Thermodynamique (PCSI)/Descriptions microscopique et macroscopique d'un système à l'équilibre : Généralités

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Modèle:Chapitre

Rappel sur les échelles d’espace macroscopique, microscopique et mésoscopique

Introduction

Modèle:AlL'échelle d'espace mésoscopique a été entrevue une 1ère fois dans la note « 27 » du chap.2 intitulé « Propagation d'un signal : Exemples de signaux, spectre » de la leçon « Signaux physiques (PCSI) », puis

Modèle:AlModèle:Transparentvue plus en détail dans le paragraphe « modèle de la source ponctuelle monochromatique » chap.10 intitulé « Optique géométrique : sources lumineuses, milieu transparent, approximation de l'optique géométrique » de la même leçon « Signaux physiques (PCSI) » et enfin

Modèle:AlModèle:Transparentdéfinie avec précision dans le paragraphe « échelles macroscopique, mésoscopique et microscopique de l'espace » chap.21 intitulé « Circuits électriques dans l'ARQS : intensité, tension, puissance » de cette même leçon « Signaux physiques (PCSI) ».

Rappel des échelles d'espace macroscopique, microscopique et mésoscopique

  • Échelle macroscopique de l'espace : toute dimension «𝑙1mm=103m»,
  • échelle microscopique de l'espace : toute dimension «𝑙1mm=109m» (de l'ordre de la distance moyenne séparant deux atomes dans un solide ou deux molécules dans un gaz à pression et température usuelles) et
  • échelle mésoscopique de l'espace : les dimensions «𝑙1μm=106m» (peuvent être envisagées comme « des infiniment grands relativement aux dimensions microscopiques » et considérées comme « des infiniment petits relativement aux dimensions macroscopiques »).

Rappel sur les échelles de temps macroscopique, microscopique et mésoscopique

Introduction

Modèle:AlL'échelle de temps mésoscopique a été introduite une 1ère fois dans le paragraphe « échelles macroscopique, mésoscopique et microscopique de temps » chap.21 intitulé « Circuits électriques dans l'ARQS : intensité, tension, puissance » de la leçon « Signaux physiques (PCSI) ».

Rappel des échelles de temps macroscopique, microscopique et mésoscopique

  • Échelle macroscopique de temps : toute durée «τ0,1s=101s»,
  • échelle microscopique de temps : toute durée «τ10ps=1011s» (la limite étant d'ordre de grandeur de la durée moyenne entre deux chocs successifs d'une même molécule dans un gaz à pression et température usuelles) et
  • échelle mésoscopique de temps : les durées «τ1μs=106s» (peuvent être envisagées comme « des infiniment grands relativement aux durées microscopiques » et considérées comme « des infiniment petits relativement aux durées macroscopiques »).

Impossibilité « matérielle » d'étudier un système d'échelle mésoscopique en mécanique

Ordre de grandeur du nombre d'entités dans un échantillon d'échelle spatiale mésoscopique

Modèle:AlNous considérons un échantillon de volume «δ𝒱=1,00μm3=1,001018m3» d'air dans des conditions usuelles de température et de pression telles que sa masse volumique soit «μair 1,30gL1=1,30kgm3», la masse molaire moyenne de l'air étant «Mair29,0gmol1=29,0103kgmol1» ;
Modèle:Alnous nous proposons de déterminer l'ordre de grandeur du nombre de molécules dans cet échantillon mésoscopique (en imaginant un seul type de molécules de masse adaptée telle que le nombre de ces molécules hypothétiques identique au nombre réel de molécules contribue à la valeur de la masse molaire moyenne «Mair29,0gmol1») et pour cela
Modèle:Alnous rappelons la valeur de la constante d'Avogadro[1] «𝒩=6,022140761023mol16,021023mol1» ;

Modèle:Alainsi nous obtenons

  • la masse de l'échantillon d'air «δm=μairδ𝒱1,30×1,001018=1,301018kg»,
  • la quantité de molécules de l'échantillon «δn=δmMair1,30101829,01034,481017mol» et
  • le nombre de molécules d'air de l'échantillon «δN=δn𝒩4,481017×6,0210232,70107» soit approximativement «27_millions de molécules dans l'échantillon mésoscopique d'air ».

