Outils mathématiques pour la physique (PCSI)/Barycentre d'un système de points
Modèle:AlOn va se limiter au cadre de la géométrie élémentaire pour introduire la notion de barycentre d'un système de points avec son utilisation pratique en physique.
Barycentre de deux points
Modèle:AlCette notion peut être introduite dès lors qu'on associe à chaque point une grandeur additive, non nulle caractérisant le point,
Modèle:AlModèle:Transparenton dit alors que les points sont « pondérés » par cette grandeur, celle-ci définissant le cœfficient affecté au point [1].
Définition du barycentre d'un système de deux points pondérés
Modèle:AlSoit le système de deux points pondérés , les cœfficients affectés aux points étant tous deux , on appelle
Modèle:AlModèle:Transparentbarycentre de ce système de deux points pondérés le point tel que «».
Modèle:AlCondition d'existence et d'unicité : Supposons l'existence du barycentre du système et
Modèle:AlModèle:Transparentappliquons la relation de Chasles [2] que l'on reporte dans la définition de soit
Modèle:AlModèle:Transparent d'où l'équation suivante ;
Modèle:AlModèle:Transparenton en déduit une C.N. [3] d'existence du barycentre du système qui est «» et
Modèle:AlModèle:Transparentsous cette condition on obtient une solution unique «».
Modèle:AlModèle:TransparentConclusion : le barycentre du système n'existe et est unique que si «».
Modèle:AlRemarque : On peut prolonger la définition du barycentre du système au cas où à condition d'admettre que le barycentre puisse être un point à l'infini sur une direction, ainsi
Modèle:AlModèle:Transparentde on déduit que « le barycentre du système avec est le point à l'infini de la direction » [4].
Vecteur position du barycentre du système de deux points pondérés
Modèle:Al étant un point quelconque de l'espace, on utilise la relation de Chasles [2] pour réécrire que l'on reporte dans la définition du barycentre «» [5]
Modèle:AlModèle:Transparent «» [6] soit,
Modèle:AlModèle:Transparentdans le cas d'un barycentre restant à distance finie c.-à-d. «», «».
Méthode de construction du barycentre du système de deux points pondérés

Modèle:AlLe point étant un point quelconque peut être choisi en un des points par exemple
Modèle:Alla formule précisant le vecteur position du barycentre se réécrit selon
Modèle:AlModèle:Transparentétablissant que le point se trouve sur la droite plus précisément
- si et sont tous deux , se trouve sur le segment
Modèle:Transparentsitué, à partir de à la fraction de la longueur du segment ,
Modèle:Transparentles points , et sont alignés dans l'ordre ; - si est et de valeur absolue , se trouve au-delà du segment
Modèle:Transparentsitué, à partir de à la fraction de la longueur du segment ,
Modèle:Transparentles points , et sont alignés dans l'ordre ; - si est et de valeur absolue , se trouve en-deçà du segment
Modèle:Transparentsitué, à partir de à la fraction de la longueur du segment ,
Modèle:Transparentles points , et sont alignés dans l'ordre .
Modèle:AlExemple de construction : Soit à construire le barycentre du système
Modèle:AlModèle:Transparentd'après ce qui précède on en déduit c.-à-d. que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur le segment au de la longueur du segment à partir de
Modèle:AlModèle:Transparentvoir construction ci-dessus utilisant le théorème de Thalès [7].
Propriété d'homogénéité
Modèle:AlSi est le barycentre du système avec , « pour tout réel , le barycentre du système est encore ».
Modèle:AlDémonstration : la définition du barycentre du système étant [5], multipliant cette dernière par et
Modèle:AlModèle:Transparentutilisant la distributivité de la multiplication par un scalaire relativement à l'addition vectorielle
Modèle:AlModèle:Transparent c.-à-d. la définition du barycentre du système .
Cas particulier : isobarycentre d'un système de deux points
Modèle:AlOn parle d'« isobarycentre d'un système de deux points » quand les cœfficients qui leur sont affectés sont égaux ou si tous les cœfficients sont égaux à ;
Modèle:Alpropriété : l'isobarycentre d'un système de deux points est le milieu du segment joignant les deux points.
