Équivalents et développements de suites/Équivalent d'une suite définie par une intégrale

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Modèle:Chapitre

Nous commencerons par un exemple simple à titre d’introduction.

Exemple 1

Soit à trouver un équivalent de la suite (un)n∈ℕ définie par :

nun=1elnnxdx.

Recherchons une relation de récurrence entre un+1 et un à l’aide d’une intégration par parties.

un+1=1elnn+1xdx=1e1×lnn+1xdx=[x×lnn+1x]1e1ex×n+1xlnnxdx=e(n+1)1elnnxdx=e(n+1)un.

Nous avons obtenu la relation de récurrence :

un+1=e(n+1)un.

On en déduit que la suite (un) tend vers 0, car

0un=eun+1n+1en+1,

puis, qu'elle est équivalente à en, car

un=eun+1n+1=e+o(1)n+1en.

On peut donc conclure :

Modèle:Encadre


Nous allons maintenant étudier une méthode permettant de trouver un équivalent de certaines suites définies par une intégrale. Cette méthode, qui n’est pas générale, se rencontre dans certains problèmes portant sur le calcul intégral comme les problèmes sur l’intégrale de Wallis.

Nous exposerons cette méthode dans l'exemple suivant en la décomposant par étape, chaque étape faisant généralement l’objet d’une question séparée dans les problèmes où cette méthode est utilisée.

Exemple 2

Modèle:Wikipédia Essayons de trouver un équivalent de la suite d’intégrales dont le terme général est donné par :

In=0π2cosnxdx

(égal, par changement de variable y=π2x, à 0π2sinnydy).

Étape 1

Nous établirons une relation de récurrence entre In+2 et In. Ceci s’obtient grâce à une intégration par parties.

0π2cosn+2xdx=0π2cosxcosn+1xdx=[sinxcosn+1x]0π2+(n+1)0π2sin2xcosnxdx.

Compte tenu de l'égalité sin2x=1cos2x et après simplification, nous obtenons :

In+2=(n+1)(InIn+2),

ce qui donne finalement :

nIn+2=n+1n+2In.

Étape 2

Il nous faut trouver une suite constante (Cn)n∈ℕ dont le terme Cn s’exprime en fonction de In, de In+1 et de n.

Cette suite est :

Cn=(n+1)InIn+1.

En effet :

Cn+1=(n+2)In+1In+2=(n+2)In+1n+1n+2In=Cn.

La valeur de la constante est :

C0=(0+1)I0I0+1=I0I1.

Or :

I0=0π21dx=π2
I1=0π2cosxdx=1.

On obtient donc :

C0=I0I1=π2.

On en déduit alors la relation :

n(n+1)InIn+1=π2.

Étape 3

Cherchons à encadrer le rapport :

In+1In

par deux suites convergeant vers 1.

On peut déjà remarquer que la suite (In) est strictement positive et décroissante. En effet, pour tout n :

0<x<π20<cosx<10<cosn+1x<cosnx donc (d'après les propriétés de l'intégrale d'une fonction continue) :
0<0π2cosn+1xdx<0π2cosnxdx.

On a donc :

0<In+2<In+1<In,

d'où

n+1n+2=In+2In<In+1In<1.

Nous pouvons donc conclure :

In+1In.

Étape 4

Compte tenu de l’étape 2, on en déduit :

In2π2n.

On peut extraire la racine des deux membres. On peut donc conclure :

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