Modèle:AlRemarque : nous en déduisons la densité volumique particulaire de l'échantillon mésoscopique d'air «NV=δNδ𝒱2,701071,0010182,701025m3» et
Modèle:AlModèle:Transparentnous retenons l'ordre de grandeur des densités volumiques particulaires 1025m3 dans les gaz dans les conditions usuelles de température et de pression ainsi que
Modèle:AlModèle:Transparentcelui des densités volumiques particulaires 1028m3 dans les liquides ou solides[2]Modèle:,[3].

Conséquence du grand nombre de particules d'un échantillon mésoscopique

Modèle:AlLe nombre de particules d'un échantillon d'échelle mésoscopique étant trop important, le suivi du mouvement individuel de toutes ces particules par utilisation exclusive des théorèmes de la mécanique est « IMPOSSIBLE même avec les plus gros ordinateurs », il y a donc « IMPOSSIBILITÉ MATÉRIELLE d'étudier, au sens de la mécanique, l'évolution d'un échantillon d'échelle mésoscopique » (c'est-à-dire qu'il est MATÉRIELLEMENT IMPOSSIBLE de déterminer simultanément le mouvement de toutes les particules de l'échantillon mésoscopique).

Ordre de grandeur, calculé sur une durée d'échelle temporelle mésoscopique, du nombre moyen de chocs d'une molécule avec ses voisines dans un échantillon d'échelle spatiale mésoscopique

Modèle:AlNous considérons toujours l'échantillon (δΩ) de volume «δ𝒱=1,00μm3=1,001018m3» d'air dans des conditions usuelles de température et de pression avec une « température Celsius[4] θ=20°C» Modèle:Nobr une « température absolue «T293K»[5] et une pression «p=1bar=105Pa» (dans ces conditions la masse volumique de l'air vaut «μair1,30gL1= 1,30kgm3») ;
Modèle:Alnous nous proposons d'évaluer le nombre moyens de chocs qu'une molécule type[6] subit avec les autres molécules de l'échantillon pendant la durée mésoscopique Modèle:Nobr 1,00μs=1,00106s» :

Modèle:Alainsi, connaissant le nombre de molécules d'air de l'échantillon «δN2,70107»[7] nous obtenons

  • le volume moyen disponible par molécule «𝒱moy par molécule=δ𝒱δN1,0010182,701073,711026m3»,
  • la distance moyenne entre molécules de l'échantillon [faisant l'hypothèse que l'expansion spatiale tridimensionnelle de l’échantillon mésoscopique est découpée en cellules cubiques de volume égal à 𝒱moy par molécule, il y a alors une molécule par cellule et la distance moyenne entre molécules, notée a, peut être estimée par l'arête de la cellule cubique c'est-à-dire la racine cubique de 𝒱moy par molécule] Modèle:Nobr 𝒱moy par molécule33,71102633,33109m=3,33nm»,
  • la vitesse quadratique moyenne[8] v* des molécules de l'échantillon en admettant le lien entre l'énergie cinétique moyenne d'une molécule et la température absolue de l'échantillon [voir le paragraphe « définition de la température cinétique d'un gaz en équilibre thermodynamique » du chap.3 de la leçon « Thermodynamique (PCSI) »] c'est-à-dire «12mpartv2(M)M(δΩ)=32kBT» [avec «mpart la masse d'une molécule type[6] de l'échantillon », «v(M) sa vitesse quand elle est positionnée au point M à l'instant t», «T la température cinétique de l'échantillon (s'identifiant à la température absolue)» et «kB la constante de Boltzmann[9] égale à kB1,3811023JK1»[10]] ou encore «12mpartv2(M)M(δΩ)=32kBT» «12mpart(v*)2=32kBT» [compte-tenu de la définition de la vitesse quadratique moyenne des molécules de l'échantillon «v*=v2(M)M(δΩ)»] «v*=3kBTmpart3×1,381023×2931,301018502ms1»,
  • la durée moyenne entre deux chocs successifs d'une même molécule sur les autres molécules de son environnement [en l'estimant par la durée τ que mettrait la molécule (dont nous voulons étudier les chocs successifs) pour parcourir, à une vitesse constante égale à la vitesse quadratique moyenne v*, une distance égale à la distance moyenne a séparant deux molécules] «τ=av*3,33109502 6,631012s=6,63ps» et
  • le nombre moyen de chocs d’une molécule pendant la durée mésoscopique «δt=1μs» «δNde (δΩ)pendantδtchocs d'une part=δtτ1,001066,6310121,51105» soit approximativement «150000_chocs en moyenne par molécule de l'échantillon mésoscopique pendant la durée mésoscopique d'étude ».