Barycentre de trois points
Modèle:AlOn généralise aisément la notion de barycentre à un système de trois points pondérés
Définition du barycentre d'un système de trois points pondérés
Modèle:AlSoit le système de trois points pondérés , les cœfficients affectés aux points étant tous trois , on appelle
Modèle:AlModèle:Transparentbarycentre de ce système de trois points pondérés le point tel que «».
Modèle:AlCondition d'existence et d'unicité : Supposons l'existence du barycentre du système et
Modèle:AlModèle:Transparentappliquons les relations de Chasles [2] que l'on reporte dans la définition de soit
Modèle:AlModèle:Transparent d'où l'équation suivante ;
Modèle:AlModèle:Transparenton en déduit une C.N. [3] d'existence du barycentre du système qui est «» et
Modèle:AlModèle:Transparentsous cette condition on obtient une solution unique «».
Modèle:AlModèle:TransparentConclusion : le barycentre du système n'existe et est unique que si «».
Modèle:AlRemarque : On peut prolonger la définition du barycentre du système au cas où si on admet que le barycentre puisse être le point à l'infini d'une direction, ainsi
Modèle:AlModèle:Transparentde on déduit que « le barycentre du système des trois points avec
Modèle:AlModèle:Transparentest le point à l'infini de la direction de » [4].
Vecteur position du barycentre du système de trois points pondérés
Modèle:Al étant un point quelconque de l'espace, on utilise les relations de Chasles [2] pour que l'on reporte dans la définition du barycentre «» [8]
Modèle:AlModèle:Transparent[9] soit,
Modèle:AlModèle:Transparentdans le cas d'un barycentre restant à distance finie c.-à-d. «», «».
Propriétés de commutativité et d'associativité de la prise de barycentre, notion de barycentre partiel
Modèle:AlLa définition du barycentre d'un système de deux ou trois points pondérés ne précisant pas l'ordre des points, la prise de barycentre est évidemment commutative ;
Modèle:Alla prise de barycentre du système des trois points pondérés avec
Modèle:AlModèle:Transparentest associative si , cela se traduisant alors, avec point quelconque pris pour origine, selon
Modèle:AlModèle:Transparentle vecteur position du barycentre du système des trois points pondérés
Modèle:AlModèle:Transparentpeut se réécrire en réduisant l'une quelconque des sommes vectorielles selon
Modèle:AlModèle:Transparent où les éléments du triplet
Modèle:AlModèle:Transparent sont respectivement les « barycentres partiels » du système des deux points
Modèle:AlModèle:Transparentpondérés , et ; ainsi
Modèle:AlModèle:Transparentla somme vectorielle peut se réécrire selon
Modèle:AlModèle:Transparent d'où
Modèle:AlModèle:Transparenttrois façons de réécrire le vecteur position du barycentre du système des trois points pondérés
Modèle:AlModèle:Transparenten utilisant l'un des trois barycentres partiels
Modèle:AlModèle:Transparent«».
Méthode de construction du barycentre du système de trois points pondérés
Modèle:AlLa méthode la plus simple consiste à définir le barycentre partiel entre deux points judicieusement choisis par exemple entre et , le barycentre partiel étant puis
Modèle:AlModèle:Transparentà déterminer le barycentre du système des deux points pondérés lequel
Modèle:AlModèle:Transparents'identifie au barycentre du système des trois points pondérés :

Modèle:AlExemple de construction du barycentre du système des trois atomes d'une molécule d'eau, chaque atome étant affecté de son nombre de masse [10] :
Modèle:AlModèle:Transparentune molécule d'eau est constitué de deux atomes d'hydrogène, notés et pour les distinguer [11]
Modèle:AlModèle:Transparentliés à un atome d'oxygène, noté ,
Modèle:AlModèle:Transparentl'angle entre les liaisons étant et
Modèle:AlModèle:Transparentla longueur de chaque liaison étant la même égale à [12],
Modèle:AlModèle:Transparentle nombre de masse d'un atome d'hydrogène étant et celui d'un atome d'oxygène ;
Modèle:AlModèle:Transparenton cherche donc le barycentre du système des trois atomes pondérés et pour cela
Modèle:AlModèle:Transparenton détermine d'abord l'isobarycentre des deux atomes d'hydrogène et qui est
Modèle:AlModèle:Transparentau milieu du segment joignant ces derniers [13], il est donc
Modèle:AlModèle:Transparentsur la bissectrice de l'angle situé
Modèle:AlModèle:Transparentà la distance de l’atome d'oxygène, soit numériquement,
Modèle:AlModèle:Transparent en ou , puis
Modèle:AlModèle:Transparenton détermine le barycentre des deux points pondérés , étant sur la bissectrice de l'angle
Modèle:AlModèle:Transparenttel que [14],
Modèle:AlModèle:Transparentà la distance en soit .
