effet la lumière passant d'un milieu moins réfringent à un milieu plus réfringent, l'angle d'émergence est plus petit que l'angle d'incidence.
  35. En effet la lumière passant d'un milieu plus réfringent à un milieu moins réfringent, l'angle d'émergence est plus grand que l'angle d'incidence.
  36. Il s'agit de stigmatisme approché et non rigoureux comme nous l'avons vu dans le dernier schéma du paragraphe « exemple de systèmes dioptriques centrés, les lentilles sphériques » plus haut dans ce chapitre.
  37. Il s'agit de stigmatisme approché et non rigoureux comme le justifie la loi du retour inverse appliqué au résultat précédent.
  38. Les points Fo et Fi n'appartenant pas au même espace optique [le 1er étant dans l'espace objet et le 2ème dans l'espace image] ce ne sont que leurs positions géométriques qui peuvent être qualifiées de symétriques relativement à O.
  39. Voir les 1er, 2èmes et 3èmes schémas à partir de la gauche du paragraphe « exemple de systèmes dioptriques centrés : les lentilles sphériques » plus haut dans ce chapitre.
  40. Voir les 4ème, 5èmes et 6èmes schémas à partir de la gauche du paragraphe « exemple de systèmes dioptriques centrés : les lentilles sphériques » plus haut dans ce chapitre.
  41. Ou encore φo(δ) ou simplement φo en absence d'ambiguïté.
  42. 42,0 et 42,1 C.N. pour qu'il y ait stigmatisme approché de la lentille pour les points de cet axe, la 2ème condition de paraxialité étant évidemment réalisée puisque l'axe optique secondaire passe par le centre optique.
  43. 43,0 et 43,1 Dans les conditions de Gauss de stigmatisme approché bien sûr.
  44. Ou encore φi(δ) ou simplement φi en absence d'ambiguïté.
  45. 45,0 et 45,1 Nous verrons, plus bas dans ce chapitre, que le « repérage de Descartes des points objet et image » sur l'axe optique principal se fait à partir du centre optique choisi comme origine, ceci étant en accord avec le repérage de Descartes du point relativement à chaque dioptre sphérique à condition que l'origine de ces repérages soit le sommet de chaque dioptre, sommets qui se confondent avec le centre optique dans la limite de lentille sphérique mince.
  46. C'est aussi l'abscisse de Descartes du foyer principal objet de la lentille mince.
  47. Quand on parle de « distance focale » sans préciser c'est « toujours la distance focale image » ; c'est donc elle qui joue le rôle le plus important.
  48. C'est aussi l'abscisse de Descartes du foyer principal image de la lentille mince.
  49. La justification de la définition de la vergence d'une lentille mince est faite dans le paragraphe « 1ère relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Descartes » plus bas dans ce chapitre.
  50. 50,0 et 50,1 On peut vérifier à l'aide du 3ème rayon l'exactitude de la construction, mais ce n'est pas indispensable.
  51. Positionnement de l'objet lors de son observation à travers une loupe, l'objet réel doit donc être placé entre la face d'entrée et le plan focal objet de la loupe, ceci permettant d'obtenir une image virtuelle droite et agrandie.
  52. 52,0 et 52,1 Le point à l'infini de l'axe optique principal est le point commun « de fermeture » de l'axe sur lui-même (une droite étant la limite d'un cercle dont le rayon tend vers l'infini), il est donc à la fois « réel » et « virtuel » mais dans la pratique le point objet est à une distance finie très grande que l'on considère comme infinie, il est donc réel.
  53. L'image étant à l'infini elle n'est a priori ni réelle ni virtuelle mais si la lentille convergente est utilisée comme projecteur (c.-à-d. dont le but est de donner une image réelle agrandie)), l'objet est positionné à une distance très légèrement plus grande que la distance focale ce qui entraîne une image « réelle » très éloignée considérée comme à l'infini.
  54. L'image étant à l'infini elle n'est a priori ni réelle ni virtuelle mais si la lentille divergente est utilisée pour agrandir un objet virtuel, l'objet est positionné à une distance très légèrement plus petite que la distance focale ce qui entraîne une image « réelle » très éloignée considérée comme à l'infini.