Modèle:AlRemarque : nous en déduisons la fréquence de chocs d'une molécule de l'échantillon mésoscopique d'air «νchocs par part=1τ16,6310121,511011s1»[11] c'est-à-dire qu'« une molécule subit approximativement 100 milliards de chocs en moyenne par s».

Conséquence du grand nombre de chocs subi, pendant une durée d'échelle mésoscopique, par une molécule de l'échantillon mésoscopique

Modèle:AlLe nombre de « changements de direction du mouvement d’une molécule donnée par seconde » (égal à la fréquence de chocs de la molécule considérée avec les autres molécules de l'échantillon mésoscopique) [l'ensemble des segments successifs décrits par la molécule définissant la trajectoire associée au « mouvement brownien »[12] de cette dernière] est « tellement grand qu’il est IMPOSSIBLE pratiquement de percevoir toutes ces évolutions » [d’ailleurs, même si cela était possible à l’aide d’un très gros ordinateur (ou de plusieurs travaillant en commun[13]), il y aurait tellement d’informations que nous ne pourrions en utiliser qu’une infime part (« trop d’informations tuant l’Information »)] ;

Modèle:Alnotre perception à l'échelle mésoscopique de la vitesse d'une molécule n’est en fait que statistique, ce qui se traduit par le principe suivant

« la vitesse d'une molécule à un instant donné peut prendre toutes les valeurs possibles,
celles-ci étant affectées d’une fréquence statistique qui dépend de l’environnement immédiat de la molécule »[14],

Modèle:AlModèle:Transparentil y a donc DISPARITION du caractère « INDIVIDUEL » d’une molécule d’un échantillon mésoscopique au profit d’un « caractère COLLECTIF »

[

« toutes les molécules » de l’échantillon mésoscopique ont une « même répartition de vitesse » c'est-à-dire que chaque vitesse possible a une fréquence statistique « indépendante de la molécule de l'échantillon », ne dépendant que des paramètres caractérisant l’échantillon dans son entier

]

.

Notion de libre parcours moyen d'un système de particules

Définition du « libre parcours moyen » d'un système de particules

Modèle:Définition

Ordre de grandeur du « libre parcours moyen » suivant la « phase » présentée par le système de particules

Modèle:AlL'ordre de grandeur du « libre parcours moyen » d’un système de particules est estimé, suivant la phase de ce dernier dans les conditions usuelles de température et de pression[15], :

Modèle:AlModèle:Transparentà «𝑙1Å»[16] pour un système sous « phase condensée »[17] (en effet, dans un solide ou liquide, le libre parcours moyen est légèrement inférieur à la dimension d’une particule car ces dernières sont « serrées » les unes contre les autres),

Modèle:AlModèle:Transparentà «𝑙0,1μm» pour un système sous « phase vapeur »[18] (le rapport entre le libre parcours moyen d'une « phase vapeur » et celui d'une « phase condensée » peut être estimé inversement au rapport de leur masse volumique[19], celle des phases « phases vapeur » dans les conditions usuelles de température et de pression étant 1000 fois plus faible que celle des « phases condensées », le libre parcours moyen d'une « phase vapeur » est donc 1000 fois plus grand que celui des « phases condensées »).