Isobarycentre d'un système de trois points non alignés, conséquence sur la propriété des médianes d'un triangle quelconque
Modèle:AlOn parle d'« isobarycentre d'un système de trois points » quand les cœfficients qui leur sont affectés sont égaux ou si tous les cœfficients sont égaux à .

Modèle:AlPropriété : l'isobarycentre du système de trois points peut se déterminer en faisant intervenir l'un des trois isobarycentres partiels
Modèle:AlModèle:Transparentdans ce qui suit les trois points sont non alignés de façon à former un triangle :
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système qui est milieu du segment [13] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système des deux points donc
Modèle:AlModèle:Transparenttel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane au de la longueur de la médiane à partir de ou
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système qui est milieu du segment [13] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système des deux points donc
Modèle:AlModèle:Transparenttel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane au de la longueur de la médiane à partir de ou enfin
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système qui est milieu du segment [13] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système des deux points donc
Modèle:AlModèle:Transparenttel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane au de la longueur de la médiane à partir de ;
Modèle:AlModèle:Transparenton en déduit que les trois médianes d'un triangle quelconque sont concourantes, le point de concours , appelé « centre de gravité du triangle »,
Modèle:AlModèle:Transparentétant, sur chaque médiane, au de sa longueur à partir du sommet ;
Modèle:AlModèle:Transparentle centre de gravité du triangle est donc défini par «»,
Modèle:AlModèle:Transparentson vecteur position relativement à un point quelconque étant «» [15].
Barycentre de n points
Modèle:AlOn généralise la notion de barycentre à un système de n points pondérés, [16]
Définition du barycentre d'un système de n points pondérés
Modèle:AlSoit le système de points pondérés , les cœfficients affectés aux points étant tous , on appelle
Modèle:AlModèle:Transparentbarycentre de ce système de n points pondérés le point tel que «».
Modèle:AlCondition d'existence et d'unicité : On admet qu'une C.N. [3] d'existence du barycentre du système est «» et
Modèle:AlModèle:Transparentque sous cette condition on obtient une solution unique.
Notion d'espace affine de direction l'espace vectoriel associé
Modèle:AlÉtant donné un espace vectoriel sur le corps des réels on appelle
Modèle:AlModèle:Transparentespace affine de direction l'ensemble non vide muni d'une application qui, à chaque bipoint de associe un élément de noté
Modèle:AlModèle:Transparentvérifiant les deux propriétés suivantes :
Modèle:AlModèle:Transparent«, la relation de Chasles [2]
Modèle:AlModèle:Transparents'applique dans » et
Modèle:AlModèle:Transparent«, , il existe un translaté unique de par » c.-à-d.
Modèle:AlModèle:Transparent« tel que » [17].