  55. Si l'objet ponctuel était à l'infini sur Δ, son image serait le foyer principal image Fi et ne serait donc pas à déterminer.
  56. C.-à-d. que le rayon incident passe par le point à l'infini de cet axe Bo,deδ.
  57. 57,0 57,1 57,2 et 57,3 La méthode de construction est la même quelle que soit la nature de la lentille mince, convergente ou divergente.
  58. Si l'image ponctuelle était à l'infini sur Δ, son objet conjugué serait le foyer principal objet Fo et ne serait donc pas à déterminer.
  59. C.-à-d. que le rayon émergent passe par le point à l'infini de cet axe Bi,deδ.
  60. Orientation de l'espace définie par le mouvement de rotation et translation associées d'un tire-bouchon de Maxwell [voir l'« introduction du paragraphe produit vectoriel de deux vecteur » du chap.7 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) »] ;
    Modèle:AlJames Clerk Maxwell (1831 - 1879) physicien et mathématicien écossais, principalement connu pour ses équations unifiant l'électricité, le magnétisme et l'induction ainsi que pour l'établissement du caractère électromagnétique des ondes lumineuses, mais aussi pour sa distribution des vitesses utilisée dans une description statistique de la théorie cinétique des gaz ; le tire-bouchon fictif portant son nom a été baptisé ainsi en son honneur.
  61. Voir le paragraphe « base directe d'un espace orienté à droite » du chap.7 de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
  62. Levant le pouce de la main droite dans le sens du 1er vecteur, l'index pointant dans le sens du 2ème vecteur, « le sens du 3ème vecteur est donné par le majeur courbé vers la paume de la main droite » (ceux qui se souviennent de leur enfance pourraient encore appeler cette règle « la règle de l'apprenti cow-boy droitier ») ; il existe d'autres règles équivalentes :
    Modèle:Al« règle de l'auto-stoppeur (droitier) » : l'avant bras (droit) étant dans le sens du 1er vecteur, la poigne de la main (droite) courbée dans le sens du 2ème vecteur, le pouce est alors levé dans le sens du 3ème vecteur,
    Modèle:Al« règle du tire-bouchon de Maxwell » : le tire-bouchon tournant du 1er vecteur vers du 2ème, il s'enfonce dans le bouchon fixe dans le sens de du 3ème vecteur,
    Modèle:Al« règle du bonhomme d'Ampère » : le bonhomme d'Ampère se couchant sur la direction du 1er vecteur, ce vecteur lui entrant par les pieds et lui sortant par la tête, regardant droit devant dans le sens du 2ème vecteur, il tend le bras gauche perpendiculairement à son corps dans le sens du 3ème vecteur,
    Modèle:Alet bien d'autres règles que vous pouvez vous-même inventer.
    Modèle:AlJames Clerk Maxwell (1831 - 1879) physicien et mathématicien écossais, principalement connu pour ses équations unifiant l'électricité, le magnétisme et l'induction ainsi que pour l'établissement du caractère électromagnétique des ondes lumineuses, mais aussi pour sa distribution des vitesses utilisée dans une description statistique de la théorie cinétique des gaz ; le tire-bouchon fictif permettant de déterminer le caractère direct d'un triplet de vecteurs a été baptisé « tire-bouchon de Maxwell » en son honneur.
    Modèle:AlAndré-Marie Ampère (1775 - 1836), mathématicien, physicien, chimiste et philosophe français, peut être considéré comme l'un des premiers artisans de la mathématisation de la physique, il a édifié les fondements théoriques de l'électromagnétisme et a découvert les bases de l'électronique de la matière ; c'est lui qui inventa le bonhomme fictif portant son nom et permettant de déterminer le caractère direct d'un triplet de vecteurs.
  63. Ici, s'agissant d'un système dioptrique, les sens incident et émergent de l'axe optique principal sont les mêmes.
  64. En effet «po<0» correspond à Ao situé avant la face d'entrée de la lentille donc dans l'espace objet réel et
    Modèle:AlModèle:Transparent «po>0» correspond à Ao situé après la face d'entrée de la lentille donc dans l'espace objet virtuel.