Justification de l'ordre de grandeur du « libre parcours moyen » d'un système de molécules en « phase vapeur »

Schéma simplifié du mouvement d'une molécule (𝑝) de vitesse v fixée parmi d'autres molécules (𝑚) supposées immobiles

Modèle:AlSoit à évaluer le libre parcours moyen 𝑙 du système de molécules en « phase vapeur » dans le modèle simplifié où ces dernières sont assimilées à des « boules de rayon figé r1,5Å[16] se déplaçant rectilignement tant qu'elles n'ont pas subi de collision avec une de leurs voisines » (correspondant au mouvement brownien »[12] des molécules du système) ;

Modèle:Alchoisissant dans ce système de molécules en « phase vapeur » une molécule (𝑝) quelconque juste après son dernier choc, lequel lui a donné un vecteur vitesse v (quelconque) relativement au référentiel d'étude  ;
Modèle:Ald'après la définition du libre parcours moyen 𝑙 du système de molécules, (𝑝) aura son prochain choc après avoir parcouru, en ligne droite, une distance moyenne 𝑙, {la molécule (𝑝) ne subira aucune collision tant que son centre P restera à une distance > à 2r du centre M de toute autre molécule (𝑚) (distance entre deux centres de molécules sans contact nécessairement > au diamètre des molécules)} ;

Modèle:Alsupposant (de façon à obtenir relativement facilement un « ordre de grandeur de 𝑙») que les autres molécules (𝑚) susceptibles d'entrer en collision avec (𝑝) sont immobiles dans le référentiel d'étude [20] et

Modèle:Alintroduisant le cylindre de révolution (𝒞) d'axe « le support du vecteur vitesse v de la molécule (𝑝) passant par la position P0 du centre de cette dernière lors du choc lui ayant communiqué cette vitesse », de rayon «2r» et de longueur «𝑙» (comptée dans le sens de v) [voir schéma ci-dessus], nous en déduisons, d'après ce même schéma, la règle suivante :

Modèle:Alpour que la molécule (𝑝), dans son mouvement de translation rectiligne de vitesse v acquise après son dernier choc, heurte une autre molécule (𝑚) supposée immobile, il faut que cette dernière ait son centre M à l'intérieur du cylindre de révolution (𝒞) [sur le schéma ci-dessus les molécules (𝑚) dans les positions (𝔞) et (𝔟) satisfont au critère mais pas celle dans la position (𝔠)],
Modèle:Alle cylindre (𝒞) sera effectivement de longueur égale au libre parcours moyen 𝑙 s'il n'y a qu'un centre M de molécule (𝑚) et un seul dans ce cylindre, centre situé sur la base opposée à celle passant par la position P0 du centre de (𝑝) lors de son dernier choc[21] « il y a donc en moyenne un centre de molécule dans le cylindre (𝒞) de volume 𝒱(𝒞)=π(2r)2𝑙»[22] ;

Modèle:Alconnaissant le volume molaire d'un gaz dans les « conditions usuelles de température et de pression θ20°C et p1bar» à savoir «𝒱mol24Lmol1=24103m3mol1»[23], nous pouvons en déduire le volume du cylindre (𝒞) sachant que l'expansion tridimensionnelle qu'il mesure contient une seule molécule en moyenne c'est-à-dire « une quantité 1𝒩» où 𝒩6,021023mol1 est la constante d'Avogadro[1] soit « une quantité 1,661024mol» «𝒱(𝒞)=𝒱mol1𝒩24103×1,6610243,981026m3» ;

Modèle:Alfinalement le libre parcours moyen 𝑙 s'évalue par l'équation «𝒱(𝒞)=π(2r)2𝑙» avec «𝒱(𝒞)3,981026m3» et «r1,51010m» soit «𝑙=𝒱(𝒞)π(2r)23,981026π×(3,01010)21,41107m 0,14μm» [effectivement en accord le résultat affirmé au paragraphe « ordre de grandeur du libre parcours moyen suivant la phase présentée par le système de particules (cas de la phase vapeur) » plus haut dans ce chapitre].