Modèle:AlOn définit la dimension de l'espace affine par celle de l'espace vectoriel qui lui est associé ;
Modèle:Alexemples : espace affine de dimension encore appelé « droite affine » dont la direction est l'espace vectoriel généré par un vecteur ;
Modèle:AlModèle:Transparentespace affine de dimension encore appelé « plan affine » dont la direction est l'espace vectoriel généré par deux vecteurs non colinéaires ;
Modèle:AlModèle:Transparentespace affine de dimension [18] dont la direction est l'espace vectoriel généré par trois vecteurs non coplanaires ;
Modèle:AlModèle:Transparentespace affine de dimension dont la direction est l'espace vectoriel généré par , formant une famille libre [19],
Modèle:AlModèle:Transparentnon concevable par notre cerveau dont l'imaginaire ne peut représenter que trois dimensions au maximum [20].
Modèle:AlPropriété : si on fixe un point origine dans l'espace affine , il existe une application de dans sa direction
Modèle:AlModèle:Transparentqui, à tout point de associe le vecteur ; cette application est alors bijective [21].
Isobarycentre d'un système de quatre points non coplanaires, conséquence sur la propriété des médianes d'un tétraèdre quelconque
Modèle:AlOn parle d'« isobarycentre d'un système de quatre points » quand les cœfficients qui leur sont affectés sont égaux ou si tous les cœfficients sont égaux à .

Modèle:AlPropriété : l'isobarycentre du système de quatre points
Modèle:AlModèle:Transparentpeut se déterminer en faisant intervenir l'un des quatre isobarycentres partiels
Modèle:AlModèle:Transparentdans ce qui suit les quatre points sont non coplanaires [22] de façon à former un tétraèdre :
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système ,
Modèle:AlModèle:Transparent étant le centre de gravité de la face [23] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système donc
Modèle:AlModèle:Transparenttel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane [24]
Modèle:AlModèle:Transparentau de la longueur de la médiane à partir de ou
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système ,
Modèle:AlModèle:Transparent étant le centre de gravité de la face [23] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système donc
Modèle:AlModèle:Transparenttel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane [24]
Modèle:AlModèle:Transparentau de la longueur de la médiane à partir de ou
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système ,
Modèle:AlModèle:Transparent étant le centre de gravité de la face [23] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système donc tel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane [24] au de la longueur de la médiane à partir de ou enfin
Modèle:AlModèle:Transparentutiliser l'isobarycentre partiel du système , étant le centre de gravité de la face [23] puis
Modèle:AlModèle:Transparenten déduire comme barycentre du système donc tel que établissant que
Modèle:AlModèle:Transparent se trouve sur la médiane [24] au de la longueur de la médiane à partir de ;
Modèle:AlModèle:Transparenton en déduit que les quatre médianes d'un tétraèdre quelconque sont concourantes, le point de concours , appelé « centre de gravité du tétraèdre »,
Modèle:AlModèle:Transparentétant, sur chaque médiane, au de sa longueur à partir du sommet ;
Modèle:AlModèle:Transparentle centre de gravité du tétraèdre est donc défini selon la relation «»,
Modèle:AlModèle:Transparentson vecteur position relativement à un point quelconque étant «» [25].
Notion de fonction vectorielle de Leibniz
Modèle:AlOn se place dans un espace affine de direction l'espace vectoriel tous deux de dimension ;
une famille de
points de
et
une famille de
scalaires réels, on appelle
« l'application de dans qui, au point associe le vecteur ».
Modèle:AlPropriétés : si
, la fonction vectorielle de Leibniz [26] associée au système de
points pondérés
de l'espace affine
Modèle:AlModèle:Transparents'annule pour un unique point
définissant le barycentre du système des
points pondérés
;
Modèle:AlModèle:Transparent« si », la fonction vectorielle de Leibniz [26] associée au système de points pondérés de l'espace affine
Modèle:AlModèle:Transparentpeut être simplifiée en utilisant le barycentre du système des points pondérés
Modèle:AlModèle:Transparentselon «» ;
Modèle:AlModèle:Transparent« si
», avec
choisi comme origine du vecteur position du barycentre
du système des
points pondérés
, on obtient
Modèle:AlRemarque : « si », on démontre que la fonction vectorielle de Leibniz [26] associée au système de points pondérés de l'espace affine à savoir
Modèle:AlModèle:Transparentest constante ;
Modèle:AlModèle:Transparent« avec » la constante s'écrit « avec le barycentre du système des points pondérés autres que »,
Modèle:Transparenten effet si , « la somme se réécrit » « l'existence et l'unicité du barycentre des points pondérés
Modèle:Transparent» soit
Modèle:Transparent«» ou encore
Modèle:Transparent«» que l'on reporte dans la définition de
Modèle:Transparentla fonction vectorielle de Leibniz [26]
Modèle:AlModèle:Transparent«» soit, par utilisation de la relation de Chasles [2]
Modèle:AlModèle:Transparent«» C.Q.F.D. [27].