  65. En effet «pi>0» correspond à Ai situé après la face de sortie de la lentille donc dans l'espace image réelle et
    Modèle:AlModèle:Transparent «pi<0» correspond à Ai situé avant la face de sortie de la lentille donc dans l'espace image virtuelle.
  66. 66,00 66,01 66,02 66,03 66,04 66,05 66,06 66,07 66,08 66,09 66,10 66,11 66,12 66,13 66,14 66,15 66,16 66,17 66,18 66,19 66,20 66,21 66,22 66,23 66,24 66,25 66,26 66,27 66,28 et 66,29 Isaac Newton (1643 - 1727) philosophe, mathématicien, physicien, astronome, alchimiste et théologien anglais, connu essentiellement de nos jours pour avoir fondé la mécanique classique, pour sa théorie de la gravitation et aussi pour la création du calcul infinitésimal ; en optique il a développé une théorie de la couleur et a aussi inventé un télescope composé d'un miroir primaire concave et d'un miroir secondaire plan, télescope connu de nos jours sous le nom de télescope de Newton.
  67. En effet «σo<0» correspond à Ao situé avant le plan focal objet de la lentille (pour une lentille convergente, le point objet est réel avec [OAo]>[OFo],
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente, le point objet est réel quelle que soit la distance [OAo] ou
    Modèle:AlModèle:Transparentvirtuel avec [OAo]<[OFo]) et
    Modèle:AlModèle:Transparent«σo>0» correspond à Ao situé après le plan focal objet de la lentille (pour une lentille convergente, le point objet est réel avec [OAo]<[OFo] ou
    Modèle:AlModèle:Transparentvirtuel quelle que soit la distance [OAo],
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente, le point objet est virtuel avec [OAo]>[OFo]).
  68. En effet «σi>0» correspond à Ai situé après le plan focal image de la lentille (pour une lentille convergente, le point image est réel avec [OAi]>[OFi],
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente, le point image est réel quelle que soit la distance [OAi] ou
    Modèle:AlModèle:Transparentvirtuel avec [OAi]<[OFi]) et
    Modèle:AlModèle:Transparent«σi<0» correspond à Ai situé avant le plan focal image de la lentille (pour une lentille convergente, le point image est virtuel quelle que soit la distance [OAi] ou
    Modèle:AlModèle:Transparentréel avec [OAi]>[OFi],
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente, le point image est virtuel avec [OAi]>[OFi]).
  69. Voir le paragraphe « définition du grandissement transverse d'un objet linéique transverse dans le cas d'un système optique unidirectionnel aplanétique » du chap.12 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».
  70. Dans la mesure où l'objet obéit aux conditions de Gauss d'aplanétisme approché de la lentille, l'image est effectivement linéique transverse.
  71. L'image sera droite pour un objet réel po<0 donnant une image virtuelle pi<0 ou
    Modèle:AlModèle:Transparentpour un objet virtuel po>0 donnant une image réelle pi>0.
  72. L'image sera inversée pour un objet réel po<0 donnant une image réelle pi>0 [non réalisable avec une lentille divergente correspondant à V<0 car, pour un objet réel, 1pi= V+1po<0 l'image est virtuelle] ou
    Modèle:AlModèle:Transparentpour un objet virtuel po>0 donnant une image virtuelle pi<0 [non réalisable avec une lentille convergente correspondant à V>0 car, pour un objet virtuel, 1pi= V+1po>0 l'image est réelle].
  73. Nous n'avons vérifié la propriété «O point double » que du point de vue de la « conjugaison approchée » mais nous savons que cette propriété est encore valable du point de vue de la conjugaison rigoureuse (la lentille mince étant stigmatique rigoureux pour son centre optique).
  74. L'image sera inversée pour une lentille convergente (fo<0) [respectivement fi>0] si l'objet est en deçà du foyer principal objet Fo (σo<0) [respectivement si l'image est au-delà du foyer principal image Fi(σi>0)] correspondant nécessairement à un objet réel [respectivement une image réelle] et
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente (fo>0) [respectivement fi<0] si l'objet est au-delà du foyer principal objet Fo (σo>0) [respectivement si l'image est en deçà du foyer principal image Fi(σi<0)] correspondant nécessairement à un objet virtuel [respectivement une image virtuelle].