Définition d’un système thermodynamique

Modèle:AlPréliminaire : Notre perception macroscopique d'un système mésoscopique étant nécessairement « COLLECTIVE »[24] et « NON INDIVIDUELLE »[25], nous ne pouvons étudier le système mésoscopique au sens de la mécanique d'où l'introduction d'un nouveau domaine d'étude « la thermodynamique ». Modèle:Définition Modèle:AlRemarque : Le qualificatif « thermodynamique » donné à un système l'est par opposition au qualificatif « mécanique » qui peut être fourni dès lors qu'il est possible d'« étudier individuellement le mouvement des N entités[26] (N étant le nombre d'entités[26] du système)»[27].

Modèle:AlPropriétés : Un système thermodynamique à répartition de vitesse de l'« entité[26] moyenne » « stationnaire »[28] est « complètement décrit par la connaissance d'un petit nombre de paramètres »[29] dits « paramètres d'état du système thermodynamique » comme la température, la pression (et éventuellement quelques autres) ;
Modèle:AlModèle:Transparentces paramètres d'état représentent, à un cœfficient multiplicatif près, des valeurs moyennes de grandeurs microscopiques comme, par exemple,
Modèle:AlModèle:Transparentla valeur moyenne d'« énergie cinétique particulaire » pour la « température »[30], ou
Modèle:AlModèle:Transparentcelle d'« impulsion fournie par molécule à la paroi par unité de surface et de temps » pour la « pression »[31]

Modèle:AlModèle:TransparentDistinction entre équilibre thermodynamique et état dynamique stationnaire : Un système thermodynamique « ne recevant globalement aucune énergie de l'extérieur en chacun des points de la surface limitant le système »[32], est dit « en équilibre thermodynamique », cela se traduit par une répartition de vitesse (en norme) de l'« entité[26] moyenne » « stationnaire » ;