Utilisation de la notion de barycentre à la détermination de lieu de points défini par une relation scalaire particulière
Lieu des points M tel que le rapport des distances à deux points distincts d'un espace affine euclidien à trois dimensions soit égal à un réel positif différent de un
Modèle:AlEspace vectoriel euclidien : un espace vectoriel est dit « euclidien » si on définit sur lui un produit scalaire de deux vecteurs [28].
Modèle:AlEspace affine euclidien : un espace affine est dit « euclidien » si l'espace vectoriel direction de l'espace affine est « euclidien »,
Modèle:AlModèle:Transparentla conséquence étant la possibilité de mesurer distances et angles dans l'espace affine « euclidien » ;
Modèle:AlModèle:Transparentla distance entre deux points de l'espace affine « euclidien »
de direction l'espace vectoriel
est l'application
de
dans
défini par
Modèle:AlModèle:Transparentl'angle entre deux bipoints de l'espace affine « euclidien »
de direction l'espace vectoriel
est l'application
de
dans
[29] défini par
Modèle:AlProblème posé : Trouver le lieu des points de l'espace affine « euclidien » de dimension tel que, étant deux points distincts de cet espace,
Modèle:AlModèle:Transparentle rapport des distances séparant de chacun des points est un réel , , ou
Modèle:AlModèle:Transparenttel que «» [31].
Modèle:AlSolution : La relation de définition de étant « avec », et ,
Modèle:AlModèle:Transparentpeut se réécrire «» ou encore Modèle:Nobr soit finalement
Modèle:AlModèle:Transparent«» [32] ;
Modèle:AlModèle:Transparenton réalise alors la réduction des sommes vectorielles «
» en utilisant respectivement les barycentres
du système des deux points pondérés
,
Modèle:AlModèle:Transparentchaque barycentre existant et étant unique car
Modèle:AlModèle:Transparentla somme des cœfficients affectant les points de chacun des systèmes est non nulle [33]
Modèle:Transparentsoit «
»
Modèle:AlModèle:Transparentce qui permet de réécrire la relation de définition du lieu cherché des points
selon «
» ou,
Modèle:AlModèle:Transparentavec
, «
» soit enfin
« est le barycentre du système » et « celui du système ».
Notion de fonction scalaire de Leibniz
Modèle:AlOn se place dans un espace affine euclidien de direction l'espace vectoriel euclidien tous deux de dimension ;
une famille de
points de
et
une famille de
scalaires réels, on appelle
« l'application de dans qui, au point associe le scalaire ».