  75. L'image sera droite pour une lentille convergente (fo<0) [respectivement fi>0] si l'objet est au-delà du foyer principal objet Fo (σo>0) [respectivement si l'image est en deçà du foyer principal image Fi(σi<0)] correspondant à un objet réel entre le plan focal objet et la lentille ou un objet virtuel [respectivement une image réelle entre le plan focal image et la lentille ou une image virtuelle] et
    Modèle:AlModèle:Transparentpour une lentille divergente (fo>0) [respectivement fi<0] si l'objet est en deçà du foyer principal objet Fo (σo<0) [respectivement si l'image est au-delà du foyer principal image Fi(σi>0)] correspondant à un objet virtuel entre le plan focal objet et la lentille ou un objet réel [respectivement une image virtuelle entre le plan focal image et la lentille ou une image réelle].
  76. Ao étant comme d'habitude le pied de l'objet sur l'axe optique principal de la lentille mince.
  77. Nous choisissons de démontrer les relations de conjugaison de Descartes et de Newton pour une lentille mince convergente, nous admettrons que ces relations restent inchangées pour une lentille mince divergente (mais la démonstration pourrait y être faite de la même façon).
  78. Pour cela il faut que Ao soit en deçà du foyer principal objet Fo de la lentille mince convergente (ce choix est fait pour que la figure soit étendue donc la plus claire possible, nous admettrons qu'un autre choix, quel qu'il soit, conduise aux mêmes relations de conjugaison de Descartes et de Newton) ;
    Modèle:Alpour démontrer les relations de conjugaison de Descartes et de Newton pour une lentille mince divergente et pour que la figure soit étendue on pourrait choisir un objet linéique transverse virtuel de pied Ao au-delà du foyer principal objet Fo, l'image, alors virtuelle, conduirait à une extension de la figure de part et d'autre de la lentille.
  79. Ces dernières étant valables pour une lentille mince convergente ou divergente quelles soient la nature et la position de l'objet, il en est donc de même des relations de conjugaison de position que l'on établit dans ce paragraphe.
  80. Quand on a l'égalité entre deux fractions ab=cd les grandeurs (a,d) sont appelées « extrêmes » et (b,c) « moyens », l'égalité des deux fractions étant équivalente à «ad=bc» c.-à-d. à l'égalité du produit des extrêmes et celui des moyens (on parle encore de l'égalité des produits en croix).
  81. Seul le rayon moyen du pinceau a été représenté sur le schéma pour rendre ce dernier le plus clair possible ; il en a été de même pour le pinceau émergent de la lentille.
  82. Pour que l'image de Ao soit la même quelle que soit la direction moyenne du pinceau issu de Ao, il faut que « la condition de paraxialité du rayon moyen de ce pinceau soit réalisée c.-à-d. |θo|1» et aussi que «I reste proche de O».
  83. 83,0 et 83,1 On admet que « la condition de paraxialité du rayon moyen de ce pinceau issu de Ao» ainsi que « la proximité entre le point d'incidence et le centre optique de la lentille » entraîne « la paraxialité du pinceau émergent convergeant en Ai, d'où |θi|1».
  84. On écrit l'égalité car, dans les conditions de Gauss, on ne considère que les termes prépondérants d'ordre un mais en fait ce n'est qu'une approximation à l'ordre un d'où, dans la démonstration, Modèle:Nobr
  85. 85,0 et 85,1 Joseph Louis Lagrange (1736 - 1813) mathématicien, mécanicien et astronome italien, naturalisé français vers la fin du XVIIIème siècle (de nom italien Giuseppe Luigi Lagrangia) ;
    Modèle:Alon lui doit, entre autres, d'avoir jeté en mathématiques les bases du calcul variationnel, calcul qu'il appliqua en mécanique pour résoudre quelques problèmes [propagation du son, corde vibrante, librations de la Lune (c.-à-d. petites variations de son orbite)] ;
    Modèle:Alen 1788, alors installé à Paris, il publia son livre de mécanique analytique dont le formalisme a permis, un siècle et demi plus tard, l'ébauche de la mécanique quantique, il est aussi l'un des pères du système métrique et de la division décimale des unités ;
    Modèle:Alon remarquera que le domaine de l'optique n'est pas pour Lagrange un domaine privilégié (ni pour Helmholtz non plus) !