Modèle:AlModèle:Transparentun système thermodynamique « recevant globalement de l'énergie de l'extérieur en au moins deux points de la surface limitant le système » et tel que la répartition de vitesse (en norme) de l'« entité[26] moyenne » soit néanmoins « stationnaire » est dit « en état dynamique stationnaire » {c'est le cas par exemple d'une tige métallique aux bornes de laquelle « on impose une différence de température »[33] : en un point quelconque de la tige, la température ne varie pas, d'où la stationnarité mais l'échantillon mésoscopique entourant ce point est traversé par une énergie allant du côté à plus haute température vers le côté à plus basse température [pendant la même durée, l'énergie entrante dans l'échantillon mésoscopique par son côté à plus haute température (provenant de son extérieur immédiat) est égale à l'énergie sortante par son côté à plus basse température (en direction de son extérieur immédiat), l'égalité des deux n'entraînant aucun gain d'énergie cinétique d'agitation pour les atomes de l'échantillon ce qui correspond bien à une stationnarité]}.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Lorenzo Romano Amedeo Carlo Avogadro (1776 - 1856) est un physicien et chimiste du Piémont (région actuelle de l'Italie) à qui on doit essentiellement la loi d'Avogadro Ampère qu'il énonça en 1811 et proposée indépendamment par Ampère en 1814, celle-ci spécifiant que « des volumes égaux de gaz parfaits différents, aux mêmes conditions de température et de pression, contiennent le même nombre de molécules ».
    Modèle:AlAndré-Marie Ampère (1775 - 1836), mathématicien, physicien, chimiste et philosophe français, peut être considéré comme l'un des premiers artisans de la mathématisation de la physique, il a édifié les fondements théoriques de l'électromagnétisme et a découvert les bases de l'électronique de la matière.
  2. Les conditions de température et de pression n'ayant que peu d'influence.
  3. Voir le paragraphe « évaluation de la densité volumique particulaire des porteurs de charge mobiles dans quelques conducteurs typiques (exemple du cuivre) » du chap.2 de la leçon « Signaux physiques (PCSI) » (en effet dans le cas du cuivre le nombre de porteurs de charge mobiles est identique au nombre d'atomes de l'échantillon) ;
    Modèle:Alla densité volumique particulaire de l'eau liquide de masse volumique «μeau1,00kgL1=103kgm3» et de masse molaire «Meau18,0gmol1=18,0103kgmol1» se détermine en cherchant la densité volumique molaire selon «nV=μeauMeau10318,01035,56104molm3» puis en déduisant la densité volumique particulaire selon «NV=nV𝒩 5,56104×6,0210233,341028m3» effectivement d'ordre de grandeur 1028m3.
  4. Anders Celsius (1701 - 1744) est un savant suédois surtout connu pour avoir été à l'origine d'une échelle de repérage des températures.
  5. Les températures Celsius et absolue n’étant pas de même nature doivent être notées différemment, nous noterons θ (ou parfois t) la température Celsius et toujours T (normalisation oblige) la température absolue ;
    Modèle:Alla température Celsius θ en °C (degré Celsius) ne correspond pas à une mesure de température mais à un repérage [on repère la température par « la hauteur d'une colonne de liquide dilatable » (appelée grandeur thermométrique) après avoir fixé le « repère 0 à la température de fusion de la glace » et le « repère 100 à la température d'ébullition de l'eau sous pression de 1bar», « le degré Celsius représentant un centième de la distance séparant ces deux repères », une conséquence est que le « rapport de deux valeurs d'une grandeur thermométrique repérable n'a aucun sens » («2°C n'étant pas deux fois plus grand que 1°C»)]
    Modèle:Alla température absolue «T» en K (Kelvin) est effectivement à une mesure [on verra qu'il est possible de mesurer la température absolue en utilisant comme grandeur thermométrique « le volume d'un gaz sous pression de 1bar», grandeur mesurable (et non repérable) dans la mesure où le « rapport de deux valeurs de cette grandeur a un sens » («400K correspondant à un volume deux fois plus grand que celui associé à 200K»)] et que cette grandeur est additive.
    Modèle:AlLa distinction entre grandeurs « mesurable » et « repérable » est à connaître.
    Modèle:AlAnders Celsius (1701 - 1744) est un savant suédois surtout connu pour avoir été à l'origine d'une échelle de repérage des températures.