Modèle:AlPropriétés : « si », la fonction scalaire de Leibniz [26] associée au système de points pondérés de l'espace affine euclidien
Modèle:AlModèle:Transparentpeut être réduite, en utilisant le barycentre du système des n points pondérés , selon
Modèle:AlModèle:Transparent«» [34] ;
Modèle:AlModèle:Transparenten effet, par relation de Chasles [2], soit,
Modèle:AlModèle:Transparenten reportant dans la relation de définition de la fonction scalaire de Leibniz [26] et
Modèle:AlModèle:Transparenten factorisant dans les produits de scalaires et les produits scalaires de vecteurs [35]
Modèle:AlModèle:Transparent«» ou,
Modèle:AlModèle:Transparentpar définition « du barycentre du système des points pondérés » [36],
Modèle:AlModèle:Transparentla fonction scalaire de Leibniz [26] se réécrit «» ;
Modèle:AlModèle:Transparent« si
», avec
choisi comme origine du vecteur position du barycentre
du système des
points pondérés
, on obtient
Modèle:AlRemarque : « si », ayant admis que la fonction vectorielle de Leibniz [26] associée au système de points pondérés de l'espace affine euclidien à savoir
Modèle:AlModèle:Transparentà est constante s'écrivant, « si » [37],
Modèle:AlModèle:Transparent« avec le barycentre du système des points pondérés autres que » [38] soit
Modèle:AlModèle:Transparentla réduction de la fonction scalaire de Leibniz [26] selon «» avec point arbitrairement fixé ;
Modèle:AlModèle:Transparenten effet « si avec », l'existence et l'unicité du barycentre des points pondérés autres que ;
Modèle:AlModèle:Transparent étant un point de choisi arbitrairement, l'utilisation de la relation de Chasles [2] conduisant à donne,
Modèle:AlModèle:Transparenten reportant dans la définition de la fonction scalaire de Leibniz [26] avec
Modèle:AlModèle:Transparent«» obtenue
Modèle:AlModèle:Transparenten factorisant dans les produits de scalaires et les produits scalaires de vecteurs [35] et en utilisant la nullité de la somme des cœfficients, ou encore,
Modèle:AlModèle:Transparent«» où «[39] dans la mesure où » C.Q.F.D. [27].
Prolongement de la notion de barycentre à un système continu de points pondérés
Modèle:AlOn considère maintenant un système continu de points en chacun desquels est affectée une densité de cœfficient continue par morceaux,
Modèle:AlModèle:Transparentces points décrivant une courbe, une surface ou une expansion tridimensionnelle continues dans un espace affine euclidien à trois dimensions
Modèle:AlModèle:Transparentdans lequel est définie l'intégrabilité.
Barycentre d'un système continu de points décrivant une courbe continue en chacun desquels est affectée une densité linéique de cœfficient continue par morceaux
Modèle:AlSoit une courbe continue de point générique affecté d'une densité linéique de cœfficient continue par morceaux, on y définit
Modèle:AlModèle:Transparentle barycentre de ce système de points par «» [40] où est l'abscisse curviligne du point générique sur [41] ;
Modèle:Alon établit [42] que la condition d'existence et d'unicité du barycentre du système de points est «» [40] ;
Modèle:Alon démontre aussi [42] que le vecteur position du barycentre du système de points avec point quelconque de l'espace affine euclidien à trois dimensions
Modèle:AlModèle:Transparentdans lequel est définie la courbe
Modèle:AlModèle:Transparents'écrit «» [40].
Barycentre d'un système continu de points décrivant une surface continue en chacun desquels est affectée une densité surfacique de cœfficient continue par morceaux
Modèle:AlSoit une surface continue de point générique affecté d'une densité surfacique de cœfficient continue par morceaux, on y définit
Modèle:AlModèle:Transparentle barycentre de ce système de points par «» [43] où est l'aire élémentaire définie au point générique sur [44] ;
Modèle:Alon établit [42] que la condition d'existence et d'unicité du barycentre du système de points est «» [43] ;
Modèle:Alon démontre aussi [42] que le vecteur position du barycentre du système de points avec point quelconque de l'espace affine euclidien à trois dimensions
Modèle:AlModèle:Transparentdans lequel est définie la surface
Modèle:AlModèle:Transparents'écrit «» [43].
Barycentre d'un système continu de points décrivant une expansion tridimensionnelle continue en chacun desquels est affectée une densité volumique de cœfficient continue par morceaux
Modèle:AlSoit une expansion tridimensionnelle continue de point générique affecté d'une densité volumique de cœfficient continue par morceaux, on y définit
Modèle:AlModèle:Transparentle barycentre de ce système de points par «» [45] où est le volume élémentaire défini au point générique dans [46] ;
Modèle:Alon établit [42] que la condition d'existence et d'unicité du barycentre du système de points est «» [45] ;
Modèle:Alon démontre aussi [42] que le vecteur position du barycentre du système de points avec point quelconque de l'espace affine euclidien à trois dimensions
Modèle:AlModèle:Transparentdans lequel est définie l'expansion
Modèle:AlModèle:Transparents'écrit «» [45].