  86. 86,0 et 86,1 Hermann Ludwig Ferdinand von Helmholtz (1821 - 1894) physiologiste et physicien allemand, à qui on doit d'importantes contributions dans la perception des sons et des couleurs ainsi que surtout dans le domaine de la thermodynamique ;
    Modèle:Alon remarquera que le domaine de l'optique n'est pas pour Helmholtz un domaine privilégié (ni pour Lagrange non plus) !
  87. La relation de Lagrange - Helmholtz d'une lentille mince est généralisable à tout système dioptrique pour lequel les espaces d'entrée et de sortie sont de même indice, plus précisément on démontre que la relation de Lagrange - Helmholtz s'écrit «ninoGa(Ao)Gt(Ao)=+1 pour un système dioptrique quelconque » ce qui donne effectivement «Ga(Ao)Gt(Ao)=+1 quand ni=no» ;
    Modèle:Alnous avons vu la relation de Lagrange - Helmholtz pour un miroir plan (relation généralisable à tout système catadioptrique unidirectionnel) «Ga(Ao)Gt(Ao)=1», le signe du produit « grandissement angulaire - grandissement transverse » caractérisant la nature dioptrique ou catadioptrique du système.
  88. Le rétroéclairage est une technique d'éclairage par l'arrière, exemple d'objet rétroéclairé « diapositive éclairée par source située derrière ».
  89. L'image par une lentille divergente est réelle si l'objet est virtuel entre la face de sortie de la lentille et son plan focal objet, alors qu'une lentille convergente donne une image réelle pour un objet réel situé en deçà du plan focal objet (pour mémoire l'image d'un objet virtuel par une lentille convergente est aussi réelle).
  90. Cette condition nécessaire n'est toutefois pas suffisante.
  91. Voir le paragraphe « 1ère relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Descartes » plus haut dans ce chapitre.
  92. 92,0 92,1 92,2 92,3 92,4 92,5 et 92,6 Friedrich Wilhelm Bessel (1784 - 1846) astronome, mathématicien, géodésien et physicien allemand, connu pour avoir défini les fonctions de Bessel et aussi avoir effectué en 1838 les 1ères mesures précises de la distance d'une étoile fixe l'« étoile binaire et circumpolaire 61 Cygni » (système binaire d'étoiles naines oranges quasi identiques situées dans la constellation du Cygne).
  93. 93,0 et 93,1 Jean Thiébault Silbermann (1806 - 1865) physicien français à qui on doit les 1ères mesures de thermochimie et quelques inventions en optique (dont un focomètre).
  94. En effet la dérivée partielle de la valeur absolue du grandissement transverse «|Gt,1(Ao)|=D+D(D4fi)DD(D4fi)» relativement à fi à D fixée se calcule selon «([|Gt,1(Ao)|]fi)D= [DD(D4fi)]4D2D(D4fi)[D+D(D4fi)]4D2D(D4fi)[DD(D4fi)]2» soit «([|Gt,1(Ao)|]fi)D=4D2D(D4fi)[DD(D4fi)]2<0» après simplification.
  95. En effet la dérivée partielle de la valeur absolue du grandissement transverse «|Gt,1(Ao)|=D+D(D4fi)DD(D4fi)» relativement à D à fi fixée se calcule selon «([|Gt,1(Ao)|]D)fi= [DD(D4fi)][1+2D4fi2D(D4fi)][D+D(D4fi)][12D4fi2D(D4fi)][DD(D4fi)]2» soit «([|Gt,1(Ao)|]D)fi=4DfiD(D4fi)[DD(D4fi)]2>0» après simplification.