    Modèle:AlWilliam Thomson (1824 - 1907) physicien britannique d'origine irlandaise [encore connu sous le nom de Lord Kelvin] pour développer l'échelle absolue de température et a étudié la magnétostriction (propriété que possèdent les matériaux ferromagnétiques de se déformer en fonction de l'orientation de leur aimantation, par exemple sous l'influence d'un champ magnétique).
  6. 6,0 et 6,1 Obtenue(s) en imaginant un seul type de molécules de masse adaptée telle que le nombre de ces molécules hypothétiques identique au nombre réel de molécules contribue à la valeur de la masse molaire moyenne «Mair29,0gmol1».
  7. Voir le paragraphe « ordre de grandeur du nombre d'entités dans un échantillon d'échelle spatiale mésoscopique » plus haut dans ce chapitre.
  8. Le carré de la vitesse quadratique moyenne est la moyenne du carré des vitesses.
  9. Ludwig Eduard Boltzmann (1844 - 1906) physicien et philosophe autrichien, il est l'un des fondateurs de la mécanique statistique qui explique les lois de la thermodynamique à l'aide des propriétés statistiques des grands ensembles des particules ;
    Modèle:Alen mathématiques il est aussi, avec Oliver Heaviside (1850 - 1925) physicien britannique autodidacte, l'un des fondateurs de l'analyse vectorielle.
  10. De la valeur de la constante de Boltzmann, constante adaptée à l'échelle microscopique, on déduit une grandeur adaptée à l'échelle macroscopique appelée « constante molaire des G.P. et notée R» en utilisant la valeur de la constante d'Avogadro 𝒩6,0221023mol1 selon R=kB𝒩1,3811023×6,02210238,314Jmol1K1 ;
    Modèle:Alsi nous multiplions les deux membres de la relation «12mpartv2(M)M(δΩ)=32kBT» par la constante d'Avogadro 𝒩 nous obtenons, avec mpart𝒩=Mair, «12Mairv2(M)M(δΩ) =32RT» ou «12Mair(v*)2=32RT» avec v* la vitesse quadratique moyenne des molécules de l'échantillon définie selon v*=v2(M)M(δΩ).
    Modèle:AlLudwig Eduard Boltzmann (1844 - 1906) physicien et philosophe autrichien, voir la note « 9 » plus haut dans ce chapitre pour plus de détails.
    Modèle:AlLorenzo Romano Amedeo Carlo Avogadro (1776 - 1856) physicien et chimiste du Piémont (région actuelle de l'Italie), voir la note « 1 » plus haut dans ce chapitre pour plus de détails.
  11. L'ordre de grandeur de la fréquence de chocs entre molécules d'un gaz dans les conditions usuelles de température et de pression à savoir «1011s1» est à connaître.
  12. 12,0 et 12,1 Robert Brown (1773 - 1858) chirurgien, botaniste et explorateur écossais, essentiellement connu pour sa découverte (non botanique) du « mouvement brownien » en 1827.
  13. Ce qui n'est pas le cas à l’heure actuelle ou dans un futur immédiat
  14. « La fréquence statistique » d’une vitesse donnée dans un échantillon mésoscopique est en fait « la proportion moyenne de molécules » pouvant avoir cette vitesse dans cet échantillon, « la fréquence statistique maximale » correspondant à « la vitesse la plus probable » des molécules de l'échantillon.
  15. Il y a principalement trois phases dans les conditions usuelles de température et de pression « solide, liquide ou vapeur ».
  16. 16,0 et 16,1 L'angström de symbole «Å» est une unité de longueur adaptée à la physique atomique, sa valeur est «1Å=1010m=0,1nm» ;
    Modèle:AlAnders Jonas Ångström (1814 - 1874) est un astronome et physicien suédois du XIXème siècle, c'est l'un des fondateurs de la spectroscopie.
  17. Les phases solide et liquide sont qualifiées de « condensées »,
  18. Voir la justification de l'ordre de grandeur au paragraphe « justification de l'ordre de grandeur du libre parcours moyen d'un système de particules en phase vapeur » plus loin dans ce chapitre.
  19. En effet nous établissons, dans le paragraphe « justification de l'ordre de grandeur du libre parcours moyen d'un système de particules en phase vapeur » plus loin dans ce chapitre, que
    Modèle:Alle volume de l'expansion tridimensionnelle disponible pour une particule entre deux chocs successifs est au libre parcours moyen de cette dernière,
    Modèle:Alcomme une même quantité de particules occupe une expansion tridimensionnelle de volume 1000 fois plus grand en phase vapeur que les mêmes pourraient occuper en phase condensée (ce qui correspond à une masse volumique en phase vapeur 1000 fois plus petite que celle en phase condensée), nous en déduisons que