Notes et références
- ↑ Si les points sont étudiés dans le cadre gravitationnel à une échelle où les atomes sont considérés comme insécables, la grandeur en question va être la masse du point effectivement additive ce qui cesserait d'être le cas à l'intérieur d'un atome à cause de la conversion masse énergie ;
Modèle:Alsi les points sont étudiés dans le cadre électrostatique, la grandeur en question va être la charge du point effectivement additive - ↑ 2,0 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 et 2,7 Michel Chasles (1793 - 1880) mathématicien français à qui on doit d'importants travaux en géométrie projective ainsi qu'en analyse harmonique ; la relation dite de Chasles, connue depuis très longtemps, porte son nom pour lui rendre hommage.
- ↑ 3,0 3,1 et 3,2 Condition Nécessaire.
- ↑ 4,0 et 4,1 Ceci est une extension de la définition du barycentre qu'a priori nous n'utiliserons pas.
- ↑ 5,0 et 5,1 Voir le paragraphe « définition du barycentre d'un système de deux points pondérés » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ Cette propriété est encore connue sous le nom de « réduction de somme vectorielle » : pour tout point de l'espace la somme se réduit à l'aide du barycentre du système en .
- ↑ Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesThalès - ↑ Voir le paragraphe « définition du barycentre d'un système de trois points pondérés » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ Cette propriété est encore connue sous le nom de « réduction de somme vectorielle » : pour tout point de l'espace la somme se réduit à l'aide du barycentre du système en .
- ↑ 10,0 et 10,1 Nombre de masse d'un atome : nombre de nucléons que contient ce dernier.
- ↑ Mais ils sont bien entendu identiques.
- ↑ Un angström étant un sous-multiple de l'unité de longueur du S.I. bien adapté aux distances atomiques Anders Jonas Ångström (1814 - 1874) astronome et physicien suédois qui fut l'un des fondateurs de la spectroscopie et l'un des pionniers dans l'étude des spectres, il découvrit la présence d'hydrogène dans le spectre solaire en , pour lui rendre hommage on donna son nom à une unité de longueur précisant l'ordre de grandeur dans les distances atomiques.
- ↑ 13,0 13,1 13,2 et 13,3 Voir le paragraphe « isobarycentre d'un système de deux points » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ Voir le paragraphe « vecteur position du barycentre du système de deux points pondérés » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ Si on particularise par exemple en on en déduit en accord avec la réduction de la somme vectorielle traduisant que est l'isobarycentre partiel de .
- ↑ C.-à-d. au moins .
- ↑ L'application qui, à un point de l'espace affine , associe son translaté par un vecteur est appelé « translation de vecteur ».
- ↑ Représentant l'« espace affine de la physique newtonienne à trois degrés de liberté ».
- ↑ On rappelle qu'un ensemble de vecteurs forme une famille libre si .
- ↑ La seule façon de concevoir un espace affine de dimension est d'imaginer les quatre sous espaces affines de dimension de direction l'un des quatre sous espaces vectoriels de dimension généré par ou ou ou .
- ↑ On rappelle qu'une application est bijective ssi tout élément de son ensemble d'arrivée a un et un seul antécédent.
- ↑ Le caractère « non coplanaire » des quatre points implique que l'espace affine dans lequel baignent ces quatre points est de dimension , on dit, dans ces conditions, que cet espace affine de dimension est généré par les quatre points non coplanaires, ceci se justifiant par le fait que l'ensemble de tous les barycentres de ces quatre points affectés de cœfficient quelconque génère l'espace affine ;
Modèle:Aldans le cas où les quatre points seraient coplanaires sans être alignés, ils généreraient un espace affine de dimension , ceci se justifiant par le fait que l'ensemble de tous les barycentres de ces quatre points coplanaires mais non alignés affectés de cœfficient quelconque constitue l'espace affine de dimension ;
Modèle:Aldans le cas où les quatre points seraient alignés, ils généreraient un espace affine de dimension , ceci se justifiant par le fait que l'ensemble de tous les barycentres de ces quatre points alignés affectés de cœfficient quelconque constitue l'espace affine de dimension . - ↑ 23,0 23,1 23,2 et 23,3 Voir le paragraphe « isobarycentre d'un système de trois points non alignés, conséquence sur la propriété des médianes d'un triangle quelconque » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ 24,0 24,1 24,2 et 24,3 On appelle « médiane d'un tétraèdre » tout segment joignant un sommet quelconque au centre de gravité de la face opposée à ce sommet ; il y a donc quatre médianes dans un tétraèdre quelconque.