  96. 96,0 96,1 96,2 96,3 et 96,4 Galileo Galilei (1564 - 1642) mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien (plus exactement pour l'époque « florentin », l'unification de l'Italie ne datant que de 1861), à qui on doit en 1609 l'amélioration de la longue vue inventée par l'opticien hollandais Hans Lippershey (1570 - 1619) en lunette d'observation des objets célestes sans inversion de l'image par ajout d'une lentille divergente ; dès 1610 en observant les phases de Vénus, il est convaincu que le géocentrisme ne permet pas une explication simple de cette observation contrairement à l'héliocentrisme [théorie physique dont l'essor est essentiellement dû à Nicolas Copernic (1473 - 1543) chanoine, médecin et astronome polonais] et défend cette thèse en poursuivant ses observations jusqu'en 1633 où il fût déclaré suspect d'hérésie par l'Inquisition romaine et dût adjurer ; il a aussi posé les bases de la mécanique en étudiant l'équilibre et le mouvement des corps solides (en particulier leur chute, leur translation rectiligne et leur inertie) ainsi que la généralisation des mesures de temps (en particulier par l'étude de l'isochronisme du pendule).
  97. 97,0 et 97,1 Le foyer principal image de l'objectif étant le foyer principal objet de l'oculaire.
  98. 98,0 98,1 et 98,2 En effet Fi,2 est géométriquement symétrique Fo,2 relativement à O2.
  99. Une 1ère influence d'un oculaire divergent est une diminution de l'encombrement de la lunette.
  100. 100,0 et 100,1 δ étant l'axe optique secondaire de l'oculaire associé au foyer secondaire objet de ce dernier φo,2,δ {=φi,1,δ c.-à-d. le foyer secondaire image associé à l'axe secondaire δ de l'objectif}.
  101. 101,0 et 101,1 Nombre sans unité, α et α devant être exprimés dans la même unité.
  102. 102,0 et 102,1 Les angles étant algébrisés, la positivité du grossissement définit une image droite (respectivement la négativité une image inversée) à l'infini d'un objet à l'infini.
  103. 103,0 103,1 et 103,2 Sous conditions de Gauss les angles sont petits et on peut confondre la tangente d'un angle avec la valeur de l'angle en rad à l'ordre un en cet angle.
  104. 104,0 et 104,1 Les signes sont satisfaisants car Fi,1φi,1,δ<0, O1Fi,1>0 et α<0.
  105. Les signes sont satisfaisants car Fo,2φo,2,δ<0, O2Fo,2>0 et α<0.
  106. 106,0 et 106,1 On écrit l'égalité car, dans les conditions de Gauss, on ne considère que les termes prépondérants d'ordre un mais en fait ce n'est qu'une approximation à l'ordre un d'où, dans la démonstration, «Gfi,1fo,2».
  107. Une seconde influence d'un oculaire divergent est l'obtention d'une image droite due au fait que le grossissement est positif α de même signe que α.
  108. 108,0 108,1 108,2 et 108,3 Dans l'hypothèse où le cercle oculaire serait virtuel, l'œil de l'observateur ne pourrait évidemment pas y être positionné, il conviendrait alors de placer ce dernier dans l'espace image réelle le plus près possible du cercle oculaire c.-à-d. sur la face de sortie de la lunette laquelle est l'oculaire lui-même.
  109. 109,0 et 109,1 On rappelle que le foyer principal objet de l'oculaire est confondu avec le foyer principal image de l'objectif pour que la lunette soit afocale.
  110. 110,0 110,1 110,2 110,3 110,4 et 110,5 Voir le paragraphe « 1ère relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Newton» plus haut dans ce chapitre.
  111. 111,0 111,1 111,2 et 111,3 Voir le paragraphe « 2ème relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de grandissement transverse) de Newton » plus haut dans ce chapitre.
  112. 112,0 112,1 et 112,2 Le diamètre de la pupille de l'œil varie entre 2 et 8mm, 2mm à fort éclairement et 8mm dans l'obscurité.
  113. Pour la même vergence de l'objectif et une vergence opposée de l'oculaire, la lunette astronomique est plus encombrante (plus longue) que la lunette de Galilée.