    Modèle:Alle volume de l'expansion tridimensionnelle disponible en phase vapeur pour une particule entre deux chocs successifs est 1000 fois plus grand que celui en phase condensée (rapport du volume disponible en phase vapeur sur celui en phase condensée inversement au rapport de la masse volumique en phase vapeur sur celle en phase condensée) d'où
    Modèle:Alle rapport entre le libre parcours moyen d'une « phase vapeur » et celui d'une « phase condensée » estimé inversement au rapport de leur masse volumique
  20. Ou, ce qui revient au même, que les autres molécules (𝑚) susceptibles d'entrer en collision avec (𝑝) ont toutes mêmes vecteurs vitesse v(𝑚) dans le référentiel d'étude , la molécule (𝑝) y ayant, quant à elle, un vecteur vitesse différent v(𝑝) tel que v=v(𝑝)v(𝑚) soit le vecteur vitesse relative de (𝑝) par rapport aux autres molécules monocinétiques (𝑚).
  21. Si le centre M de molécule (𝑚) subissant un choc avec la molécule projectile (𝑝) était en moyenne sur une section droite du cylindre (𝒞) localisée à une distance δ< à 𝑙 de la base passant par P0 cela signifierait que le libre parcours moyen n'est pas 𝑙 mais δ ;
    Modèle:Alil est donc bien nécessaire que le centre M de molécule (𝑚) subissant un choc avec la molécule projectile (𝑝) soit sur la base opposée à celle passant par la position P0
  22. La molécule dont le centre est présent dans le cylindre (𝒞) étant la molécule projectile (𝑝), c'est en effet la seule molécule dont le centre y est présent entre les deux chocs successifs, les centres des molécules (𝑚) immobiles et responsables de ces deux chocs successifs étant en moyenne situés à la périphérie de (𝒞), plus exactement très légèrement devant la base du cylindre passant par P0 Modèle:Nobr de P lors du 1er choc) et très légèrement derrière la base du cylindre passant par P0 (position de P lors du 2nd choc) [devant et derrière étant définis relativement au sens de v].
  23. Un G.P. (gaz parfait) ayant un volume molaire dans les « conditions de température θ20°C et de pression p1bar» (ou de température absolue T293K et de pression p 105Pa) déterminé par équation d'état «p𝒱mol=RT» où «R8,31Jmol1K1 est la constante molaire des G.P. » [voir le paragraphe « équation d'état sous forme locale d'un G.P. » du chap.5 de la leçon « Thermodynamique (PCSI) »] «𝒱mol=RTp8,31×29310524,3103m3mol1».
  24. C.-à-d. une perception donnant accès à la « répartition commune des vitesses (en norme)» des molécules du système.
  25. Une perception individuelle nécessiterait d'avoir accès au mouvement instantané de chaque molécule, ce qui est matériellement IMPOSsIBLE à cause du très grand nombre de molécules et de la très grande valeur de la fréquence de chocs de chacune d'elles.
  26. 26,0 26,1 26,2 26,3 et 26,4 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées entité
  27. Matériellement cela reste possible avec utilisation de gros ordinateurs jusqu'à «N100», ce qui est excessivement inférieur au nombre de particules d'un échantillon mésoscopique
  28. C.-à-d. n'évoluant pas avec le temps .
  29. Alors que la description complète d'un système mécanique de N entités nécessite au moins 6N paramètres (3 coordonnées de position et 3 composantes de vitesse par entité).
  30. Voir le paragraphe « définition de la température cinétique d'un gaz en équilibre thermodynamique » du chap.3 de la leçon « Thermodynamique (PCSI) ».
  31. Voir le paragraphe « expression (statistique) de la pression cinétique exercée sur un élément de paroi d'aire dS par le G.P. en équilibre thermodynamique » du chap.2 de la leçon « Thermodynamique (PCSI) » ;
    Modèle:Alpour la notion d'impulsion de force voir le paragraphe « impulsion élémentaire de force exercée par un système sur un point matériel » du chap.15 de la leçon « Mécanique 1 (PCSI) ».
  32. Cela ne veut pas dire que l'extérieur ne fournit aucune énergie au système à travers la surface limitant ce dernier, ce qui importe c'est qu'en chacun des points de cette surface, les énergies cédées sous différentes formes par l'extérieur se compensent.
  33. Une façon de réaliser une différence de température entre les deux extrémités de la tige métallique est par exemple de mettre une extrémité au contact de la glace fondante (cette extrémité est alors à 0°C) et l'autre extrémité au contact d'eau bouillante à pression standard c'est-à-dire 1bar (cette extrémité est alors à 100°C).

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