- ↑ Si on particularise par exemple en on en déduit en accord avec la réduction de la somme vectorielle traduisant que est l'isobarycentre partiel de .
- ↑ 26,00 26,01 26,02 26,03 26,04 26,05 26,06 26,07 26,08 26,09 26,10 et 26,11 Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 - 1716) entre autres philosophe, scientifique, mathématicien allemand dont la contribution principale, dans le domaine mathématique, est l'invention du calcul infinitésimal calcul différentiel et calcul intégral dont la paternité doit être partagée avec Isaac Newton (1643 - 1727) philosophe, mathématicien, physicien et astronome britannique, surtout connu pour avoir fondé la mécanique classique et avoir développé le calcul infinitésimal, les deux mathématiciens l'ayant en fait développé plus ou moins indépendamment.
- ↑ 27,0 et 27,1 Ce Qu'il Fallait Démontrer.
- ↑ Voir le paragraphe « définition intrinsèque du produit scalaire de deux vecteurs » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ L'angle introduit étant non algébrisé.
- ↑ Voir le paragraphe « fonction inverse de la fonction cosinus : fonction arccosinus » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ Le cas est exclu car la méthode de résolution qui va être envisagée nécessite d'une part et d'autre part le lieu des points tel que est connu, c'est, par définition, le plan médiateur du segment .
- ↑ On étend l'identité définie dans muni de la multiplication scalaire à l'espace vectoriel « euclidien » donc muni de la multiplication scalaire entre vecteurs car « euclidien » selon pour tout .
- ↑ étant et , .
- ↑ Dans le cas où , cette réduction est à comparer à celle de la fonction vectorielle de Leibniz de même forme à l'exception du fait que la fonction vectorielle de Leibniz au point y est nulle par définition du barycentre du système de points pondérés.
- ↑ 35,0 et 35,1 La factorisation dans une somme de produits scalaires de vecteurs est l'opération inverse de la distributivité de la multiplication scalaire relativement à l'addition vectorielle, voir le paragraphe « autres propriétés (2ème propriété de la multiplication scalaire) » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ Voir le paragraphe « définition du barycentre d'un système de n points pondérés » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ Si le cœfficient non nul était il suffirait de remplacer l'indice par l'indice .
- ↑ Voir le paragraphe « notion de fonction vectorielle dans le cas où » plus haut dans le chapitre.
- ↑ Voir le paragraphe « notion de fonction vectorielle de Leibniz (remarque) » plus haut dans ce chapitre.
- ↑ 40,0 40,1 et 40,2 Voir le paragraphe « les deux types d'intégrales curvilignes sur une portion de courbe continue » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ Voir le paragraphe « abscisse curviligne d'un point sur une courbe continue » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ 42,0 42,1 42,2 42,3 42,4 et 42,5 Mais nous ne le ferons pas.
- ↑ 43,0 43,1 et 43,2 Voir le paragraphe « les deux types d'intégrales surfaciques et les grandes lignes de la méthode d'évaluation » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ Voir le paragraphe « pratique courante définissant l'aire élémentaire en un point d'une surface » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ 45,0 45,1 et 45,2 Voir le paragraphe « les deus types d'intégrales volumiques » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».
- ↑ Voir le paragraphe « pratique courante définissant le volume élémentaire en un point d'une expansion tridimensionnelle » du chap. de la leçon « Outils mathématiques pour la physique (PCSI) ».