  114. 114,0 et 114,1 Ceci n'est pas à considérer comme un défaut majeur car le but d'une lunette astronomique est d'observer les objets d'une voûte céleste en rotation, le haut devenant le bas après quelques heures.
  115. 115,0 et 115,1 Les signes sont satisfaisants car Fo,2φo,2,δ<0, O2Fo,2<0 et α>0.
  116. Un second léger inconvénient d'un oculaire convergent est l'obtention d'une image inversée dû au fait que le grossissement est négatif.
  117. Il est difficile de dire qui a inventé le 1er microscope optique :
    Modèle:Alles 1ers à s'en être prévalu sont l'opticien hollandais Hans Janssen et son fils Zacharias Janssen (v.1588 - v.1631) devenu à l'âge adulte, lunetier et fabricant de lentilles mais la date que ce dernier mentionne étant 1590 est pour le moins improbable en ce qui le concerne (ou en ce qui concerne la date) ;
    Modèle:Alle 2nd à être cité est Galileo Galilei (1564 - 1642) mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien (plus exactement pour l'époque « florentin », l'unification de l'Italie ne datant que de 1861), qui a développé un microscope composé d'une lentille convexe et d'une autre concave en 1609.
  118. 118,0 et 118,1 L'antécédent par l'oculaire du point image Ai, à l'infini de Δ étant son foyer principal objet Fo,2.
  119. L'intervalle optique est usuellement noté Δ mais dans ce cours Δ représente l'axe optique principal !
  120. Sera justifié dans les paragraphes « évaluation du grandissement transverse de l'objet par l'objectif ainsi que de sa position » et « retour sur le calcul du grossissement commercial du microscope » plus bas dans ce chapitre.
  121. δ étant l'axe optique secondaire de l'oculaire associé au foyer secondaire objet de ce dernier φo,2,δ {lequel se détermine comme intersection du rayon émergent de l'objectif et du plan focal objet de l'oculaire}.
  122. En fait cette manière de définir le grossissement donne une valeur toujours inférieure aux autres façons de le définir.
  123. Les signes sont satisfaisants car AoBo>0 et α0<0 d'où le signe .
  124. On a utilisé fo,2=fi,2.
  125. Bien sûr on pourrait utiliser la 2ème relation de conjugaison de Descartes [voir le paragraphe « 2ème relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de grandissement transverse) de Descartes » plus haut dans ce chapitre] mais à condition d'utiliser simultanément la 1ère car si pi est connue, po ne l'est pas avant d'avoir utilisé la relation de conjugaison de position de Descartes [voir le paragraphe « 1ère relation de conjugaison (ou relation de conjugaison de position) de Descartes » plus haut dans ce chapitre] ; l'avantage de la relation de conjugaison de grandissement transverse de Newton c'est qu'elle nécessite de connaître l'abscisse image ou objet mais qu'il n'est pas nécessaire de connaître les deux.
  126. On vérifie qu'il faut choisir l'intervalle optique e grand devant la distance focale fi,1 de l'objectif pour obtenir un grandissement transverse de l'objet par l'objectif grand en valeur absolue.
  127. L'objet est donc quasiment dans le plan focal objet de l'objectif.
  128. Nous avons vu dans la note « 130 » plus haut dans ce chapitre qu'une autre façon possible de définir le grossissement est de comparer α à α l'angle algébrisé sous lequel l'observateur verrait l'objet en gardant la « même distance objet - œil » mais par observation directe sans passer par le microscope, nous ferons le calcul de ce grossissement dans le paragraphe « position du centre du cercle oculaire (autre façon de définir le grossissement d'un microscope) » plus bas dans ce chapitre.
  129. Dans l'hypothèse où le cercle oculaire serait virtuel, l'œil de l'observateur ne pourrait évidemment pas y être positionné, il conviendrait alors de placer ce dernier dans l'espace image réelle le plus près possible du cercle oculaire c.-à-d. sur la face de sortie du microscope laquelle est l'oculaire lui-même.
  130. Voir le paragraphe « position du centre du cercle oculaire (d'un microscope) » plus haut dans ce chapitre.

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